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Blup blup blup petit poisson [paré à la critique]

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MessageSujet: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique] Lun 14 Fév - 11:05

Vous reprendrez bien un peu de pizza? ô/

Ploup-poulp Dossier
Flake Applewood, Snow White.

Âge ;
En apparence, 20 ans.
Date de naissance ;
20 juin.
Ville natale ;
Candyland.
Emploi ;
Patronne d'un salon de thé-pâtisserie à Wonderland, associée du Chapelier Toqué.
Préférences amoureuses ;
Tout ce qui gémit, geint, sourit, rit. Et puis les pommes. Si si. Je ne suis pas traumatisée par mon passé. Tout ce qui fait gémir, geindre, sourire, rire. Et puis les Chapeliers.
Talent surnaturel ;
télékinésie


A calamar tapageur, Passions inavouables.


Parfois une petite histoire vaut mieux qu'un long discours... Parfois tout se résume mieux en quelques phrases qu'en une description.

Moi, je t'aime, toi, tu m'aimes, nous on..


Elle a six ans. Six ans et plus d'un océan de larmes à verser. Six ans et la solitude à combler. Six ans et des rêves à assouvir. Six ans et un père à conquérir. Mais père est voyageur, père est parti, pour une semaine! Toute une semaine! Et elle reste seule, avec une baby-sitter presque inconnue et qu'elle ne veut pas connaître.

Mais elle a eu un cadeau. Un joli oiseau. Il a la gorge rouge, le dos brun le bec noir, il gazouille, il picore. Il sautille. Il est heureux, dans sa cage. Et elle, dans sa liberté est malheureuse. Heureusement, demain, il y aura Sham. Mais aujourd'hui, il n'y a qu'elle, l'oiseau heureux et la conne, là, chargée de la surveiller.

Elle se penche vers la cage, debout sur une chaise. Elle en ouvre délicatement la porte, y glisse la main, avec un peu de pain dans le creux de la paume. Monsieur l'oiseau a peur. Il vole en tout sens. Il ne se calme pas, il l'effraie à voler en tout sens, à s'agiter.

Il parait que pour l'apprivoiser, pour qu'il apprenne à venir manger dans sa main, il faut qu'elle ne lui laisse pas le choix. Alors l'oiseau n'a plus à manger. A part dans le creux de sa main. Un jour. Deux jours. Elle attend, elle est patiente. C'est son oiseau et il apprendra à lui obéir et à l'aimer. C'est normal après tout, il lui appartient.

La joie.. le bonheur et l'émerveillement, lorsque, enfin, au matin du troisième jour, il vient se nourrir au creux de sa main. Sans doute n'a-t-elle jamais été aussi heureuse.

Deux jours plus tard, l'oiseau lui fait un cadeau blanc et brun, et humide et dégoutant. Elle serre un peu trop fort la main, elle le secoue, pour lui apprendre à ne pas recommencer.

Au revoir, monsieur l'oiseau.

Un peu de sérieux, que diable!


Flake Applewood? Gentille? Oh oui, souvent. En apparence, du moins, et généreuse, même. Prête à sacrifier son temps pour les autres, pour n'importe quel inconnu en besoin d'aide. Grattez le vernis... Hé bien, il reste quelque chose de cela en elle: une capacité profonde et réelle à se sacrifier pour les gens à qui elle tient.Jusque là, Flake reste assez sympathique. Hypocrite et menteuse, mais gentille au fond.

C'est ainsi qu'elle se perçoit, d'ailleurs: menteuse, mais il le faut bien, et sympa, trop sympa.

Ce n'est pas sa faute si elle tient à si peu de personnes, si les gens sont tous si méprisables, si haïssables, si tristement emprisonnés dans leurs petites habitudes ridicules qu'elle ne peut les aimer. Elle essaie, pourtant. Elle fait de son mieux... Mais les autres ne sont pas beaux, alors, comment.? Comment faire plus que les supporter en songeant à combien ils sont détestables et vils?

Elle les apprécie un peu lorsqu'ils se laissent séduire par son masque d'innocence que, lorsqu'ils se laissent mener par le bout du nez: c'est qu'ils lui sont utiles, alors. Mais si méprisés...
Elle les déteste un peu, lorsqu'ils la laissent les tromper.

Et puisque tous se laissent manipuler, elle n'aime que les animaux, pour leurs instincts, leur servitude, leur bêtise. Pour leur intelligence.

Et puis, il y a son meilleur ami, son seul ami, qui la connait si bien et qui malgré tout ne la dénonce pas, et qui lui obéit, parfois, et qui lui échappe, souvent. Elle voudrait qu'il lui obéisse. Elle voudrait qu'il lui sourie. Qu'il cesse de lui sourire. Qu'il perde sa bonne humeur éternelle...

