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What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\

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MessageSujet: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /! Jeu 28 Oct - 18:00


Ce matin, en se levant, Crazy Apple avait une drôle d’impression. Elle parcourrait tout son corps depuis ses orteils jusqu’à ses sourcils. Une impression étrangement douce, familière. Aujourd’hui serait une bonne journée pour l’empoisonneuse. Accompagnée de plusieurs méchants épouvanteurs, elle avait aidé sept personnes à retenir leur respiration, pas bien loin d’une fabrique de pneus à Woollyland. Celle-ci avait malencontreusement prit feu, ces sept personnes étaient les survivants. Il est vrai que les fumées émanant de vieux caoutchoucs brûlés, ça intoxique. Mourir asphyxié, ce n’est vraiment pas drôle. Et puis, Muscarine aime les feux d’artifices. Alors quitte à ce que cela pète, autant que ce soit en bon et due forme, avec quelques petits morceaux de doigts de pieds !
Une bonne journée, vous disais-je.

La nuit glissant le long des rayons du soleil tomba brutalement, ce qui annonçait qu’il fallait se coucher tôt, en espérant que demain serait encore plus beau.
Demain ? Et pourquoi pas ce soir, après tout ?

Les paupières de Musca prirent quelques temps avant de se clore totalement, mais une fois fermées, elles ne se rouvrirent plus avant un moment. L’heure était aux évasions oniriques. Un bonheur instinctif, qui pouvait paraître si réel… Rares étaient les fois où Crazy Apple se réveillait en se souvenant de ses délires nocturnes. Le peu de fois où cela arrivait, ses rêves n’avaient aucun sens. Mais bien heureusement, il ne s’agissait presque jamais de cauchemars. Pour ça, elle avait de la chance ! Et ce soir ne ferait pas exception. Elle réussit à grimper dans le premier petit train du sommeil, lequel se trouvait déjà rempli d’un grand nombre de passagers ; peut-être croiserait-elle quelqu’un de son entourage, cette nuit ?

Chaque soir, dans son monde rêvé, Muscarine arrivait devant une porte immense, où trois petits bonshommes l’attendaient. Chacun tenait deux fruits. Le premier bonhomme avait un chapeau vert, une salopette jaune, une paire d’ailes et une grosse voix. Le deuxième, lui, était plus petit, chauve, très très maigre, attifé d’un pantalon rouge et d’un T-shirt où était inscrit « Once Upon a Time… ». Puis le troisième, de son côté, était le plus grand, habillé d’une culotte orange et d’un T-shirt rose, légèrement efféminé. Muscarine devait choisir quel bonhomme aller voir, puis elle lui prendrait un seul de ses fruits. Elle y croquerait un morceau et se retrouverait soudainement ensevelie de sable multicolore. Ces petits bonshommes, elle ne les connaît pas. Elle ne peut pas leur parler, mais ce sont toujours les mêmes. La jeune femme, persuadée que ce sont ces nains qui décident de l’endroit où elle se retrouve, ferait exploser Sandman si elle connaissait son existence… Mais ce soir, elle le serrerait très certainement dans ses bras.

Après s’être approché du deuxième bonhomme, Muscarine avait choisi de croquer dans le raisin noir – plutôt que dans la pastèque, c’est assez compréhensible, n’essayez pas chez-vous. Celui-ci, ou plutôt l’homme sablonneux, l’envoya aux Volutes Volubiles, endroit parfait. De plus, elle y serait la « Rêveuse ». Elle lui donnerait les couleurs et l’aspect de son choix. Restait plus qu’à voir qui serait sa victime, son délicieux interlocuteur. Le « Rêvé ».

En ouvrant les yeux dans ce nouveau monde, Muscarine se retrouva dans une salle immense, bondée de lutins, farfadets et autres êtres humains. Les lumières étaient éteintes, les nombreuses fenêtres fermées et couvertes par de longs rideaux pourpres, molletonnés ; juste quelques projecteurs se dirigeaient vers une scène ridiculement petite. Tous avaient les yeux rivés sur les trois enfants trônant sur celle-ci. Trois gamines attendrissantes qui dansaient « Le Marais des Canards » - ballet très connu du célèbre Tchaille Covski. Le public était parfaitement bien habillé. Les chaussettes ne dépassaient presque pas, sinon question de style. Pas d’assortiment de bleu saumon avec du rose ciel, aucune faute de goût au niveau des longueurs de manches de ces messieurs. Un véritable défilé de luxe et de perfection vestimentaire. La salle n’était pas remplie de fauteuils aux dossiers confortables et accoudoirs réglables, mais une vingtaine de tables – chacune d’environ 10 personnes – bourgeonnaient sur un parquet en bois synthétique. S’y trouvait des nappes, principalement blanches et ocres, sur lesquelles de magnifiques tasses en porcelaine se disputaient d’énormes biscuits avec leurs cousines les soucoupes. Un spectacle aussi bizarre qu’amusant. Les fourchettes parlaient entre elles du nouveau métal dernier cri, tandis que les couteaux faisait du rentre-dedans aux cuillères – mais celles-ci ne sont pas du genre à se laisser faire, elles ont une réputation à tenir tout de même ! Toute cette vaisselle s’agitait en silence, sous trop peu de regards. Muscarine était un peu perdue. Mais ce qui l’étonnait le plus, c’est que personne ne semblait la reconnaître. Elle devait avoir atterrit dans un monde parallèle, où les Epouvanteurs n’existaient pas. Cependant, elle disposait toujours de ces lourdes pulsions meurtrières. Elle irait volontiers faire la peau à ces trois gamines qui gigotent n’importe comment…

Pendant un instant, elle se demanda réellement ce qu’elle faisait ici, et à quoi elle assistait. Puis, il y eu une révélation. En essayant d’observer de plus près sa longue robe rouge – ah oui, elle était vraiment très belle, froufrouteuse à souhait ! Mais pas trop, pour ne pas faire jalouser ses concurrentes – elle aperçut une petite carte blanche sous son verre à pied.

