AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez|

Délices champêtres [PV Fidel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: Délices champêtres [PV Fidel] Mar 2 Nov - 21:37

Liam Cavallonne, héritier de la lignée Cavallonne, professionnel de la séduction et habitant aguerri des salons mondains, invité favoris des meilleures tables de Malkins et élite parmi les élites, Liam Cavallonne, donc, oscillait dangereusement entre détresse et l’impression d’un danger croissant.

A l’origine, il était venu par devoir. Il n’avait pas coutume, en effet, de venir aux pique-niques champêtres qu’organisait Lady Malicia Thorowpton, et ce pour plusieurs raisons : premièrement, la femme étant plutôt romantique, elle risquait de mal prendre, après leur amour – une liaison de deux semaines que Liam avait promptement brisé sitôt qu’elle avait commencé à se faire un peu trop d’idées à son goût –, qu’il séduise quelques-uns de ses invités ; deuxièmement, lesdits invités tendaient à appartenir aux cercles de charité que fréquentait sa sœur, et trop de niaiserie lui tapait sur les nerfs ; troisièmement, enfin, il n’aimait pas gambader dans une nature étrangères aux sages alignements des parcs et jardins aristocrates.

Cependant, cette fois-ci – un déjeuner campagnard destiné à lever des fonds pour la cause des Pirates Repentis de Neverland –, sa présence lui était quasiment imposée. Oh, ce n’était pas l’insistance de Glen ; sa cadette bien-aimée le harcelait fréquemment pour qu’il y assiste et, quand bien même il pouvait parfois céder au sujet d’autres galas de charités un peu plus passionnants, il n’avait aucun scrupule à lui refuser sa présence lors de ce genre d’occasion idiotes.

Non, c’était à cause d’Abele. L’amante officielle de celui-ci, une rousse incendiaire brûlante d’idéalisme, assistait justement à ce pique-nique ; elle évitait tout autre type d’évènements, prétendant fuir les nobles corrompus pour préférer les Âmes Nobles qui consentaient à Donner Pour Autrui. Il s’agissait donc d’une occasion en or pour croiser le phénomène et vérifier s’il ne pouvait vraiment pas faire pousser une nouvelle paire de corne dans la chevelure bouclée de son imbécile de frère.

Il pouvait.

En fait, il pouvait contre sa volonté.

Il avait en effet promptement réalisé, en voyant la jeune femme, qu’il ne voulait surtout pas attirer son attention. Conformément aux descriptions qu’il avait pu entendre, c’était une passionnée ; qu’il lui donne une main, elle avalerait le bras… et tout le reste. Seul un imbécile borné comme Abele pouvait avoir la patience de se traîner une furie pareille ; coucher avec serait se condamner à se la traîner pour les trois siècles à venir, contraint de traîner la chose dans les tribunaux pour l’empêcher de provoquer ses innombrables rivales et rivaux en duel, harceler Liam de présents et le suivre obsessionnellement. Il en avait déjà connu(e)s un(e) ou deux du même type, il n’en voulait pas d’autre.

Sauf que son don ne l’entendait pas ainsi. Isabel, puisque tel était son nom, avait donc pris soudainement un fort intérêt pour sa personne et lui faisait la cours à sa manière : en l’incitant à faire des dons et en lui parlant avec force détail des causes charitables auxquelles elle se consacrait. Saturé de soudains besoins de générosité, d’amour envers son prochain et d’attirance soudaine autant qu’intense envers la jeune femme, Liam commençait sérieusement à calculer la douleur qu’il devrait s’infliger s’il repoussait le danger à coup de répliques glaciales… Non ; les femmes comme Isabel sélectionnaient ce qu’elles voulaient entendre.de carafe, les mots ne suffiraient pas… A coup de carafe, alors, peut-être ?

Heureusement, le Destin avait – une fois n’est pas coutume – décidé d’assister notre héros. Une voix joyeuse attira soudain l’attention de l’assistance qui, assemblée devant les tables blanches dressées en plein milieu de la clairière par les domestiques empressés à apporter boisson ou nourriture à qui les réclamait, déjeunait confortablement.

- Et maintenant… La Surprise !

La voix de Malicia Thorowpton. Liam grimaça intérieurement, s’attendant d’avance aux chœurs d’enfants chantants ou à l’hilarant spectacle de clown.