Son plus grand défaut? Sa curiosité, sans doute. Elle aime expérimenter et les réactions de ses semblables sont toujours sources de questionnements sans fin. Aussi elle s'amuse à les placer dans des situations délicates, lorsqu'elle peut le faire discrètement.

elle a du mal à comprendre, concevoir et accepter qu'autour d'elle les gens ont des sentiments et sont capables de souffrir. Cela l'intrigue et la pousse à faire de nouveaux tests sur les sujets sélectionnés. Sa grande patience et son esprit méthodique en la matière sont de précieux alliés.

Comment qu'elle est trop belle, quoi. St'une meuf de ouf!..


Un voisin, aimable, un peu chauve, bedonnant.


Citation :
Flake? Oh, vous voulez dire Blanche Neige? C'est une voisine des plus agréables. Toujours le mot pour rire, et celui pour vous manifester son soutien, si vous avez des ennuis. Elle ne manque jamais de se renseigner sur la santé de ma grand-mère ou celle de mon chat. Il est malade, le pauvre, et un peu obèse, mais je le soigne... Comme ma mère. Enfin... Elle s'intéresse aux ennuis des gens, vous voyez, et on sent qu'elle voudrait pouvoir vous aider.

La première fois que j'ai entendu parler d'elle, via une interview, j'ai eu l'impression qu'elle devait être l'une de ces écervelées qui hantent les médias, qui cherchent à tout prix la célébrité et mentent comme un arracheur de dents de morue.

Elle est charmante, vraiment, et pas bruyante pour un sou, toujours prête à aider. Un ange, un vrai. Et jolie comme un coeur avec ça, ce qui ne gache rien.


La femme de ce même voisin, maigre, osseuse et amère.


Citation :
Elle? Toujours à parader avec ses tenues indécentes et ses faux airs innocents. Je ne veux pas être médisante mais chaque fois qu'elle s'enrhume je sais très bien, moi, d'où ça lui vient: elle devrait porter des cols roulés, comme toute fille qui se respecte. Et hypocrite, avec ça! Je ne comprends pas tout le foin que l'on fait autour d'elle.

Un enfant du voisinage


Citation :
Blanche-Neige? Elle m'aide pour mes devoirs, souvent. Je fais semblant d'avoir des ennuis pour lui parler, parce que j'aime trop sa voix. Puis elle a toujours des bonbons sur elle.

Un ancien client aux mains baladeuses


Citation :
Elle? Une vraie salope, toujours à se déhancher et à parader devant moi, toujours à se pencher pour montrer son décolleté. Une allumeuse, je vous dit, sous ses airs de sainte-nitouche. Elle m'a fait baver pendant des mois, avec ses faux airs innocents, à toujours faire des promesses silencieuses, avec ses coups d'oeil aguicheurs et sa manière de me frôler en passant à côté de moi. De smois... Et rien! Un air innocent et affronté lorsque je l'ai empoignée, et une gifle, puis des hurlements de vierge effarouchée. Une vraie petasse

Son père,viage creusé et cheveux grisonnants


Citation :
Parfaite... Elle est parfaite. Je suis si fier d'elle. Avec tout ce qu'elle a traversé, vous savez? Elle a grandi sans mère et celle que je lui ai donné a tenté de la tuer...

Elle est si forte, aussi belle que sa mère, et aussi généreuse. Quand je pense à ce qu'elle a subi par ma faute...

Miroir, mon beau miroir


Ou comment devenir aussi libre belle que moi en 10 commandements.



1.Le fond de teint, c'est pas pour les chiens.


Les peelings, crèmes hydratantes et autres apprêts non plus. Veillez à étudier votre type de peau et à appliquer les produits y correspondant. Choisissez votre maquillage en fonction de votre teint. Si vous avez un teint marmoréen d'albâtre, évitez le fond de teint du commerce, songez à fabriquer vous-même vos produits. Dans l'idéal votre marâtre était sorcière et vous aurez récupéré des trucs et astuces dans ses livres après qu'elle soit jetée en prison.

2.Votre argent vous dépenserez.


C'est bien connu, mieux vaut être sur la paille que faite de paille. Evitez de conjuguer les deux. Si rien ne peut remplacer certains remèdes maison (encore merci, Musca), il est des choses qu'il FAUT acheter et des dépenses obligées. Même pour les remèdes maisons: s'ils ne vous ont rien coûté, il y a un problème. Dépensez, l'économie s'en portera mieux. Investissez surtout dans une crème photogénisante, on ne sait jamais quand peut surgir un photographe. Soyez prêtes. « Veillez car vous ne savez ni le jour, ni l'heure. » ainsi que le disait un célèbre conteur.

