En échange de sous-sous ♥
Monter son commerce ô/
Consommer - s'endetter

Le poulpe meurt, l'encre reste.
Forum fermé ๑ nouveau fofo mad in Wawa, Lilice, Hoot et Bhou. RPG mission 404 spécial geek. A très bientôt pour ceux qui sont intéressés 8D

the walking web ; hacker vaillant, rien d'impossible.
intrigue n°1
Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla.
ploup'nyouz
01 Novembre 2011 - Happy Halloween !! Une ribambelle de citrouilles fait son apparition dans les smiley et l'event Chasse à la citrouille d'or s'organise. Aux participants ; vous avez jusque samedi matin pour vous concerter et confectionner votre kit de survie par ici. FIGHT ♥

28 Juin 2011 - Nouveau thème, tout frais-tout crème, un gros hiatus d'une semaine et deux jours. Crazy Tale fête ses deux ans et quelques miettes \ô/ On vous attend ici pour laisser un petit message d'amour ou simplement pour commenter les surprises qui débarquent enfin !

26 Juin 2011 - Mise à jour des top-partenaires décédés ou perdus de vue, si l'on vous a mangé votre bouton sans faire exprès, prévenez-nous !

20 Juin 2011 - Le groupe des Epouvanteurs est de nouveau ouvert. N'hésitez pas à rejoindre les vilains rouges ♥
soldes & publicités
C'est les soldes chez Zebediah's Lair !! 30% de remise sur les articles fleuris, 20% sur les bougies. Des affaires en or jusque SEPTEMBRE, profitez-en ! Passez au Mc Drive pour bénéficier des tarifs-soldés. Par ici

Faites abstraction du rangement, des bocaux bizarres et objets gluants, chez Larkins et ce jusqu'au 20 SEPTEMBRE, pour deux produits achetés, le troisième est offert !
Lavage de cerveaux
Demandes rp - Montagne de muscles verdoyants recherche compagnon bavard - ou bavarde ♥ - pour meubler les petits silences de son existence par ici ; Vampire givrée désire croquer la vie à pleines dents en compagnie d'un ou deux volontaires par là ! Sinon, manifestez-vous de ce côté.

Topics libres - Aucun pour le moment.

Recrutements - Envie de se faire exploiter jusqu'à la moelle des os ? Trop de frustration dans votre vie, il faut vous défouler et ce, en tout anonymat ! Ne cherchez plus, le staff a besoin d'un modérateur rp, enrôlez-vous ici...

Ça gazouille, ça grésille, ça gazouille et ça frétille : Gazetteux, plume de poulet et encre de poulpe dans les mains, nous observons et nous sommes toujours là. La Gazette recrute et lobotomise, ici.

Favorisez - les traqueurs et les consultants, de préférence. Du côté des personnages prédéfinis, nous recherchons dans l'urgence un futur Mirror et une Ursula... ♥
Coups de cœur
Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla. Blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla.

Air-Paix
Heberger image

Graph, entraide & autres

Partagez|

Avoir les yeux plus gros que le ventre... [Défi ~ Carpenter]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: Avoir les yeux plus gros que le ventre... [Défi ~ Carpenter] Mer 12 Oct - 13:03



    La pancarte tourna dans un bruit strident, déviant sa flèche indicative vers des broussailles touffues, impénétrables et sinistres. Déjà derrière lui le chemin s’évanouissait dévoré par des racines étroitement entrelacées et des arbres pressés. Imperturbablement guilleret, il continua cependant de sautiller perché sur un objet non identifié, monté sur ressort, le regard voguant d’un bord à l’autre.