« Vingt-quatrième gala de charité en faveur des fleurs des champs décapitées. »


*Un gala. Pour des fleurs. Un gala de… charité ? Oh mon dieu…*

Comment ça, charité ? Qu’est-ce que Muscarine avait à faire de la charité ? Elle avait forcément croqué le mauvais fruit, ce n’était pas un rêve mais bel et bien un cauchemar ! Son cœur commençait à battre de plus en plus fort, elle devait partir d’ici, avant de faire tout exploser. Elle se sentait mal, compressée dans son si joli corset. Avec un air des plus accablé, elle leva timidement la tête, espérant trouver un visage familier parmi la foule, puis enfin, elle vit. Un homme, sur la table d’à côté. Il semblait fort et puissant, absolument magnifique. Un pantalon serré, une chemise bouffante, la virilité selon Muscarine. Un plaisir pour ses yeux. Tellement plus intéressant que trois enfants qui lèvent la jambe en canon… Un bonheur, une satisfaction, mieux, une libération. L’homme tourna fugacement la tête. C’était lui, le sublime, l’extraordinaire… Irfane. Il semblait reconnaître Muscarine, les Epouvanteurs existaient peut-être, finalement ♥ !

Il lui sourit. Une de ces sourires charmeur voulant dire tant de choses… Crazy Apple ne put s’empêcher de sourire à son tour, en rougissant. Elle perdait légèrement ses moyens devant cet homme, ce n’était pas nouveau, mais là, il l’achevait presque. Non. Complètement. Il l’achevait, complètement.


Dernière édition par Crazy Apple le Mar 6 Sep - 18:15, édité 5 fois
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Crazy Apple
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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Ven 19 Nov - 20:55

La frustration se faisait sa maîtresse, ces derniers jours. Elle la suivait sous la lueur blafarde des couloirs souterrains, morne imitation du soleil qui lui manquait plus qu'il ne l'eût admis, s'enroulait à lui chaque fois que le croisait un corps, chaque fois si désirable et chaque fois inaccessible, glissait le long de sa gorge avec la nourriture, savoureuse mais trop morte, avec l'eau sans goût, l'étreignait enfin sous les draps comme une amante chaude mais désespérément chaste, séductrice mais insaisissable. Seulement dans ses rêves pouvait-il espérer la fuir, la remplacer par la réalisation sans limite de tout ce qui, dans le monde matériel, lui était devenu interdit ; seulement ainsi écrasait-il l'ennui du poids de ses fantasmes enfin mis en actions. Lui qui, quand les temps le permettaient, n'avait jamais été profond dormeur, voilà qu'il s'impatientait à l'approche du sommeil, centrant tous les instants de ses journées, de sa vie présente, même, vers ce moment de joie pure où, sans méfiance, il pourrait s'envoler jusqu'au cœur même de sa folie, s'y baigner avec volupté, s'y noyer.

De manière générale, ses rêves ces derniers temps débutaient tout naturellement au bord de la Mare aux Larmes, sous un ciel dégagé, dans un air gorgé de fraîcheur et d'humidité. Là, sous l'écho imperceptible d'un rire de fillette déjà mourant, le rejoignaient tous ceux qui lui avaient jusqu'ici échappé, pour se voir offerts, comme un torrent, tout ce qu'ils avaient cru fuir mais qui les rattrapait toujours dans l'imagination du Grand Méchant Loup. Il savourait ainsi son heure de gloire, répétée chaque nuit, comme une préparation à celle qui ne manquerait pas de survenir, quand tout serait accompli et qu'il pourrait à nouveau sortir au grand jour sans craindre l'incessante poursuite de ses ennemis.

Ce soir aurait dû se placer sous le signe de cette même réalisation ; et il s'en régalait d'avance. Quelque chose pourtant survint, un détail qui enraya le mécanisme si parfait de ses fantasmes pour le faire ouvrir les yeux, de l'autre côté du sommeil, dans un lieu inattendu et d'autant plus troublant qu'il portait une sensation de réalisme improbable pour ce qui n'aurait dû être qu'un rêve, habituellement si flou, rappelé uniquement par bribes au réveil. Irfane, en conséquence, ne comprenait plus rien.

La première chose qu'il ressentit, dans cette situation qui l'avait aspiré tout entier et qu'il lui fallut encore quelques instants pour saisir entièrement, fut une désagréable sensation d'étroitesse dans le bas de son corps. Lorsqu'il baissa les yeux par réflexe, voulant vérifier d'où lui venait cette pénible et potentiellement dangereuse incommodité, il constata l'aspect pour le moins … particulier de sa tenue ; mais celui-ci ne l'étonna plus une fois qu'il eut conscience du lieu où il se trouvait. Tout autour de lui se dandinaient sur leurs chaises un peuple de créatures odorantes, suppurant la prétention et la futilité sous les tissus précieux qui les emberlificotaient ; des petits mouvements de mains gantées aux moues qui se voulaient mystérieuses, en passant par l'insistance des regards prétendument aimables mais qui, derrière une vivacité ratée, ne savaient rien cacher de l'orgueil et du mépris qui y grouillaient, tout respirait le riche malkinien, gras de son succès et ne désirant en conséquence que le comparer à celui des autres larves dans son genre. Et lui, Big Bad Wolf, était assis à leur table, habillé comme l'un d'eux, parfaitement infiltré dans ce monde où tout attirait ses crocs.

Mais que faisait-il ici, au juste ? Il s'inquiétait de ne pas se rappeler la raison de sa venue, et surtout d'avoir oublié tous les moindres instants qui avaient précédé celui-ci ; mais garder son calme, surtout, demeurer caméléon, continuer à jouer ce rôle dont il ignorait pourtant tout. Il détailla la table où il se trouvait, les misérables êtres qui s'y mettaient en spectacle – rire à la plaisanterie de ce jeune crabe, mimer la complicité avec la vieille chouette à sa gauche ; la scène, à quelques pas, où dansaient d'appétissantes fillettes – un acquiescement impressionné à cette remarque plus stupide encore que prétentieuse ; la carte sous le verre, peut-être s'y trouvaient quelques indications … Mais avant même d'avoir pu la lire, ses yeux tombèrent sur son reflet que lui renvoyait la surface lisse d'une tasse en plein échange philosophique avec quelque autre pièce de service : il était lui-même.

Il se trouvait donc au milieu de toute cette populace sous son véritable aspect, sans morphis, sans même la moindre trace d'une tentative de camouflage ! Et pourtant nul ne semblait le reconnaître. Alors que l'incompréhension gagnait peu à peu les limites entre son état calme et les premiers prémices de sa rage, il se rappela que sa dernière action avant d'atterrir dans cette impossible situation avait été de s'assoupir. Mais alors … ?