Ce en quoi il avait été fort mauvaise langue. Plantée sur une estrade temporaire à côté d’une masse recouverte d’un drap blanc, Malicia esquissa un geste dramatique et deux domestiques découvrirent la chose : des feux d’artifices qui, par quelque artifice, se déclenchèrent aussitôt. Des gerbes multicolores et scintillantes rayèrent le bleu du ciel, se dissipant en poudre lumineuses. Les spectateurs applaudirent, transportés d’enthousiasme. Liam dut s’admettre que la chose avait au moins le bénéfice d’être originale – l’originalité de la stupidité, certes, parce qu’un feu d’artifice rendait bien mieux sur un ciel de nuit et qu’une telle démonstration aurait parfaitement pu être dangereuse si sorcières ou oiseaux voletaient à proximit…

Un cri. Un choc sourd. Des hurlements paniqués.

Liam accourut avant même de réfléchir, poussé par un seul réflexe : fuir Isabel par tout les moyens, fût-ce assister l’être ou la chose qui venait de s’écraser dans la clairière.
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Délices champêtres [PV Fidel] Jeu 4 Nov - 0:34

Pour une fois que Fidel avait une soirée de libre...

Evidemment, il n'en profitait pas pour la passer avec sa petite copine (qu'il n'avait pas d'ailleurs), mais pour tester le nouveau balai d'un de ses copains inventeurs, Pop Lolli. Le surnom lui avait été attribué à cause de son âge assez avancé et de son faible pour les sucreries. Il s'acharnait depuis plusieurs années déjà à tester une nouvelle gamme de balais à base de sucres d'orge, barbe à papa, et smarties.

Fidel n'avait pas été particulièrement enchanté de l'idée au départ. Certes, il aimait tester tous les véhicules, même les plus extrêmes, mais il était aussi un vrai professionnel, et savait évaluer les risques à leur juste valeur.
Et un balai, taille enfant (le public visé était les 5-8 ans), fait de sucre (sous diverses formes, certes, mais du sucre) et propulsé à la limonade... Non, franchement, ça ne semblait être ni sûr, ni passionnant.

Mais voilà, Pop Lolli était un vieil ami, et en plus très convaincant. Il lui assura que le système était quasiment au point, qu'il y avait un sort de refroidissement de l'appareil qui faisait qu'il ne collait pas aux mains (ni ailleurs), mais qu'il fallait absolument tester le booster (qui consistait à laisser tomber un mentos dans le réservoir), et que seul un ultra professionnel pouvait le faire, et que s'il te plait, hein dis, Fidel, tu ne peux pas me lâcher comme ça, hein ?

Et donc, Fidel s'était retrouvé sur un balai taille enfant à voyager dans le ciel nocturne de Candyland. Et il devait admettre que le vieux était doué. Le balai marchait pas mal. Bien sûr, Fidel était trop grand, ce qui devait donner une silhouette un peu absurde, mais le balai supportait bien son poids (il avait été conçu pour être capable de porter des enfants obèses, évidemment), et avançait à une vitesse agréable. Il y avait la sécurité enfant, bien sûr, mais même quand on l'enlevait le balai restait stable. Même le mentos dans le réservoir ne faisait pas partir le balai en vrille.

Bref tout allait bien... jusqu'à ce que des imbéciles s'amusent à tirer des feux d'artifices sans avoir prévenu les autorités aériennes. Parce que Fidel avait vérifié son plan de vol avant de partir et il était sûr qu'il n'y avait rien de prévu pour ce soir dans le bois de griotte.
Au début, il s'était contenté de jurer vaguement (dans le cas de Fidel, dire "flûte enchantée!" d'un air sérieux) et avait évité les explosions avec simplicité. Mais voilà ! Si le sort appliqué au balai lui permettait de résister à la chaleur humaine, celle des feux d'artifices était malheureusement bien supérieure. Et il arriva ce qu'il devait arriver... le balai fondit, et Fidel chût.

Fort heureusement pour Destrier junior, il ne volait pas très haut, et il tomba sur un arbre sympathique qui amortit sa chute de ses larges feuilles. Et se heurter une dizaine de fois en tombant au lieu d'une seule, certes, cela fait plus mal dans les jours à venir, mais ça permet d'avoir des jours à venir.

