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Le poulpe meurt, l'encre reste.
Forum fermé ๑ nouveau fofo mad in Wawa, Lilice, Hoot et Bhou. RPG mission 404 spécial geek. A très bientôt pour ceux qui sont intéressés 8D

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01 Novembre 2011 - Happy Halloween !! Une ribambelle de citrouilles fait son apparition dans les smiley et l'event Chasse à la citrouille d'or s'organise. Aux participants ; vous avez jusque samedi matin pour vous concerter et confectionner votre kit de survie par ici. FIGHT ♥

28 Juin 2011 - Nouveau thème, tout frais-tout crème, un gros hiatus d'une semaine et deux jours. Crazy Tale fête ses deux ans et quelques miettes \ô/ On vous attend ici pour laisser un petit message d'amour ou simplement pour commenter les surprises qui débarquent enfin !

26 Juin 2011 - Mise à jour des top-partenaires décédés ou perdus de vue, si l'on vous a mangé votre bouton sans faire exprès, prévenez-nous !

20 Juin 2011 - Le groupe des Epouvanteurs est de nouveau ouvert. N'hésitez pas à rejoindre les vilains rouges ♥
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•_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3}

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MessageSujet: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Lun 22 Juin - 22:12

    •_ Dégage gamine... _ •


    La nuit est noire, agréable et calme. L'enfant marcha d'un pas avancé avec ses ballerines noires bien vernies et ses chaussettes remontant jusqu'au bas de genoux. Sa robe, en dentelle comme toutes qu'elle possède. De la dentelle blanche pour mettre en valeur ses cheveux. Elle regarda les lampadaires dont un qui était cassé. Elle regarda ensuite le sol, mouillé, froid puis posa son regard sur un bâtiment : Taverne. Elle murmura quelques mots incompréhensibles puis baissa la tête avançant vers la porte marronnée close. Elle tocka à la porte une fois. Aussitôt, la porte s'ouvrit et un homme la regarda comme intrigué. Il souffla un instant puis referma la porte. Que faisait une gamine ici ? Que faisait-elle ici ? Il rigola derrière la porte. Mais un nouveau coup subvint alors. Il ouvrit agacé la porte. Il cracha.

    <<_ Que veux-tu sale gamine ? C'est pas pour les mômes ici ! _>>

    Elle sourit discrètement puis avança pour entrer. Seulement le gars lui barra la route avec un bras. Il finit par ricaner et regarder de haut en bas l'Étrange. Il lui saisit l'épaule et lui glissa à l'oreille sur un ton pervers.

    <<_ A moins que tu veuilles te faire un peu de fric... _>>

    Elle accepta avec un signe de tête. L'homme ravis allait combler ses désirs les plus fous ! Il la laissa entrer et ferma la porte. Personne ne prêta attention à elle. Sauf un regard qu'elle regarda de manière enjouée, elle fit signe à la personne de la suivre discrètement. Le gars lui saisit brutalement le poignet et l'emmena dans la chambre, la lança sur le lit et poussa la porte. Elle le regarda l'air amusée puis soupira ennuyée.

    <<_ Je crois que je vais passer aux choses sérieuses... _>>

    Elle se leva et attira le vieux contre elle. Elle le regarda et lui, commença à faufiler ses mains sur ses hanches voir plus bas. Elle l'embrassa sensuellement.puis, attendit qu'il "lui fasse confiance". Elle mit sa main discrètement sur sa cuisse et attira le gars contre elle, se retrouvant contre la porte qu'elle verrouilla. Elle sortit de nulle part un couteau et le planta dans un endroit sensible. Le pantalon pissa le sang. L'homme gémit, cria, hurla tellement que la douleur était grande. Elle, elle esquissa un sourire.

    <<_ Mais t'es folle ! Qui es-tu espèce de monstre ? Je vais t'anéantir ! _>>

    Folle, folle... le mot qu'il ne fait jamais dire, le mot à ne jamais prononcer sinon, vous courez à votre perte, à votre mort. C'est son déverrouillage pour tuer. Elle baissa la tête et ricana sadiquement. Elle le poussa brutalement et lui retira dans cet élan le couteau trempé de sang qu'elle lécha comme une friandise. Elle s'avança vers lui qui ne pouvait bouger. Elle lui rasa le crâne doucement puis posa brutalement la main du type à terre. Sortit une hache de son autre cuisse, une petite hache habile, et coupa brutalement la main du pauvre type. Elle ricana voyant encore la main légèrement bouger. Il hurla encore de douleur, comme si la première ne suffisait pas. Elle le coucha à terre et répliqua.

    <<_ Et si... c'est moi... qui te violais ? _>>

    Elle ricana amusée puis rangea sa hache à son endroit caché. Saisit son couteau et le colla à l'extrémité droite de ses lèvres. Elle le regarda amusée et lui marmonna plusieurs fois.

    <<_ Sourire... sourire... _>>

    Le gars hurla, ne pouvait se débattre à cause de la douleur. Il hurlait de douleur mais aussi de peur. Puis SLASH ! Elle lui tailla un petit bout de sourire. Un hurlement mais pire qu'un hurlement subvint alors. Elle saisit l'autre extrémité et SPLASH, un autre bout de sourire. Il avait mal, très mal... La douleur le rendait complètement vaporeux. Puis, elle lécha son couteau pour enlever le sang et sortit sa hache pour la dernière fois et lui trancha le cou. Plus un bruit, un silence, plus rien... Elle nettoya sa hache avec la langue habile et esquissa un sourire satisfait. Elle venait de tuer l'aubergiste ! Elle ouvrit la fenêtre et se débarrassa du corps en le jetant par dessus fenêtre. Elle saisit la tête par la main et alla vers la porte. Elle l'ouvrit et sortit. Là, elle regarda le spectacle de voyous et vieux brigands. Elle lança la tête au milieu de la salle. Des cris horrifiés se firent entendre. Ils n'avaient sans doute pas entendu le raffut de la chambre, ils faisaient sans doute beaucoup trop de bruits. Enfin, elle se montra aux yeux des gens. Elle dit sur un ton assez sadique mais plus inquiétant.

    <<_ Tuer... ma prochaine... ma victime... sera... sera... _>>

    Tous prirent peur et déguerpirent sans plus attendre. Elle finit par ricaner et découvrit qu'une personne n'était pas partie. Elle n'avait en tout cas pas peur d'elle... Au moins un bon point. Elle ne prêta cependant plus aucune attention et alla s'asseoir seule dans son coin, siroter une bière encore pleine, laissée par un de ces vieux. Elle esquissa un sourire satisfait puis marmonna des choses à peine audible telle une folle. Baissa sa tête pour qu'on ne voit pas son visage, juste ses cheveux. Laissant entendre quelques murmures... Une belle soirée commençait.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Mer 24 Juin - 17:57

[n_n]

C’était bien beau d’être un confectionneur de poisons. Encore fallait-il savoir se réapprovisionner sans devenir dépendant du moindre fournisseur. On ne savait jamais.
Trouver à la fois quantité et qualité. Une recherche minutieuse s’imposait toujours, d’abord sur le négociant – savoir si ses attaches étaient dangereuses ou non – ensuite sur la marchandise qu’il proposait. Et la discrétion était de rigueur.
Discrétion, discrétion… Cela n’avait pas empêché Sylar de suivre cet homme bourru à l’intérieur d’un bar infesté de semblables congénères – des lourdauds grossièrement fagotés – lui-même vêtu de ses habituels veston, pantalon, chemise, partiellement dissimulés sous une élégante gabardine noire. Il avait prétendu se plier aux exigences de son éventuel fournisseur, ainsi serait-il plus à l’aise pour disputer des formalités.
On le reluqua longuement, mais d’un regard féroce, son accompagnateur avait fait taire toute menace d’attaque et de déprédation à l’encontre de sa personne – trop raffinée pour l’occasion. Sylar ne put que se réjouir de n’avoir pas eu à s’en charger. Pour l’instant.
Ils s’installèrent à une table qui, bien qu’isolée, permettait une vue d’ensemble sur toute l’assemblée.
Doigts gantés et entrecroisés devant lui, Sylar considéra paisiblement l’homme avachi sur sa chaise. Un visage encore jeune mais raviné par l’usure, vieilli par une barbe mal entretenue, endurci par des cheveux noirs dépeignés qui tombaient sur un cou sale. Ses narines curieusement grossies trahissaient l’index épais et bosselé qui devait souvent s’y trouver.
Aucun dégoût apparent. Sylar engagea les politesses après que son interlocuteur se fût retourné pour lourdement réclamer une bière.
— Jouez-vous aux cartes, Monsieur ?
— Moué mon p’tit gars, j’joue qu’au Rami. Et j’parie t’jours, éructa-t-il dans un sourire entamé par la saleté.
— A votre guise.
— A vot’ guise qu’y m’dit ! C’vrai qu’ça doit pô trop t’poser d’prob’emes à toué, hein. T’as ben l’air d’un fils de !
Sylar se priva de tout commentaire. Certains au sein de cette taverne l’avaient reconnu, c’était une évidence. Mais comme cet homme, comme lui-même, chacun ici avait quelque chose à se reprocher, de plus ou moins grave, aussi en faudrait-il pour qu’on allât jusqu’à le dénoncer. Ce n’était dans l’intérêt de personne, n’est-ce pas ?
Il fouilla dans sa poche intérieure et en sortit un étui vert foncé, en plastique et bien fermé, qui contenait deux jeux de cartes. Il amorça un geste pour les battre mais l’homme le devança.
— Et j’pas confiance dans l’fils de, moué.
Trop facile.
Les mains abimées de l'homme battirent les cartes. Sylar dut lui reconnaître une certaine habileté. Un joueur déchu, peut-être ? Un tricheur. Ce qui expliquerait sa méfiance ! Mais il ne se méfiait pas où il fallait.
La bière arriva. L’homme en profita pour sortir quelques yubas ; le paiement et la mise. D’un léger signe de tête, Sylar intima au serveur qu’il ne désirait rien, et celui-ci repartit après lui avoir lancé un coup d’œil peu amène.
— On v’s’ aime pô, ici !
— Ne me demandez pas pourquoi.
L’homme haussa les épaules et extirpa une pipe en bruyère de sa poche. Elle était déjà remplie de tabac. Une allumette, il l’alluma et tira longuement dessus.
— ‘Sais qu’c’pô ben d’fumer… Mais v’savez hein… On n’vit qu’un’ fois, hein…
— Je vous en prie, retourna Sylar.
— J’vous en prie qu’y m’dit, marmonna l’homme. Pipe en bouche, il s’empara du paquet de cartes et en distribua dix par personnes, laissant le talon et l’écart à leur droite. Sylar observa, passablement surpris. Il n’avait pas l’habitude de jouer le rami de cette façon. Cependant, il n’intervint pas.
L’homme examina ses cartes, se gratta l’aile du nez. Piocha puis jeta un sept de cœur.
— Pouvons-nous maintenant parler affaires, Monsieur ? Interrogea Sylar en gardant les yeux sur son jeu.
— Maint’nant ? S’vous v’lez. Mon vieux est mort, comme v’savez. C’lui qu’m’a r’filé toutes c’conn’ries. J’garde t’jours l’clés d’sa réserv’ sur moué.
— On ne sait jamais, c’est vrai, intervint Sylar avec complaisance.
Il jeta un neuf de pique.
Le père de cet homme avait été l’un des nombreux diables de l’empoisonnement, qui ne s’était jamais laissé avoir par la moindre ruse. Il était évident pour Sylar, en observant son interlocuteur, que celui-ci n’avait jamais été destiné par son géniteur à reprendre la gestion de ses biens. Aucune finesse, aucune méfiance véritablement réfléchie.
L’aile de son nez rougissait déjà.
Ses mains aussi.
Et il ne se doutait de rien.
Combien de fois avait-il tenté d’occire le père de cet homme à l’aide des armes qu’il distribuait avec tant de soin ? Il avait finalement dû abuser de son don pour lui dérober son souffle. Une mort heureuse ! De vieillesse. L’entourage ne s'était pas posé davantage de questions, peu désireux d’attirer l’attention des autorités.
Sylar, la nuit du meurtre avait bien entendu cherché le trousseau de clés évoqué par son interlocuteur, sans jamais trouver néanmoins l’adresse qui allait avec. Il s’était donc arrangé pour que les clés retombassent entre les mains du fils, et mit un certain temps à découvrir que le testament révélant où le trésor était situé sommeillait paisiblement dans le coffre d’un ami proche de l’empoisonneur, plus apte sans doute à en faire bon usage. La cervelle, toutefois, avait vraisemblablement manqué. Cet ami fit l’erreur de réclamer les clés au fils, essayant de le convaincre en vantant les enjeux de la chose.
Mais un fils lésé par son père se souciait bien peu d’un quelconque partage, et vit naturellement la chance lui sourire. Faire fortune en revendant toute la marchandise de son père.
Alors, il s’était légitimement enquit du lieu. Avait trompé, puis tué. Cherché, puis choisi.
Il n’était pas bon d’être un véritable ami, dans le milieu.
Sylar avait vu son piège se refermer lentement mais sûrement. Il ne se contentait jamais d’être client, il devenait propriétaire. C’était ainsi qu’il constituait ses propres réserves.
— V’voyez, j’vais pô v’mentir, mon p’t…
Stop. Il n’écoutait plus.
Sylar avait suivi son regard sans jamais ciller une seule fois, sans se soucier des dentelles qui péchaient très nettement avec le décor. Il en était bien assez du visage ! Pourtant, personne ne semblait s’étonner.
— Hé ! V’m’éco’tez ?!
— Veuillez me pardonnez. Que disiez-vous ?
Attention difficilement réaccordée. Il fut tenté de se lever, d’aller voir. De taire les voix trop envahissantes afin de pouvoir écouter le plus important. Soit ce qui se déroulait derrière cette porte tout juste close.
Il avait fait mine d’être concentré, jusqu’à ce que la tête roulât.
A peine surpris.
Pour qui avait-il fallu avoir peur ?
— Arf ! Pô bon, ça ! Pô bon du tout, du tout ! Cracha l’homme en se redressant brusquement. J’te laisse p’tit gars, et à la r’voyure ! Ces salopes comp’èt’ment tarées !
Il laissa tomber les cartes et suivit la masse hurlante qui grouillait déjà hors de la taverne.
Du moins, il fit de son mieux. Car le pas de la porte n’éprouva jamais son poids : il s’était lamentablement écroulé à moins de trois mètres, les mains et le visage arborant un teinte rouge vive et effrayante. Ce n'était pas de la petite fille, qu'il avait été la victime.
Imbécile. En se taisant toutefois, Sylar eut de la considération pour lui. Il se leva à son tour et rangea calmement ses cartes, les yeux tournés vers la seule personne restante. Certes, étrange comportement. S’il ne ressentait effectivement aucune peur, il n’en avait pas moins pris le parti de la laisser tranquille, dans son monde.
Il se dirigea vers le négociant improvisé et se pencha sur lui pour le fouiller, ne tardant pas à trouver le trousseau de clés tant convoité. Celui-ci disparut dans sa poche. Il irait. Peut-être avec Walrus, s’il était sa… Sage ? Non, ç’aurait été le disqualifier d’office. Il verrait donc.
Il s’apprêtait à quitter la taverne lorsqu’il se retourna à demi et entraperçut, à travers la porte de l'arrière-salle encore ouverte, le carnage perpétré par le petit ange terne. Marmonnements pour elle. Silence pour lui. Puis finalement, clairement articulé :
— Vous ne devriez pas rester ici.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Mer 24 Juin - 19:10

    <<_ Vous ne devriez pas rester ici. _>>

    Sans doute... qu'en savait-il ? Elle redressa sa tête pour montrer son visage pâle. Elle ricana, ricana. Rien qu'a l'entendre parler, elle ricana. Qu'est-ce que ça allait changer si elle reste ou pas ? Allait-elle s'attirer des ennuis parce-qu'elle a tué l'aubergiste. Elle tuera plus de gens alors... Elle en frémit à l'idée. Elle regarda un instant sa main meurtrière d'une manière sadique puis se leva gracieusement, lévitant à ras le sol, allant en direction de l'inconnu. Elle le regarda. Il paraissait jeune, ses cheveux étaient bruns-noirs et ses yeux profonds. Était-il un de ces gamins peureux ? Non, loin de là, la lueur de ses yeux montrait de contraire. Elle montrait aussi qu'il n'était pas innocent. La jeune fille le scruta, l'analysant et humant son odeur assez discrètement. Elle posa sa main sur son épaule et lui glissa à l'oreille.

    <<_ Pourquoi ne pourrai-je pas rester ici ? Juste parce-que la tueuse de cet imbécile d'aubergiste est devant vous ? _>>

    Deux questions complètes. Elle change de personnalité radicalement. C'est... inquiétant ! Après ses mots elle ricana de sadisme. Elle retira sa main délicatement de l'épaule du garçon qui semblait ferme. Sa main qui vagabonda sur la joue de l'inconnu, elle fit deux petites tapes faibles mais rapides. Il devait sentir ses doigts gelés sur sa peau, il devait même en frissonner non pas de peur mais frissonner au niveau du contact. Elle arrêta de ricaner puis ria légèrement, comme joyeuse. Sauf que ce sentiment est nul chez elle.

    <<_ Voyons ^^... _>>

    Tout à coup, elle laissa tomber sa tête laissant ses cheveux neigeux cacher son délicieux visage. Marmonne, marmonne... Hum. Elle marmonnait des choses à peines audible puis monta télékinésiquement dans la chambre du meurtre. Mais elle s'arrêta devant la porte, faisant signe du doigt, d'un air assez provocateur d'ailleurs, à son interlocuteur de venir la rejoindre. Allait-il la suivre ? Bah, il faisait ce qu'il voulait après tout ! Elle se posa à terre et entra en marchant avec ses bottes marronnées dans la chambre. Elle sentait le renfermé, elle était macabre... Elle huma l'odeur et esquissa un sourire satisfait. Elle remarqua une grosse tache de sang encore tout fraiche au sol, un évier et une éponge. Elle alla vers l'évier et saisit l'éponge. Elle ouvrit le robinet et trempa l'éponge dans l'eau. Elle referma le robinet. Qui d'ailleurs sentait très fort le calcaire. Il était sale, beaucoup de cheveux noirs trainaient, beaucoup de crasse. Elle alla s'assoir près de la tache qu'elle lava doucement en frottant. Elle arrêta, l'éponge était recouverte de sang, il y en avait trop. Elle alla au robinet, l'ouvrit et passa l'éponge pour que tout le sang parte. Elle regarda le sang disparaître progressivement, elle était "fascinée". Elle alla encore éponger mais la trace resta encrée sur le sol. Bon, elle n'insista pas et alla rincer l'éponge une dernière fois. Elle s'installa sur le lit et passa sa main dans ses cheveux pour les mettre en arrière. Elle regarda une ombre, sans doute le jeune homme.

    <<_ Si vous ne me croyez pas, regardez par la fenêtre. _>>

    Elle ricana puis rebaissa la tête, prononçant des mots à peine audibles. Revenant à l'Errante qu'elle était. Elle regarda ses mains comme fascinée puis regarda le garçons.

    <<_ Tuer... tuer... tuer... _>>

    Des mots, des marmonnements macabres, des rires sadiques, une personnalité inquiétante... Ne pas dire le mot interdit, ne surtout pas le dire et si vous ne la connaissez pas, évitez de créer tout type d'insultes car si vous tombez sur la bonne, vous serez dans de beaux draps !

    {Désolée c'est court T__T}
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Jeu 25 Juin - 19:04

Sylar était sans doute voué à sortir perplexe de toute contemplation. Loin des considérations moralisantes qu’auraient pu inspirer la petite fille donneuse de mort, il ne savait pourtant qu’en penser. Un tueur pouvait se réjouir – ou non – d’en croiser un autre. Une idée de prochain jeu partagé, par exemple. Lui n’était pas vraiment fait de ce bois là. La torture et la vue du sang n’éveillaient rien en lui, les cris de ses victimes – qu’il étouffait généralement – ne sonnaient pas à ses oreilles comme la plus savoureuse des mélodies. Quand il ne devait pas s’improviser stratège – et alors il aimait parfois faire durer la manœuvre – ou qu’il ne se trouvait pas en compagnie de Walrus, la mort était un colis vite expédié.

Soit. Il n’avait naturellement pas interprété les ricanements, au risque d’y comprendre une offense quand ce n’était pas ce qu’il fallait. Mais que fallait-il, alors ? Observer, sans doute, ses yeux s’attachaient mollement à la blancheur fantomatique. Regretter, peut-être, il craignait d’avoir ouvert la bouche une fois de trop. Dans la mesure où il n’avait probablement fait que rendre sa présence en ces lieux un peu plus inopportune, en compagnie d’une fillette qui – par assurance ? – ne souhaitait vraisemblablement pas se faire entendre dire comment elle devait agir. Et il ne la comprenait que trop.

Placide, il la laissa approcher, accentuant peut-être par fantaisie le bruissement des dentelles. Allure de poupée qu’il s’était souvent plu à sublimer avec Alice, parfois à son insu. Comme victime d’un automatisme, il y avait de nouveau cédé avec cette parfaite inconnue, dont il soutint le regard, sans prendre la peine d’effectuer un examen supplémentaire. Il dut davantage refreiner l’envie de se soustraire aux mains trop inquisitrices à son goût. Il détestait cordialement qu’on le touchât. Et l’absence d’attache qui semblait la marquer ne pardonnait pas selon lui cette familiarité abusive. Bonnes manières, bonnes manières… Son visage se barra d’une expression incrédule. Et sa propre peau trahissait pratiquement son mécontentement d’ainsi avoir été traité par une main trop froide.

— Parce que vous êtes la tueuse de cet imbécile d’aubergiste tout court, en réalité.

Ce n’était pas plus compliqué que ça. Il avait répliqué, frisant l’attitude d’un adolescent rebelle qui prétend n’être impressionné par rien. Il en arborait quelques traits, du reste. Tandis que cette petite fille pouvait afficher la grâce d’une ballerine comme l’insipidité incomprise et secrète d’une marionnette désarticulée. Il la suivit sans s’interroger, piqué par il ne savait quoi, prenant le soin au préalable de tapoter ses mains gantées l’une contre l’autre, afin de se débarrasser définitivement d’une poussière meurtrière qui aurait malencontreusement pu jouer des tours. L’un de ses nombreux joujoux. Un poison facilement aimanté par le plastique, avide de peau et de sang, mais peu friand des tissus, au point qu’il s’en détachait volontiers pourvu qu’on l’y aidât d’une secousse.

Arrivé sur le seuil de la pièce, Sylar croisa les bras et appuya nonchalamment une épaule contre le chambranle de la porte. Une flaque de sang. Mais il n’y avait rien à faire. Le rouge enfanté par quelque danse macabre ne possédait pas d’astuce, et son épiderme restait irrémédiablement ce qu’il était. Inutile de préciser qu’il n’en comprenait pas vraiment la dimension esthétique. Et il ne put s’empêcher de songer aux tendances inconvenantes de Walrus, celles d’Alice, aussi – ses belles robes ! On n’avait pas idée d’ainsi se salir, en prime d’y prendre goût. L’excitation de son coéquipier envoûté par le sang, Sylar était capable de la sentir à plusieurs bornes. L’une des seules choses qu’il était encore loin, très loin de savoir tolérer, en témoignaient les règles strictes qui régissaient leur abri flottant. Comment avait-il réussi le tour de force de les imposer, il ne s’en souvenait déjà plus. Parce qu’il mourrait probablement de garder tout ce qui concernait Walrus en tête.
Alors, il évinça provisoirement toute réflexion à son sujet, s’étant depuis longtemps habitué à la nouvelle image de fond qui parait son esprit.

La petite fille. Il arrêta l’avis que s’étonner face à son comportement ne lui apporterait rien. Récurer le sol, pourquoi pas ? C’était le fondement de toutes les Cendrillons. Pensée cruelle, il faillit avoir un sourire réprobateur pour lui-même. Non, mais réellement. Que désirait-elle, au juste ? Et lui, que désirait-il à rester ici ? Patience, patience.
Pour l’heure, il ne pouvait que réprimer un soupir. Cet éternel attrait pour le sang qui n’épargnait personne ou presque. Il demanderait un jour à l’un de ses compagnons de lui expliquer très précisément ce qu’il en était. Tant qu’à faire, il préférait les larmes. En plus d’en saisir l’esthétique, il leur reconnaissait l’avantage indéniable de n’être pas salissantes. Oh, mais oui. C’était justement ça, l’important. La trace.
Si vous ne me croyez pas, regardez par la fenêtre.
Pensait-elle réellement que c’était à ce sujet qu’elle devait le convaincre ? Mais il ne rechigna pas, une fois encore ! Enjambant prestement l’aquarelle sanguinaire, il rejoignit la fenêtre et y passa rapidement la tête, juste le temps d’une rapide observation. Un corps oublié dans la pénombre. Et son visage, découpé, avait eu pour dernier sourire celui de l’ange.

— Charmant, déclara-t-il sans trop de conviction. Mais je serais curieux de savoir ce que cet homme vous a fait pour mériter pareil traitement. C’est vous qui l’avez suivi, non ? Ou bien… Cette taverne est peut-être depuis le début votre terrain de chasse ?

Tourné vers elle, il attendit une réponse autre que « Tuer, tuer, tuer. » Une conscience égarée ? Sans le montrer, il se tenait sur ses gardes. Le tableau ne l’attendrissait pas, en revanche, une autre envie pulsait, faiblement encore, au plus profond de lui.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Dim 28 Juin - 20:18

    <<_ Charmant, mais je serais curieux de savoir ce que cet homme vous a fait pour mériter pareil traitement. C’est vous qui l’avez suivi, non ? Ou bien… Cette taverne est peut-être depuis le début votre terrain de chasse ? _>>

    La jeune fille le regarda intriguée. Elle avait du mal à le comprendre, il était une tout autre personne que l'homme qu'elle l'avait rencontré. Elle esquissa un sourire en quelque sorte satisfait. Aimait-il tuer par le plaisir comme elle faisait ? Elle se posa la question plusieurs fois dans la tête. Était-il un de ces hommes qu'elle n'appréciait guère ? Peut-être, en tout cas, l'attitude du bonhomme l'ennuyait profondément. Elle se leva alors et se rapprocha de lui pas au point d'être intime mais assez pour lui montrer qu'il ne l'impressionnait aucunement. Elle le regarda de ses deux petits yeux de petiots et déclara clairement.

    <<_ De quoi vous mêlez vous ? Je ne suis pas une bête assoiffée de sang, en tout cas pas une bête. Allez vous m'arrêter... monsieur l'inspecteur ? _>>

    L'inspecteur ? Oui, on dirait un surnom, elle trouvait qu'il portait trop de questions. Allait-il mal le prendre, elle le pensait mais elle tentait qu'il le prenne bien, qui ne tente rien n'a rien ! Elle le regarda d'un regard charmeur ou plutôt dragueur. Elle haussa les sourcils en souriant. Elle se rapprocha de lui et posa sa main droite sur l'épaule droite de son interlocuteur. Elle dit sur un ton amusé, elle se foutait de lui ? Peut-être mais c'est peu probable.

    <<_ Je ne comprend vraiment pas votre... raideur. Le monsieur devrait se décoincer... n'est-ce pas ? _>>

    Elle laissa un sous entendu. Elle n'avait pas parlé de sexe, elle avait laissé exprès ce mystère pour qu'il se pose des questions. Le rire bien sûr et non le sexe. Généralement quand on parle de cette manière aux gens, le seul remède pour eux, le sexe. Allait-il mal réagir ? Elle s'en fichait. Elle passa son index droit et froid le long du menton du gars. Elle lui sourit amusée et ria un instant après. Elle baissa sa tête et bougea ses lèvres pour ne laisser paraître que des murmures. Elle changea radicalement d'attitude. Elle se retourna et s'assit sur le lit une nouvelle fois. Elle releva la tête et mit délicatement ses cheveux en arrière. Elle laissa voir complètement son visage qui avait un air doux, très doux. Mais lorsqu'elle devenait telle une folle, son visage est tout le contraire de doux. Elle se laissa tomber sur le lit qui grinça et balança ses jambes. Elle fût gênée par ses bottes alors elle se redressa et les enleva délicatement. Elle se rallongea et murmura des mots incompréhensibles comme à son habitude. Elle finit par ricaner. Elle pensait à une autre victime. Tuer était si facile ^^. Séduire pour tuer, intimider pour tuer, tuer pour tuer... Elle aimait tuer et personne ne pouvait dire le contraire. Elle se redressa et baissa encore sa tête marmonnant encore et encore des choses à peine audibles. Elle se demanda qu'elle sera sa réaction. Allait-il la frapper ? La torturer ? Elle en frémit d'excitation. Serais-ce du masochisme ou encore du sadisme ? Elle se marra encore dans son coin, dans son petit monde. De toute façon personne n'y est jamais entré et il ne vaudrait mieux pas. Elle ricana encore quelques minutes puis dit sur un ton sarcastique.

    <<_ Oh ! Quelle mauvaise personne je fais ! En tout cas, ne me dites pas que je suis folle, bien des mésaventures pourraient arriver ... je suis... qui... qui suis-je ? Qui suis-je ?... _>>

    Elle répéta la dernière phrase plusieurs fois comme étant en transe. Elle se leva télékinésiquement et marmonna se baladant partout dans la pièce. Quelle fille folle direz-vous ? Vous avez raison. Une ambiance macabre était là depuis le début et s'intensifia. Combien de personnes, de familles avait-elle détruites ? Impossible de compter, mais en tout cas beaucoup.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Mar 30 Juin - 11:20

De quoi avait-il l’air ? Elle ne lui laissa pas d’autre choix que de noter son étonnement. Il s’était vraisemblablement trompé de pied sur lequel danser, mais depuis le début, il n’agissait pas comme il le fallait. Il aurait dû partir, ne pas lui accorder d’attention, encore moins des mots. Et le voilà qui se retrouvait à lui faire la causette – car réellement, ce n’était rien d’autre que ça – en attendant il ne savait quoi. Qu’elle franchît une limite, sans doute. Il avait pensé, très subrepticement, que partir maintenant lui aurait laissé un goût amer d’insatisfaction sur la langue. Une sorte de déshonneur, d’humiliation. Et en cela, cette petite fille avait un indéniable pouvoir sur son propre mental. Il se devait de le lui retirer. Le plus rapidement possible. Elle n’arrêtait pas de le rappeler à l’ordre, inconsciemment ou non, en l’approchant de trop près, beaucoup trop près. Oh, pour sûr, la frêle créature ne mesurait pas ses gestes. Mais quelles manières aurait-il bien pu attendre en ces lieux de crasse et de trivialité ? Il se montrait exigeant alors qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Soit, il la subirait, cette bête assoiffée de sang… la nourrirait peut-être ?

Ses lèvres se pincèrent alors qu’il considérait la mascarade de la petite fille, sans y mordre toutefois. Il n’appréciait pas non plus ce genre d’aberration. Vulgaire au possible, peu flatteur aussi bien pour lui-même que pour elle, ennuyant, terriblement ennuyant… Si le regard de l’ange terni s’était réchauffé, lui ne lui avait retourné qu’une accentuation de froideur peu amène, frisant la menace.

