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My little lamb [PV Ramoneur]

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MessageSujet: My little lamb [PV Ramoneur] Dim 23 Aoû - 15:52

    Il arrivait parfois qu’un homme se lassait du fardeau que lui imposait le monde. Ses épaules s’affaissaient délicieusement sous le poids de regrets trop lourds à porter, son échine se pliait dangereusement, accusant le coup de la culpabilité, ses os se brisaient un à un, brindilles trop faibles pour supporter ce déchaînement de fureur et de pleurs. Deux choix s’offraient alors à lui : accepter toutes ses erreurs et continuer à vivre une vie de débauche et de dérision, ou rejeter toute cette ivresse avec mépris et sombrer dans la plus exquise des folies. La femme qu’il regardait dans la pénombre avait fait son choix depuis longtemps.
    Avec ses cheveux défraîchis par les mauvais traitements, ses joues creusées, son visage détruit et ses yeux injectés de sang, elle n’évoquait plus que la défection et la misère. Elle était une créature esseulée, déchue du piédestal sur lequel on l’avait élevée durant les premières années de sa vie, incapable de se prendre en charge elle-même. Les derniers haillons qui composaient sa robe avaient peine à couvrir son corps pour satisfaire sa pudeur encore trop présente pour son mode de vie actuel.
    Elle n’était plus rien.
    Son cœur avait pourri et s’était désagrégé lorsqu’elle avait tout perdu, lorsqu’elle s’était retrouvée dans une ruelle sale et nauséabonde et lorsqu’elle s’était abaissée à l’ultime humiliation. Elle n’avait plus de son corps qu’une vision pervertie : un morceau de chair tout juste bon à lui rapporter assez d’argent pour se payer les seuls délices qui lui feraient tout oublier. Droguée, dépendante, souillée, elle avait balancé dans la plus sordide des poubelles sa fierté et le respect qu’elle réclamait sans cesse auparavant. Elle avait dépouillé son âme de toute sa grandeur et de toute son arrogance. Elle avait violemment et rageusement arraché ses ailes d’ange pour ne laisser qu’une plaie sanguinolente qui la rongeait de l’intérieur, brûlant tout ce qui la composait.
    Elle était à peine en vie. Tout juste consciente de ce qu’elle était devenue et de ce qui l’attendait.
    C’était une femme riche – trahie – que l’on avait traînée dans la boue et dépouillée de son orgueil.

    Sur son front, il voyait dégouliner les rayons lunaires qui déversaient sur sa pauvre personne une moiteur argentée. Elle sentait que c’était la fin. L’impression ineffable qu’elle ressentait et son humeur atrabilaire avaient tôt fait de lui expliquer de ce qu’il allait se produire.
    Elle avait vu tourner avec angoisse les grandes aiguilles de son horloge interne, sentant dans chaque fibre de son être résonner le « tic, tac » terrifiant du Temps et de son incroyable postérité. Le Jour s’était éteint trop vite. Les Heure s’étaient égrenées sans l’attendre. Les Minutes avaient retourné son esprit. Et les Secondes avaient accompli leur tour avec une volonté effrayante.
    Son regard baladait le long de la ruelle une peur qui ravissait son futur meurtrier. C’était jouissif de sentir que sa victime sombrait peu à peu dans la paranoïa, interprétant les banals bruits de la nuit, s’étranglant devant des ombres fugaces, s’inquiétant du monde qui l’entourait. Espérait-elle, ce soir-là, trouver rapidement un client pour être à l’abri dans ses bras, à son domicile ? Fusse-t-il un vieillard au visage rongé par le temps, elle l’aurait accepté. Tout était bon pour échapper à son cœur qui tambourinait follement, se faisant le triste émissaire de sa mort.

    Son visage se déchira affreusement alors que ses lèvres goûtaient à un dernier baiser. Le cri qu’elle s’apprêtait à pousser mourut dans sa gorge avant d’avoir vu le jour, à l’instant du nouveau-né geignard qu’il pu distinguer au creux de son ventre. Une chose informe et méconnaissable, dont la construction avait à peine démarré et que l’on reléguait au rang de bassesse et d’erreur avant même la formation de son premier orteil.
    La lame perfora la chose, s’enfonçant profondément et remontant le plus rapidement possible vers le cœur qui l’alimentait. Il leva les yeux vers l’adorable jeune femme. Il appréciait cette répugnante patine de misère qui la recouvrait des pieds à la tête, s’insinuant par les pores de sa peau, s’amusant de sa terreur.
    Splendeur inachevée à la gloire trop tôt avortée.
    Il la sentait basculer, chuter du fil précaire de la vie pour s’engouffrer dans ce tunnel sans fond, se brisant avant même d’avoir touché le sol, frêle poupée aux membres disloqués, ne distinguant plus que de vagues formes méphistophéliques agglutinées le long des parois, observant sa déchéance. Sa main, dans un dernier soubresaut, griffa le cou de nacre de son agresseur.
    Puis il n’y eut plus rien.