    Un Chapelier Toqué, où qu’il aille, était extraordinairement repérable. Et pourtant ! Le seul et l’unique, en ce moment même, semblait s’être dépourvu de son ultime accessoire : le haut de forme. Ses cheveux dans les tons châtaigne, gland et pomme de pin, tressautaient au rythme des rebondissements, libérés de tout couvre-chef. Et pourtant ! A y regarder mieux, on se rassurait : lié d’une lanière de cuir autour du cou, le chapeau cahotait lui aussi dans le dos de son propriétaire. Parce qu’à la manière des cow-boys, c’est classe.
    Après tout, le Chapelier ne pouvait décidemment pas se déchapelierer.


    Qu’en dites-vous mon Amie ? Votre socle élastique vous permettra-t-il d’affronter ces aiguilles de pin ? Woooh ! Douuuuceee Amiiiiie, vous frétilleeez bieeen d’impaaAAaaatience !

    La voix se haussa, s’allongea, s’étira. L’échasse enchantée, en effet, semblait bien avoir son petit caractère et ne permit pas qu’on osât mettre en doute ses capacités. Sautant davantage, elle tourna sur elle-même, entraînant le Chapelier dans sa ronde infernale. Il rit aux éclats et, d’une main cramponné, vint gratter de l’autre le long bec de la chose.

    Allons-y donc, perçons ces ténèbres imperçables ! Parons ces buissons imparables ! Bravons ces racines imbravables ! Sations cet estomac insatiable ! Trouvons cette Noix introuvable ! Mangeons cette Noix immangeable ! Que dis-je, mais elle est trouvée ! Bientôt mangée ! Rentrons, rentrons ! HiihiiOoohhHouuuuAahaahahaahaa !

    Et la chose se jeta dans de lents bonds à travers les fourrés, transportant son fardeau hilare. Passer inaperçu ? Même dans les lieux les plus inhospitaliers, Sham Farleigh en était profondément incapable.

    Si six scies scient six cyprès, alors combien de scies scient six cent six cyprès?
    Plus vite ma Chère !
    Si-six-scies-scient-six-cyprès-alors-combien-de-scies-scient-six-cent-six-cyprès ?
    Encore, encore, encore plus vite !
    Sisixsciesscientsixcyprèsalorscombiendesciesscientsixcentsixcyprès ?

    Appellerai-je le Bûcheron de ces lieux ? Ohé, ohé, du râteau ! Votre tapage est-il aussi haut ? Grand temps de rendre en essart votre château !

    Oh, Petite Porteuse, et si l’on essayait avec le cadeau de ce Fripon d’Armitestead ?


    Une main se glissa dans le revers de la redingote – que diable, ce n’était pas parce qu’on allait parcourir les bois, qu’il fallait s’habiller de chiffons si ?! – aux douces couleurs automnales (accord parfait avec la chevelure assurément). Après avoir farfouillé au fin fond d’une poche ventrale, elle extirpa un objet à l’apparence d’un gros sifflet. Sham s’en extasia d’avance.

    Nous allons dérider ces environs ! Commençons par les chuchotis…

    Et il plaqua contre ses lèvres l’objet dans lequel il se mit à réciter la phrase fétiche du moment :

    Si six scies scient six cyprès, alors combien de scies scient six cent six cyprès?


    Il tendit l’oreille guettant l’effet qui ne se fit guère attendre. De toute part s’élevèrent des murmures « Si.. Six… Scies… Scient.. Six… Cyprès… Alors… Combien… de… Scies… Scient… Six… Cent… Six… Cyprès… » Le phénomène d’échos avait un tel pouvoir de redondance qu’il était tout simplement impossible de localiser la provenance de la voix originelle. Sham put ainsi se démultiplier à l’envie, peuplant les alentours de sa présence vocale.

    Nous sommes bien moins seuls maintenant n’est-ce pas ? Formons donc avec ces nouveaux amis une petite chorale !

    Et le sifflet revint contre les lèvres du Chapelier égayé par tant de plaisirs. Quoi de mieux, en effet, que d’apaiser ses désirs de solitude en bande ! Il se mit à chanter.