Ses bras, ses mains gantées restaient raides le long de son corps et sommeillaient péniblement, excitées par une présence qui n’aurait jamais dû se faire si insistante. Que lui aurait-il coûté de saisir ces petits doigts pour les briser un à un, phalange par phalange, après en avoir délicatement délogé les ongles ? Se décoincer. Heureusement pour elle qu’il ne s’exécutait pas, non ? Mais rassurez-vous, il n’oubliait pas le corps mutilé gisant au pied de la taverne. Cette fille pouvait changer du tout au tout, ce n’était plus un secret. Il n’y avait qu’à regarder son attitude jamais fixée. Pire encore que les capricieuses lunatiques. Et après avoir réveillé l’inoffensive, la provocante, puis la charmeuse, que restait-il… ? Il faillit frémir. Faillit.
Et ne se détendit qu’une fois qu’elle se fût éloignée. Dès lors, il ne la regarda plus, yeux tournés vers la nuit noire qu’un rempart de lumière artificielle arrêtait.
Il devinait ses gestes aux sons qu’elle émettait, aux ricanements qui roulaient dans sa gorge. Ce qui les inspirait, il n’en savait rien. Des idées noires, peut-être, sanglantes, contraires aux apparences. Il restait totalement passif, ne semblait nullement disposé à amorcer le moindre geste d’agression. Il paraissait même ne pas y réfléchir. Mais toutes les illusions se brisèrent lorsque la nymphette sanguinaire prononça quelques mots lourds de conséquences. Ne me dites pas que je suis folle.
Devina-t-il alors pourquoi cet homme, baignant dans son sang en bas de la fenêtre, avait vu sa chaleur rapidement le quitter ? Qui savait !
Il s’était lentement, très lentement tourné vers elle, ainsi qu’il en avait l’habitude. Un murmure.

— … Vraiment ?

Qui elle pouvait bien être, il s’en fichait. En revanche, il se voyait avec délice prétendre savoir ce qu’elle était. Des étincelles dans le ventre, il crut un instant qu’on lui avait injecté à son insu l’essence même de Walrus à l’intérieur des veines. Excitation stridente et enfantine, irresponsable… Il venait de trouver ce qu’il avait jusqu’alors cherché. Ce moyen de réparer l’affront. Et l’orgueil, l’amour-propre, accablants despotes, ne semblaient pas enclin à lui laisser le choix. Que ferait-il ? … Que ferait-il ? Une voix chantante résonna dans son esprit.
Osera… Osera pas… Osera… Osera pas…
Osera… ? Il l’honorerait.
Personne n’en saurait rien, n’est-ce pas ? Qui se hasarderait ensuite à déclarer qu’il avait la farce facile et cruelle ? Facile, cruelle et vicieuse.
Elle s’était levée ; un coup de tonnerre dans son esprit, qui gorgea les anfractuosités de son cerveau, qui anima sa langue.

— C’est amusant parce que… Folle, je pense très sincèrement que vous l’êtes.

Osera !
Qu’allait-elle faire, à présent ? Hurler de rage ? Montrer les crocs ? Se transformer en la bête assoiffée de sang qu’elle avait prétendu être ?
Il s’était imaginé une furie se jeter sur lui toutes griffes dehors. Et il ne fut pas déçu. En agrippant d’une main une gorge désormais menacée. En saisissant de l’autre, et de justesse, le poignet de la petite fille. Seulement…
Il n’avait vu que trop tard ce qui prolongeait son bras si mince.
Un éclat métallique… Fulgurance acide…
Ploc… Ploc… Ploc…
Ploc.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Mar 30 Juin - 19:01

Il avait dit le mot à ne pas dire, le mot à ne jamais dire sinon, vous êtes sûr que la mort vous emporte ! Elle baissa soudainement la tête, ricana d'un sadisme inouïe. Il la saisit au cou et à la main mais il ne remarqua pas que sa petite lame lui trancha le ventre. Elle retira la lame et la planta brutalement dans l'épaule du gars. Du sang giclait de partout, il y en avait déjà assez sur elle, qu'il y en avait encore plus à présent. Elle lui colla une claque qui sans doute, lui laissa une très grosse marque rouge Puis elle le poussa violemment à terre et se mit à califourchon sur lui. On peut dire qu'elle est coriace malgré ce que son corps laisse montrer : un corps frêle, fragile... Sourire jusqu'aux oreilles, sadisme, ricanements se mêlaient, elle devenait folle. Elle retira le couteau violemment et le mit sur la gorge de l'inconnu.

<<_ Stupide avorton... il faut maintenant assumer ta mort ! Oui, ta mort !! Regarde j'en tremble d'excitation ! AH AH ! _>>

Éclats de rire sadiques... Elle continua son rire et décida de s'amuser. Ce n'est pas tous les jours que l'ont a entre ses mains un jeune et beau garçon... Même si il est arrogant et ennuyant ! Elle appuya sa lame contre le cou et rapprocha son visage du sien. Elle caressa la joue du garçon avec son index de sa main gauche et posa ses lèvres contre les siennes un court instant tout en fermant les yeux. Elle ricana et les rouvris

<<_ Exquises, tout à fait exquises... _>>

Elle avait déjà goûté des lèvres, sucrées, salées, normales, pulpeuses, gélatineuses, baveuses... Elle a goûté à tout et à vrai dire, elle ne sait quelle nomination elle donnerait à celle-là. Elle allait encore tuer, comme toujours, pour elle c'était une habitude. Puis elle repensa à ce qu'il lui avait dit, ce minable l'ayant traité de folle. Elle souffla un instant puis le regarda souriante.

<<_ Tuer un si beau visage... oh eh bien, je garderai ta tête mais j'aimerai te faire souffrir. _>>

Elle mit ses cheveux en arrière et décida de lui faire une petite entaille au cou mais une légère. Un cauchemar, un horrible cauchemar... Elle lécha l'entaille et esquissa un sourire particulièrement. Le sang pissait de partout, c'était un vrai carnage ! Sa fréquence cardiaque devenait de plus en plus intense et rapide. L'excitation était là mais pas encore à son maximum. Ses ricanements s'intensifient encore et encore. La folie s'emparait d'elle. Pour elle dire le mot interdit c'est lui libérer les chaines pour qu'elle attaque comme un sale chien méchant et vorace. Elle le haïssait ? Non. Elle le déteste ? Non... Disons qu'elle a envie de s'amuser. Elle aimait bien son air indifférent même si, étant une personne, cet homme est d'une grande provocation. Cela lui plaisait mais son comportement l'ennuyait profondément et elle voulait en finir. L'égorger et lui couper la tête pour qu'elle la garde. Humf.. c'est marrant de garder une tête quand même xD. Non mais quelle idée ! Étais-ce pour blaguer ? Va-t-elle vraiment la garder ? Bah, c'est selon son humeur. Peut-être avait elle dit cela dans le but de le terroriser. Et lui, l'imbécile, qu'allait-il faire ? La jeune fille fût étonnée qu'il ne fasse rien. En fait, elle se demanda si ce n'était pas la peur qui l'avait paralysée. Elle marmonna mais cette fois audiblement.

<<_ Sang... sang... SANG ! _>>

Elle devenait dingue, folle comme il avait dit... Elle avait vraiment une toute autre tête au début, là, un visage sadique, effrayant orne son visage. Elle se demanda si il était comme les autres.
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Mar 30 Juin - 21:16

Ploc, ploc, ploc.
Lui, imprudent ? Son ventre perforé semblait le clamer haut et fort, son épaule et sa joue brûlante également. Il s’était retrouvé à terre en un instant, dominé par une fillette qu’il n’avait pourtant pas sous-estimé. Du moins le croyait-il. Ou alors s’agissait-il d’autre chose ? Sa mâchoire, crispée à l’extrême pour contenir la douleur, n’avait laissé échapper aucun son non plus. Ses yeux s’étaient plissés, ses sourcils, sensiblement froncés en une expression de contrariété. Mais il y avait autre chose. Une impression fondée : celle que cette fille ne faisait que se regarder elle-même. Se satisfaire de ses crimes. Comme s’il y avait un intérêt à en tirer. Un intérêt frivole, la fierté, la satisfaction d’inspirer la crainte à autrui. Pour cette raison, il n’avait même pas cherché à se rétablir, laissant à la pauvre créature la joie, l’excitation de se complaire dans ses illusions. Ses traits se détendirent ; il la considérait sans broncher, sans lui montrer qu’elle lui était pathétique. Sans montrer non plus qu’il avait mal. La douleur lui engourdissait les flancs et le paralyserait bientôt s’il restait ainsi immobile. Mais il bougerait. Chaque chose en son temps.
Stupide avorton.
D’abord les insultes.
D’abord l’humiliation qu’elle croyait infliger. D’abord cette réjouissance abusive et ridicule des naïfs à qui il en fallait peu. Il ne se souvenait pas avoir un jour jubilé de ses victoires. Pas même avec Walrus. Toutes ses réactions restaient intérieures, et ne souffraient aucun excès extérieur. Un sourire, un éclat railleur dans l’œil, tout au plus… Mais jamais rien de cet acabit. C’en était presque peinant.
Il la laissa approcher, souiller ses lèvres, renonçant à lui arracher la bouche avec les dents, ainsi qu’il savait si bien le faire. La petite avait encore des choses à dire, il aurait été dommage d’amputer sa gloire, n’est-ce pas ? Une lame froide contre sa gorge palpitante, non de peur, ni même d’excitation. Son fluide vital le quittait juste, profitant des valves ouvertes. Ainsi, l’ange terni pensait pouvoir semer son présent mortifère partout où elle passait ? Mais la dépouille de Sylar, elle n’en serait pas l’artiste. Hors de question.
Quelques mots encore… Et il fut très vite temps de reprendre l’avantage. De faire comprendre à cette inconsciente qu’elle devait mieux choisir la cour dans laquelle elle jouait.
SANG !

— Il suffit, trancha-t-il catégoriquement après l’avoir rendue muette. La petite s’agitait encore, mais aucun son n’en sortait plus. Sylar les dévorait un à un.
Et puis, dans un claquement sonore, sa paume gantée rencontra l’œil de la créature. Un coup qui visait davantage la perte d’équilibre et l’étourdissement que la blessure. Alors qu’elle était propulsée en arrière, il se redressa et la retint à la dernière seconde par l’avant-bras, ses doigts allant aussitôt courir vers le délicat poignet afin de le briser – dans un craquement qu’il prit soin d’étouffer – et de récupérer la lame qui l’avait sournoisement blessé. Cela n’avait duré qu’une seconde. Il eut un long vertige, mais ne s’en formalisa pas – il refusa tout bonnement – retournant la petite fille pour qu’elle se retrouvât dos contre son torse ensanglanté. De son bras libre, il avait emprisonné les siens en entourant son buste avec force. Sa bouche, lentement, avait glissé contre son oreille, et la lame, sur sa gorge de nacre qu’il entailla très légèrement sur toute la longueur, de manière à y laisser un net sillon de sang. N’était-ce pas ce qu’elle avait demandé ?
Il lui susurra à l’oreille :

— Mademoiselle, je crains que vous ne vous émerveilliez trop tôt devant votre œuvre – voire même trop tout court. Permettez-moi d’ailleurs de vous le dire : il vous en faut peu.

Sur ces paroles, il la fit virevolter telle la princesse qu’elle était et l’envoya valser vers un coin de la pièce. Une voltige qui lui rappela celle, critique, de son propre esprit. Mais encore une chose…

— Méditez bien ces paroles… Enfin, que dis-je ? Une folle est-elle capable d’entendre raison ?

Il haussa les sourcils, faussement innocent.

— Je suis confus, ce vilain mot m’a encore échappé. M’en tiendrez-vous rigueur, Mademoiselle ?

La lame décrivit quelques moulinets entre ses doigts, et il rompit son emprise sur la bête assoiffée de sang. Elle pouvait crier, si l’envie l’en prenait.
Mais il ne s’attarda pas. Gagna la fenêtre après une provocante révérence et passa par-dessus le montant pour s’agripper à un large tuyau, le long duquel il glissa jusqu’en bas, sans un regard pour le cadavre qui s’y trouvait déjà. Il n’avait pas de temps à perdre. Il savait que la créature le suivrait, son don le lui permettait aisément. Et un poignet cassé ne l’en empêcherait pas.

Pour l’heure, il était bien plus amoché qu’elle, pire, perdait plus de sang à chaque seconde qui s’écoulait. Un élancement lui foudroyait le bras, et ses flancs tiraient toujours autant eux aussi. Mais il se jura de tenir bon le temps nécessaire.
Il laissa à dessein ses pas se répercuter sur l’asphalte, afin qu’elle pût le suivre, dirigée aveuglément par sa folie décadente.

Maître de la danse, il l’attira ainsi jusqu’à un entrecroisement de cinq ruelles faiblement éclairées.
Et on n’entendit soudain plus rien. Forcément. A part peut-être les élucubrations vocales de la petite créature.
Sylar était-il lâche ? Oh, non. Il ne comptait même pas la tuer. Juste équilibrer la balance.
De la ruelle qui avait accueilli le jeune homme blessé, un éclair métallique pourfendit l’obscurité, venant, au terme de sa course d’une vélocité hallucinante, se loger dans l’épaule de l’ange terni.
Quitte.
Les sons nocturnes reprirent.
Des gouttelettes de sang s’éloignèrent dans la nuit.

[Topic clos pour Sylar. A toi de voir, Princess, si tu souhaites répondre avant que Walrus n’intervienne ^^ Je créerai, dès demain normalement, un sujet sur la péniche pour nous trois.]
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MessageSujet: Re: •_ Dégage gamine... _ • {with Carpenter :3} Jeu 2 Juil - 18:02

De retour dans les ruelles puantes de mon enfance. Les dédales assombris et recouverts de pavés crissants que j'avais jadis connu par cœur. Oui, je les avais connus par cœur. C'était il y a longtemps... Avant les Basfonds, avant l'Envers, avant Patty... Et puis, avant, bien avant Sylar. Je n'y avais pas remis les pieds depuis, jamais. Je ne m'y étais pas autorisé, car je ne savais que trop bien combien ce genre de choses avait le don de m'affecter. Combien ? Deux, trois, peut être quatre siècles. Changée et pourtant semblable: Woollyland, ma cité natale. Non, ç'avait été ma ville natale, dans une autre vie. Aujourd'hui, et depuis ce jour là, je n'étais plus un fils de Woollyland. Juste Walrus le gamin des rues, tout droit sorti des entrailles pourrissantes de la cité. Je suis à l'image de ce monde, tordu. Ceux de la surface vivaient, et, semblables au reflet inverse, ceux du dessous se contentaient de survivre. L'envers du miroir, l'encombrant tabou dont il ne fallait pas parler. Le mot qui crispait, dérangeait, mourait avant même d'avoir jamais existé. Comme moi. Walrus le gamin des rues. La bouffée d'angoisse, le vide dévorant. Et la petite voix, alors que l'on suffoque, étouffé par la noirceur, toujours la même rengaine. Vivre, vivre, vivre. Je ne veux pas disparaître...

En ces nombreuses années communes, à Sylar et à moi, c'était là l'un des rares sujets sur lequel je n'avais jamais désiré m'étendre. Le passé, le mien, celui de cette cité. Ce n'était pas véritablement très 'fair-play' de ma part. Je connaissais son passé à lui, j'avais déjà aperçu ses géniteurs. Mais de moi, au fond, que connaissait-il ? Walrus, l'insupportable gamin. Pas le Walrus d'avant. Mais enfin, ma famille, c'est toi, point. Oui, point. Point final. Des questions, et pas la moindre réponse. Hormis ce qu'il avait pu apprendre autrement que de moi.

« Dis Monsieur, t'aurais pas trois yubas ? »

Distrait, je baissai les yeux afin de contempler... Beurk ! Une gamine ! Elle m'arrivait à hauteur des cuisses, pas plus haute que trois bonbons. Petite bouille extasiée, menotte potelée qui s'agrippait au bat de mon blouson et tirait dessus avec un peu trop d'énergie. Beurk, beurk, beurk ! Une peau aussi blafarde que la mienne, deux joues rosies d'excitation et... Deux énormes prunelles vertes, ou bleues, qui papillonnaient sur moi avec espoir. Ma voix si fit un brin trop railleuse, alors que je décrochai d'un geste brutal la petite main qui m'agrippait...

« Et pourquoi diable devrais-je te filer des sous ? T'es pas un peu jeune, pour faire la manche ?! »

Comme toujours, avec subtilité et tact. Quelque chose me dérangeait. Sans doute était-ce cette indéfinissable sensation de familiarité, mais avec quoi... Je ne la connaissais ni d'Ève ni d'Adam, cette gosse ! Mais elle ne se démonta pas, me jetant un regard mauvais. J'avais envie de lui claquer la tête contre les murs. Ses petites boucles brunes s'agitaient sous la brise estivale. Vague impression de déjà-vu.

« Mais ils font des promotions sur les fraisiers, à Berry Berry ! Avec 3 yubas, on a droit à un gâteaux plus gros qu'un crâne de troll ! »

Berry Berry... Une petite pâtisserie locale connue de tous les gosses du quartier. De mon temps. Une vielle fée lutine tenait le petite commerce, dans ma mémoire, avec ses recettes secrètes. Elle avait démarré avec rien, ou presque. Son chariot de fortune, et elle avait dû camper devant les écoles un nombre incalculable de fois avant d'enfin pouvoir ouvrir sa boutique. Berry Berry, un souvenir qui entachait la toile noirâtre de mon passé. Un souvenir solitaire, de par son agréable commémoration. Le seul et l'unique. Grognement grincheux, finalement, nous retrouvâmes sur un banc miteux, à piocher dans un énorme fraisier, cuillères en plastique à la main. Un gâteaux plus gros qu'un crâne de troll. La bataille pour la dernière fraise fut difficile, et se solda malgré tout par mon entière victoire. C'était quand même mes trois yubas à moi...

« Trois siècles trop jeune pour pouvoir espérer remporter ce genre de combat contre moi, sale môme ! »

Ronchonnant à tout va, la gamine sauta du banc, manquant de raté la réception, et s'élança en direction des passants. Un bref merci, à peine crié, insupportable petite voix suraiguë de l'enfance. Et elle rejoignit un couple, ses parents sans doute... Mon cœur manqua un battement. Puis deux, puis trois. Crispation palpable. Stupidité qui s'effiloche. Et puis, le noir. Le noir dévorant, le noir opaque. Suffocation. Réapprendre à respirer. Un, deux, trois. Et on inspire. Un, deux, trois, et on expire. Encore. Encore... Trois siècles trop jeune... Cette familiarité, c'était à cause du reflet. Mon reflet. Parce qu'elle me ressemblait, n'est-ce pas ? Oui, elle me ressemblait, parce que... Parce que... Rien. Des pas qui cognent et crissent contre les pavés. Mes pas ? Et puis, soupire. A la vue d'une nouvelle familiarité. La sale mioche, inconsciente, et la vie qui s'épanouissait au dehors, fuyant de son épaule meurtrie... Soupire de contentement. Parce que les problèmes vous tombent toujours dessus au même moment. Le monde fonctionne ainsi, cherchant à vous enfoncer plus bas encore que vous ne l'êtes déjà. Et c'est tant mieux. Pas le temps de s'attarder, pas le temps d'y réfléchir. Je me saisi de la mioche inconsciente, la balançant sur mon épaule comme un vulgaire sac de patates. J'avais envie de fumer. De me jeter dans les bras de Sylar. Rentrer, rentrer, rentrer. Chez moi, chez lui, chez nous. J'avais envie de rire à gorge déployée, pour rien, pour personne. Et pleurer, terriblement...

« Mais Walrus le gamin des rues ne pleure jamais, n'est-ce pas...? »

{Topic clos ♥}


// Absent jusqu'au 11 Janvier //

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Walrus
team steak haché
team steak haché
HUMEUR : Bweh.
CITATION : « L'objet possédé est heureux tant que son propriétaire l'a à l'oeil... »

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : La Cabane à Huîtres.
NOTEBOOK : Le moule à muffins
VIE SOCIALE : La pêche à la crevette
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