Toujours légèrement perdu, mais rien dans son expression ni ses gestes ne laissant deviner la présence du moindre trouble, il jeta dans la pièce un dernier regard circulaire – et là croisa enfin une figure connue.

Lui vint la réflexion que deux solutions pouvaient expliquer ce qui se passait actuellement : on avait joué un tour aux Épouvanteurs, on avait osé les piéger, lui et son invincible armée, dans un quelconque monde né d'un invraisemblable pouvoir ; ou alors il rêvait, tout simplement. Quoi que fût la réponse, Muscarine devait la détenir, ou posséder du moins quelques détails qui permettraient d'atteindre enfin une explication définitive. Il lui fit passer toutes ses questions et ses menaces dans un regard lourd comme il savait les faire, accordé d'un imperceptible signe de tête comme ordre ultime ... Ou du moins le tenta. Mais son visage lui désobéit et il sentit avec horreur ses joues fondre sous un sourire d'une tendresse dépourvue de tout autre sentiment, ses yeux échapper à son contrôle pour afficher, devant la furie qu'il tentait désespérément d'y préserver, un adorable pétillement.

Et l'autre, en face, au lieu de prendre conscience de ce qui clochait vraisemblablement avec la situation, rosissait à vue d'œil, dégoulinait de mièvrerie ! S'il n'avait pas tenu Muscarine dans une quelconque forme d'importance pour ses projets, puisqu'elle était l'une de ses Lieutenantes au pouvoir si pratique, à l'apparence d'absolue fidélité, il l'aurait égorgée dans l'instant. Mais enfin, il y avait de fortes chances qu'elle-même soit sous le contrôle de ce qui le dirigeait à lui, et il ne pouvait lui en vouloir avant d'avoir éclairci toute l'affaire.

Bon. En ce cas, se lever, l'amener à part et, là, mettre en commun les informations pour comprendre enfin de quoi il retournait. Son corps lui obéit, cette fois, et, après quelques excuses mielleuses au reste de la table, il se glissa derrière la chaise de son Épouvantrice.

    « Mademoiselle ... »

Hélas, toute la glace qu'il avait voulu faire passer à travers ce salut fondit lamentablement pour ne laisser filer d'entre ses lèvres qu'un ton charmeur, suave, grave tout ce qu'il fallait – ce ton qu'il employait si souvent pour séduire, teinté chaque fois d'une ironie que la proie ne percevait que rarement, mais cette fois-ci odieusement sincère et surtout involontaire. À hurler.

Pour rattraper ce nouvel échec, il entreprit de poser la main sur l'épaule de la jeune femme afin d'y enfoncer les doigts et, d'une pression douloureuse mais invisible aux yeux des autres, la faire se lever et le suivre, sans douceur, cruellement. À la place ce fut une caresse qui s'échappa de ses doigts, un contact léger, presque timide, qui, quoique certes parti de l'épaule, ne s'y attarda pas mais glissa sensuellement le long du bras jusqu'à saisir, avec une délicatesse infinie, la main de la belle. Alors Irfane devint pur spectateur des agissements de son corps : impuissant, il se sentit sourire avec la même mièvrerie que précédemment, se courber de toute son échine en une ridicule révérence, et, d'une voix qui manqua lui crever les tympans tant elle résonna d'une bienséante et charmeuse politesse, susurra, originalité assassine :

    « M'accorderez-vous cette danse ? »

Les fillettes avaient en effet disparu entre-temps, sans qu'on n'eût entendu d'applaudissements, et s'étaient vu remplacées, magie bien pratique, par un orchestre propre sur lui et tout de noir vêtu. La chanteuse, famélique dans sa longue robe de satin, entamait une chanson langoureuse, et déjà quelques couples s'étaient formés. Le frisson d'horreur qui aurait du traverser Irfane tout entier ne put être que psychologique.

Mais le pire était que cet autre lui, ce corps semblable au sien mais dont il était piégé sans pouvoir y agir, ressentait vraisemblablement une sorte de stupide émoi qui lui chauffait le cœur – et autre – et l'empathie forcée qu'il avait avec lui n'arrangeait pas le violent désir qui le rongeait de briser l'adorable Muscarine d'une étreinte trop puissante et de dévorer, au sens propre, ses lèvres à la moue charmante.

La frustration, insidieuse, l'avait suivi jusque dans les terres sacrées de ses rêves.

[ Vouahlà, j'ai pris quelques libertés malgré mon statut actuel d'esclave sexuel de rêvé, en espérant que ça te convienne ♥ ]


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Big Bad Wolf
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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Dim 16 Jan - 18:52


Entre son égo de la taille d’une pyramide et son narcissisme tyrannique et inébranlable, Muscarine n’aimait véritablement qu’elle. Il n’y avait pas assez de place pour qu’un autre visage que le sien ne se fraie un passage sur le mur de l’adoration, célèbre édifice propre aux sentiments de la dame empoisonneuse, se trouvant quelque part dans son si sublime bulbe rachidien – que quelques neurones chanceux avaient d’ailleurs eu le plaisir d’entrevoir. Elle ne s’attachait jamais vraiment à personne, il n’y avait qu’elle et quelques passades imprévues. Cependant, à l’instar de cette grande barrière de pierres (ou de moelle ?), se trouvait non loin le buisson des respectables – petit arbuste ensoleillé par l’unique rayon créé grâce à la lumière du jour, passant par l’oreille droite de Muscarine. Etaient accrochées à chaque branche du petit arbrisseau le visage d’un de ces êtres croisés au détour d’une allée sombre de l’existence, auquel Crazy Apple vouait non pas un culte, mais plus une tendresse chaste et symbolique. Quoique… S’y trouvait, par exemple : ce gardien pas comme les autres, un de ses indics préférés, ou encore, Big Bad Wolf, le grand, le vrai.