Il arriva donc au sol, fortement sonné, sans ses chères lunettes de soleil qui avaient volé au loin, avec des vêtements dans un piètre état et entouré de débris de bonbons de tous genres, mais vivant et encore (vaguement) conscient. Juste assez pour reconnaître que la personne qui se tenait à côté de lui n'était autre que le Prince Charmant (il le reconnaîtrait partout et dans n'importe quelle circonstance, mais bon), mais pas assez pour que cela se connecte bien dans son cerveau et qu'il saute sur ses pieds pour s'excuser profusément du manque de sérieux de sa tenue.

Au lieu de cela, et on peut aussi le blâmer sur l'effet "prince charmant", il se contenta de papillonner des paupières (pour s'habituer à la lumière aveuglante de la nuit) et de demander d'une voix peu assurée

"Où suis-je ?"
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Délices champêtres [PV Fidel] Lun 8 Nov - 0:20

La vue du nouvel arrivé inspirait un sentiment impulsif et profond en Liam, quelque chose d'enthousiaste et de profondément joyeux : cette émotion pure qui ébranle l'homme qui, nageant en plein milieu d'une mer infestée de requins, et ayant épié avec angoisse quelques ailerons taquins s'approchant de sa personne depuis quelques minutes, apercevrait soudain autours de lui un banc de poissons-bouts de viande venus nager à une distance respectable : cette émotion, en somme, de l'homme qui se sent, se sait sauvé.

Ce fut donc resplendissant d'une aura particulièrement resplendissante, car aux trois quarts sincère, que le Prince Charmant s'agenouilla auprès de son chauffeur, un doux sourire au lèvres.

- N'ayez crainte, vous êtes en sécurité. Avez-vous quelque chose de cassé ? Vous avez l'air bien mal en point... s'enquit-il d'une voix pleine de prévenance et de promesse d'affection sincère.

Quelque part, tout près, quelqu'un criait quelque chose au sujet de liquide rose et visqueux qui avait atterri sur quelqu'un d'autre. L'esprit aiguisé de notre héros tendit à suspecter un lien avec les bonbons qui encerclaient son sauveur, et il ne fit que l'en aimer davantage. Que cette affection fût celle que l"homme traqué porte à la poule qu'il s'apprête à jeter dans la gueule du loup affamé qui, fou d'inanition, s'apprête à le dévorer n'ôtait rien à la sincérité du sentiment ; et puis, de toute façon, un bon domestique se devant d'être utile à son maître autant qu'il le peut, Fidel serait sûrement ravi quand même si jamais il l'apprenait.

Hélas ! A cet instant, Isabel accourut - sans Malicia, au moins : celle-ci, à moitié évanouie sous le choc, retenait l'attention de la majorité de la noble assemblée -, probablement alléchée par l'espoir de trouver quelqu'un de pauvre à qui prodiguer directement ses bienfaits.

- Vous ! Qu'est-ce que vous faites à tomber du ciel ? Vous êtes alcoolique, sans doute ? accusa-t-elle.

Une bonne aristocrate ne pouvait décemment, instincts philanthropes ou non, reconnaître la responsabilité de l'un(e) de ses pairs plutôt que d'un Homme du Peuple comme cette inconnu débraillé ; leur tricoter des chaussette ou les forcer à jouer dans des pièces de théâtre ridicules était déjà bien suffisant, elle n'allait pas non plus les considérer comme des égaux. Après tout, ils n'avaient pas l'Education ni le Sang qui faisait toute la différence.

- Liam ! Eloignez-vous, cet homme pourrait être dangereux, intima-t-elle fort injustement à un rejeton Cavallonne bien décidé à ne pas lâcher sa diversion.

Ayant mémorisé les portraits de l'intégrale des Wanted et Epouvanteurs connus de la Police des Contes, il était à peu près certain de ne pas être tombé sur un psychopathe cette fois-ci... Ca et une mystérieuse impression de familiarité, de sécurité confuse qui l'étreignait à la vue de l'homme...

Respectueusement postés à quelques mètres de distance, ses gardes du corps portaient sur la scène un œil dubitatif mais confiant.
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Délices champêtres [PV Fidel] Mar 16 Nov - 0:02

Fidel serait bien resté plus longtemps dans la contemplation béate (et tout à fait innocente) de la radiance radieuse du Prince, mais il n'était tout de même pas tombé assez fort pour ne pas récupérer ses esprits assez vite et constater qu'il serait particulièrement indécent et inexcusable de sa part de rester plus longtemps l'objet de la sollicitude princière.

Il se redressa donc, enfin s'assit, le plus vite possible - ooooh ça touuurne... - sourit comme un bienheureux avant de secouer la tête pour se forcer à rester concentrer.