3.Un corps de rêve vous aurez.


Si vous avez eu de la chance à la naissance et si vous oubliez de cocher la case « troubles alimentaires » et « heures perdues devant un clavier ». Quelque soit le type de clavier. Ne goûtez pas à votre boutique, même si elle se transforme en maison de bonbons.

4.L'air d'une dépravée vous éviterez


Limitez le maquillage, l'alcool, les tenues trop courtes/ trop sexy/ trop provocatrices. Ou songez à tuer les personnes qui auraient profité de la vue de votre délicieux corps moulé de cuir ou de léopard. Encore une fois, vous ne savez ni le jour ni l'heure où surgira un appareil photo. Limitez vos tenues coquines à la plus stricte intimité. Voire à votre miroir.

Si vous avez trop bu la veille, avalez au plus vite une potion et restez terrée chez vous. N'ouvrez qu'à votre meilleur ami, si, vraiment, vous avez envie de thé.

5.Vos atouts en valeur vous mettrez.


Si la nature a été clémente avec vous, vous en aurez. SI la nature a été übergénéreuse avec vous, sans doute aurez vous de grands yeux clairs et des lèvres rouge carmin naturellement, un visage charmant encadrés d'une longue chevelure sombre. La blondeur est acceptable mais vulgaire. Si vous êtes rousse, suicidez-vous après m'avoir prêté quelques tâches de rousseurs amovibles.

6.Votre garde-robe vous soignerez.


Même avec le corps le plus désirable au monde, vous pouvez ressembler à un sac si vous choisissez mal vos tenues. Prévoyez-en pour diverses occasions: citadines, festives, sérieuses, décontractées, mignonnes, sexy,.. Gardez la robe de votre belle-mère pour travailler dans le jardin ou pêcher la morue à la main dans des ruisseaux où elle ne gambade pas. Dans l'idéal vous aurez un ami doué en couture et pas spécialement gay pour vous aider.

7.Les asperges sont des légumes.


Pas des jeunes filles sympa, riantes, belles et désirables. Si vous mesurez plus d'un mètre septante, prenez votre meilleure hache et, sur chaque jambe, coupez à deux reprises quelque part entre le genou et la cheville. Prenez votre matériel de couture, retirez l'excédent de jambe et rafistolez tout cela. Ensuite courrez acheter une paire de talons aiguille.

8.Les naines ne sont jamais que stars de films X


Evitez donc de l'être. Si vous n'avez pas le choix, pleurez, regard bouffi ou non, cela ne changera pas grand chose à votre sex appeal. Si vous êtes une fée, évitez de parader devant moi.

9. Grâcieuse toujours vous serez


Songez aussi à être féline, volcanique et coléreuse de temps à autres, évitez juste de l'être en public. Un miroir est votre meilleur ami, de préférence un mur de miroir. Exercez-vous, marchez, riez, tenez une tasse de thé, asseyez-vous, souriez. Il peut être utile d'investir dans une aide professionnelle dans pas mal de cas. N'hésitez pas, tout le monde ne nait pas douée. Envisagez des cours de danse et de diction. Soignez votre langage.

10. Votre marâtre vous surpasserez.


Rien de très compliqué.



Dernière édition par Snow White le Jeu 17 Fév - 14:43, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique] Lun 14 Fév - 11:05

Il était une fois. Et rien qu'une seule !


Naitre, c'est un peu ça: se réveiller dans une foule, et pas un regard sur vous.


Chapitre premier: comment je suis née.


Elle lui adresse un regard doux, réservé mais lumineux, en faisant lentement tourner une cuiller dans son thé. Son dos frôle le dossier de velours rouge sans s'y appuyer et sur son épaule roule la masse sombre de sa chevelure. Modeste, comme inconsciente de sa propre beauté, elle ne semble pas savoir que la courbe tendre de sa joue, sous cet angle, caressée de lumière, désarme même les pires haines. Elle ne semble pas en user face à son interlocuteur... Journaliste? Oh... Elle aime les médias. Elle les chérit, les berce, les enlace, elle leur donne son corps, sa si jolie enveloppe, elle leur jette un peu de chair, un peu d'exhausteurs de gouts, du sel, du sucre, du miel... Tout ce qu'ils aiment. De si jolis joyaux à passer à ses doigts fins...

Il voulait un entretien privé, privilégié, un échange intime...
Elle a fait mine d'hésiter: « Je ne sais... »
Sa naissance?
Elle voudrait tant...