Ce Loup ne lui faisait tourner la tête que par son physique de Grand Poivron. Ce serait avec plaisir qu’elle lancerait sur ses vêtements une poignée de groseilles dans l’unique but de les trouer et ainsi laisser apparaître une peau de Louveteau, certainement bien plus qu’appétissante. Elle avait beau être l’une de ses cartes maitresses pour jouer au grand jeu de l’Epouvantable Epouvanteur, elle savait pertinemment qu’elle n’était pas aussi proche de lui que la gamine blonde, le fou d’Halloween ou cette bande de Nettoyeurs sans aucun charme – ou presque ♥. Le fait que le Loup la manipulait sans véritablement l’apprécier ne la dérangeait étonnamment pas. Si n’importe qui d’autre l’avait fait, elle n’aurait pas hésité pour riposter à coup de fruits exotiques sur les tempes ; mais pas pour Irfane. Elle avait une dette. Il l’avait fait sortir de sa cage. Et si Muscarine aime à ne penser qu’à elle, c’est justement car cette autolâtrie n’est que preuve du fait qu’elle se porte comme un charme et n’a pas l’obligation de penser à autre chose de plus embarrassant. Or, avec cette dette impayable, Muscarine se devait de penser constamment à Irfane, son créancier ; ce sentiment enfoui et omniprésent lui rappelant qu’elle est ici grâce à une personne qui a su lui être supérieure. Sentiment profond de soumission qui la dégoûte autant qu’il lui plait.

Toujours est-il qu’à l’instant où les rôles se voient inversés, le débiteur ne rechigne pas devant l’idée d’utiliser à son tour le créancier ; de le manipuler ou simplement de penser à lui d’une manière différente au passé et surtout défendue. Aux mots sagement énoncés du Loup, Muscarine sentit tout son corps fondre une fois de plus, pour donner l’impression qu’elle n’était désormais qu’un flan au sourire béat. Se sentir puissante face à Big Bad Wolf était un véritable rêve ; et le voir s’emplir de gentillesse, comme soumis à son tour au charme indéniable de la marâtre, ne faisait qu’accentuer le plaisir naissant dans ses artères. Elle se sentit puissante, forte, maître de la situation et de son devenir. Le loup se transformait en agneau docile et séduisant. Si loin de la réalité.

La patte de l’agneau était douce et légère, comparée à celle du loup qui aurait sûrement été plus virile, certes, mais également plus menaçante. Une finesse qui n’était pas désagréable, venant d’Irfane ; et que Muscarine appréciait on ne peut plus. Elle murmura une réponse favorable à l’invitation de l’agneau. Tous deux finirent sur la piste, à se serrer plus ou moins l’un contre l’autre, en oscillant suivant le rythme de l’orchestre. La tendresse entre ces deux corps était là, presque réelle. Triste illusion à l’arrière-goût potentiellement salvateur.

Dans ces moments-là, de pure fusion – ce qui était le cas pour AU MOINS la moitié des acteurs –, nul besoin de mots. Les gestes, le souffle parlent d’eux-mêmes. Ni l’un ni l’autre ne décida de briser cet instant que Muscarine qualifierait presque de chimérique. La jeune épouvantrice attendit la dernière note pour balbutier.

« Ce fut un plaisir de partager cet instant avec vous, Irfane. Vous êtes décidément doué, pour un animal féroce ♥. »

Assez pitoyable, somme toute. Mais Muscarine avait été sincère, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des siècles. Elle voulait garder cet instant à jamais dans sa mémoire de trentenaire, espérant le vivre encore et encore. La poigne intense mais néanmoins douce de l’agneau sur ses épaules, sur sa taille ou encore ses hanches… Une chaleur infinie pour la femme qui ne s’attache qu’à son reflet. L’espace d’un instant, elle sentit presque son cœur battre. Chaleur subjective qui fait que n’importe quelle femme se sentirait justement, "femme". Crazy Apple n’échappant aucunement à cette condition, c’est tout naturellement, les mains pas encore tout à fait moites et le regard pétillant d’un début de lubricité, qu’elle agrippa plus fortement le coup du loup de l’agneau.

La luxure n’était pas le péché maître chez Muscarine, qui était plutôt gouvernée par l’orgueil, mais il restait néanmoins très présent. La chair n’avait pas été créée si belle, si douce, pour être cachée derrière des vêtements amples et rugueux. Il fallait la découvrir, la toucher, la saisir voire la croquer (?). Dans cette optique, l’empoisonneuse inclina sa tête de façon à avoir la bouche à quelques millimètres de l’oreille d’Irfane.

« Que diriez-vous de continuer cette danse de façon plus intime ? »

Et bien entendu, ce rêve éveillé qui faisait de Muscarine une femme comme les autres, avec des pulsions, des envies et l’abdication de ce sentiment de soumission constant, ne faisait que commencer…
[Allons, c'est maintenant que le fantasme onirique commence ♥ Pauvre toi :° Bonne chance.]


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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Jeu 10 Fév - 16:48

Muscarine, il est vrai, avait un charme infini, qu'il s'agisse de ses atouts naturels, de la magie qu'elle devait user pour se préserver, ou même de la façon dont elle avait pu choisir, en bonne rêveuse, de se représenter ; Irfane, tout occupé qu'il était à s'interroger sur la situation, ne s'y pouvait prétendre tout à fait indifférent. Comme il se voyait entraîné (quoique plutôt entraîner) dans un échange dont il ne pourrait se tirer de sitôt, il se prit à en profiter pour contempler sa Lieutenante, la robe rouge qui la mettait si bien en valeur, dessinant avec grâce et délicatesse la souplesse de ses formes. Son adorable minois levait sa moue séduisante vers lui, ses yeux couleur d'or attiraient les siens, sa bouche la sienne... Il se reprit. Ou du moins le tenta – mais la vision de sa gorge palpitante et la sensation doucereuse de sa peau ne purent qu'embraser ce feu qu'il ne parvenait plus à contenir : cédant alors à la délicieuse pulsion qui le traversa tout entier, il planta ses crocs dans le cou nacré.

Enfin, le voulut. Très fort, même ; mais vraisemblablement pas assez pour reprendre possession de ses actes et mouvements, puisqu'il continuait, comme si de rien n'était, à se trémousser suavement. Alors il sut ce qu'était véritablement la frustration.