"Non, non, merci. Merci de… merci de vous soucier de moi. Vraiment je… Mais non, rien de casser. Je pense. Normalement. L'arbre a... amorti la chute."

Il allait ajouter quelque chose comme "Je suis désolééééé je suis un chauffeur minable de tomber pile dans la réception de son maîiiiiiiitre, je suis un moins que rieeeeeen" légèrement larmoyant, quand une sorte de furie fit son apparition, l'accusa d'avoir bu (lui ! un Destrier ! le meilleur des chauffeurs ! Alors qu'il ne buvait jamais une goûte d'alcool !) et conseillait à Liam de s'écarter.

Fidel ne dit d'abord rien, parce qu'il était sûr que le Prince allait dire quelque chose comme "Ne vous inquiétez pas, très chère, il ne s'agit que de mon chauffeur", mais le Prince n'ouvrit pas la bouche. Même, il le regardait comme s'il regardait un inconnu...

Et si... et si le Prince ne l'avait pas reconnu ?
...
Naaaan... impossible ! Cela devait être autre chose....
...
MAIS bien SUR ! cela ne pouvait être que ça ! Le Prince avait un peu honte de sa conduite (débarquer comme ça, en dérangeant tout le monde, en éclaboussant même des invités pour autant qu'il puisse en juger de loin), et donc il préférait faire comme s’il ne le connaissait pas !

Mais cela voulait dire qu'il ne pouvait pas dire vraiment qui il était ni ce qu'il faisait là. Il allait devoir MENTIR ! Noooon... sa grand-mère lui avait pourtant bien dit de ne jamais mentir !
Sauf dans quelques rares exceptions d'urgence avait-elle ajouté. Cela comptait sans doute comme une rare exception d'urgence, non ?

Fidel inspira un grand coup, remis une mèche de cheveu en place, tenta de remettre un peu d'ordre dans ses vêtements et rassembla tous ses souvenirs de situations mondaines auxquelles il avait pu assister de loin en tant que Garde du Corps Chauffeur, pour répondre de la voix la plus gentiment outrée possible.

"Rassurez-vous, Madame, je ne suis ni alcoolique ni dangereux. Un malencontreux accident aérien m'a fait choir de mon moyen de locomotion." (ça il avait entendu Lord Montval le dire pour excuser une foulure à la cheville survenue dans des circonstances bien plus louches mettant en scène une maison louche, une femme légitime, une moins légitime et un escalier dérobé) "Quant aux confiseries que je destinais à mon petit-fi..." (non non non, le petit-fils, c'était Monsieur Duparquin qui l'avait dit quand on avait découvert dans sa chambre une réserve impressionnante de bonbon bizarre, mais Monsieur Duparquin avait 84 ans, lui n'était pas en age d'avoir des petits-fils, viiiite Fidel, réfléchis....) "filleul, croyez bien que je suis navré de les voir répandus sur vos invités".

Pour un peu Fidel aurait tout gâché en exécutant une petite danse de la victoire pour avoir réussir à aligner autant de phrases et de mots. Mais heureusement, Fidel ne dansait pas. Et son entraînement perfectionné à ne pas laisser filtrer ses émotions en public lui permit de retenir l'air heureux de son exploit qui menaçait de percer.

"Mais ne vous inquiétez-pas, je ne vais pas vous déranger plus longtemps..."
En disant cela, il jeta un regard vers le Prince. Après tout, c'était bien ce qu'il devait faire, non ? S'éloigner au plus vite pour ne pas risquer de l'embarrasser publiquement, n'est-ce pas ?
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Délices champêtres [PV Fidel] Dim 21 Nov - 21:38

Non, non, non ! Il ne pouvait pas laisser sa diversion fuir si vite. Prenant une grande inspiration – strictement intérieure, bien sûr, il n’allait pas montrer un signe de préméditation quelconque en public –, il laissa son pouvoir prendre de l’ampleur pendant qu’il se fendait d’un sourire encore plus affable si possible. S’il avait été physiquement possible de dégager une aura de pétales de fleurs et de petites étincelles bienveillantes, Liam l’aurait fait.

