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• Un peu d’air, juste une question de survie. ♥

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MessageSujet: • Un peu d’air, juste une question de survie. ♥ Sam 5 Nov - 14:59




Alors que le ciel avait encore une couleur de peinture aquarelle, un petit cygne se hâtait à fermer la porte de sa modeste demeure pour partir avec son panier en osier au bras. C’était la saison des truflettes à points mauves, une espèce très étrange qui voit le jour grâce aux champignons tordus de Wonderland. Il en existe un grand nombre d’espèce et les plus grands chefs adorent les avoir sous la main pour préparer des mets fabuleux. Sucrée, acidulée, salée, poivrée… La truflette réserve bien des surprises et celle à points mauves est d’un gout sucré mais légèrement pimenté. Pour cette raison elle est la favorite de Mademoiselle. On peut effectivement l’acheter dans le commerce mais très vite on peut aussi constater que son prix est horriblement élevé. C’est en autre pour reste raison que notre chère demoiselle avait dès l’aube quittée le nid pour rejoindre au plus vite la forêt de l’absurde et ainsi partir au plutôt en quête de ces magnifiques trésors. Bien entendu elle n’allait pas être la seule aussi maline, déjà on pouvait constater que quelques autres habitants avaient fait de même et le plus souvent c’étaient les moins fortunés ou les grands adeptes de la chasse à la truflette. Ces ravissantes petites merveilles n’étaient pas facile à trouver, d’une part parce qu’elles se cachaient sous la terre, d’autre part car la forêt ne faisait rien pour rendre la tâche facile et enfin parce que les petites créatures, heureuses de voir tant de moment en cette saison se faisaient un plaisir de jouer avec les pauvres chasseurs de truflettes.

Notre chère Odile n’était pas à sa première chasse à la truflette, c’est qu’elle avait déjà quelques années dans les ailes et que plus d’une fois elle s’était retrouvée perdue ou rentrait bredouille. En mode fantomatique, le vilain petit cygne noir allait donc sur la pointe des pieds au lieu dit. Pour ne pas être vu, elle se cacha plusieurs fois dans les ombres encore matinales. Pourquoi tant de discrétion ? Tout bonnement car la belle avait demandé un congé pour cause de maladie. Et encore, elle n’y était pas allé doucement sur le sujet, affirmant qu’elle avait la Rhubarbinatisse … Vous savez, cette maladie assez rare qui vous fait couler du jus de rhubarbe du nez et des oreilles, vous donnant en plus de ravissants et grattouilleux petites boutons rouges. Elle est aussi réputée pour être contagieuse et aussi connu pour être une maladie enfantine venue tout droit de Neverland. Alors il serait très embêtant qu’on la trouve ici à récolter des truflettes alors qu’elle se doit normalement de rester en quarantaine le temps que la rhubarbe arrête de couler et que ses magnifiques boutons disparaissent. Pour cette raison, Mademoiselle se faisait toute petite, ne parlait pas et surtout, s’était cachée sous un grand chaperon noir et avait emmitouflé le bas de son visage dans une écharpe tout aussi sombre et chaude. Cette expérience était tout à fait existante pour la jeune femme qui s’enthousiasmait déjà à l’idée de trouver de magnifiques truflettes.

Une fois en forêt, elle pouvait se permettre de se défaire un peu de son déguisement pour respirer l’air frai et légèrement humide du lieu, car une fois dans celle-ci, il était bien rare de croiser quelqu’un puisque les petits habitants du coin aimaient vous faire tourner la tête. D’un pas guilleret, chantonnant une petite chanson du moment, Odile ouvrait grand ses yeux de chasseuse pour pister la trace des mignons truflettes. La terre était légèrement boueuse, mais il en fallait bien plus pour que notre chère chasseuse s’arrête à cause de ça. Manquant parfois de glisser et retrouver son joli minois dans la boue, Odile s’enfonçait de plus en plus dans la forêt, s’amusant presque à prendre le chemin inverse que lui indiquaient les panneaux. Lorsque ceux-ci eurent compris son petit jeu, ils lui indiquèrent donc le bon chemin pour se rendre au cœur de la forêt et Odile n’ayant pas flairé la feinte, continua de prendre les chemins opposés à ceux qu’on lui proposait. Alors qu’elle se pensait plus maline qu’eux, elle se prit les pieds dans l’un des cerceaux d’un serpent à anneaux multicolore. Celui-ci n’apprécia guère et fit sa cheville prisonnière, la menaçant de la mordre si elle osait toucher encore une fois à ses cerceaux. Le visage de la jeune femme se referma pour laisser une moue boudeuse se faire. A l’aide de deux bâtons grinçants, elle éloigna la tête du serpent à anneaux et glissa le second dans le cerceau qui se serrait à sa cheville pour l’élargir et sortir son pied de là. Une fois libre, Odile releva son menton dignement et se redressa avant de poursuivre sa petite chasse.

