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Des retrouvailles impromptues.

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MessageSujet: Des retrouvailles impromptues. Mer 9 Mar - 19:32

Cela faisait quelques heures que j’avais l’impression de rêver. Plongé en plein territoire inconnu, je découvrais avec délice – et il n’y a pas de mot plus approprié que celui-ci ! – toutes les nouveautés qui m’entouraient. Le paysage n’était que couleurs acidulées et sucreries de taille proéminente, à tel point que je m’étais demandé en arrivant à Candyland si on ne m’avait pas rétréci et jeté dans une boîte à bonbons !

D’ailleurs, qu’est-ce qui m’avait amené à m’aventurer loin de Neverland et des Enfants Perdus ? La recherche de délices à se mettre sous la dent, bien entendu, et sûrement le goût de l’aventure.

Les histoires sur Candyland n’étaient pas rares à Perdition. Beaucoup d’Enfants Perdus rêvaient d’y mettre les pieds pour y prendre un bain de crème chantilly tout en dégustant des fraises grosses comme des melons ou faire un plongeon du haut d’une cascade de chocolat chaud. Sauf qu’il était hors de question que qui que ce soit quitte Neverland sans mon accord, et moi je ne pouvais pas abandonner ma fonction pour mon bon plaisir. On n’éradiquait pas les adultes en se prélassant loin de son poste ! Alors tout le monde se contentait des bonbons ordinaires qu’on raflait dans les confiseries en ville.

Du moins jusqu’à un certain jour. Les quelques magasins qui en vendaient avaient été dévalisés par ‘les gamins sauvageons menés par le malhonnête Peter Pan’ comme nous avait si bien nommés la une des journaux – malhonnête, et puis quoi encore ? On aurait dû se retrouver avec une montagne de sucreries si un petit accident n’était pas venu bouleverser nos plans. Notre butin était réuni dans un chariot en bois si lourd qu’il fallait trois enfants pour le tirer. En passant sur l’un des ponts pour retourner à l’Arbre aux Pendus, la construction n’avait pas tenu sous le poids de notre cargaison et avait cédé à son passage. Le chariot et les trois enfants avaient été précipités dans le vide. Heureusement, il n’y avait eu aucun blessés graves – justes de gros bleus et des éraflures sur les bras et les genoux. Mais notre précieux magot c’était perdu au fond des gorges…

Il n’y avait donc plus de bonbons ni à Perdition ni dans les villes côtières, et c’était une situation critique.

Le soir même, un conseil eut lieu au pied de l’Arbre aux Pendus. Il était hors de question d’attendre le ravitaillement des boutiques en ville, et il fut décidé que quelqu’un devait se rendre à Candyland pour le réapprovisionnement. Et qui d’autre que moi pouvait accomplir cette dangereuse mission ? Les Enfants Perdus avaient approuvé mon choix, et pour la première fois je quittai Neverland en laissant les reines à Wendy jusqu’à mon retour.

C’est pour cela que je me retrouvais ici, à marcher entre tous ces bonbons aux couleurs chatoyantes. C’était un véritable supplice pour quelqu’un qui avait le ventre vide. Je ne savais plus où donner de la tête. Devais-je prendre ces pommes d’amour qui constellaient un drôle d’arbre ou plutôt ces sucettes qui poussaient dans l’herbe mentholée ? Il y en avait pour tous les goûts !

Et je n’étais pas arrivé au bout de mes surprises. Après quelques heures de marche, je trouvai une maison au milieu des bois. Mais pas n’importe quelle baraque ! Celle-ci avait les murs en pain d’épices, les fenêtres en caramel cristallisé et le toit en chocolat, le tout décoré d’une multitude de bonbons divers et variés et de sucres d’orge. Une résidence de rêve !

Elle me faisait penser à une des histoires que Wendy racontait parfois. Il me semblait qu’il était question d’une sorcière, mais ma curiosité était trop grande ! Je m’avançai jusqu’à cette maison des délices et poussai le battant de la porte sans même prendre la peine de toquer. Avant d’entrer, je raflai une sucette collée à la porte et l’enfournai dans la bouche… parfum vanille, mon préféré !

La maison semblait vide : aucune sorcière n’était à l’horizon. Après m’être rassasié – ou plutôt pété l’estomac – je me mis au travail. J’ouvris le sac que j’avais porté sur mon dos durant le trajet et commençai à le remplir de tout ce qui me tombait sous la main. Sucettes fruitées, pastilles acidulées, papillotes en chocolat, pâtes de fruits, marrons glacés et cacahuètes caramélisées : tout y passait !

J’avais presque terminé de remplir mon sac lorsque j’entendis des bruits de pas venants de l’extérieur. Le son était léger mais j’arrivais à le percevoir en tendant l’oreille. Je rangeai une dernière pomme d’amour dans le sac et le hissai sur mon dos. Méfiant, je décrochai la fronde pendue à ma ceinture et l’armai d’une pierre trouvée au fond de ma poche. À pas de loup, je me glissai dans le vestibule et m’établis face à la porte d’entrée, guettant l’arrivée de l’intrus et me préparant à lui balancer un caillou dans la caboche s’il se montrait agressif.

Je n’allais pas me laisser attraper par une veille sorcière tout droit sortie des histoires de Wendy, fois de Peter Pan !
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Mer 9 Mar - 20:33

Les sucreries venaient assez loin dans la liste des choses que Bell préférait par dessus tout. Avant venaient les grelots, d'où son impressionnante collection, les beaux vêtements, les tissus précieux, les bijoux bien qu'il n'en porte peu, tout ce qui brillait d'ordre général. Et les sucrerie quitte à en manger, alors laissez moi vous dire que ce n'était pas du petit pain d'épice ou des cupcakes mignons. Lui mangeait des petites choses aux couleurs si saturées qu'elle en faisait mal aux yeux, mal au dents aussi, de celles qui coloraient la langue et même la salive. Il en mangeait peu souvent, mais avec excès. Et là c'était le moment.
Pour une raison inconnue, depuis leur escapade au château, Bélial ne voulait plus entendre parler de lui. La fée avait d'abord trouvé ça fortement agréable, s'était tapie chez elle, entre ses livres et ses carillons. Seulement au bout de deux semaines... au bout de deux semaines il avait finit par souhaiter voir du monde. Cette fois l'incube n'avait pas passé sa porte, pour lui proposer une glace, une marche, n'importe quoi. Parce que Tinker Bell ne voulait pas se l'avouer mais le crétin aux cheveux rouges qu'il prétendait à tue-tête détester plus que tout était son seul ami. Alors ce matin, quand il s'était encore réveillé étalé sur un livre, qu'il avait écouté les craquements de sa maison vide, il avait prit un bain, de jolis vêtements et de belles chaussures, et était parti. Parti direction Candyland, et puisque c'est comme ça je vais me suicider dans un chocolat chaud.