C'était l'été, ou presque. Il faisait si chaud que la sueur, sur le corps de mère, son beau corps torturé, secoué de douleur, la sueur, sur ses membres fins et rêveurs devait s'évaporer presque aussi vite qu'elle naissait. C'est ce que je me raconte: j'aime imaginer être née par une journée brûlante, une journée-incendie, une journée-qui-vous-dévore. Une journée qui vous accueille, vous, bébé, en vous brûlant les poumons: alors vous vous vengez, tout le reste de votre existence. Et la chaleur a pris son dû: une vie pour une vie.

Voilà pour le côté poético-lyrico-sentimantalo-débile.
Et voici pour la Bête, en moi.

La réalité, dans toute sa cruauté? Ma mère a écarté les jambes, je lui cognais le ventre, je la déchirais, et je les ai maculées de sang, ses cuisses que mon père avait ouvertes, et j'ai hurlé en lui arrachant ce qui lui restait de vie. Elle en a crevé, de me mettre au monde, cette bonniche. Elle en a crié, pleuré, râlé. Mais je n'ai pas eu pitié. J'ai rugi. C'est normal, pour être belle, il fallait que je lui vole la sienne, de beauté, et pour être forte il me fallait la sienne, de force, et pour être menteuse, il me fallait la sienne, de vérité.

Pfiou, comme ça!
Avec un cri, un rire.
Ca s'évade.
Ca s'évanouit.
Ca s'envole.
Ca ne pèse rien, une vie.
Ca se vole sans même y penser.

... mon premier délit. J'étais une enfant précoce.
Un bébé...
Un bébé sans souvenirs.

Mais je me tais, scribouillard, je me tais sur mes secrets.
Tu ne les mérites pas, mon coeur, mon beau, mon ange.
Tu es trop laid, trop simple, trop toi.
Trop tout, trop rien.
Tu n'es pas une assez belle proie.
Mais ne sois pas jaloux...
Surtout, ne le sois pas.
Il n'y a que Lui, tu sais.
Que Lui.

Elle a un sourire léger, un peu mélancolique.
« Je crois que tout le monde connait cette histoire. Je suis née, et pour me donner la vie, ma mère a sacrifié la sienne. Je ne l'ai pas connue, mais on m'a dit qu'elle était belle et courageuse, bonne et droite. Elle aurait sans doute été une si merveilleuse maman... Mais la vie est ainsi faite. Si un jour j'ai un enfant, j'espère pouvoir assister à ses premiers pas. Pour elle. Mais tout cela est encore bien loin. »

Elle se penche un peu, trempe le bout de ses lèvres ourlées de rouge dans son infusion de serre-moins-fort. Le vrai nom de ce thé? Elle l'a oublié. Cela fait longtemps qu'elle l'appelle ainsi... Ses cils battent un instant, alors qu'un plaisir animal la prend, la possède, la terrasse. Rien ne se voit, à peine le toucher angélique de la joie sur ses joues rosies. Elle aime le thé, les tisanes, les infusions, elle aime la richesse de leurs goûts et chacune de ses gorgées à un parfum de passé. Les saveurs cognent en elle et font éclater les souvenirs. Elle se love sous leurs caresses, se roule dans la chaleur lisse de leur boue, elle se salit dans leur fange odorante. Elle gémit. En silence. Immobile. Apaisée.

Elle a eu une si belle enfance.
Un demi-sourire.
Juste pour lui.
Pour son chapelier.
Lui qui est à elle.
Plus que tout autre.
A elle, à elle, à elle.
Lui qu'elle possède.

Je le vois dans tes yeux, scribouillard, je le vois bien que tu voudrais me parler de l'autre salope, là, ma belle-mère. Mais tu n'oses pas. Pas encore. Ce n'est pas plus mal, je n'ai pas envie de parler d'elle. Vous voulez toujours que je me lamente à son sujet... Oh, ce n'est pas qu'elle n'a pas été importante, elle a même eu son utilité. Puis comme les autres, elle était co-conne, elle se laissait berner. Et elle avait beaucoup de livres intéressants, tu vois? J'y ai puisé tant d'idées... Mais non, tu ne sais pas, tu ne peux pas comprendre, personne ne le peut. Il n'y a que Lui. IL sait, lui, qu'elle a essayé de me tuer, il comprend. Et pourtant, je l'aimais, avec toute la force de mon coeur d'enfant, avec toute ma haine, tout le sang de mon corps. Mais vas-y, pose ta question, cesse de fixer mes lèvres avec cet air révérencieux, tu me donnes envie de te les arracher, tes yeux de boue, tu sais, et de les porter en collier. Mais non, non mon ange, rassure-toi: ce sort là, il sera pour d'autres yeux, plus beaux, plus lumineux.