Il crut que la danse ne se finirait jamais, que cette langueur, qui toute entière le saisissait et le faisait se dandiner mollement comme tous les ridicules pantins de l'assemblée, ne se lèverait jamais de ses épaules, ne relâcherait jamais ses muscles soumis à l'indolence la plus complète, sinon pour les quelques pas de gallinacé amoureux qu'elle le forçait à effectuer, et les étreintes trop tendres que ses bras offraient d'eux-même à Muscarine. Il n'en pouvait plus, et pas seulement de cette humiliation : mais chaque instant était une torture, car un désir entravé. Une torture comme on en conçoit rarement, pire sans doute que toutes les souffrances qu'il infligeait lui-même du bout des ongles ; un supplice de Tantale version sensualité, mais un Tantale auquel on ferait glisser dans la gorge quelques miettes d'une nourriture insipide : jamais assez pour satisfaire, mais trop, trop pour espérer penser à autre chose, fantasmer en paix du plaisir désiré. Tout son être tendait vers la sublime femme qu'il avait si près, et parfois contre lui, mais un être impalpable, prisonnier de cette enveloppe de chair qui ne lui appartenait plus, à l'intérieur de laquelle ses passions vrombissaient, tandis qu'elle, l'enveloppe, était sage, contenait sans en rien montrer la flamme déchaînée qui se cognait contre ses parois, souriait gentiment alors que derrière ces mêmes lèvres rugissait en silence toute la sauvagerie d'un Grand Méchant Loup affamé. Au désir maladif et brûlant de son esprit, ce corps répondait par une abominable car parfaite retenue de gentleman ; il n'affichait rien des envies dévorantes d'Irfane, sinon ce bête pétillement des yeux. Et, pire, toute la fièvre qui aurait dû pulser dans la chair – ce corps-là était-il donc impuissant ? – avait trouvé un autre lieu où se loger : dans cette cavité secrète à l'arrière de la poitrine, là où bouillonnent les émois adolescents. Cela, il ne l'avait jamais ressenti, et jamais ne l'aurait dû – lamentables tortillements, pathétiques papillons pré-pubères ! Ainsi l'extérieur de son corps ne lui obéissait plus, mais l'intérieur lui avait de même échappé, et il ressentait, comble de l'horreur, ce que devait ressentir la version fantasmée de lui-même.

Quand enfin, enfin la danse cessa, il se crut – bien naïvement – sorti de ses peines. Hélas, elles ne venaient sans doute que de commencer...

Le murmure langoureux de Muscarine vint lui faire frissonner l'oreille, lui glisser comme un miel chaud sur la nuque, la gorge, dans tout le corps. Le désir de son corps-prison s'éveilla enfin – un désir autre que niais, cette fois – et il put en retrouver un instant l'usage : son bras s'enroula autour de la belle avec brusquerie, quoiqu'une brusquerie retenue puisqu'elle se contenta de l'attirer à lui au lieu de lui briser le dos, et il put l'entraîner hors de la foule comme il le souhaitait, même s'il trouva à sa démarche un petit caractère ondulant qui ne lui plaisait guère. Sans qu'il sût trop comment, la première porte qu'il poussa les mena dans un couloir désert, et la seconde s'ouvrit magiquement pour les laisser pénétrer dans une chambre luxueuse, toute de dorures et de satin, au milieu de laquelle se dressait un grand lit tout aussi bien paré qui ne semblait attendre qu'eux. Irfane se serait sans doute interrogé sur l'étrangeté de ces hasards un peu trop pratiques s'il ne s'était pas trouvé occupé, quoique en partie malgré lui, à refermer la porte et à attirer sa compagne vers le meuble moelleux.

    « Oh, douce, sublime Muscarine ! » s'entendit-il susurrer avec un profond dégoût tandis que ses mains se saisissaient de leurs jumelles et les pressaient contre sa poitrine. « Sentez-vous bien tambouriner mon cœur, ce petit organe qui s'est fait votre serviteur ? Sentez comme il bat pour vous, dans l'unique désir de déchirer mon corps et de venir se nicher entre vos doigts délicats ! »

Il semblait au Grand Méchant Loup qu'un mot de plus de son alter-égo invraisemblable lui aurait fait régurgiter tout ce qu'il avait pu engloutir au cours de ces derniers mois, n'eût-ce été que pour ôter tous ces carnassiers accomplissements d'un corps qui n'était définitivement plus le sien. Heureusement, il se tut, sa bouche s'étant décidée à explorer d'autres occupations au contact de celle de sa Lieutenante. Et tandis qu'il la renversait sur les draps soyeux, que ses lèvres exploraient sa peau, que ses mains plongeaient gentiment sous sa robe, tout en lui hurlait, rugissait de rage et non pas de passion, car il n'y avait rien qu'il désirât plus en cet instant qu'ouvrir en deux la belle Muscarine, ne lui donner ce qu'elle voulait qu'en se repaissant de ses entrailles, tout, sauf cette galanterie bienséante, cette tendresse dans des gestes qui auraient dû être violences, ce soucis du plaisir de l'autre alors qu'il n'y avait toujours, qu'il ne devait toujours y avoir que le sien propre, et des tortillements d'agonie pour les autres.


[ N'hésite pas à me dire si la scène ne correspond pas à ce que qu'aurait rêvé Musca, surtout ♥ ]


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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Mer 29 Juin - 13:39

Comment était la sensation d’avoir de la chance ?
Est-ce justement ce petit picotement illusoire au creux des seins ? Celui qui empêche l’air pur de traverser un corps trop souillé par le doute. Celui qui empêche la paranoïa de se balader librement dans tout l’être en question. Celui qui libère, aussi, de ce mal et fait de toi une personne nouvelle, mais tellement plus vulnérable. Quand on obtient ce que l’on veut, on l’accepte, indéniablement. Fini les questions, adieu la crainte ; cette méfiance incessante du monde corrompu laisse place au simple bonheur de voir son souhait devenir réalité.
Pas une seule seconde Muscarine n’a pensé que ce qu’il se passait n’était qu’un simple songe, paraissant bien trop réel, bien trop parfait et aveuglant l’affreuse marâtre. Pourtant si manichéenne, à cet instant, Crazy Apple ne distinguait plus le mal du bien, tout se confondait pour ne laisser place qu’à l’instant présent dégoulinant de bien trop de perfection.

La douceur et la gentillesse d’Irfane faisaient clairement défaut à ce monde qui se voulait représentatif d’une vérité, mais elles étaient exactement ce que Muscarine attendait enfin de voir. Un changement de personnalité, non pas pour faire en sorte que ce loup perde en intensité, en virilité ; mais bel et bien pour que Crazy Apple ne finisse pas en simple gourmandise à croquer entre deux plats. Dans la vraie vie, elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait rien attendre d’autre d’Irfane que ses ordres, à la limite son aide et si vraiment ce-dernier était déjà rassasié, une conversation futile et bien trop rapide. Ici, elle pouvait enfin se rapprocher de lui, voir ce qu’elle manquait et qu’elle ne pourrait jamais véritablement atteindre. Le prix à payer était un changement de personnalité qui aurait dû lui titiller les neurones, mais elle préférait s’en contenter, bien trop jouasse d’être enfin violemment emmenée dans une chambre satinée et délicieuse.

La tension commençait à devenir palpable, tandis que le Petit Loup faisait sentir son cœur à Musca, celle-ci était déjà bien concentrée à tenter de ne pas faire sortir le sien de sa poitrine ; ce petit organe tout chaud qui se réveillait après tant de temps d’inactivité. Son palpitant suivant le rythme de la chamade, ses yeux grandissant et son souffle devenant plus haletant que jamais, Muscarine voyait un de ses doux rêves – et pas des moindres ! – se réaliser.

Et quelle surprise que de constater que les lèvres d’Irfane étaient étonnamment aussi douces que la peau duveteuse d’une pêche fraîchement cueillie, que ses mains savaient parfaitement être fluides, et non uniquement sèches et violentes. A l’instar d’un homme tout à fait normal, il était possible ne serait-ce qu’à son corps d’évoluer dans l’intimité de façon délicate, appréciable, presque courtoise. Muscarine qui se voyait déjà dans une aventure dangereuse, frénétique mais surtout féroce regrettait finalement de ne pas se trouver face au véritable Big Bad Wolf, l’espace de quelques secondes pour se laisser dominer par un loup plein de vigueur et de passion absolument dévorante… Mais la nuit ne faisant que commencer, qui sait ce que la suite lui réserve ?

A l’heure actuelle, elle profitait de ses gestes affectueux, de sa force tant retenue et de ses mains glissant sous ses guêpières en aller-retours succulents au possible. Le début de son corsage venait à en vouloir s’auto-déchirer, ses jupons se relevaient sans tourments aucun n’attendant que d’être empoignés plus ou moins vigoureusement. Muscarine passait ses mains de jeune femme désireuse dans la chevelure Louveteuse, allant jusqu’à glisser vers le torse bestial du monstre frustré. Un véritable plaisir pour les sens, une attente insatiable qui poignait du nez ; à laquelle devait s’ajouter quelques paroles stupides, vulgaires et trop directes pour être dites en temps normal, venues là uniquement pour la forme et parce que le cerveau de la jeune femme était bien trop occupé ailleurs pour interdire à la bouche de débiter ce flot de paroles insensées.

« Oh, Irfane, moi qui vous pensais plus sauvage… Cessez-donc votre galanterie bien qu’estimable, ravalez vos mots exquis, prenez-moi, maintenant, sur la commode ! »



[Pardon pour l'horrible retard et la courte réponse ; tu as un cadeau pour me faire pardonner.
Allez, amuse-toi, Grand Loup ♥]


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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Sam 13 Aoû - 15:49

Ses doigts s'entortillaient dans des tissus et lanières qu'il ne cherchait pas à identifier, pressé plutôt de s'en défaire, de tirer et repousser en brouillon, fouillis froufroutant, tout ce qui le séparait de la peau soyeuse contre laquelle ses ongles crissaient sourdement en longues caresses trop appuyées. Les jarretelles eurent tôt fait de céder sous son empressement tandis qu'il remontait sans pudeur au delà du mollet, dont il saisissait le galbe au creux de sa paume, du genoux à l'angle frémissant, des cuisses souples qu'il honora du bout des lèvres. Le goût sucré du désir le titillait plus sûrement que les soupirs de la jeune femme, qu'il aurait voulu plus plaintifs ; du moins la brume chaude de l'érotisme qui le consumait lui masquait-elle en partie l'ensemble de sa frustration, en fondant dans un même magma dévorant ses envies inavouables et présentement irréalisables à celles que Muscarine. Enfin ses mains parvinrent à passer la frontière des jupons, qui chutèrent au pied du lit, et se frayèrent un chemin vers la zone secrète où elles abandonnèrent définitivement toute décence.

S'il avait entièrement compris qu'il se trouvait tout simplement dans le rêve de sa Lieutenante, nul doute qu'Irfane aurait moins lutté pour ses envies, peu soucieux de ne pouvoir déchirer une chair qui ne glisserait de toutes façons jamais dans la réalité physique de sa gorge. Quelque part au fond de lui, quoique sans vraiment le réaliser lui-même, il le devinait pourtant à toutes les petites incohérences qui lui passaient dessus sans qu'il s'en offusquât ; et cette constatation inconsciente seule lui permettait de s'abandonner ainsi dans des bras qu'il ne pouvait arracher. Mais parce qu'il ne l'avait pas encore admis, parce que demeurait malgré tout cet honneur frustré qui réclamait capricieusement une explication aux entraves qu'il subissait, il ne pouvait faire de cet instant celui d'un plaisir pur et dénué de plus de considérations comme devrait l'être tout rêve : il fallait que ce fût une lutte, il lui fallait se débattre sans cependant comprendre contre quoi ni pourquoi il se débattait. À cause de cette rage incapable de faire l'amour sans penser à rien d'autre à cette femme qui le désirait pourtant, et tout à la fois dans l'impossibilité de la ravager comme il l'entendait, il lui faudrait jouir à travers un compromis qu'il peinait encore à trouver, et ne goûter le plaisir que dans la pire frustration alors même qu'il aurait pu s'offrir tout entier à lui sans y rien perdre.

Ce fut dans cet esprit de lutte que ses dents se refermèrent à quelques millimètres de la hanche désormais dénudée et que leur émail, vibrant tant elles mettaient de violence à se serrer, pressa sa froide humidité contre la peau découverte. Trop emporté par le désir, Irfane ne put néanmoins y demeurer très longtemps : bientôt son visage repartit humer l'aine offerte à son regard et son toucher, puis remonter, fébrile, jusqu'au ventre et à la poitrine qu'il découvrit au passage. Ses lèvres y explorèrent tout ce qu'elles purent, d'autant plus gourmandes que les formes qu'elles embrassaient ne pourraient céder toute leur saveur dans un claquement de sa mâchoire.

Puis ses baisers ne lui semblèrent plus suffisant, et il lui fallut engloutir ce corps dans une étreinte à défaut de le dépecer. Il voulut sa propre peau contre celle déjà rougie par ses hommages, se coller nu contre cette nudité comme pour s'y fondre, écraser et étrangler la sublime Muscarine de tout le déchaînement de ses appétits impossibles à combler : sa chemise, albatros froissé, alla s'échouer dans un coin de la pièce, tandis que son pantalon glissait tel un serpent, langoureusement, le long de ses jambes. Il put s'enrouler à elle, désireux de ne pas oublier la moindre parcelle de son être : son visage recouvrit son visage, son torse épousa sa poitrine, ses bras se nichèrent dans la cambrure de son dos et sa cuisse se pressa entre les siennes.

Alors les mots un peu fous de la jeune femme le heurtèrent, vague de miel brûlant qui lui fit oublier tout ce qui n'était pas entre leurs deux corps, ses yeux semblèrent s'enfuir hors des pupilles et il perdit pied : enfin toute la violence qui l'habitait, jusque là enchaînée à sa colère, put bondir hors de sa cage et se jeter sans freins sur Muscarine. D'un mouvement puissant il la souleva du lit, la porta sans ménagement sur la distance qui les séparait du meuble réclamé, et la posa là-dessus sans plus de considération pour le beau bois lustré qu'ils s'apprêtaient à souiller ni pour les claquements apeurés des tiroirs. Oublieux de tous les doutes et incertitudes qui lui avaient grignoté l'attention depuis son arrivée dans la précédente salle, il ne se soucia plus que de son désir et de sa prochaine réalisation : comme semblait également le rêver – il ignorait à quel point – celle pour qui il était ici, il s'empara de son bassin dans une poigne passionnée, l'appuya de toutes ses forces contre la commode offusquée, et sans plus attendre réalisa tous ses fantasmes.

[ Bon bah on passe aux choses sérieuses apparemment 8D J'espère ne pas aller trop loin, dis-moi en tous cas si quoique ce soit te pose problème. Mille fois pardon pour le retard, aussi é_è ]


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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Dim 11 Déc - 19:54

A l’instant précis où, déjà nostalgique de la douceur langoureuse des caresses d’Irfane, Muscarine se fit transporter avec violence vers le meuble convoité, elle put sentir un frisson arriver jusqu’au bout de ses doigts. Quitter l’exquise fraîcheur des draps de soie – de celle qui vous plongerait tout entière dans ce cocon de bien-être, en plus d’apprécier les gestes du compagnon – pour aller se percher sur le bois vernis, qui partageait certes la froideur de la soie, bien plus solide était soudainement douloureux au vu de la violente réception. Le coccyx de Crazy Apple, et donc par extension son royal fessier, devait rosir à l’instant où ses hanches se retrouvaient prises au piège de la poigne du Grand Méchant Loup qui reconquérait enfin son surnom tant mérité. Mais qu’était la douleur face au sentiment retrouvé du désir ardent ? Celui de ces femmes – dont faisait partie cette grande dame – lasses d’avoir trop aimé et perdu, brisées par l’attente d’un sauvetage excessivement en retard et pas assez réel pour avoir un sens. Tout au fond de Muscarine, ce rêve ravivait des moments oubliés par crainte, des sentiments étouffés par nécessité et des promesses détruites par peur d’une déception renouvelée.

Tous ces préliminaires, lors desquels habituellement Muscarine aurait joué la femme désirée, n’étaient définitivement pas des préliminaires traditionnels. Au lieu de montrer toute sa confiance en elle, en menant le jeu – bien qu’elle le faisait sans s’en rendre compte – et en étant plus charmeuse que jamais, l’empoisonneuse devenait subitement esclave de ses propres désirs. C’était toujours elle qui menait la danse, mais cette danse-là, elle ne la maîtrisait consciemment qu’à moitié. Oh elle n’était pas mécontente de ce qui se passait ; qu’Irfane glisse ses lèvres de ses cuisses jusqu’à sa poitrine était un petit bonheur que n’importe quelle Epouvanteuse souhaiterait essayer dans sa vie, d’autant plus qu’aucune chair ne se faisait dévorer, ce qui faisait exception, pour une quelconque relation charnelle avec le Loup. Et le goût de l’appétit plus ou moins sexuel de Muscarine devenait de plus en plus acide ; le citronné d’un baiser, les papilles qui s’émoustillent au même moment où la chair de poule apparaît. N’importe quelle femme serait comblée de cette situation, alors pourquoi sentait-elle que son désir avait toujours faim ?

Dans son esprit ignorant de la réalité, tout ce rêve lui paraissait dicté par Irfane. Pour elle, c’était lui qui agissait et elle qui profitait de chaque instant goulûment, marquant le moindre détail, la moindre pression sur sa peau, dans un petit tiroir de sa mémoire. Elle n’était pas habituée à « subir », et c’est pourquoi ses hésitations refaisaient surface. Jamais Muscarine ne doutait d’elle, jamais elle ne se remettait en question et tentait de comprendre ce qu’elle ressentait. Plus depuis qu’elle avait admis que les sentiments destinés aux autres n’amenaient qu’un désespoir planant. Mais dans cette chambre dont elle avait pensée chaque recoin, ses habitudes étaient chamboulées justement par ses instants de flottement. Chaque étreinte semblait finalement bien fausse, chaque regard paraissait calculé et chaque geste défini par une force céleste qui échappait à tous ceux dans cette pièce. Même le mobilier, seul spectateur de cette fantasmagorie devait se demander qui était réellement le meneur.

Toujours est-il qu’à l’instant où le fantasme devint « réel », tout s’envola dans l’esprit de la jeune femme, ne laissant place qu’à une étendue azur de plaisir. L’acidité, qui n’était en rien un mal bien au contraire, piquait de douceur la bouche de Muscarine, même si cette dernière était trop occupée à profiter de sa jumelle masculine ; sa langue s’entortillant comme celle des enfants qui cherchent à nouer les queues de cerises sans aide de leurs mains. Ses doigts agrippaient de toutes leur force le dos découvert d’Irfane, glissant jusqu’à sa nuque, objet corporel permettant une meilleure prise. Le rêve était beau, passionné et c’était la seule chose que l’on attendait de lui.

Ils restèrent là, sauvagement, sur cette commode à jouer du bassin un certain temps. Ce dernier s’écoulait sans que personne n’y prête attention, l’éternel faisait de l’œil aux deux amants rêvés. Dehors, dans la grande salle, les invités dansaient sur des rythmes non moins endiablés que ceux qui cadençaient la chambre à coucher ; personne ne se doutait de ce qui se passait, personne ne s’en inquiétait, plus personne n’existait vraiment. La grande maison palatiale se vidait de sens, le décor changeait et petit à petit, le vide remplaçait les chandeliers et les tables joliment décorées. Seule la chambre existait et penser à ce qu'il pourrait se trouver derrière la porte en ferait frémir plus d'un. Le silence restait seul, à écouter les tiroirs claquer et les gémissements des deux êtres ne faisant plus qu’un. Muscarine avait du mal à réaliser ce qu’il se passait, mais le tourment fuyait lascivement dans un dernier grognement du Loup.