    Un sourire démentiel naquit sur le visage de Lear A. Hills. Ses mains ensanglantées agrippèrent avec force la chevelure si terne de sa victime et la traînèrent jusqu’à une vaste plaine orangée. Un champ de citrouilles, à l’image de Jack o’Lantern. Et quoi de plus amusant que d’offenser ce cher compatriote en allant brûler le cadavre de cette pauvre femme au milieu du champ, utilisant quelques épouvantails pour témoins de son méfait ? Jack o’Lantern, l’homme qui parlait à l’oreille des citrouilles, comme il aimait à l’appeler pour se moquer de lui.
    L’immondice qu’il tirait derrière lui fut bien vite la proie de flammes dévastatrices qu’il avait allumées et dans lesquelles il délaissa la lame responsable de ce crime. Personne ne réclamerait ce corps. Personne ne s’en souciait. Qui s’inquièterait de la disparition d’une catin ? Les inutiles et les êtres méprisables ne pouvaient être qu’ignorés par des hommes suffisants et incapables. Ces animaux traîtres et pernicieux.

    Perché sur un épouvantail, assis en équilibre précaire sur l’un des morceaux de bois qui dépassait de la pauvre créature, il regardait le feu mourir avec délectation, s’amusant des derniers crépitements des flammes contre la chair. Son menton reposant dans l’une de ses mains, il jeta un coup aux alentours.
    Avec un peu de chance, un autre agneau souillé viendrait se jeter dans ses filets en apercevant la fumée. Lear voulait jouer, s’agacer de la mollesse de sa victime, s’en énerver et finir par lui ôter la vie, aussi simplement que l’on retire les pétales d’une fleur. Il lacèrerait son épiderme, laisserait le sang couler et utiliserait l’enveloppe charnelle sans vie pour réalimenter son feu.
    D’ailleurs, il attrapa une pauvre pâquerette. Viendra. Viendra pas. Viendra. Viendra pas.
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MessageSujet: Re: My little lamb [PV Ramoneur] Lun 24 Aoû - 20:34

Et il arrivait parfois que l'homme apprécie la douce mascarade que le monde lui offrait en échange des mille maux dont il l'affligeait. Les flaques d'eau que les nuages avaient oubliées là la nuit précédente avaient emprisonné la lune dans leurs filets aqueux, la faisant valser au gré du vent qui les faisait frémir ou des pas qui brisaient aussi brusquement que fugacement la rondeur argenté de l'orbe celeste. Si d'aucuns ne voyaient que des résidus poisseux sortis des méandres des gouttières, certains y concevaient autant de miroirs fantasmagoriques où se reflétaient les formes déformées du monde, comme des fenêtres sur autant d'autres mondes. Les pas de ces personnes se faisaient moins réguliers que ceux de leur prédecésseurs, évitant ou plongeant délibérement dans les nappes liquides qui les entouraient. Ces gens là étaient un peu rares, et comptaient surtout parmi les enfants, souvent couchés à cette heure tardive. Un enfant ? L'ombre marchant d'un pas presque chaloupé entre les flaques pouvait peut-être faire partie de leurs rangs. Son regard terne s'était epris de ce monde, et ses promenades en devenaient presque amoureuses, tant il s'abreuvait de merveilles, son visage atone ne montrant pas le quart de ce qu'il eprouvait pour ce monde qui l'avait laissé vivre, qui l'avait laissé se repaître de ses merveilles, au prix de malheurs et de privations, comme la plupart des hommes, à l'opposé de la plupart des hommes. Par ses yeux, une coccinelle devenait envoyée celeste et un brin d'herbe une mèche de la chevelure folle de cette terre aussi bien nourricière que meurtrière. Il n'en restait pas moins que cette ville était un peu sinistre, et que les malheurs des hommes rassemblés dans ces pauvres quartiers n'avaient pas l'air de tout repos. La silhouette se fondant presque dans le rideau de la nuit, ne découpant qu'une masse plus sombre encore sur la toile bleutée, se faufila ainsi au gré des rues. Il ne savait pas vraiment quoi faire, et il s'adossa bientôt contre la carcasse decharnée d'un lampadaire à moitié eventré pour déplier les avis de recherches qu'il avait pris l'autre jour au quartier général des traqueurs. Il passa très vite la fiche sur laquelle était gravé le nom de celle qu'il devrait bien affronter un jour, ne voulant pas s'eterniser à se demander si oui ou non c'etait le bon moment pour se mettre à sa recherche, et regarda d'un oeil distrait les appels de recherche. Il y avait des primes moyennes, mais il commençait à se lasser de ces pauvres gens, les combats ne s'éternisant jamais avant qu'ils ne rendent les armes. Il les passa donc sans les regarder en détail, remarquant simplement le visage d'une drôle de fille dont l'oeil semblait à moitié enflammé. La lumière blafarde du reverbère lui donnait l'impression que les épouvanteurs, dont il contemplait à présent le nom, pourraient sortir du papier froissé. Rien que leur regard sur les avis de recherche donnait parfois des sueurs froides. La plupart des criminels avaient de bons côtés, mais lorsqu'il contemplait certains des visages dépeints sur les feuilles de papier qu'il tenait maladroitement dans ses mains, il ne savait pas si un séjour à la prison leur suffirait vraiment à voir le bon côté des choses comme cela avait pu être possible pour lui. Certains semblaient au contraire avenants, et il se demandait pourquoi des enfants aussi adorables que la jeune Alice se trouvaient au milieu d'affaires aussi sombres. Il caressa du bout des doigts la dernière fiche, concernant l'ultime obstacle à la paix intérieure du pays. Big Bad Wolf. Il souffla, ses paroles n'étant audibles que pour lui même, et pour ses interlocutrices, à savoir les avis de recherche.

    « Je crois que maintenant, il faut franchir le pas... »

Il ferma les yeux une seconde. Voilà plus de dix ans qu'il était chasseur de primes, et il ne s'était jamais attaqué à un quelconque épouvanteur, se tenant loin de leurs magouilles. Certes, son nom était assez connu dans le monde du crime, le ramoneur ne cessant jamais de s'en prendre à de plus en plus fort. Mais il était banal, et beaucoup ne prêtaient guère atrention à un homme sans saveur, ses pauvres prouesses ayant beaucoup moins d'eclat que ceux de ses compatriotes. Qui n'a jamais rêvé d'attraper les criminels à la manière du Crocodile et de ses puissantes machoires ? Les enfants comme les adultes rêvent bien plus au tango du sang, aussi bien cruel que fascinant, qu'à la paisible valse bien reglée à laquelle se prêtait le ramoneur. Mais plutôt que de chercher la lumière, il appréciait à juste titre la pénombre, tout juste faite pour lui, et s'y enfonça de nouveau après avoir froissé de nouveau les petits morceaux de papier. La nuit était lourde pour un lendemain d'orage, et elle dégoulinait sur les maisons, liquide sirupeux et conglutinant qui engloutissait dans sa moiteur irrespirable tous les habitants à peine endormis. Le Ramoneur peinait un peu, n'appréciant pas d'être confronté à pareil obstacle, alliant les deux sensations qui le mettait un peu mal à l'aise, à savoir la chaleur et l'humidité. Néanmoins, il persista dans l'idée de garder son attirail sur lui, que ce soit manteau, beret, gants ou echarpe. Et cette quiétude impressionante ne faisait que masquer l'impitoyable théatre de la sordide affaire dont il fut presque témoin.

Lorsqu'il entendit des pas se rapprocher de sa position, il se replia à l'ombre d'un quelconque abri par reflexe, ne sachant que trop bien que les habitants de la nuit étaient loin d'être tous des enfants de coeur. Il allait jeter un coup d'oeil, lorsqu'il entendit un infâme râle d'agonie, trop faible pour être un cri, trop fort pour qu'il l'ignore. Il déglutit lentement, ses mains tremblantes se portant à son arme, qu'il désangla silencieusement de son dos. C'était devenu la routine, maintenant. Pour faire un crime dans un endroit aussi peu discret, il fallait être inconscient, donc peu experimenté, ou alors...

Il fallait être Epouvanteur.

La main du Ramoneur glissa le long du manche de sa hallebarde, tremblante. Il n'avait pas encore observé le visage ni la silhouette de son futur adversaire, mais la possibilité qu'il soit une grosse tête le rendait un peu nerveux. Il attendit que les bruits s'estompent, avant de sortir de sa cachette, prudemment. Sa découverte le conforta dans son opinion. Il tapota du bout de son arme le sang qui maculait le sol. Même un amateur tenterait d'effacer les traces le plus vite possible... Et ceux qui agissent par folie ne déplacent en général pas le corps, s'enfuyant à toutes jambes. Tout le monde... Sauf ceux qui croient être invulnérable. Le chasseur en fut désormais quasiment sûr. C'était un épouvanteur, ou du moins l'un de ceux qui sont estampillés à plus de 15 000 yubas. La nervosité le lâcha, comme si l'appréhension de l'inconnu le gênait plus que la forte possibilité pour que son adversaire soit coriace. Il s'était figuré jouer dans la cour des plus grands il y a quelques instants, et le soir même, l'occasion venait à lui ! Ces coincidences auraient pu avoir quelque chose d'effrayant, mais dans la gorge du petit Ramoneur ne s'accumulait pas trop d'angoisses et de peurs inutiles. Il avait fait son choix, et le chemin qu'on venait de lui proposer était juste la matérialisation de cette idée. Le ramoneur leva la tête vers la voûte celeste, si proche que l'on pourrait croire qu'elle pouvait s'effondrer à tout moment. A lui de jouer.

Il avançait à petits pas, ne voulant pas s'approcher trop rapidement du criminel, qui tirait le corps donc une charge suplémentaire, mais pas trop lentement, afin de ne pas risquer de le perdre définitivement. Leurs pas s'emmêlaient, se tirant hors de toute terre habitée pour se perdre dans la vaste lande aux cucurbitacées. Ces grandes plantes aux allures architecturales s'extirpaient de la masse sombre de la nuit, et l'on jurerait qu'ils irradiaient d'une faible lumière orangée, leur donnant des airs d'être vivants. Néanmoins, l'illusion ne fut que fugace, car la lueur s'avéra être un feu de joie, dont émanait l'odeur indécente de chair brûlée. En voyant les flammes danser, le Ramoneur recula, aussi ecœuré au spectacle du corps lentement carbonisé qu'angoissé à la vision du feu.

Il baissa la tête, se tapissant contre une citrouille, serrant fort son manteau contre lui, comme si il avait peur qu'il s'enflamme à tout moment. Il chercha du regard une quelconque autre forme de vie, et l'aperçut, surplombant le brasier mourant d'un air ravi, maculé de sang. Le Ramoneur l'observa, maitrisant tant bien que mal les tremblements que le feu provoquait inévitablement, faisant seulement attention à ce que sa cible ne parte pas. Il retenait son souffle, incapable de bouger en direction du feu, incapable de detourner ses yeux des flammes qu'il suspectait de vouloir s'échapper du foyer que le meurtrier avait construit. Alors que les dernières braises commençaient à se ternir, il put enfin souffler, et se concentrer davantage sur l'ombre, immobile, sur l'épouvantail. Le ramoneur cligna des yeux, aveuglé par la lumière trop violente du bouillonement ardent que le criminel avait provoqué, et leva enfin vraiment les yeux sur l'épouvantail. Ce fut une surprise un peu plus saisissante que ce à quoi il s'attendait, mais plutôt que de trainer, il fallait entrer en scène, ou il risquait de le perdre.

    « Un brasier dans un champ de citrouilles... Voilà une signature digne de Jack O'Lantern. »

La peinture sortit enfin de l'ombre rassurante que lui procurait son abri pour se confronter aux quelques flammes mourantes du petit feu. Son air calme n'était pas ebranlé, ses mains ayant même cessé de trembler, mais tout au fond de lui n'attendait que la mort des dernières cendres incandescentes qui couvraient le corps calciné de la victime qu'il n'avait pas pu sauver, à cause de sa maudite prudence. Ne plus y penser. Faire son travail.

    « Vous autres épouvanteurs aimez fort les mises à mort spectaculaires...»

Son hallebarde au garde à vous, le beret vissé sur la tête le ramoneur ne savait pas si son interlocuteur l'avait reconnu. Mais cela lui etait bien égal. Ce qui comptait, c'était que lui, avait mit un nom et une prime sur le visage qui le toisait de haut. 17 000 yubas.

    « N'est-ce pas, monsieur Hills ? »

Le ramoneur leva la tête, découvrant son visage paré d'un sourire avenant, bien qu'aussi terne que le reste de sa personne. Un petit sourire timide. Il ne détestait pas les criminels, après tout, il en avait fait parti...


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CITATION : Il y a des gens si insignifiants qu'on ne les voit pas devant leur ombre.

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My little lamb [PV Ramoneur]

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