Les secondes, les minutes, les heures passèrent sans qu’elle n’eu trouvé quelque chose d’intéressant à mettre dans son panier d’osier. Notre petite pleurnicheuse commençait à avoir mal aux pieds. Epuisée, elle décidait alors de s’offrir un peu temps de pause et de s’assoir sur une pierre. Celle-ci quand elle sentit le poids de la chasseuse sur elle, eu un petit soupire qui en disait long… Odile à cette remarque soufflée eu les lèvres pincées et posa son regard sur la pierre. C’est de cette manière qu’elle reprit espoir, car à ses pieds trois petites truflettes dormaient sagement la tête hors de terre. Les yeux d’Odile étaient alors remplient de passion et d’amour, enfin elle venait de trouver trois ravissantes truflettes ! D’un bond elle se releva et se pencha pour sortir de terre celles-ci en chantonnant et balançant son postérieur de droite à gauche en chantonnant. Ah ! La belle avait retrouvé sa bonne humeur et son chant, loin d’être aussi beau que celui des sirènes, attira l’attention d’un Crocarbre. Celui-ci, s’aidant de ses racines pour avancer à la manière d’une araignée velue, trouva très appétissant le postérieur d’Odile qui semblait le narguer. Petit à petit il semblait alors bouger en même temps que celui-ci, ses gros yeux ronds ne lâchant pas sa cible des yeux. Son bois grinçait bruyamment et ceci aurait pu avertir notre chère Demoiselle si celle-ci n’avait pas déjà la tête ailleurs. Hélas, la belle pensait déjà à comment elle les ferait bouillir ou à qui elle les vendrait pour en gagner un prix parfait qui arrondirait la fin du mois.

A quelques mètres d’elle, le Crocarbre toujours présent se léchait les lèvres de sa longue langue baveuse et collante. Enfin il décidait de se lancer et d’attraper cette délicieuse prise. Manque de chance pour lui, il la loupa une première fois, collant sa longue langue gluante à la roche. Il tira une fois, deux fois puis trois fois de toutes ses forces avant que sa langue ne lui revienne en plein visage, le secouant un peu et lui faisant ainsi perdre quelques feuilles. La seconde fois, il essaya de fermer un œil pour mieux viser, manque de chance pour lui, il visa trop haut et se coinça celle-ci dans la bouche d’une jeune Crocarbre qui dormait et manqua de s’étouffer. Celle-ci pour se venger, lui mordit agressivement la langue avant de lui relâcher. Se remettant de ses émotions, il prit la pose, visa d’un œil et dans un claquement digne du meilleur coup de fouet dans l’air, il l’eut ! Odile sentit alors une violente chaleur lui prendre au fesser avant d’être aussitôt rattrapé par des picotements horriblement douloureux comme les effets qu’on reçoit d’une frappe aux fesses d’un marin costaud. Elle n’eut même pas le temps de se retourner ni même de se redresser que le Crocarbre remontait déjà sa prise et l’aspirait vers sa bouche. Il ne pu cependant l’avaler tout rond et le postérieur de Swanny fit le même bruit qu’un bouchon de champagne lorsqu’il entra dans la bouche du Crocarbre. Elle eut beau se débattre crier et frapper, rien ni faisait il ne lâchait pas sa prise et finit par l’engloutir elle et ses truflettes. Une fois celle-ci englouti, il eut un petit hoquet et retourna à ses petites affaires. Odile qui jurait comme pas possible à l’intérieur du tronc, trouvait la sève de Crocarbre horriblement collante et essayait tant bien que mal de se mettre sur ses pieds alors qu’elle se sentait secouer à cause de la démarche de l’énorme goinfre qui avait, semble-t-il, trouvé une nouvelle proie intéressante.