L’Epouvantrice et son chef laissèrent de côté la commode qui en avait déjà assez vu puis rejoignirent une seconde fois le lit moelleux pour s’y engouffrer à nouveau. Musca se refusait de réfléchir et embrassa affectueusement la joue de son maître pour lui susurrer qu’elle ne s’attendait pas à mieux de sa part, et, dit de mots plus délicats, que le jeu en valait la chandelle. Elle attendrait que le souffle d’Irfane revienne à la normal, ainsi que le sien, qu’il se pose quelques instants ; mais elle envisageait déjà de lui sauter une seconde fois à la gorge pour cette fois-ci tenir les rênes de cette danse sensuelle et érotique. Le corps de Muscarine était encore brûlant d’ardeur, elle ne voulait pas laisser périr ce sentiment qu’elle acceptait, pour une fois, de garder bien précieusement pour en avoir un nouvel aperçu. Il paraît que la deuxième fois c’est toujours la meilleure, alors pourquoi ne pas essayer, en oubliant tout le reste ?



[Mille excuses ne suffiraient pas, j'espère donc que le post te conviendra en guise de pardon ♥
Puis tu remarqueras subtilement qu'au prochain post, l'environnement aura CHANGÉ , et toc !]


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MessageSujet: Re: What a day for a Daydream, boy ! - BBW /!\ Ven 6 Jan - 20:17

[ C'est tout du bon ♥ ]

Très petite mort, décidément, que celle qui le secoua d'un tremblement convulsif l'espace d'un grognement ; il en avait connu de plus intenses vite fait consommées sous le manteau dans des rigoles de Woollyland. Mais il avait alors pu mordre, tordre et violer sans retenue, saccager des corps moins désirables que celui de Muscarine... S'il avait pu la saisir, quelques instants seulement, et la goûter d'une bouche entièrement à lui, il en aurait joui mille fois – surtout désormais que son désir frustré réclamait davantage pour calmer ses ardeurs ainsi embrasées. Son insatisfaction, pourtant, ne transparut pas sous l'air vaguement béat qu'affichait son clone et tous les soupirs bienheureux dont il tâchait vraisemblablement d'étouffer sa nature profonde.

Un baiser de son Épouvantrice sur la tiédeur de la joue, tout chaste dans ce flottement essoufflé d'après l'acte, fit répondre son pouce par une caresse le long du menton. Il en eut mal jusque sous l'ongle, tant il aurait préféré le sentir se planter dans la gencive de la belle ; mais ses grimaces ne formèrent qu'un sourire tendre au bout des lèvres.

Tandis qu'il demeurait mollement allongé dans cette ridicule position d'amant comblé, ses poumons affolés malgré tout le blasé de son esprit et ses yeux papillonnant gaiement du plafond à Muscarine, il tâcha une nouvelle fois d'analyser la situation. Coincé derrière des pupilles follement dilatées, il observa la chambre dans tous ses recoins ; mais elle lui parut bizarrement sans intérêt, comme si elle n'avait été que toile de fond à quelque tableau plus important, et il se trouva dans l'incapacité d'en retenir le moindre détail, sinon le moelleux du matelas.

Alors il prit conscience que ne résonnait plus dans la pièce que leurs deux souffles, dans un même rythme court, rendus bruyants par le silence qui s'était coulé tout autour. La musique du bal s'était tue, en effet, sans qu'il pût déterminer quand ; et, pire encore, il avait la sensation violente, de ces impressions qui prennent trop aux tripes pour qu'on les puisse ignorer, que plus rien n'existait au-delà de la pièce. Il aurait pu ne s'agir que de quelque mièvre sensibilité de son double, bien sûr ; mais le sentiment était trop fort, accroché non seulement à son corps mais jusqu'à sa conscience propre.

Dès lors, une seule solution demeurait pour expliquer l'ensemble des bizarres événements qui s'étaient abattus sur lui : il s'était fait piéger dans quelque monde parallèle par une puissante magie dont il ignorait tout. Comme, partant de cette histoire de magie, il en venait à songer que la seule personne susceptible de profiter d'un piège aussi réduit n'était autre que Muscarine elle-même, il se vit interrompu dans ses réflexions par le désir à nouveau éveillé de son corps-prison. Mais soit ! Il se laisserait aller aux envies de cet être qui n'était pas lui, sans opposer une résistance qu'il savait désormais vaine, tout en gardant l'esprit vif, loin de la débâcle de sa chair. Son Épouvantrice lui paraissait bien louche, et il saurait à présent l'observer...

Si tu arrives à y voir, du moins ! sembla le couper sournoisement son corps dont les yeux s'embrumaient déjà tandis qu'il se penchait sur la nudité chaude tout près de la sienne.

Les choses ne s'arrangèrent pas lorsqu'il se mit à embrasser la clavicule frémissante de Muscarine, à frotter son nez sur ses seins, les lèvres comme un escargot amoureux sur sa peau, ni surtout lorsqu'il lui empoigna fermement les hanches afin de la redresser sur le lit avec brusquerie, dans un inattendu regain de virilité. Ses pensées s'effilochèrent définitivement, surprises par ce qui lui sembla une expression à présent plus libre de ses désirs – comme si sa force de caractère, jusque là trop contenue par une lamentable magie qui de toute évidence ne faisait pas le poids contre lui, commençait à percer à travers le voile dont on avait voulu la recouvrir. Oublieux de sa volonté d'investigation, il se laissa emporter par l'espoir de pouvoir à nouveau tout contrôler ; trop occupé, pour réfléchir, à saisir les épaules de la femme qu'il voulait soumettre, les pouces plantés sous les aisselles, et à plonger dévorer sa bouche et son menton.

[ PS : comme il fallait bien que je raconte quelque chose, je me suis permis ces avances d'Irfane, en imaginant simplement que Muscarine apprécierait davantage de reprendre le dessus sur un Big Bad Wolf audacieux que de se le faire offrir par un partenaire déjà trop soumis. Si toutefois ça ne te va pas, on peut bien sûr en dichcuter ! Ah et puis bonne année, aussi ♥♥♥ ]


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