Il n'avait pas traîné longtemps dans le bois griotte, il savait où il allait, et savait ce qu'il cherchait. Une petite maison dont il avait chapardé des tuiles une fois ou deux. Il avait agit ces fois là comme s'il s'était trouvé sur Perdition, adrénaline, rapidité, furtivité, le coeur qui bat et la transpiration naissante au creux de la nuque. Mais chut, c'est souvenirs là étaient interdit, depuis tellement longtemps en fait pouvait les effleurer sans souffrir, les regarder de biais sans pleurer.
Bonbons, bonbons, bonbons !
Cette maison n'était que dé-bauche. Les papillotes dans un coin lui faisaient de l'oeil, habillées de couleurs et de papier brillants comme des joyaux. Et. Dieu. Savait. Que Tinker Bell aimait les pâtes de fruits. Elle ne constituaient pas un excès de sucre ou de colorant pourtant, elles n'étaient rondes et lisses comme des bonbon magiques. Mais c'était comme ça, la fine pellicule de cristaux de sucres, la texture, la pâte qui luisait au contact de la salive, lui ça le faisait presque rougir tellement c'était indescent. Il avait oublié qu'il était triste, il avait oublié qu'il était seul, il avait même probablement oublié qu'il s'apellait Tinker Bell. En ce moment il évaluait en pensée la taille de ses poches et se demandait combien de papillotes il pourrait enporter. En espérant ne pas tomber sur le chocolat. Le chocolat c'était moche, le chocolat c'était mauvais, le chocolat ça ne mangeait pas ça se buvait, et c'était un peu son thé à lui. Quelques friandises lumineuses vinrent rouler au creux de ses mains, il les regarda intensément avant de les ranger dans ses poches. Non il n'allait pas les manger maintenant il risquerait de faire des bruits bizarres. Et ça et bin, dans le cas d'un éventuel propriétaire, il pouvait pas se le permettre.


Bell retint sa respiration en posant un soulier sur le seuil, mouvement accompagné d'un petit bruissement de clochettes. A vrai dire il... ignorait si cet endroit avait un propriétaire ou pas. Une fée ne fait jamais les choses à moitié, Tinker Bell était soit ignorant, soit incollable. Il savait reconnaitre un spectre de pierres semi-précieuses étonnamment larges, connaissait toutes les créatures affiliées de près ou de loin au fées et pouvait réciter n'importe quelle histoire en comportant une. Donc il ignorait totalement la moindre historiette concernant une éventuelle maison en friandise cachée au milieu de la forêt. Donc il rentra furtivement, mais pas trop, et laissa la porte en guimauve se refermer derrière lui.
Et rien ne se passa.
...
Just kidding ! La porte n'avait pas finit de se refermer qu'il était tombé nez à nez avec un visiteur, un visiteur aux cheveux flamboyants, et son coeur se serrait déjà en repensant à Peter. Il se préparait au même tour de manège que d'habitude, depuis toutes ces années, surprise, espoir, frayeur, prise de conscience, déception, fatigue émotionnelle. Sauf que là, la seule prise de conscience qui lui frappa le visage ce fut que, en fait, il se trouvait réellement devant Peter. Et là son coeur s'arrêta de battre, son visage blêmit. Et bam, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, il était ressorti, avait claqué la porte et si était adossé. Déjà parce que ses genoux tremblait et que son coeur rébootait à peine, ce qui reléguait une folle partie de course poursuite sur le banc des remplaçants. De toute façon ça ne pouvait pas être possible, c'était une illusion, un piège. Respire Bell. Ca ne peut être que ça. Comme si Peter pouvait quitter Perdition, comme s'ils pouvaient se retrouver au milieu de nulle part. Oui... Oui ça allait mieux.
Il s'affaissa un peu contre la porte, les jambes flageolantes et le souffle qui revenait doucement. Foutue maison quand même, il avait bien failli y croire. Et il rit tout seul pour se prouver qu'il était brave. Dans deux minutes il entrerait de nouveau, et piège pourri ou pas, il kidnapperait ces confiseries pour les traîner dans sa tanière !




Dernière édition par Tinker Bell le Sam 12 Mar - 14:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Sam 12 Mar - 13:56

Ce qui est horrible dans les moments où l’attente se fait intense, c’est que le temps semble défiler au ralenti. Les secondes s’allongent et les minutes n’en finissent plus, au point que l’on se sent nerveux autant physiquement que mentalement. Et ça en devenait fatigant !

Et là, c’était une situation comme celle-ci. De l’autre côté de la porte, je pouvais distinguer des bruissements trahissant la présence d’une personne sur le palier. Il me sembla même entendre le petit ‘diling’ distinctif d’une clochette ou quelque chose comme ça, mais peut-être avais-je rêvé. Ce simple son – même s’il sortait sûrement de mon imagination – raviva en moi les souvenirs de Tinky, mon précieux ami qui avait disparu sans que je n’en sache la raison. Ce genre de bruit accompagnait souvent ses déplacements… et il m’avait manqué pendant bien longtemps.

La porte s’entrouvrit doucement, laissant entrer un filet de lumière du soleil à l’intérieur du vestibule. Je retins ma respiration et resserrai ma prise sur la fronde, prêt à me mettre en action. Si je me débrouillais bien, je pouvais déstabiliser quelques instants l’intrus et en profiter pour me jeter par la porte. Ensuite, je n’aurais plus qu’à courir le plus vite possible. C’était jouable.

Une silhouette efflanquée se glissa dans l’embrasure de la porte. Une silhouette familière, même, que je n’avais vu qu’en rêves depuis trop longtemps… De soyeux vêtements de poupées, des grelots parsemés par-ci par-là et une jolie tignasse bleu foncé. Tinker Bell ?!!