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MessageSujet: Re: • Un peu d’air, juste une question de survie. ♥ Sam 5 Nov - 17:41

La journée avait été trop belle pour laisser passer une telle opportunité. C'était le temps parfait pour chercher des truflettes à pois mauves, et en bonne native de Chardonnade, Sky raffolait de celles-ci. Elles étaient d'autant plus délicates au goût qu'elles étaient difficiles à trouver, et nombre de fées avaient été absorbées par l'Absurde Forêt au cours de leur quête.
Mais la fée était, pour une fois, sûre d'elle. Les écouteurs enfoncés dans ses oreilles laissaient exploser la musique des derniers tubes de MKM - Malkins Musik était la station la plus écoutée du pays, et en ce moment même ils diffusaient la dernière création de Maestro. Ainsi, ailes déployées derrière elle et yeux à l'affut de la moindre truflette, Sky esquissait quelques pas de danse et esquivait en riant doucement les avances de quelque Crocarbre trop enhardi.

Une pirouette, quelques pas de bourrée, une arabesque éphémère tandis qu'elle ramassait une truflette et la plaçait dans la besace en chanvrebois qui pendait à son côté, et la fée déployait de nouveaux ses ailes pour se rendre vers de nouveaux horizons.

Trois heures durant elle erra de la sorte, volant de lieu en lieu, soulevant délicatement quelques racines pour mieux accéder aux truflettes, et dansant quelques pas plus loin lorsque les Crocarbres devenaient trop insistants. Prise dans la musique, la traque, et l'influence de la forêt, la légiste ne se rendit compte que trop tard que le Crocarbre qu'elle venait d'esquiver l'avait menée droit dans les branches d'un second, plus imposant et, si son écorce était une quelconque indication, plus vieux et potentiellement plus violent.

Dans le mauvais sens du terme. Comme toutes les fées, Sky avait grandi en entendant les histoires de monstres noueux et cruels, se dissimulant dans l'Absurde Forêt et guettant les fées imprudentes pour les dévorer - lorsqu'elles étaient chanceuses. Les autres étaient absorbées par les monstres, pendant partiellement hors de l'écorce, nourries de baies et de sève jusqu'au moment où elles donnaient naissance à un nouveau monstre dont l'aspect - chêne, bouleau, saule pleureur, simple roseau ou arrogant baobab réglissant se prétendant roi de la Forêt - serait déterminé par les émotions de la fée ainsi changée en couveuse végétale. On disait même que certaines venaient à aimer leur situation, et que c'était d'elles qu'étaient nés les baobabs réglissants.

La fée ignorait si ces rumeurs, qu'elle avait toujours considérées comme la version féérique du monstre du placard, étaient vraies. Mais, lorsqu'elle sentit la branche épaisse et rugueuse enlacer sa taille et une de ses cuisses, elle pria de toutes ses forces pour être simplement dévorée.

Lorsque le tronc se déforma, prenant la forme d'une immense bouche aux dents gâtées et à l'haleine de bûche moisie, Sky força son corps à ne pas prendre sa forme favorite. Si sa bouche tombait maintenant, elle ne la retrouverait pas avant... bien, elle ne la retrouverait peut-être jamais. Elle lutta de même contre la panique montante, alors même qu'elle tombait et glissait dans le tronc, ses cheveux neigeux assombris et collés par la sève, ses paupières étroitement fermées, ses membres recroquevillés contre elle en position foetale maintenant que nulle branche ne tentait de la peloter.

La Punition impliquait peut-être de collectionner les amants, mais Sky avait une règle des plus strictes : fées, humains et sorciers uniquement ! Que les animaux et plantes retournent à leurs vidéos et magazines !

Un cri de surprise échappa à la fée lorsqu'elle atterrit sur quelque chose de chaud et mou, son second réflexe étant de se ruer le plus loin possible de cette chose-personne qui pouvait aussi bien vouloir offrir Sky comme poule pondeuse à sa place que l'offrir en repas que simplement être, elle aussi, prise au piège dans l'arbre désormais immobile.
Le troisième réflexe de la fée, constatant que le tronc ne se contractait pas plus avant et que la chose-personne n'avait pas encore bougé, fut de se redresser pour évaluer de ses mains l'espace disponible.

Trois mètres de circonférence. Elle ne savait pas exactement combien d'oxygène cela signifiait qu'elles avaient à leur disposition - un des avantages à être dans un espace clos et sombre est qu'on ne peut que trébucher, détail qui lui avait permis de découvrir qu'elle était piégée avec une autre représentante de son sexe ( elle lui avait, accidentellement, écrasé un sein, et s'était profusément excusée, ne s'agenouillant pas pour supplier d'être pardonnée simplement par manque de place et crainte de faire une autre gaffe ) - mais elle savait que ce ne serait probablement pas assez.

Et elle était coincée avec une fille. Si encore ç'avait été un homme, elle aurait pu le séduire et avoir une séance de sexe endiablée avant de mourir d'asphyxie, rendue encore plus agréable par le manque d'oxygène - apparemment, le manque d'air augmentait l'intensité de l'orgasme. Et pour une fois, elle n'aurait même pas pensé à la Punition. Juste à prendre son pied.

Peut-être que la fille coincée avec elle était une transgenre qui n'avait pas fini son opération, et qu'elle était encore équipée pour leur donner un orgasme à toutes les deux ?

Sky secoua la tête. Si elle commençait à penser comme ça, elle devait vraiment être au bord de la panique. Elle prit une lente inspiration, laissant l'air reposer un moment dans ses poumons avant d'expirer entre ses dents serrées. Elle devait rester calme. Elle ne devait pas paniquer. Elle ne devait surtout pas imaginer les différentes étapes de l'asphyxie.

Trop tard. La respiration de la fée s'accéléra alors que ses pupilles se dilataient. Le tronc venait de se resserrer autour d'elle et de l'autre femme, faisant basculer la fée dans une crise de panique, qui devenait de plus en plus incontrôlable à mesure qu'elle se rendait compte que paniquer, en accélérant le rythme de sa respiration, faisait diminuer d'autant plus vite leurs réserves d'oxygène.

Si elles voulaient survivre, l'autre fille avait intérêt à trouver un moyen de calmer la légiste. Et vite.
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MessageSujet: Re: • Un peu d’air, juste une question de survie. ♥ Dim 6 Nov - 12:28



Ainsi donc le joli petit cygne se retrouvait de temps à autre la tête en bas et les pieds en l’air. La démarche cadreuse du vieux Crocarbre la faisait touner, tourner et encore tourner dans le tronc creux de celui-ci. A cause de sa trop grande envie de sortir, Odile était maintenant épuisait et n’avait plus la force de taper contre le bois. Ses petites mains avaient d’ailleurs très mal et elle avait la certitude que des échardes s’étaient glissées sous sa délicate peau. S’appuyant contre la paroi, elle avait alors la désagréable sensation de ressentir des bouffées de chaleurs lui monter. Cette impression ne se fit que plus forte quand elle commençait à manquer d’air. Portant sa main à sa gorge, elle se sentait faiblir et tel un sac de patat-au-choux elle se faisait balloter dans tout les sens ce qui finit par lui donner la nausée. Simple comédie d’une petite capricieuse ou réelle crise d’angoisse naissante ? Son air se faisant trop chaude et trop insupportable, elle n’arrivait plus à réfléchir, ne pensait à rien et le regard livide, passive, le petit cygne qu’elle était avait juste envie d’un grand verre d’eau frai. Sur son front, elle sentait une fine sueur perler sur sa peau. Nom d’un poulpe ! Elle qui transpirait si rarement n’en cru rien lorsqu’elle passa avec faiblesse le revers de sa main sur son petit front humide. Son visage avait encore blanchi, tirant à présent légèrement sur le vert.

Ceci n’était apparemment pas suffisant pour le vieux et gourmand Crocarbre qui avait malheureusement mangé un cygne pas très frai maintenant … Par un choc terrible, Odile se retrouva au sol. Elle n’avait pas la force de se relever et s’imaginait déjà mourir dans les entrailles d’un vieux tronc d’arbre à demi moisie. Elle réalisa alors qu’elle aurait du partir travailler au lieu de venir ici pour quelques malheureuses truflettes. Qui sait, elle aurait peut être même eu une promotion ! Et ainsi de fils en aiguille elle aurait été promue Diva de Malkins ! Elle prit une truflette dans ses mains et commença à s’imaginer Diva avec son trophée. Toujours couchée au sol, elle saluait un monde invisible, remerciait des gens tout aussi absent, envoyait des baisers dans le vide et les yeux à demi clos, la voix suffocante elle dit alors qu’elle était heureuse d’être la plus grande Dame de Malkins… Oui. Mademoiselle Odile divaguait complètement et était persuadée que sa fin était proche et qu’elle vivait en ce moment même la gloire qu’elle n’avait pas encore eut. Un grand vent frai s’engouffrait alors dans le Crocarbre, celui-ci avait apparemment eu une grande inspiration et Odile frissonna en sentant cette sensation de chaud froid qui la prenait soudainement. Posant alors le dos de sa main sur son front, elle soupira et fermi les yeux demandant à la mort de faire vite pour que son publique ne soit pas trop touché par la tristesse de sa disparition. La petite créature qui se pensait véritable étoiles du spectacle à ce moment là mit en scène une longue répétition de mort digne d’un grand théâtre comique.

Quand sa mort théâtrale fut achevée, une toute autre créature la rejoignait alors dans le tronc affreux du gourmand. Odile fut surprise de se faire autant écraser et cru même perdre un sein. Elle jurait et pestait n’entendant alors presque pas les excuses de la nouvelle arrivante. Puis elle en vint à la menacer même, lui disant que si son sein était mal formé ou estropié, elle porterait plainte. M’enfin, pour faire ceci, il fallait déjà que toutes deux sortes vivantes du Crocarbre et ceci n’était pas une chose assurée. Odile se tordait de douleur, elle n’arrivait pas à croire qu’on pouvait alors lui faire du mal alors qu’elle était sur le point de faire une mort « parfaite ». Cette personne venait de gâcher son magnifique final et surtout sa mort douce. Tout en essayant de se redresser un peu en frottant son ventre, Odile remarqua elle ne se sentait toujours pas mieux et que ses nausées se faisaient plus insistantes. Elle se demanda même si elle n’était pas enceinte et réfléchit à ceux qui avait partagé sa couche ressèment. Le dernier qu’elle avait en date était un jeune magicien tout juste diplômé et toute heureuse de pouvoir lui soutirer quelques fortunes, elle compta sur ses doigts le temps qui la séparait d’aujourd’hui à sa nuit torride. Un doigt, puis deux, puis trois se levèrent… Voilà trois mois … Non c’était sûrement trop tard et ça ne pouvait pas être ça. Elle était alors heureuse de ne pas ouvrir ses jolies cuisses à tout le monde car si elle était vraiment enceinte, avec la côte qu’elle avait… Elle aurait plus que du mal à trouver qui était le père et depuis quand.
Triste d’avoir perdu son trophée magique, ses rêves de Diva et son enfant fortuné, Odile finit enfin par s’intéresser un temps soit peu à la chose qui l’avait brutalement écrasée.

Mais avant même qu’elle puisse dire quoique ce soit, une envie de vomir la prit de nouveau et elle rendit magnifiquement bien tout son déjeuné dans son panier en osier, noyant ainsi les trois magnifiques trufflettes qu’elle avait trouvé pendant toute sa chasse. Tout en serrant ses petites mains, elle pleurnichait, elle n’avait pas de chance mais vraiment pas de chance aujourd’hui alors que pourtant elle avait trouvé un alibi génial pour ne pas aller travailler. Soupirant de tout son être, essuyant ses lèvres, elle fit une mine boudeuse et désespérée. A travers l’écorce de leur hôte, la lumière de l’extérieur passait de temps en temps et Odile pu enfin voir ou du moins deviner que la seconde personne bloquée ici avec elle était une fée. C’était là le pompon ! La cerise sur le gâteau ! Sur toute les créatures qu’il existait dans ce monde, elle devait forcement tomber sur la pire ! Son ennemi juré ! Une sale petite fée ! Car pour ceux qui ne le savent pas encore, Odile est une sorcière et porte avec fierté ses origines. Mais vous êtes surement au courant que Fées et Sorcières ont très souvent des différents et ne s’apprécient guère. Tout ceci pour des histoires futiles de beauté en particulier et surtout grâce à des préjugés que l’on bourre dans les têtes des petites fées et petites sorcières qui naissent.