Je plaisante, voyons.
Je ne ferais pas de mal à une mouche.
Ni à un ver à bière.
Ni à un calamar.

Oh... Il lui parle de son enfance.
Organisé, le petit.
Organisé comme un scarabée.
Chronologiques, alors, ses questions?
Elle peut s'en accommoder.

« Papa était fort présent pour moi, même après son remariage. J'ai eu une enfance normale, somme toute... »

« Tu sais, miroir? J'ai peur, parfois, de maman. »
Je l'appelais ainsi, parfois, en public, la petasse. Le reste du temps c'était « mère ». Mère ou rien. Je n'oublie pas ce jour. Je devais avoir dix ans, pas plus... J'avais espionné Musca, plus d'une fois, alors qu'elle se pavanait devant la glace, alors qu'elle lui parlait. C'était injuste! Moi aussi! Moi aussi je voulais un miroir parlant. Et pourquoi pas, après tout? J'étais plus belle qu'elle!
Et parfois, lorsque le miroir était vide, parfois, je m'y étais aventurée, dans sa chambre, pour me rouler dans ses draps, l'y sentir, elle, le poivre et la rose de son corps, et la sueur tiède de mon père... Remplacer sa puanteur à elle par la trace de mon corps. Mais je n'avais que 10 ans, ce jour-là... le miroir? Le miroir... Ce jour-là, vers lui je m'étais avancée, et je ne savais s'il était là ou non. Alors je lui ai parlé.
« J'ai peur quand ses yeux sont noirs et ses lèvres toutes minces... »
Un bruit, dehors?
J'avais fui.

« Je n'étais pas mauvaise à l'école, j'avais des amis, je riais beaucoup, j'adorais jouer à cache-cache, j'oubliais de me laver derrière les oreilles et de temps à autres je mentais pour ne pas être punie... »

Parfois je me dis que c'est ce jour-là...
Ces deux phrases adressées au miroir...
Ce mensonge.
Parfois, et alors j'en jouis tant, tu sais? Parfois je me dis...
« Ce jour-là, j'ai scellé le sort de la connasse. »
Et alors tu ne peux pas comprendre, scribouillard, t'es condamné à des émotions molles, inutiles, c'est parce que dès la naissance tu as été médiocre, mais moi, quand j'y pense, le bonheur me plaque au sol, me piétine, m'arrache les entailles. Je suis heureuse comme je ne le suis que rarement.
Comme lorsque je mens.
Comme lorsque je suis vraie.
Comme lorsque je sens que je suis à deux doigts de lui faire mal...
Mais toujours, alors, il m'échappe.

« Et malgré tout, j'étais punie. Mais père m'adorait, et je le lui rendais bien. »

Et comme je la haïssais, cette pute qu'il avait ramenée, qu'il couchait dans son lit et qu'il faisait gémir, tous les soirs, sous ses coups de butor, si tu savais... Si tu savais, tu aurais peur de la violence, là, en moi. Le gout, la couleur, l'odeur de la haine... Elle est encore là, en moi, elle court dans mes veines... Je la détruirai, tu sais. Il était à moi. C'était MON père. Il n'avait jamais eu d'yeux que pour moi... avant elle. Elle n'était même pas si belle, pas assez pour expliquer. Je l'avais surnommée la sorcière. J'en riais avec mon fou et nous inventions des histoires où elle avait ensorcelé mon père. Puis j'ai appris à lire, j'ai trouvé ses livres, j'ai vu. J'ai compris. Avant elle, j'étais innocente, tu sais? Avant sa haine? Je faisais mal aux araignées, je frappais mon chat, j'aimais la couleur de son sang, mais jamais, jamais je n'avais songé à blesser un humain.

Mais lui, je ne l'ai pas blessé.
Pas encore.
Pas vraiment.
J'ai juste joué.
Pas pour lui faire mal, pour voir.
La preuve? Il est resté...
Il est encore là.

Elle m'a rendue laide, Muscapute.
Laide aux yeux du commun...
Moi je sais, je suis belle, si belle.
Je touche au sublime.

Je m'aime.
Mais surtout, je vous aime.
Je vous aime quand vous tremblez sans comprendre.
Quand vous me souriez, confiant, quand vous me croyez.
Quand vous m'avouez vos vices, vos peurs, vos doutes.
Quand je peux vous détruire et que je me retiens.
Parce que vous ne me méritez pas...
Vous êtes trop fragiles, tous.
Parfois, malgré tout, je joue.
Mais trop souvent, vous me décevez.

Le coup de grâce.
Un rire.
Un pot de fleur, tombé d'une fenêtre.
Vous voilà mort.

Tu te tais, mais je sais quelle sera ta prochaine question. Pas la peine de trembler, voyons: tu ne croiseras nulle part jeune fille mieux éduquée que moi. Je ne fais pas de mal aux inconnus. Pas pendant les interview, en tout cas. Tu te tais, et cela ne sert à rien...


Dis-moi que tu m'aimes, je te dirai qui tu hais.


Chapitre deuxième: comment je l'ai aimé


Le journaliste, teint souffreteux, pantalon douteux, veste écornée, semble à son aise, un cahier sur les genoux, un crayon planté derrière l'oreille, son magnétophone posé sur la table vernie qui les sépare et sa tasse de thé fragile, minuscule, perdue entre les pattes qui lui servent de main. Cela ne va pas durer, il ne peut juste pas deviner. Dans une heure, il aura mis des feux d'artifices dans les yeux tendres qui l'observe, et un loup au sourire discret qu'il contemple. Dans une heure il se hâtera, il courra vers les toilettes les plus proches et s'il a de la chance, beaucoup de chance, il ne sera pas trop humilié. Resteront les douleurs intestines.

Le pouvoir d'un thé. D'une poudre transparente.

Oh, reconnait-elle, en buvant une autre gorgée, en posant un regard un peu amusé sur sa victime, les poisons ne sont pas sa spécialité. « J'ai juste bien appris mes leçons, belle-maman. » Et elle sourit, lève les yeux vers une fenêtre et le ciel bleu qui s'y emprisonne. « Que diriez-vous de poursuivre cet entretien dehors? » et elle se redresse, souriante, lui lance son corps moulé dans des vêtements ajustés à la figure, comme d'autres l'accableraient de larmes et d'émotions vulgaires. Il ne réalise pas, le pauvre, et bientôt ils sont tous deux installés à la terrasse.

« Je suppose que la question suivante touchera à... ma belle mère? »

Elle hésite toujours, avant de la mentionner, comme si son nom lui faisait mal, une souffrance qui se dissimule, pudique, dans un mouvement léger de la nuque, dans un regard qui se dérobe et des cils qui s'abaissent. Une crispation, infime, de la main, puis tout cela, chassé par un sourire lumineux.Elle n'a jamais aimé s'apitoyer sur son sort, elle chérit par dessus tout la joie, le bonheur, les éclats de rire et puis l'amitié. Et le thé. Toujours le thé.
« Au départ... j'ai été jalouse. Mon père avait une autre femme dans sa vie, je croyais qu'elle me volait son attention... »

J'en ai crevé, de jalousie, tu sais... De la voir si belle, si séduisante, si savante. J'en ai crevé de douleur et de rage. La poupée qu'elle m'avait offerte? Cent fois je l'ai poignardée. Et puis, de toute façon, je n'avais plus l'âge des poupées... Elle était gentille, pourtant. Elle me coiffait, m'habillait, elle jouait avec moi. Quand père était là. Et puis, quand elle me faisait des nattes, elles tirait un peu trop sur mes cheveux, parfois. Mais je la remerciais toujours.

Ca devait être parce qu'elle était aussi parfaite que mon père l'aimait. Alors j'ai voulu être plus parfaite encore.

« Mais très vite elle a réussi à se rendre... irremplaçable. Et je l'ai aimée, comme si, réellement, elle était ma mère. Elle était gentille et attentionnée, la plupart du temps. Je n'ai jamais rien soupçonné... »

Elle lève les yeux au ciel, avec un soupçon de mélancolie. Un nuage passe dans ses yeux, puis elle semble revenir à la réalité et adresse à son interlocuteur un sourire gai.

« Mais je n'oublie pas les bons moments. Elle n'était pas... affreuse avec moi. Alors je ne veux plus me poser de questions, ni me demander si elle m'a toujours haïe. La vie? C'est devant, pas derrière. Pas dans le passé, dans les projets d'avenir. »

Elle était belle, si belle...
Tu sais? Belle comme les princesses.
Celles qui peuplent les contes de fées.
Celles qui étripent les princes.
Elle avait une peau douce, une peau qui sentait la fleur.
Et des yeux-couleuvres, et j'aurais voulu m'y perdre, tu sais, dans ses yeux.
Comme le faisait mon père.
J'aurais voulu qu'ils soient à moi. Comme les yeux de ma poupée.
Ils faisaient de jolies boucles d'oreilles...
Si jolies que je ne les portais que face à mon Chapelier.
Il les aimait bien, je crois.

Elle laisse une pause, un instant, puis quelque chose traverse son champ de vision, quelque chose de grand, de beau, de coloré, de rieur. C'est Sham, et elle lui fait signe de la main, se lève, avance, danse presque, jusqu'à lui, l'enlace pour lui souhaiter le bonjour, échange quelques mots avec lui, en riant. Elle a toujours un reste de sourire aux lèvres lorsqu'elle revient vers le lunetteux, elle s'excuse un peu, les yeux brillants de malice.

« Désolée de vous avoir planté là. »

« Vous semblez fort proches, le Chapelier toqué et vous. »

Oh... Elle sait où il veut en venir, elle se mord un peu la lèvre, elle hausse les épaules. Une fraction de seconde d'hésitation. Puis elle lui répond, rieuse.

« C'est mon plus ancien ami, celui qui me connait le mieux, celui qui m'accepte, avec mes défauts, mes qualités. Et puis, il était là, le jour où... Vous voyez? »

Je ne crois pas que tu comprennes, pauvre cloche.
Je ne crois pas que tu puisses comprendre.
Il a toujours été là.
Il a toujours joué avec moi.
Et moi, j'ai toujours joué avec lui.
Il me connait...
Il n'a pas peur.
Je lui fait mal?
Il ne le sait même pas.
Ou alors il le sait et s'en moque.
Et il se relève, comme si rien n'était arrivé.
Il me sourit, il me caline, il me chatouille.
Il est si fort que moi, à vouloir le blesser, je me brise contre sa force.
Il est si fort que j'ai beau essayer, rien ne l'atteint.
Il est si fort, et il est à moi, rien qu'à moi.
Parce que je suis la plus belle.
La plus douce, la plus cruelle, la plus diable.
Parce que quand j'ai le feu au corps, quand je plante mes ongles dans le dos d'un autre, c'est toujours sa peau à lui que j'écorche.
Parce qu'il le sait et qu'il en rit, je crois.
Parce qu'il m'échappe, que je ne le blesse pas...
Parce qu'il revient, toujours, et qu'il me regarde, me voit, me sourit.
Il n'y a que lui, tu sais? Que lui...

« Oh... Ne me regardez pas ainsi! »

Elle rit un peu.

« Je ne suis pas amoureuse de lui... non. Il est comme un grand frère. J'ai pleuré sur son épaule, j'ai ri de nos bêtises, je l'ai vu couvert de boue ou en larmes... je le connais trop pour être amoureuse. C'est juste de la tendresse, de l'amitié. »

Parce qu'il sait ce que je suis et qu'il n'a pas peur.
Et moi, pourtant, je vais, je viens, je m'élance, je cogne.
Il ne sent rien.
Il aime les oiseaux, tu vois, pour leur vol et leur cri.
Je les hais, parce qu'il les regarde avec ce sourire qu'il ne devrait avoir que pour moi.
Parce qu'ils font briller ses yeux et allègent ses journées.
Parce qu'ils le font rêver, et que moi je voudrais qu'il n'ait qu'un seul rêve.
Un seul cauchemar.
Moi.

« C'est pour cela que nous sommes associés. Après... Après que je n'ai été recueillie et sauvée, lorsque nous nous sommes retrouvés... Je ne voulais plus affronter le monde, j'avais peur, si peur: quel ami allait me trahir? Quelle connaissance tenter de me tuer? Ma mère n'avait pas hésité, alors pourquoi les autres ne feraient-ils pas pareil? Mais lui est resté là, malgré ma paranoïa, et il m'a aidée... Je n'osais plus vivre, alors il m'a prise par la main et ensemble nous avons monté cette boutique. »

Pour mesurer la cruauté, je n'ai qu'une aune et un mètre: l'amour et le mensonge.


Chapitre troisième: comment j'ai grandi en beauté et cruauté.


Il lui jette un regard amusé, certain, au fond, de tenir un scoop. Snow White amoureuse... Alors, quand elle tend vers lui la théière, il la laisse le resservir, verser le sucre, le nuage de lait qu'il apprécie, il contemple ses mains fines qui s'activent avec élégance et diligence.Lorsqu'il aura mal, elle ne sera pas là, c'est la seule pensée qui attriste Flake. Elle ne le verra pas...

« Un biscuit? »

Et elle ouvre un coffret, le lui tend, le laisse contempler, choisir, gouter.
Elle les a préparés un peu plus tôt, pour les partager avec Sham. Mais ce n'est pas très grave, elle en refera.

« Merci. »

Et alors qu'elle voit ses dents plonger dans la chair moelleuse et chocolatée, c'est à lui qu'elle songe. Un jour, elle paiera des gens. Des méchants. Pour lui faire mal, vraiment mal, aussi mal que Muscarine le lui avait fait. Ils le blesseront si bien et elle? Elle, elle le soignera tendrement. Elle lui ouvrira la poitrine, cette poitrine qu'ils auront déchirée, elle se penchera, elle embrassera ce petit coeur, tout palpitant, elle y passera la langue. Elle s'en délectera et sur ses lèvres rouges elle écrira toute sa passion.

Elle ne sait pas si elle en est capable. Elle aime le sang des chats... Elle n'a jamais gouté à celui des humains, ou à peine, du bout des lèvres, quand elle était blessée, quand il saignait.

« Une part de votre popularité vient de cet exploit encore inexpliqué: comment avez-vous fait pour que les nains cannibales ne s'attaquent pas à vous? »

« On me pose souvent cette question, et je n'y ai encore trouvé moi-même aucune réponse... »

J'avais les yeux pleins de larmes.
J'avais mal, tu sais? J'ai toujours mal quand ma proie meurt.
C'était mon premier chat. Un cadeau de Muscapute...
Un joli chat chartreux, à qui je racontais des tas d'histoire et qui adorait être caressé pendant des heures, près du feu.
Sham m'a regardée, a pris mes mains ensanglantées, les a passées autour de sa taille et m'a serrée contre lui.
Et j'ai pleuré sur son épaule.
Il était si beau, mon chat... Pourquoi n'avait-il pas résisté plus longtemps? Pourquoi être mort si vite? Il avait encore la moitié de sa peau, après tout, et je ne l'avais pas attaché trop fort. Et je l'avais caressé, encore et encore, sentant tressauter ses muscles sous mes doigts.
Mais il m'avait trahie, il était mort.

« C'était un beau chat. »
« et si gentil... »
« Il t'aimait beaucoup... Il ne faudra pas l'oublier. »

Alors, pour ne jamais l'oublier, je lui ai demandé de l'aide. Et nous avons fait un feu.
Et mon chat, mon beau chat, je l'ai cuit à ce feu.
Et pour me faire plaisir, pour sécher mes larmes, mon chapelier l'a transformé..
Enfin, à moitié. Et j'ai mangé ma part.
Il n'a pas vu, je crois...
Il n'a pas vu mon sourire.

Les nains les avaient vus. Mais bien sûr, cela, elle le tait.

Elle jette un regard presque tendre au journaliste. Il pourrait sans doute trouver d'autres questions... Lui poser des questions sur son avenir, peut-être... Mais son avenir, elle n'a pas le temps d'en parler, elle doit le construire: il est un joli instrument, mais rien de plus, et elle lui a déjà accordé pas mal de temps. Alors, gentiment, elle prend congé. Elle lui souhaite une bonne journée, précise qu'elle sera heureuse de lire son article et qu'il lui semble très sympathique, qu'elle serait heureuse de lui accorder, plus tard, un autre entretien.

Elle le laisse là, songe que bientôt il aura ses premières crampes abdominale. Elle sourit un peu, angélique, lui fait un dernier signe et rentre dans sa boutique, pour retrouver Mad. Il est là, dans ses vêtements d'oiseau exotique et elle le détaille un moment.

"Tu étais vraiment obligé de transformer la rampe de l'escalier en caramel?"

Elle a la voix un peu moqueuse, l'envie de lever les yeux au ciel et l'habitude de ses frasques. Elle en sourit un peu.

"Prépare-toi à quelques racontars, après la parution de mon interview. Je crois que le journaliste a décidé que nous faisons un joli couple."

Et elle rit un peu, en grignotant un morceau de caramel.


Dernière édition par Snow White le Jeu 17 Fév - 14:50, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique] Jeu 17 Fév - 21:49

Hors Rp'
Si votre/vos futurs avatar(s) se réfère(ent) à un personnage de manga/animé/etc spécifique, précisez le nous ici ;
(Nom de l'artiste et lien vers sa galerie à mettre en signature ou dans votre notebook si connu. Précisez le nous également !)
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Comment nous avez-vous découverts ;
Via un louveteau qui exploita ma naïveté
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5 ans
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MessageSujet: Re: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique] Mar 22 Fév - 21:54

Bonsoir !

Et bien, ma foi, je ne trouve rien à redire à cette fiche, ce qui me vexe énormément : non, bien écrite, intéressante, proposant une interprétation de Snow White qui dépasse vraiment la fiche du PP - et en bien !

Toutes mes félicitations, et bienvenue parmi nous ! :p
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NOTEBOOK : A Princely Notebook
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MessageSujet: Re: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique] Mar 22 Fév - 21:58

*sautille partout, excitée comme une puce et finit par sauter au cou du Prince avec un couinement heureux*

Merciiiii *_*
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MessageSujet: Re: Blup blup blup petit poisson [paré à la critique]

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Blup blup blup petit poisson [paré à la critique]

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