Je faillis laisser partir la pierre calée dans ma fronde à cause de la surprise. Me reprenant juste à temps, j’abaissai vivement mon arme. Même si le fait de le rencontrer ici semblait impossible, je n’avais aucun doute : c’était bien Tinky ! Et il semblait aussi abasourdi que moi. Alors que mon incrédulité laissait place à une bouffée de joie, il fit volte face et claqua la porte après s’être lancé dehors.

Désarçonné par cette réaction inattendue, je restai les bras ballants. Cette entrevue avait été si brève et si surprenante que je me demandais si je n’avais pas mangé un bonbon empoisonné et nageai en plein délire. Pourtant, j’espérai grandement que ce n’était pas une illusion et que Tinky c’était bien tenu devant moi quelques courtes secondes.

Et si c’était le cas, il était hors de question que je le laisse filer alors que je l’avais eu à portée de main après si longtemps.

Sortant de ma léthargie, je me précipitai sur la porte pour l’ouvrir. Quelque chose ou quelqu’un – certainement Tinky lui-même – la bloquait de l’autre côté et je dus la pousser avec force pour ouvrir un interstice assez grand pour que je puisse y glisser un bras.


« Bell… soufflai-je d’une voix légèrement tremblante. Tinky, c’est bien toi ? »

Je réussis à passer mon épaule et une jambe à l’extérieur, mais mon sac m’empêchait de passer complètement dehors. Écrasé ainsi entre la porte et son battant, ma position était inconfortable voire même douloureuse.

« Laisse-moi sortir ! »

Je poussai sur la porte de toutes mes forces pour l’ouvrir en grand et me dégager.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Sam 12 Mar - 15:42

Il commençait à se calmer, tout juste, quand un bruit mat et un poids contre son dos le firent déchanter. Dur dur de croire en une illusion qui avait autant de consistance non ? Un réflexe de conservation prit le dessus, l'immobilisant, restant appuyé contre la porte pour empêcher quoique ce soit d'en sortir. Ce qui n'était pas vraiment suffisant, un bras passait déjà à travers. Et une voix. Dans sa cage thoracique de fée, son coeur sursauta, et ne repartit jamais. C'était une voix de soleil et de jeux. Combien de fois elle avait apellé son nom ? Des centaines, des centaines. Son cœur retomba dans sa poitrine, en plein dans une flaque d'acide qui commença à le ronger à vitesse grand V. C'était douloureux, c'était atroce, une telle intensité de sentiments, même pour une fée c'était... trop dur. Tout son corps faiblit de nouveau, de petites larmes brûlantes se formèrent au bord de ses yeux, comme un réflexe, et il se mordit la lèvre, un peu trop fort. Tout ça à cause de quatre mots, quatre mots dont son prénom. Et il ne put rien à répondre à Peter qui était de l'autre côté de la porte, rien à part une inspiration brusque et un peu sifflante, saule manifestation extérieure du maelström qui se déchainait dans tout son mètre soixante.
Ses souliers vernis dérapèrent sur le perron, et une poussée un peu plus puissante, un peu plus autoritaire, Et il glissa sur le sol, laissant la porte s'ouvrir. Et là en fait, il aurait fallu qu'il coure. Vite. Mais il était parasité par une envie très forte de se rouler en boule et d'être loin. Partir lui avait coûté. Il ne s'en était pas séparé facilement du rouquin. Il était parti sans laisser une occasion aux adieux, sans attendre son réveil, parce qu'il n'aurait pas pu sinon. Comme là il ne pouvait pas s'enfuir. Il déplia son corps et se releva lentement, regardant le bout de ses souliers en époussetant ses dentelles avec un soin exagéré, ignorant toutes les fibres de son corps qui lui hurlaient de partir.
Parce que oui, être loin de ce gosse magique pour qui il avait réussi à être le premier, le plus important, pendant trop longtemps, ça le rendait triste. Mais plus encore, lui parler et rester en face de lui, il finirait par mourir. Alors il leva les yeux, esquissa un sourire rouillé, douloureux et dit ;

    - Salut Peter.

Machinalement lui venaient en tête mille question qu'il s'était interdit de se poser jusque là, des interrogations dont il ne voulait même pas avoir les réponses. Ça va ? Bien sûr que ça allait, il le savait mieux que personne, Peter était occupé, Peter n'avait jamais aimé pleurer trop longuement sur des choses perdues. Est-ce que quelqu'un a pris ma place Peter, est-ce que vous vous êtes partagés les perles et les trésors de ma chambre? Est-ce que parmi ces gosses que j'ai jamais vraiment aimé il y en a eu un pour t'épauler comme je l'ai fait, mieux que je l'ai fait ? Il sentit la collèrent monter doucement, et la poussa, l'encouragea à prendre la place occupée par la douleur. Après tout, ce serait mieux.
En attendant il restait là, planté à deux mètres de l'enfant, comme si c'était vital qu'une distance les sépare. Petite langue rose qui passe sur les lèvres. Les fées faisaient très mal semblant, aussi son visage hésitait entre la neutralité qu'il aimerait exprimer autre chose, qui ressemblait à de la peur, une anxiété folle.

    - Je m'attendais pas à te voir... aussi loin de chez toi.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Dim 13 Mar - 18:06

Lorsque la porte s’ouvrit, je faillis perdre l’équilibre et tomber vers l’avant en étant entraîné par le poids de mon sac. J’eus l’impression que mon cœur bondissait jusque dans ma gorge alors que pendant une fraction de seconde, je crus que j’allais m’étaler sur le sol pour de bon. Cependant je réussis à me rétablir correctement en poussant un soupire soulagé.

Mon regard chercha la silhouette de la fée. Je me figeai en le voyant se relever et nettoyer ses soyeux habits, et le voir faire ces petits gestes me renvoya bien en arrière dans le temps. Aussi loin que je me souvenais, Tinky avait toujours fait attention à sa tenue. C’était un peu comme son pêché mignon, et je réalisai que j’avais oublié cela. Le temps m’avait volé bien des souvenirs, et certains se ravivaient à la vue de la fée.

J’avais rêvé du retour de Tinky bien des fois. Dans mon sommeil, nos retrouvailles étaient chaleureuses, pleines de rires et d’étreintes fraternelles, si simples et faciles qu’on aurait dit ne s’être jamais séparés. Même éveillé j’imaginais les choses comme telles.

Mais là dans la réalité, les choses ne se passaient pas du tout comme je l’aurais cru. Je ne savais pas quoi dire, pas quoi faire. Je compris que je ne m’étais jamais vraiment préparé à cette occasion, et je me sentais idiot d’être face au meilleur ami que j’avais eu dans ma vie sans savoir comme réagir. Alors quand je le vis relever la tête, je fus presque soulagé qu’il prenne les devants. En fait, je l’aurais été s’il n’y avait pas eut ce sourire si étrange qui me mit encore plus mal à l’aise que je ne l’étais déjà.


« Salut Peter. »

Je déglutis. On était vraiment loin des retrouvailles que j’avais imaginées. Moi qui étais habituellement toujours sûr de moi, je sentais ma résolution vaciller. Les choses redeviendraient-elles un jour comme avant ? Le doute s’emparait irrésistiblement de moi, et un instant je fus effrayé à l’idée de perdre définitivement la seule personne que j’avais vraiment considérée comme un ami.

« Je m'attendais pas à te voir... aussi loin de chez toi. »

Cette remarque sonnait un peu comme une accusation, comme si son sens caché était : ‘Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu ne devrais pas être là !’. En un sens, cette distance qui s’était dressée entre Tinky et moi m’était douloureuse. Je hochai la tête comme si j’avais perdu l’usage de la parole et j’éprouvai le brusque besoin de justifier ma présence aussi loin de Neverland.

« On a eu des problèmes à Perdition, fallait venir chercher des bonbons. »

Le son de ma voix me parut étrange. Je n’avais pas l’habitude d’être aussi nerveux. D’ailleurs, pourquoi est-ce que je l’étais ? Est-ce que je n’aurais pas dû ressentir de la joie et uniquement de ça en retrouvant Tinky ? Moi-même je ne me comprenais pas. Je lui adressai un sourire et je récupérai un peu de ma détermination.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? » dis-je d’une voix plus forte et plus assurée.

Une question que je m’étais posée bien souvent me revînt à l’esprit à ce moment là. Une question à laquelle je n’avais pas trouvé de réponse tout seul. J’hésitai un moment avant de la formuler à haute voix, comme si j’avais peur que la réponse soit trop horrible à entendre. Alors je me jetai à l’eau, poussé par le besoin de savoir. J'ajoutai d'une voix bousculée :

« Pourquoi t’es jamais revenu à Neverland ? »
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Lun 14 Mar - 22:28

Des problèmes à Perdition. Cet assemblage de mot fit remonter des souvenirs à la surface, comme des bulles colorées prisonnières dans un coquillage timide. Plop plop. C'était Tinky et Peter qui partaient en guerre pour trouver telle ou telle chose pour les petits orphelins, enfants perdus tapis dans leur repaire. C'était eux deux seuls contre tous, au milieu des pirates, ou en pleine ville. C'étaient des courses à perdre haleine, qu'ils terminaient cachés à la va-vite, le souffle court, un fou-rire qui aggravait leur point de côté. C'était quelques escroqueries remarquables, c'était le pillage incessant du trésor des pirates, Peter pour jouer, Tinker Bell par amour des choses brillantes. Un été sans fin, formidable et pétillant, la vie rêvée d'une fée pendant quelques années. Ces souvenirs c'était comme un fruit pourri, doux au premier abord, jusqu'à ce que l'amertume et le goût de décomposition envahisse la langue. C'était douloureux non ? De penser aux choses qui étaient perdues pour toujours.
La fée détourna le regard, haussa des épaules en fixant rageusement un brin d'herbe -pourquoi l'indifférence était-elle si compliquée à mimer ?- l'air de dire que les problèmes des gamins de Perdition hein... Ses lèvres se pincèrent bientôt comme celles d'un gamin pris en faute. Il haïssait qu'on lui renvoie ses propres questions. Ce qu'il faisait ici ? Mais ça faisait des années qu'il n'avait plus à rendre compte de l'endroit qu'il se trouvait. Des années en fait que personne ou presque ne s'en souciait. Si Bélial, mais pendant trop longtemps, et même maintenant peut-être, son Monde Entier s'était résumé à Peter. Ne jamais faire les choses à moitié. Il releva tardivement la tête, allait desserrer ses lèvres pour lui répondre, certainement une bravade, certainement lui rappeler que Peter Pan, en dehors de son domaine, n'était pas grand chose finalement. Mais il n'eut pas le temps à vrai dire.

La question le fit cligner des yeux de stupeur, comme si elle l'avait complètement abruti. Puis en quelques secondes plusieurs expressions se succédèrent, parfaitement lisibles sur le visage de la fée. Ses sourcils s'arquèrent de culpabilité, et il s'apprêta à dire quelque chose, comme il l'aurait fait il y a longtemps, les mots justes et ineffables, ceux que Peter voulait entendre, ceux qui disaient qu'il n'avait jamais voulu partir, jamais voulu s'éloigner. Puis l'horreur et les pupilles qui s'étrécissent, la volonté qui recule. Suivit la tristesse, et naturellement de la tristesse naquit la colère, immanquablement. Et Bell détourna rapidement les yeux, encore, serrant ses poings, enfonçant ses petits ongles blancs dans ses paumes.

    - Je suis désolé, mais je crois pas que tu pourrais comprendre.

Ses mâchoires étaient crispées sur un sourire un peu nerveux. Il connaissait Peter, il savait qu'il y avait des choses qu'il détestait. Comme le fait qu'on doute ouvertement de sa capacité à faire quoique ce soit. Et le provoquer après tout, c'était presque la seule chose qu'il pouvait faire en l'état actuel des choses non ? De toute façon c'était vrai, Peter ne pouvait pas comprendre, et heureusement. Tinker ne voulait même pas qu'il imagine, qu'il effleure en pensée les raisons de son départ. Tout était... très bien comme ça. Parfaitement. La fée essaya longuement de s'en convaincre avant de s'éclaircir la gorge et de lancer avec une assurance toute fragile.

    - Tu sais de toute façon je suis parti, c'était pas pour revenir.

Parce que revenir en fait ça aurait été douloureux, ça aurait été nier la raison de son départ, et ce n'était pas quelque chose dont on guérissait comme ça. Le prix pour le rétablissement de son enfant préféré n'avait pas été si dérisoire. Pas aussi tranché qu'une vie pour une vie, mais quand même...
Il évitait toujours de regarder Peter en face avec un soin extrême. Ses petites mains virent se retrouver derrière son dos, se triturer une seconde avant de se séparer. Ses yeux glissaient sur les arbres pas trop loin, cherchant des branches basses, un sentier, une éventuelle voie de sortie.

    - Bien ! Ce fut un... un réel plaisir de te recroiser hein Peter, articula-t-il avec difficultés, surtout ces dernières syllabes, Je vais devoir y aller en revanche, j'ai... Pas mal de trucs à faire.

Si un spectateur quelconque avait pu contempler la scène, il aurait juré que la fée s'adressait en fait à un arbre aux branches noueuses légèrement sur sa droite. Bell déglutit difficilement et perdit quelques secondes, tournant son regard vers les mèches rousses. Ensuite il allait tailler la route vite fait, il ne lui suffirait que d'un bond et de son pouvoir pour atteindre l'arbre le plus proche, et niché dans les branchages il distancerait Peter sans aucune difficulté.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Sam 19 Mar - 13:15

Aussitôt dit, aussitôt regretté. Bien que cette question me torturait l’esprit depuis assez longtemps, maintenant que je l’avais formulée la réponse me faisait peur. Et si Tinky me disait que je l’avais déçu et que je ne ferai plus jamais parti de ses amis ? Comment est-ce que je réagirai, dans ce cas là ?

Une imperceptible rancœur s’installa en moi. Au fond, je lui en voulais d’être parti si brusquement et sans aucune explication. Il avait disparu du jour au lendemain et je voyais ça comme une douloureuse trahison. S’il en avait eut assez de Neverland, des Enfants Perdus, de moi, il n’avait qu’à le dire, je ne lui en aurais pas voulu ! … Non c’est un mensonge de dire ça. Bien sûr que je lui en aurais voulu, mais quelques explications auraient été les bienvenues.

Et puis si ça se trouve, ce scénario était peut-être tout bonnement faux. L’amertume me faisait imaginer des choses incorrectes, peut-être que ce n’était pas la raison de son départ. Tinky ne se serait pas lassé de tout ça. De moins je l’espérais.

En tout cas, il semblait affecté par ma question. Son trouble était flagrant, et à vrai dire je n’en menais pas large non-plus.


« Je suis désolé, mais je crois pas que tu pourrais comprendre. »

Je levai les sourcils de surprise ; en fait je ne m’attendais pas du tout à ce genre de réponse. Puis je serrai la mâchoire, vexé qu’il puisse mettre ainsi en doute mes facultés. Pire, je sentais la colère accélérer la pulsation de mon cœur. Comment ça, je ne pouvais pas comprendre ?! Il n’avait même pas essayé de m’expliquer, comment pouvait-il savoir que je ne comprendrai pas ?!!

« Tu sais de toute façon je suis parti, c'était pas pour revenir. »

Là je fus touché. Alors comme ça il avait définitivement fait une croix sur Perdition, il ne comptait plus y remettre les pieds ? Je serrai les poings. Un mélange de déception, de tristesse, d’amertume et de colère bouillonnait en moi, ne demandant qu’à sortir sous forme de paroles acerbes. Tinky cherchait à me blesser ? En tout cas, son regard se posait sur tout, sauf sur moi.

« Bien ! Ce fut un... un réel plaisir de te recroiser hein Peter. Je vais devoir y aller en revanche, j'ai... Pas mal de trucs à faire. »

Je ne lui laissai pas le temps de mettre ses paroles en action. Avant qu’il n’ait pu se détourner, je franchis la distance qui nous séparait en un bond et je l’agrippai fermement par le bras. D’un geste brusque, je l’obligeai à me faire face. Peut-être que je serrais trop fort, peut-être que je lui faisais mal, mais je m’en fichais. Je voulais qu’il m’écoute.

« Alors quoi, tu vas t’en aller comme ça ? Sans même expliquer ton départ ? »

Je criais sans m’en rendre compte, ma voix s’élevant parfois dans les aigus sur le coup de l’hystérie.

« Et ne dis pas que je peux pas comprendre, je suis pas un crétin ! »

Je pris une grande inspiration pour me calmer, et je dis d’une voix plus posée mais néanmoins ferme :

« Je te laisserai pas partir tant que j’aurais pas mes réponses. »
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Dim 20 Mar - 23:11

Il s'était déjà retourné, enfin avait commencé. Il ne souhaitait pas partir trop rapidement, disparaître en un clin d'oeil et courir de toutes ces forces. Ça, c'était bon quand ils étaient coursés par des adultes. Peter ne méritait pas ça. Ce fut sa perte en quelque sorte, cette main qui se referme sur son bras et le coupe dans son élan, le ramenant en arrière comme une poupée de chiffons. Tinker Bell en restait hébété, de ce contact, comme s'il ne rendait la présence de son ancien ami encore plus réelle, plus cruelle. Même ses mots étaient plus forts. La fée riva ses yeux en direction du sol. Il n'avait pas prévu d'être retenu, contraint de rester là. C'était contrariant, effrayant, et pourtant quelque part une timide pointe de joie s'épanouit brièvement en lui. C'était. Un joli geste quand même. Les pointes bouclées de ses mèches essayaient de cacher son visage, ses paupière, s'emmêlaient à ses cils et rebondissaient sur la naissance d'un sourire qui ne cessait de s'élargir. Un sourire franc, mêlant chagrin et bonheur.

    - Tu n'as pas changé, souffla-t-il du bout des lèvres.

Comment aurait-il pu en être autrement d'ailleurs ? Peter ne changeait pas, jamais. Bell aussi avait cru qu'il serait le même pour toujours, à ses côtés pour toujours, complémentaire, fidèle. C'était bien pour ça qu'il n'avait jamais voulu le revoir, à cause du flot de regrets qui refluaient encore et encore, à n'en plus finir, à l'user jusqu'à la corde et jusqu'au bout du coeur.

    - Je ne peux pas t'expliquer, ses yeux glissèrent sur le sol, remontèrent le long d'une jambe et s'accrochèrent aux autres iris, Alors on fait quoi maintenant ? Tu me laisse ? On se bat ?