C’était curieux : il sentit instantanément s’accroître l’influence d’Isabel – désir envers elle, passion envers les pauvres, mépris envers le nouvel arrivant – mais pas celle de l’homme en face de lui ; il lui fallut se concentrer précisément sur sa personne pour pouvoir dissiper les effets des passions de la jeune femme, mais il ne sentait toujours pas de modifications – ou alors l’influence de son don était trop imperceptible, cette fois-ci ?... Pourtant, avec l’habitude, il repérait plutôt rapidement les changements apportés à sa personnalité… Mais non, juste une bienveillance à l’égard de l’homme dont il n’était pas sûr qu’elle ne fût pas déjà due à l’utilité que la div- l’inconnu présentait pour lui, un sentiment assez similaire à celui qu’il ressentait envers ses gardes du corps ou l’ensemble de son corps domestique.

- Voyons, vous êtes loin de nous déranger et nous serions confus de vous chasser après que vos… confiseries aient malencontreusement fondu par notre faute !

Surtout que la victime de la chute de bonbons fondus n’était autre que l’Honorable Victoria Hunggingam, que Liam suspectait d’être la responsable de son absorbation-surprise de potion de Vénus quelque temps plus tôt. La chose avait au moins eu l’avantage de lui faire prendre conscience de son potentiel de beauté en temps que femme – une erreur du destin, vraiment, de ne l’avoir pas fait naître fille… Cette paire de seins, ces traits adoucis, ses lèvres pleines !...

… Et en plus, il ne connaissait aucune femme qui lui ressemblât parmi son cercle de connaissance.

Bref. L’important, c’était qu’il ne fallait pas laisser fuir sa diversion. Celle-ci, de surcroît, ne semblait pas être de si basse naissance ; ses mains étaient soignées, ses dents propres et son vocabulaire composé d’une base de mots relativement variés. En fait, la manière dont il formulait ses excuses lui évoquait même une certaine aristocratie… Exactement la sorte de prétexte dont aurait pu user un homme du monde cherchant à s’excuser d’une manière propre à sauver et la situation et sa dignité.

- Liam ! Vous n’allez pas le croire, sans doute ? Un homme convenable ne tomberait pas ainsi du ciel !

- Reconnaissez, très chère, que notre ami a bien des raisons de se plaindre de nous… défendit Liam avec une courtoisie exquise.

- Je vais en référer à Malicia, rétorqua sèchement la jeune femme avant de se lever vivement pour aller tout rapporter à la reine de la fête, toujours à moitié évanouie par ailleurs.

Liam en profita pour se pencher suavement sur son interlocuteur, l’incitant à se redresser d’une douce pression de la paume sur le poignet dont il s’emparer. Quiconque connaissait le Prince Charmant aurait été surpris de le voir se mettre tant en frais, surtout lorsque sa simple présence et quelques paroles aimables suffisaient généralement à lui obtenir ce qu’il voulait. Cependant, là, le contexte était un peu spécial et nécessitait donc une couche spéciale de charme et de courtoisie sensuelle : il s’agissait d’inciter son prétexte à bouger suffisamment rapidement pour échapper temporairement à la vigilance des deux furies tout en taisant des protestations éventuelles.

- Vous étiez donc parti distribuer des bonbons à votre filleul ? Vous devez être un parrain de choix. Et que faites-vous dans la vie ?

L’important était d’entretenir suffisamment la conversation pour a) empêcher que le nouveau venu ne songe à repartir semer tendresses et bonbons et b) pouvoir persuader Malicia ou Isabel qu’ils étaient absolument passionnés par la compagnie l’un de l’autre, ce qui rendrait toute tentative de virer sa diversion de la fête absolument incivile. Vu les cancans que ne manquerait pas de propager déjà la chute d’un homme en plein repas champêtre, elle ne pourrait pas se permettre un écart aux règles de la bienséance.

- Oh, et quel est votre nom, au fait ?

Peut-être pourrait-il même l’entraîner dans un buisson, goûter d’autres joies champêtres…. Après tout, entendre la vie d’un semeur de bonbons (?), s’il avait seulement dit la vérité, n’était pas beaucoup plus passionnant que les mésaventures des ex-marins unijambistes de Woollyland.
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Délices champêtres [PV Fidel]

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas

Délices champêtres [PV Fidel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» II,2. défilé - impressions mentors/hôtes/équipes» Le" j'accuse "de Fidel par Vernet Larose» Fidel Castro dans le dossier Haiti-Clinton: On ne peut rien improviser en Haiti» BARAK OBAMA : NI JESUS-CHRIST, NI FIDEL CASTRO» Jamaica and Cuba: Before and after Fidel
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Bois Griotte-
Sauter vers: