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Ophélie... Non, Résolvine.

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MessageSujet: Ophélie... Non, Résolvine. Ven 1 Oct - 17:30

Identité

Nom: Goldphishy. Littéralement, "Pwâsson Rouge."
Prénom: Résolvine
Surnom(s):
Âge: Dix sept.
Date de naissance: Le quatre avril.

Emploi: Météorologue
Ville natale: Wonderland
Orientation sexuelle: Spongieuse.
Don surnaturel: S'éthérer avec l'eau. Il devient moins tangible, peut passer à travers de petites épaisseurs, lorsqu'il est mouillé ou au contact de l'eau. La pluie est une fascination pour lui, il sort systématiquement dehors pour s'y tremper, puis passer une épaule au travers de l'épaule d'un passant auquel il n'aurait pas fait attention... Le passant le regarde, perplexe, puis pense simplement qu'il avait l'épaule très froide...
En contrepartie, il a tendance à oublier des choses, lorsqu'il pleut. Ou a s'en remémorer d'autres qui datent de trop longtemps. Une fois sur deux, il oublie son adresse et erre dans les rues jusqu'à ce que la pluie stoppe.

Personnalité

Dans sa tête est un morceau de piano triste permanent. C'est tout comme le bruit de la pluie, le piano. Cela s'égraine à petites gouttes, à petites larmes, cella transporte ailleurs... Résolvine est tout comme ça, tout petit et tout cristallisé dans sa tête, comme un morceau de piano. Il n'a pas de grandes ambitions. Il espère simplement vivre, remplir son existence comme il aura pu. Il a oublié ce qui l'a dérangé. Il a oublié ce qu'on aurait pu lui faire, lui dire. dans quoi on aurait pu l'embarquer. Il a oublié car il ne voulait pas savoir. Son âme entière est une grosse éponge humide, solidaire et molle, souriante. Il écoute les gens qu'il fréquente. Ils leur arrive toujours tellement de problèmes.. Tellement de déchirures, tellement de vie. C'est beau, à écouter, et puis c'est triste. Peut-être qu'il aimerait bien, lui aussi, déchaîner la passion, pousser au vice, aiguillonner les gens de haine ou de passion... Il n'a jamais suscité tant d'attention auprès de quelqu'un. Réso', c'est toujours, le bon copain, celui à qui on parle, celui sur lequel on pleure un peu, c'est pas grave, ça ne le dérange pas ,il est déjà tout plein d'eau et de larmes à l'intérieur.
Peut-être qu'il a simplement envie de changer. De sortir de son image, d'arrêter d'être cet être Pastel dont tous les sentiments sont en demi-teinte, modérés et calmés, tout froids, au final...
L'eau, cela bouillonne.
Et lorsque cela bouillonne, cela déborde.
Il veut déborder.
Il va déborder.
Il ne cherche qu'une bonne occasion.


Morphologie

C'est une silhouette éthérée, tellement rincée par la pluie qu'elle en est devenu un peu comme elle. Toute glissante, toute oubliée. Les bords d'un grand ciré jaune. C'est un fantôme de marin comment le peuvent imaginer les enfants. Un marin-gosse sans tatouages, sans grosse barbe, sans cicatrices, un marin-cliché que l'on peint dans les enluminures des bouquins pour les enfants. Des petites mains qui jaillissent des manches trop grandes, qui plient et qui s'accrochent au bord, qui se détrempent ,qui glissent à leur tour. Des bottes couleur de poussin, les pieds un peu rentrés, en dedans. Et sous la capuche, ce sourire léger, distrait, ce visage que l'on pensait découvrir un peu plus juvénile, un peu moins marqué. Des rides précoces, d'amertume, au coin des lèvres. Des yeux d'un noir sérieux, un noir-grande-personne, qui n'arrivent pas à se faire tout à fait sévères, même lorsqu'il fronce les sourcils. Il aimerait bien, pourtant, à sa façon dont sa voix claque, dont il tente de donner des ordres. Il n'y arrive pas. Son apparence est trop douce pour qu'il soit pris au sérieux. On invoque souvent ses longs cils clairs, ses tâches de rousseur délicates, parsemées sur ses joues, qui font un écho d'automne au rouge de sa longue chevelure... Il se les attache, souvent, car il est gêné dans ses lectures, mais oublie de les couper. Alors ils sont longs, ils bouclent sur ses épaules, ils lui donnent des airs apaisants, hypnotiques.. C'est comme contempler le feu dans la cheminée de ses parents, lorsqu'on est enfant. Il sourit comme cela aussi. Il sourit comme un soir d'hiver au coin du feu. Chaudement.

Récit


Il pleut. Ça n'est pas de sa faute. C'est juste un souvenir. Les souvenirs refont toujours surface les jours de pluie. Ceux-là qui l'empêchent de se souvenir de son nom, de ce qu'il a emporté avec lui. ces souvenirs parasites qui éclatent à la surface de son esprit, parfois... Comme de vieux morceaux de pain trempés qui émergent soudain de l'eau. De vieux morceaux pourris.

C'est un soir d'hiver. Il tente de porter une bûche. Une énorme bûche moussue, de celles qui périrons par le feu pour les réchauffer. Mais il est trop petit, Résolvine, il est trop petit et il se blesse les mains, sur ce morceau de bois trop lourd. Maman se met à rire. Allez, mon fils. Mon beau fils. Ca n'est pas grave. Un jour, tu sais, cette bûche ne sera plus rien pour toi.
Elle avait tord. Il n'arrive toujours pas à soulever les gros morceaux de bois. mais les parent mentent aux enfants... Cela fait partie de leur contrat avec la vie.
A présent, la bûche crépitait, à moitié dévorée de feu, toute rongée de chaleur dans l'âtre noir. hypnotique... Des bruits, dehors. Il est jeune, Résolvine, il ne comprends pas la scène. Un grand homme maigre, balafré, aux membre vermoulus comme les montres haves de ses mauvais rêves, se tient dans l'encadrement. Il est restreint d'entrer par sa mère, qui crie, un peu, qui fait beaucoup de négations. "Elle ne paiera pas, elle clame. Elle ne paiera pas. Le temps imparti n'a pas été respecté. Il lui reste du temps ! Elle ne paiera pas." Elle tente de refermer la porte sur l'intrus, elle pousse, il est plus fort. L'éclat brillant d'un couteau dans l'obscurité du coin de la pièce. Le reflet des flammes sur le morceau d'acier, qui se lève, lentement... Lentement. Juste comme dans un rêve. Résolvine sait qu'il se passe quelque chose de mal. Il ne peut juste pas bouger... Il n'arrive pas à bouger. Il est trop jeune. On ne lui a jamais demandé de protéger sa mère.

C'est joli et sombre, le sang. Cela ne ressemble pas vraiment à des rubis. C'est clair, c'est transparent, le rubis. Là sur le sol, c'est noir, âpre, ça se glisse partout entre les planches trop fines d'avoir tant marché dessus. Cela remplit chaque belle rainure de temps avec des filets épais. Maman sanglote dans un coin. Il faudrait lui faire un câlin, mais Résolvine ne peut pas. Il serait tâché de sang.. Il la blesserait peut-être, un peu plus..
Tant d'impuissance.

*

Maman a une jolie cicatrice. Elle n'a pas perdu son œil, et puis, elle a payé sa dette. Voila ce qu'elle dit à Résolvine, un peu moins jeune, lorsqu'elle le couche. Et papa ? Il reviendra. Toujours les mêmes mots. De grands sourires tristes, des larmes dans les yeux de la Mère. Ce n'est pas grave, tout ira bien à la fin, c'est comme cela dans les contes. C'est une résolution qui ne l'a jamais quitté, sa mère, même dans ses derniers moments. Tout ira bien. Un jour, un moment.. L'espoir est une vertu.
Et papa ?
"Il ne faut pas aimer de mauvais garçons. Sois-en un gentil, sois-en un droit et juste... Aime de jolies filles timides et devient quelqu'un de bien. Oublie papa... Il reviendra. Il te verra. Il comprendras, peut-être, que faire le mal ne paie pas..."

Mais papa est sorti de prison. Il a enfermé l'espoir à sa place.


*

"C'est lui, mon fils ? Qu'est-ce que c'est que ca, tu ne le nourris pas, Abelle ? et ces cheveux, tu ne les lui coupe pas ? Tu aimes ça le déguiser en fille ? Tu aurais préféré que je te fasses une chiarde ? Et toi, tu dis rien ? Tu la laisse jouer à la poupée avec toi ? t'as vu tes cheveux ? T'as pas de fierté, ptit gars ? T'as pas de couilles ? Putain, non, ça se passera pas comme ça. Les nanas, peut pas leur faire confiance pour éduquer un gamin."

Plein de mèches, partout. Le bruit doux, feutré, des cheveux tranchés au couteau. Comme s'ils murmuraient tous à la fois. Plein de bouclettes, partout. Plus beaucoup sur la tête. Une affreuse coupe courte comme papa. Il aurait du en être fier, non ? On fait comme ses parents lorsqu'on est un gamin. On a la belle coupe courte à papa, les jolis shorts que maman nous a offert.. Mais tant de haine, juste pour de simples cheveux.. Juste pour de simples oublis. Il pleuvait, ce jour-la...
L'odeur des cheveux brûlés au feu. Leur crépitement délicat.
Ce n'est pas très traumatisant. C'est pour ca que ce souvenir, il l'a gardé.
les gifles, elles, il ne s'en souvient plus.