Il avait un gros vide dans la poitrine. Ces trois derniers mots étaient Blasphème. Tinker Bell avait toujours virevolté aux côtés de Peter, jouant de son don pour éviter les coups, fracasser les dents de pirates d'un coup de soulier vernis. Oserait-il pour de bon défier Peter ? Sera-t-il plus heureux quand il sera parti, sans un regard, le détestant pour de bon et pour toujours ? Définitivement non. Mais la vérité, c'était que Bell avait du payer un prix pour sauver son ami de toujours. Et qu'il avait honte. Et que sa fierté était toujours passée avant le reste, même devant son bonheur, même devant Perdition tout entière. Même avant Peter ?
Il gifla le poignet du rouquin d'un revers de main, celle qu'il tenait serrée. De surprise ou de stupeur, l'étreinte se défit, même quelques secondes. Parce que c'était un geste qui n'aurait pas du exister, comme une séquence bugguée dans la Matrice. Dans un monde idéal Tinky se serait jeté au cou de Peter et ils se seraient raconté à perdre haleine les nouvelles de leur absences, jusqu'à en avoie le tournis. Ils seraient rentrés chez eux en faisant la course et tout serait redevenu comme avant. L'arbre, les enfants, les pirates, les trésors et leurs Expéditions. Uni dans la même histoire jusqu'à leur mort. Ça aurait été beau.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Mer 23 Mar - 19:59

Cette remarque me décontenança. Pourquoi aurais-je changé ? Changer, c’est comme grandir… à peu de choses près. C’est quelque chose d’interdit, et même le simple fait d’y songer devrait l’être ! Changer sous-entendait la fin d’une personne, le début d’une autre. Il y avait forcément quelqu’un déçu par ce changement. Évoluer c’était bien, changer non : il fallait faire la nuance entre les deux pour rester dans le droit chemin. Peter Pan resterait à jamais Peter Pan, ça allait de soi !

Mais si Tinky avait changé, lui ? S’il était définitivement impossible qu’il revienne ? Je n’avais jamais vraiment fait une croix sur mon ami. J’avais toujours cultivé l’idée qu’un jour il reviendrait et que tout serait comme avant. Même maintenant j’espérais cela, me bornant à refuser le départ de Tinky – la trahison de Tinky. Parce que partir c’est trahir. N’est-ce pas ?


« Je ne peux pas t'expliquer. »

Un instant, je faillis gronder de frustration ; pourquoi fallait-il qu’il s’obstine sur cette voie là ? N’avait-il plus confiance en moi ? Cela dit, il ne me laissa pas le temps de protester à nouveau.

« Alors on fait quoi maintenant ? Tu me laisse ? On se bat ? »

J’écarquillai les yeux. Dans ma poitrine, je sentis mon cœur se resserrer tant l’idée de me battre contre lui me semblait inimaginable. Peter et Tinky combattaient ensembles, pas l’un contre l’autre. Cette perspective était effroyable, contre-nature même ! C’était comme imaginer un soleil noir, c’était effrayant et glacial à la fois. Certes, il leur était déjà arrivé de se bagarrer, parfois. Mais ce n’était jamais rien de plus que des chamailleries de garçons.

Et puis, je savais de quoi Tinky était capable. Je savais que derrière ses airs frêles se cachait quelqu’un de redoutable.

Cela dit, il était aussi hors de question qu’il s’en aille. Si je l’avais retrouvé pour échanger ces seuls mots froids pour ensuite ne plus le revoir, je ne le lui pardonnerai pas. Et actuellement j’avais envie de tout lui pardonner, de ne pas dire adieu à cet ami unique qu’il représentait pour moi.

Lorsqu’il rejeta brusquement ma main, quelque chose se brisa au fond de moi. Sûrement cette petite lueur d’espoir qui avait persisté jusqu’à maintenant. Je perdis pieds, rompant tout contact avec la réalité pendant quelques secondes. Non ce n’était pas la réalité ! Parce que dans la réalité, Tinky n’aurait jamais eu ce genre de geste.

Mais malheureusement non, ce n’était pas un cauchemar. Revenant sur terre, je serrai mon poing. J’hésitai le temps d’un tressaillement de la paupière et balançai mon poing dans la mâchoire de mon ami. Je ressentis une bouffée d’euphorie, comme si j’avais lâché toute la pression qui s’était accumulée en moi dans ce geste. Puis bien vite arriva le regret, l’horreur en réalisant mon geste.

Presque aussi rapidement que lorsque mon coup était parti, je tendis le bras pour le rattraper. Sur mon visage devait probablement se lire ma panique et mon incertitude.


« Pardon, Tinky ! C’est parti tout seul… mais… tu le méritais. »

Je serrai la mâchoire et le relâchai. S’il voulait s’enfuir à nouveau, eh bien qu’il le fasse. Mais il ne fallait pas qu’il espère retrouver sa place auprès de moi et des Enfants Perdus après ça.

« Pourquoi t’es comme ça ? C’est quelqu’un qui t’empêche de me parler, qui t’empêche de partir ? »

Je claquai ma langue entre mes dents en signe d’agacement. Je levai ma main pour l’accrochai à nouveau mais j’avortai mon geste avant de l’avoir touché.

« Si c’est ça, dis le moi ! J’irai faire la peau à ceux qui te retiennent ; ils regretteront de t’avoir causé des ennuis ! »

Je croisai les bras sur mon torse et le dévisageai.

« Alors maintenant, dis le moi ou va-t-en. Mais je ne me battrai pas contre toi. »

En même temps que je disais cela, je savais que c’était faux. Toute la tension contenue dans mon corps trahissait mon énervement. Si Tinky faisait mine de partir, je savais que je perdrais le peu de calme que je possédais et laisserais libre cours à mes pulsions.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Mar 12 Avr - 15:05