Malgré tout ceci, Odile respirait un peu mieux. L’air avait relativement était changé grâce à l’arrivait de cette fée et des petites ouvertures qui avaient étés découvertes rassurer un peu plus la petite sorcière. Une chose pourtant la fit replonger dans un futile et nouveau stress, puisqu’elles étaient deux maintenant, Odile craignait que l’air ne se fasse encore plus rare puisque la fée allait lui respirer tout son air. Montant alors sur ses grands airs et pointant du doigt la petite créature qu’elle avait en face d’elle, Odile fit éclater sa peur et sa rage. Comme une furie, elle se jetait alors sur la jeune femme et lui pinçait le nez et la bouche. Le Crocarbre, quant à lui, se sentait tout étrange. Dans son ventre une bataille se menant, il avait comme des maux d’estomac et décida alors d’aller s’abreuver un peu pour faire passer tout ceci. C’est ainsi que très vite, nos deux demoiselles se retrouvèrent avec en plus cinquante centimètres d’eau avec eux. L’eau fraiche avait d’ailleurs calmée les esprits d’Odile qui avait finit par lâcher le cou de la seconde prisonnière. Lentement elle se recula et s’assit contre l’autre extrémité de la paroi tout en croisant ses bras.


- Vous devriez avoir honte ! M’estropier un sein, aspirer mon air… Si on sort d’ici vivantes, je vous jure que vous passerez un mauvais quart d’heure avec mon avocat ! Et si je meurs, vous serez coupable du plus grand crime de l’année ! Avoir tué une Diva ne pardonne pas !

En vérité, Odile n’était encore Diva de rien du tout. Le fait de manquer d’air perturbait ses petits neurones .





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MessageSujet: Re: • Un peu d’air, juste une question de survie. ♥ Dim 13 Nov - 12:09

Pour le coup, le délire hystérique de l'autre fille avait tiré la fée de sa crise de panique. Et de sa torpeur semi-naturelle, au passage. Les yeux grands ouverts, la bouche entrouverte, les ailes repliées autour d'elle en une vaine protection, la légiste fixait la femme aux cheveux noirs, se sentant vaguement ahurie. Et inquiète. Parce que si se trouver coincée dans un Crocarbre n'avait pas fait partie de ses projets, si se trouver coincée avec une fille était encore plus irritant, se trouver coincée avec une sorcière qu'elle reconnaissait comme une danseuse du Golden Snail était suffisant pour briser la carapace de verre derrière laquelle vivait la fée.
Cette fille aux cheveux aussi noirs que les siens étaient blancs était une sorcière, rivale des fées pour une raison qui ne lui avait jamais été expliquée et qu'elle n'avait donc jamais cherchée à connaître, mais qu'elle venait en cet instant-même de découvrir. Les sorcières étaient des emmerdeuses finies, voilà ! Sans manières, sans modestie, sans le moindre modicum de politesse et élégance. Des créatures vulgaires qui se prétendaient aussi belles que les fées légères et leur en voulait de leur charme naturel quand, elles, elles avaient la chance de pouvoir vivre au milieu des humains, distinguées d'eux seulement par leur beauté !

Et celle-là, cette sorcière-là qui lui donnait des leçons, avait en plus le culot d'être une danseuse ! Une danseuse, une vraie ! Peu importait le type de danse, elle pouvait en vivre, être adulée pour son talent, être félicitée pour ses efforts et enviée pour ses réussites, quand Sky ne connaissait plus que les longues heures d'exercices, de solos, d'improvisations et de pas de deux solitaires dans son ballet ! Quand les gestes dont la beauté aurait dû être amplifié par la multitude du corps de ballet n'étaient plus exécutés que par elle ! Quand, chaque jour, elle enfermait ses pieds dans des talons vertigineux pour retrouver l'espace d'un instant la sensation des pointes, et remerciait le ciel que sa forme d'automate au visage sans expression dissimule la douleur de ses pieds à la plante et aux talons déchiquetés par l'effort ! Quand plus personne ne la verrait danser, ignorante de tout ce qui n'était pas la musique de Maestro, un instant dans les airs portée seulement par les bras de Scimitar, l'autre à terre enlacée par les mains calleuses et longues de Rusted.

Elle la Haïssait, pour oser être tout ce que Sky n'était plus. Le Crocarbre avait indéniablement mal choisi son repas, quand il avait avalé ces deux-là. Miroir l'une de l'autre, une brisée, l'autre entière, les mêmes comportements poussés par des raisonnements inverses, elles ne pourraient que s'entretuer ou trouver le moyen de réellement se refléter, chacune trouvant dans l'autre ce qui lui manquait. En ce moment, la première option était la plus probable, alors même que les yeux de Sky s'obscurcissaient, passant d'un gris neigeux à un gris d'orage semblable à la tempête d'émotions qui commençait à la secouer, repoussant toute appréhension qu'elle aurait pu avoir quant à sa situation, si peu enviable fut-elle. Cette fille, cette sorcière, l'accusait sur de fausses bases. Elle gaspillait l'air, son existence même était un gaspillage d'air, et elle osait reprocher à Sky d'exister ! La voix de la légiste claqua comme un coup de fouet, apparemment nullement perturbée par le fait que quelques instants, la sorcière tentait de l'étrangler, et qu'en ce moment même elles pataugeaient dans l'eau.

_ Je suis parfaitement consciente de l'inutilité de mon existence, et n'ai nul besoin de me voir rappeler ce fait par une sorcière en manque de vanité. Quant à notre oxygène, votre petite tirade en a gaspillé plus que ma présence seule. Faites silence, comme je ferai silence, jusqu'à ce qu'une solution viable à notre situation soit trouvée. Et nom d'une grenouille frite, cessez de m'étrangler. L'effort pousse vos muscles à consommer plus d'oxygène encore.

Sky était en colère, dans une de ses rares colères où elle devait plus glaciale, plus neigeuse et distante que n'était normal pour elle. Se détournant de la sorcière dans un geste parfaitement dédaigneux, la fée déplia ses ailes et les secoua nonchalamment, consciente que cela ne ferait qu'irriter davantage la sorcière et rendre son contrôle plus ténu. Elle aurait pu virer automate, mais cette femme toujours possédée par la Danse venait de lui en faire passer l'envie. Qu'elles asphyxient donc. Sky s'en lavait les mains, et le reste avec.

Jusqu'à ce que, s'étant penchée et ayant bu un peu de l'eau qui s'enroulait autour de leurs pieds, elle en reconnaisse le goût. Sa colère se ranima, dégelant la fée et tournant l'entièreté de son ire contre le Crocarbre. Elle connaissait le goût de cette eau parce qu'elle venait de la source de la sorcière de la Tour ! Oh que non ! Ca n'allait pas se passer comme ça, cette chose n'allait pas s'approcher davantage de la Tour, il ne serait pas dit que Sky aurait une dette envers celle dont le caractère était aussi épineux que son nom !

Demi-tour, bûche de Noël ! Demi-tour, ou je jure sur toutes les fées que ton espèce a bouffé et usé pour maintenir son nombre que je trouve le moyen d'avertir le prochain Baobab Réglissant qu'un vulgaire Saule Geigneur dans ton genre s'est octroyé une fée et une sorcière de notre stature pour repas ! Eloignes-toi de cette source avant que je ne trouve le moyen de convaincre un Baobab Réglissant, Seigneur des Crocarbres, de te réduire en débris d'allumettes !!!

Apparemment, le Saule Geigneur avait étanché sa soif, ou la menace de Sky ponctuée de coups de pieds dans une des fentes de l'écorce avait plus que fonctionné. Geignant à mi-voix tout du long, et soufflant bruyamment, leur dérobant l'oxygène qu'il leur apportait presque aussitôt qu'il leur parvenait, le Crocarbre fit demi-tour.

La noyade venait d'être évitée. Mais elles n'étaient toujours pas sorties de là, et la colère de Sky se maintenait difficilement à un niveau assez élevé pour l'empêcher de redevenir la Poupée de Chiffons qu'elle était normalement.
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The Rag Doll
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