*

Il est beau. Dieu qu'il est beau. Qui est-ce ? Une vitre entre eux.. Cela ressemble à un vendeur de pâtisseries. Ca n'est pas juste on visage... Les gens sont souvent blessants de beauté, à Malkins. C'est cette façon de sourire. Ce sont ces yeux aigus, ces mains fines.. Une attitude si concernée. "Il ne faut pas tomber sur de mauvais garçons", disait maman. C'était il y a longtemps, fort longtemps... Peut-être qu'il a tout mélangé. Les filles, les bouclettes, les pâtisseries, le sang. Peut-être qu'il a tout oublié. Le visage haineux de son père. Ses cheveux noirs. Les cheveux noirs de cet homme dans la boutique.
En plus, ses pâtisseries étaient délicieuses. C'est juste pour cela qu'il en achetait a chaque sortie de l'école. N'est-ce pas ? de jolies pâtisseries un peu magiques qui pétillaient et lui disait des bêtises lorsqu'il tardait trop à les manger. Il ne tardait jamais beaucoup, néanmoins. C'était, un peu, comme avoir son goût sur les lèvres...
Le visage de son père, rouge, hurlant de colère, soudain. troubles dans l'eau. Troubles dans son esprit, en cercles. Concentriques. Ne pas se rappeler ça. ne pas s'en souvenir. Il ne faut pas. Pas les gifles, pas les insultes. "Je t'ai vu le regarder, dégénéré !"
Blessure.
Pas se rappeler, bon sang.
Même pas son nom.

*

"Ptet temps que tu gagnes ta vie, tu crois pas ?"
Pas très dur. pas grand chose. Apporter un colis ici. Rendre de l'argent là. Commis de son père, dans des affaires suiffeuses, toujours louches et crissantes. Puis des colis plus gros, ou plus dangereux. Puis des destinations plus lointaines. Puis des directives plus compliquées. Dors là bas le soir, reprends la route le lendemain, ne te fais pas voir. Plus de temps pour les études. Un retard de livraison, un jour. Une blessure. On recommencera, petit, si tu n'es pas fiable. Tu sais. Oui, tu sais.. Ta salope de mère a failli mourir comme ça. Tu sais. Ouais.
Sollicitations. Il pleuvait. Encore. La pluie apporte la pluie... Pas de feu. Pas de cheminée. Pas de mère réconfortante. Juste la blessure. L'envie de se dissiper. De fondre. plus ne plus souffrir. Pas la première blessure. Pas la première entaille. Pas la première lame. Se dissiper. Il n'a rien fait. Il est trop léger pour ça.

Il s'est dissipé. Il a fondu dans la pluie. Comme du sucre. Il a couru. Il est parti.
Il n'était plus un enfant.

*

La pluie a cessé. Les souvenirs aussi... Il n'est plus dans la même partie de la ville. Il n'est plus là où il devrait être. Pas de grandes maisons ou les gens vivent les uns sur les autres. Juste de petits pavillons clairs. Un soupir. Il est temps de rentrer.
Les clés tintillent en tombant dans la coupelle. Il met ses bottes. Son ciré. Il sort sur le toit, avec son calepin. Passe à travers les centaines de bocaux, avec leur centaine de grenouilles. Il compte combien dorment, combien sont sur leur échelle.
Aujourd'hui, il est météorologue.
Il prévoit la pluie.

Hors Rp'

Hum, j'ai perdu sa référence. je rééditerait je compte changer d'avatar !
Premières impressions concernant le forum: Oh c'est trop bien le système pour changer de sous-catégories de forum !
Éventuelles idées pour l'améliorer: oO
Comment nous avez-vous découverts: Bouche à Oreille
Depuis combien de temps faites-vous du Rp': Quelques années. 5 ?
Évaluation de votre activité sur le forum: Peu présente. Une/deux réponses par semaine ?
Code: Validée by Charming.
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MessageSujet: Re: Ophélie... Non, Résolvine. Mar 5 Oct - 19:44

Finie, au fait, heing.
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MessageSujet: Re: Ophélie... Non, Résolvine. Mar 5 Oct - 21:14

Très jolie fiche, et j'aime beaucoup ton interprétation de personnage ! Il est original et tu as bien su retranscrire l'ambiance qui l'entoure. J'ai donc le plaisir de te valider ; n'hésite pas à faire une demande de RP pour commencer, voire à demander un défi si tu n'as pas d'idée de situation initiale. En matière de luxe, n'hésite pas non plus à faire une demande de rang pour décorer en-dessous de ton avatar... Et n'oublie pas ton Notebook :p
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The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
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HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

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FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
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MessageSujet: Re: Ophélie... Non, Résolvine.

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