    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum
    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum

    Un caïman qui se prélassait
    Se prélassait sur une poêle à griller
    Et comme il trouvait ça très réchauffant
    Il fit venir un deuxième caïman

    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum
    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum

    Deux caïmans qui se prélassaient
    Se prélassaient sur une poêle à griller
    Comme ils trouvaient ça très réchauffant
    Ils firent venir un troisième caïman

    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum
    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum

    Trois caïmans qui se prélassaient
    Se prélassaient sur une poêle à griller
    Comme ils trouvaient ça très réchauffant
    Ils firent venir un dernier caïman !

    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum
    Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum Badoum

    Et le Chapelier, très affamé,
    De sa fourchette put enfin les goûter
    Comme il trouvait ça si succulent
    Il mit à cuire d’autres caïmans !


    Et nombre de voix lui répondirent de toute la Forêt, chantant en parfaits canons, la petite comptine. Tout en fredonnant comme un rossignol, Sham guettait les sentiers qui s’ouvraient à lui, qui ondulaient sous ses yeux. L’Absurde Forêt lui faisait payer son tribut en l’égarant ainsi, retardant la dégustation des fruits rares récoltés dans sa besace. Sa gourmandise le tiraillait tant déjà. Il le prenait de bon ton. Pour le moment…
    Les Noix-Zeste se savouraient essentiellement lorsqu’elles étaient vidées, ce qui demandait une technique de découpe particulière, impraticable au milieu d’une Forêt. Heureusement pour Sham, les senteurs des bois parfumaient suffisamment ses narines pour masquer quelque peu le parfum délicat de sa cueillette. Pour le moment…


The Mad Hatter
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Soiffante !
CITATION : Petit pot de confiture, quand te dépetipodeconfitureriseras-tu ? -Je me dépetipodeconfitureriserai quand tu te dépetipodeconfitureriseras.

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : Moutarde ? Ne soyez pas ridicule ! Un peu de citron, c'est différent.
NOTEBOOK : Est-ce que vous désirez un peu plus de thé ?
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Avoir les yeux plus gros que le ventre... [Défi ~ Carpenter] Sam 12 Nov - 12:58

Les premiers moments de la cueillette avaient pourtant donné à Sylar l’espoir d’un rapide retour chez lui. Alors qu’il effleurait du bout des chaussures la dernière trace d’un sentier qui mourait, il se remémora les heures tranquilles passées aux rameaux d’arbrisseaux touffus, sa large ceinture d’outils déroulée autour de lui. Les baies capricieuses que son habileté avait soumises reposaient maintenant à sa taille, dans une poche de cuir rigide, mais lui, bien embêté, subissait encore les fantaisies de l’Absurde forêt.

Il recula afin de se soustraire au désordre végétal, et consulta rapidement sa montre à gousset pour faire la somme des projets auxquels il lui faudrait renoncer. L’imprévisibilité des lieux n’échappait à personne qui se renseignât avant de s’y rendre, et la prudence voulait que l’on réservât une demi-journée, au moins, à leur visite. Aujourd’hui toutefois, la forêt avait fini par se montrer particulièrement mauvaise et peu coopérative, de sorte qu’elle eût pu inquiéter le plus prévoyant des hommes. Sylar n’entendait cependant pas sacrifier l’entièreté de son temps à la versatilité de l’endroit et demeurait fermement disposé à honorer son entrevue du soir, qu’il ne pouvait se permettre de différer.

Son pardessus ouvert, il s’engagea mains dans les poches sur un chemin redevenu accessible. L’air neutre qu’il affectait couvait les braises de son impatience. Pouvait-il se reprocher le déplacement ? De nombreuses tâches lui interdisaient le recours à quelque commissionnaire, et cela pour diverses raisons. En outre, la collecte des baies avait toujours contribué à son apaisement. Non, sa contrariété tenait à ce que la fin de son errance ne dépendait pas entièrement de lui. Perdre sa route était l’occasion d’en poursuivre une autre ; ces bois avaient trop à cœur de le montrer.