Adrénaline. Il l'avait senti s'infuser dans ses veine pendant une demi-seconde, de pair avec une terreur primaire, de celle qui étreignaient les gens la nuit, presque irrationnelle. Défier et braver, oui d'accord, avec plaisir, c'était même grisant. Mais il y avait des exceptions, même pour les fées, surtout pour les fées, qui aimaient plus que tout se fixer des règles absolues nées spontanément dans leur cerveau tarabiscoté. Une demie seconde d'adrénaline qui n'atteignit pas le bout de ses doigts, puis l'étourdissement.
Son corps était en plein déséquilibre, il peinait à comprendre pourquoi, et quelques pas maladroits l'empêchèrent de vautrer dans l'herbe. Mais quand même. Son visage lui faisait mal, sur le côté, le long de la mâchoire, et il y porta ses doigts, incrédule. Un goût métallique fleurit dans sa bouche, et les phalanges qu'il y glissa et appuya contre sa joue mouillée en ressortirent badigeonnés d'une fine couche d'hémoglobine mêlée de salive. Il cligna des yeux, son expression préférée de grande incompréhension, et ce fut seulement quand Peter s'excusa qu'il comprit, qu'il fit le lien. Peter l'avait frappé. Et d'ailleurs, il l'avait bien cherché, continua une petite voix au fond de sa tête, rapidement rendue muette par la bouffée de colère et d'indignation qui y prenait toute la place. De quel traitement de faveur avait-il cru bénéficier ? Je ne me battrais pas contre toi ? A ce moment précis il n'y croyait qu'à moitié. Et ce n'était pas très rassurant, il était le mieux placé pour savoir à quel point Peter pouvait être violent parfois. Quand il s'estimait trahi par ses enfants perdus. Tinker Bell secoua la tête, irrité. Tout était si simple dans le monde de Peter, il n'y avait jamais d'ambiguïtés, tout y était préhensible, matériel, évident, les joies comme les problèmes. Celui de Bell était un peu plus compliqué qu'un méchant qui lui volait son muffin du petit déjeuner. Il ouvrit la bouche, et il aurait sûrement trouvé des mots très bien pour expliquer tout ça au rouquin qui lui faisait face, ex-meilleur ami, ex-compagnon de toujours.

    - Il n'y a personne qui m'empêche, personne qui me fait peur tu vois. Il arrive que les choses soient parfois un petit peu plus compliquée.

Et qu'est ce que tu peux y comprendre toi qui t'es enfermé dans un monde d'enfant, bercé de sucre et d'histoires simplistes ?
Ce serait un peu long, mais une phrase se glissa dans sa tête, faisant reculer toutes les autres. Courte. Simple. Affreuse.

    - J'ai grandi Peter.

De la part de quelqu'un qui n'avait pas pris un centimètres depuis ses quinze ans ça aurait pu être infiniment drôle. Seulement ça ne l'était pas, pas vraiment. Ce qu'il venait de dire, la fée n'en était pas certaine. De toute façon ce n'était pas la Vérité qui importait. Ce qui comptait vraiment c'est que Peter ne pouvait pas l'aider, il le savait maintenant, et peut-être qu'il l'avait espéré pendant longtemps malgré tout. Alors c'était tout ce qu'il lui restait à faire. L'enfant de toujours rentrerait à Perdition et ne reviendrait jamais, ne penserais plus jamais à lui, et c'était. Certainement. Ce qu'il y avait de mieux à faire. Pour tout le monde.
Un demi-sourire et il s'avança pour toucher du doigt le front du rouquin. Il n'en finissait plus de le provoquer.

    - Toi aussi d'ailleurs ça te ferait du bien. Mh ? Grandis un peu Peter.

Même s'il finissait battu à mort, il ne doutait pas une seconde qu'il survivrait. C'était horrible parce qu'il n'arrivait pas à donner de l'aplomb à ce qu'il disait, seulement de la hargne. Il ne voulait pas que son ami grandisse, ni qu'il change, ni qu'il perde sa cruauté ou sa foi enfantine et absolue en ses idéaux rêvés. Bien sûr qu'il ne voulait pas. Mais il voulait le blesser, même si ce ne serait jamais une plaie aussi profonde que la sienne, rien que l'égratigner un peu. Et ça devrait y suffire.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Mar 26 Avr - 1:33

Je me renfrognai encore un peu. Si rien ni personne n’empêchait pas Tinky de revenir avec moi, alors pourquoi s’obstinait-il tant à me laisser tomber ? Je ne voyais pas ce qu’il y avait de compliqué, contrairement à ce qu’il disait. Qu’est-ce qui était compliqué ? Rien ! Les choses étaient ce qu’elles étaient, on se fichait pas mal de savoir pourquoi il y avait des bonbons qui poussaient partout à Candyland. Non, tout était claire pour moi : les adultes étaient mauvais et il fallait les expulser ou les exterminer de Neverland. Point, à la ligne, nouveau paragraphe.

« J'ai grandi Peter. »

Je me figeai brusquement. C’était comme si on m’avait vidé un bac d’eau glacée sur la tête, avec des glaçons encore solides à l’intérieur pour marteler douloureusement le sommet de mon crâne. Non, c’était pire que ça. C’était une phrase horrible. Une phrase qui n’aurait jamais dû être prononcée et surtout pas par Tinker Bell, le seul et unique véritable ami que j’aimais (j’avais aimé ?) vraiment. D’ailleurs, si ça n’avait pas été lui qui avait dit cette chose, l’enfant perdu à sa place se serait retrouvé embobiné par une corde en attendant d’être exécuté le soir même.

Ce verbe était banni. Il n’existait pas. Et pourtant, Tinky l’avait bel et bien utilisé. Et rien que d’y repenser, j’avais envie de pleurer. De vraiment pleurer. Comme un gamin, comme un de ces enfants perdus les plus jeunes qui viennent tout juste de perdre leurs parents. J’avais envie de fondre à chaudes larmes, de m’accrocher à Tinky pour le supplier de revenir à Neverland, pour lui faire jurer de ne plus jamais redire ça.

Sauf que Peter Pan a sa fierté et qu’il ne pleure jamais.

Peut-être que mon malaise s’était vu, je sentais une boule dans le fond de ma gorge et mes yeux gonflés de larmes. J’avalais ma salive pour effacer ces stupides chochotteries.

De toute manière je ne pouvais pas grandir, c’était inconcevable. Tinky avait beau me blesser avec ses paroles, je ne changerai jamais. Mais lui, disait-il vrai ? Avait-il véritablement grandi ? Son comportement si… bizarre semblait vouloir dire que oui, mais je refusais de croire en cela. Voulait-il vraiment que je grandisse ? En fait, je ne voulais pas savoir la réponse à cette question. Elle était bien trop effrayante.

D’un mouvement soudain, j’attrapai le bras avec lequel il m’avait touché le front. Je fis volte face, le traînant derrière moi. J’étais parfaitement conscient que s’il se mettait à utiliser son pouvoir, rien n’y ferait, mais je m’en fichais.


« Tais-toi, Tinky ! »

Je serrais fort des dents. Ces saletés de larmes étaient plus difficiles à retenir avec la colère qui revenait au grand galop.

« Tu dis n’importe quoi et tu t’en rends même pas compte ! C’est toi qui comprends rien, pas moi. »

J’avançai vite, soulevant la poussière du sol avec mes pieds et faisant rouler les boules de gomme qui servaient de cailloux. La mine farouche, je continuai :

« Je veux que tu reviennes à Neverland. C’est plus pareil sans toi, alors reviens. »

C’était un peu une supplication cachée derrière un ordre. Personne ne désobéissait à Peter Pan, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Ven 26 Aoû - 20:19

Il n'y eut pas de vocifération, pas de procès expédié en cinq secondes ni de sentences. Même pas de coups. Jamais Tinker Ball n'avait vu ça, et c'est la raison pour laquelle Peter parvint à le traîner sur quelque mètres, le petit poignet enfermé dans sa main. Bien sûr, il utilisa son pouvoir, assez pour donner à son petit corps le poids approximatif d'un calamar géant échoué sur un plage. Voir sa vie d'avant lui tendre les bras de façon aussi désespérée en était presque obscène. Il aurait préféré qu'on le frappe encore, il aurait préféré qu'on le lapide, qu'on lui ruine sa tenue et qu'on le laisse la joue contre le sol. Les semaines qu'il aurait passé à soigner sa douleur physique l'auraient peut-être guerri. Peut-être.

    - Je ne peux pas revenir, murmurrait-il les dents serrées comme pour s'en souvenir, Je ne peux vraiment pas...


Le sol et les boules de gommes sous ses chaussures se tassèrent douloureusement. Sa masse s'alourdissait encore, mûe par sa volonté d'inertie. Encore un peu et il s'enfoncerait dans le sol jusqu'à la taille, et il faudrait l’arroser comme une fleur. Mais Peter ne partirait plus maintenant. Il l'avait giflé, il l'avait insulté. Que lui restait-il ? Il ne le ferait pas partir, c'était certain. Mais il pouvait toujours le suivre à Nerverland non ? Le suivre, et partir, dès qu'il aurait le regard tourné, dès la première nuit qui effleurerait Perdition. Et après ça, après cette double traitrise, il en était sûr il n'y aurait plus rien.

Le bras de Tinker Bell mollissait avec sa volonté de résister farouchement. La colère et la peur avaient laissé place au Vide, mais un vide de fée, de la taille de l'espace dans son coeur. Quelque chose de froid et douloureux qui se lisait jusque dans ses yeux.

    - Je suis désolé, laissa-t-il échapper, droit comme un piquet, les bras ballants.


Il se mordit la lèvre, déglutit, pencha la tête en avant et la secoua comme pour chasser des coccinelles prises dans ses cheveux. Les fées ne mentent pas, elles ne peuvent pas faire semblant, elles sont bien trop entières pour ça. Trop spontanées.

    - Je n'aurais pas du partir, quelque soit la raison.


Il regardait le sol, se sentant trop sincèrement, dangereusement désolé en effet. Ses doigts se promenèrent sur le tissu de sa tuniques, en parcoururent les dentelles sur lesquelles elles se crispèrent.

    - Je rentre avec toi.
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MessageSujet: Re: Des retrouvailles impromptues. Ven 28 Oct - 15:09

Plus j'avançai et tirai Tinker Bell avec moi, plus la masse que je traînais s'alourdissait. Je m'étais douté qu'il utiliserait ce pouvoir pour m'empêcher de l'emmener avec moi, et même maintenant alors que mes bras faiblissaient et que je devais me plier en deux pour continuer, je ne voulais pas baisser les bras. Parce que si j'abandonnais, qu'est-ce qui me disait que je le reverrais un jour ? Soufflant comme un bœuf à cause de l'effort, je m'immobilisai soudainement lorsque trois mots s'échappèrent des lèvres de la fée :

« Je suis désolé. »

Je me figeai et lâchai son poignet fin, me retournant vers lui avec un regard déboussolé. Malgré que je n'ai jamais été très perspicace en matière de sentiment, je pouvais sentir l'honnêteté et le regret dans la voix de Tinker Bell. Une boule vint brusquement se loger dans ma gorge et j'eus beau déglutir plusieurs fois, elle restait coincée là, solide et persistante. Je n'osai pas briser le moment de flottement qui s'était installé, fixant d'un regard mi-intéressé mi-étonné Tinker Bell qui semblait hésiter à reprendre.

« Je n'aurais pas du partir, quelque soit la raison. »

Je me sentais déboussolé par le brusque changement de comportement de la fée. Il avait résisté pendant ces longues minutes pour finalement céder à mes supplications ? Allait-il enfin me donner une explication valable sur la raison l'ayant poussé à partir ? J'imaginais l'instant où un sourire malicieux étirerait ses lèvres et où il me dirait : 'Tout ça, c'était juste une grosse blague !'

« Je rentre avec toi. »

Je crus que la terre s'ouvrait sous mes pieds. Je n'en croyais pas mes oreilles : j'avais tellement rêvé cette phrase que je doutais de son authenticité maintenant qu'elle avait vraiment été prononcée. Il rentrait avec moi. À Neverland. Vraiment. Je le toisais de haut en bas, ne sachant ni quoi dire ni quoi faire. Et puis avec une spontanéité qui m'avait manqué pendant trop longtemps, je le serrai soudainement dans mes bras et éclatai de rire. Un rire à la fois nerveux et soulagé, qui me crispait le ventre à m'en donner des crampes et qui faisait monter des larmes aux coins des yeux. Dans ce moment d'ivresse, j'emplis mes poumons de l'odeur de fleur et de sucre de Tinky, une odeur de fée. En me détachant de lui, je m'empressai d'essuyer mes larmes d'un revers de manche avant qu'il ne les aperçoive.

« C'est vrai, Tinky ? Tu rentres vraiment, hein ? »

J'attrapai ses poignets et l’entraînai dans une ronde joyeuse et enfantine.

« Les autres vont être tellement contents de te voir, t'imagines même pas comme tu nous as manqué ! »

C'est en disant cela que je réalisai vraiment à quel point l'absence de mon ami m'avait pesé.

« Plus jamais tu ne disparaîtras comme ça, promis ? Oh, la tête que va faire Hook en te voyant, j'en ris déjà ! »
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