Par bonheur, il semblait être seul à arpenter ces sentiers embaumés. Nul ne s’égarait ici sans motif – l’idiotie et la folie en étaient, et demander son chemin revenait en fin de compte à faire une plaisanterie de mauvais goût.
De mauvais goût.
Il crut bientôt obtenir une illustration auditive de ce qu’était pour lui le mauvais goût.
Sylar dut se faire violence pour ne pas engloutir les murmures qui l’enveloppèrent comme autant de bras envahissants. Il n’utilisait guère son don en-dehors des circonstances professionnelles, de peur que l’on ne comprît son essence, aussi s’efforça-t-il de faire abstraction des rumeurs.
Il poursuivit son chemin.
… Tout de même, ce chant avait quelque chose d’impossible.
Le poids de l’ennui lui allongeait le visage, le tirait vers le bas.
Et ces piaillements…
… qui semblaient provenir d’un énième ailleurs.

La présence soudaine dans son dos le surprit. Il regretta de n’avoir pas couru sitôt retourné vers ce qui força hargneusement le rempart de ses lèvres, et dévala son intérieur sans qu’il n’eût à accomplir le moindre effort. Le goût fruité lui parut aussi fugace que le passage de ce cortège multicolore, disparu derrière une haie de buissons. Les petits cubes l’avaient heurté en plusieurs endroits… ce que la stupéfaction d’avoir ainsi été violé rendit absolument secondaire.

Ses yeux, gris en ce jour, ne cessèrent de lui manger le visage qu’au terme de longues minutes musicales. Il cilla très lentement, et porta une main gantée à sa bouche. Bien qu’elle ne fût plus obstruée, il sentait encore à l’intérieur de sa gorge la présence désagréable d’un sillon. Créations et créatures magiques avaient toujours su le décontenancer mieux que les hommes. Parce qu’elles obéissaient à d’autres lois, elles ne permettaient généralement aucune riposte, alors qu’un homme, lui, était si vite repéré, si vite puni en retour, si vite tué. Mais Sylar ne se sentit aucune envie meurtrière ou vengeresse envers ses minuscules agresseurs – de quoi aurait-il eu l’air du reste ? – et ne put que comprendre, tristement fort d’autres expériences aussi malheureuses, qu’un effet secondaire lui engourdissait déjà l’esprit.

La comptine, que la forêt fredonnait encore, ne l’exaspérait plus. Il s’apaisa et se remit à marcher, en caressant le nœud de sa cravate pourpre, et n’eut sur le visage ni défiance ni colère lorsqu’il rencontra cet étrange bonhomme, curieusement juché, qui respirait par rires et par chants. Il ne chercha pas à le reconnaître, et lui dit en guise de bonjour, paradoxalement égal à lui-même, sans sourire ni légèreté dans la voix :

— Qu’est-ce qui est jaune et court très vite ? Je vous donne un indice, ajouta-t-il comme les piaillements s’élevaient à nouveau : il ne s’agit pas de ce petit carré jaune et jovialement enragé qui s’apprête à vous bondir sur le dos accompagné de tous ses charmants camarades.

Sur ces mots, Sylar fit un écart et trouva refuge derrière le tronc d’un arbre imposant, en ayant deviné, au plus profond de lui-même, que ce qu’il avait précédemment ingéré devait un jour avoir été légendé par la sinistre locution : « Monsieur fait de l’humour. »
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas

Avoir les yeux plus gros que le ventre... [Défi ~ Carpenter]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» N'avoir d'yeux que pour lui ... [Sev]» Les yeux plus gros que le ventre! [Fini]» Emilie de Vendières ◘ Le chirurgien doit avoir un oeil d'aigle, un coeur de lion et une main de femme» Top 3 des figurines Mordheim et plus gros flop selon vous» Gros Mek avec CFK et Krameur
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'Absurde Forêt-
Sauter vers: