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Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell]

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MessageSujet: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mar 25 Aoû - 14:49

C’était en tenue de guerre que Liam Cavallonne, alias le Prince Charmant pour la presse et le grand public, se tenait devant la porte du château des Lullaby après le coucher du soleil. Plutôt que les vêtements fragiles et seyants qui l’habillaient ordinairement, il avait choisi des chaussures de marche solides quoiqu’élégantes, un jean suffisamment bien taillé et moulant pour faire oublier combien de pauvres se vêtaient de ses semblables et un pull à col long dont la noirceur soulignait l’éclat des quelques bijoux qu’il s’était permis – quatre boucles d’oreilles, quatre bagues et deux bracelets à un seul poignet. Une petite sacoche ornait son côté, remplie de matériel de survie – provisions, corde, lampe torche…

Bref, il était prêt à l’aventure. Certes, il avait franchi la grille juché sur le dos de l’un de ses gardes du corps et ceux-ci lui avaient évité de déchirer ses habits dans le jardin par quelques coups de sécateur bien placés, mais là s’arrêtait leur assistance : Liam, en effet, s’apprêtait à souscrire à la tradition immortelle des « actes stupides accomplis par pure fierté ».

- Tu peux renoncer, tu sais ? lui assura Mio Cavallonne d’une voix douce.

Mio Cavallonne était grand, gentil et stupide. Il était également la raison pour laquelle Liam s’apprêtait à pénétrer dans le château des Lullaby.

Le jeune homme réfréna l’envie de couvrir son cousin d’insultes et lui adressa un doux sourire avant de l’accabler d’un nuage de compliments – la meilleure solution qu’il avait trouvée pour soulager son agressivité, ou du moins la moins dommageable pour son anatomie. C’était étonnant à quel point frapper les murs pouvait être douloureux.

- Tu es un monstre de gentillesse, Mio, mais je t’assure que tout ira parfaitement bien. Je suis extrêmement flatté que tu aie eu l’amabilité d’évoquer la dépendance que tu craignais, dans un accès d’inquiétude ô combien louable, que j’entretienne par ma fragilité envers mes gardes du corps. Cependant, je tiens à te prouver à quel point ton anxiété est peu fondée. Je détesterais être un sujet de soucis pour toi.


Et il est hors de question que je laisse mon cousin sous-entendre gentiment devant toute la famille assemblée que je suis incapable de survivre sans mes gardes du corps. Connard.

Mio cligna des yeux, cherchant à comprendre le sens des paroles de son cousin.

- Euh…

- Je suis parfaitement capable de me débrouiller tout seul, Mio.

Le ton de Liam avait été parfaitement courtois et presque excessivement aimable, mais quelque chose de profondément instinctif et animal surgit des tréfonds de la conscience de Mio pour l’inciter à garder les lèvres closes. Il se contenta donc de hocher vigoureusement la tête d’un air convaincu, cachant ses doutes. Liam était beaucoup trop frêle pour survivre à une nuit entière dans un château hanté ! Comment ses gardes du corps pouvaient-ils supporter de le laisser partir seul ? S'il n'en avait tenu qu'à Mio...

Près de lui, Liam se pinça le nez en s’efforçant de lutter contre l’envie subite d’être chéri et protégé qui tentait subrepticement de l’envahir. Ce qu'il détestait son cousin et sa niaiserie de pucelle...

- Bon, j’entre, décida-t-il fermement.

Il poussa la porte de toutes ses forces et parvint, après plusieurs secondes d’effort, à la faire pivoter suffisamment pour y pénétrer. Il se glissa à l’intérieur pour aboutir dans un couloir presque entièrement plongé dans les ténèbres. Il alluma sa lampe-torche. L’endroit était couvert de poussière et de toiles d’araignées, le mobilier spartiate et l’ambiance franchement sinistre.

Mio, je te hais, songea-t-il avec ferveur avant de s’avancer courageusement vers le bout du couloir.


Dernière édition par The Charming Prince le Mer 28 Oct - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mar 25 Aoû - 19:34

Deuxième étage, bâtiment principal.

Le couloir se promenait le long des grandes fenêtres. Les planches clouées en transversale laissaient des zébrures de lumières laiteuse éclabousser le sol. Sol en bois coûteux ayant suffisamment souffert de l'âge pour laisser d'énormes trous noirs les tâcher ici et là.
La silhouette elle, avançait comme lors d'une ballade dans une rue touristique réputée. Les chaussures vernies et stylisées dignes des enfants de richard ne servant qu'à être la poupée à exhiber de leurs parents toquaient sur la fibre dure à intervalles réguliers. L'enfant marcha dans une flaque de lueur crémeuse, et continua son chemin sans se soucier de l'ombre et de la lumière, ni même des trous car il marchait sur le vide sans avoir le temps de tomber au travers. Cette fois il n'y avait aucun grelot noué à ses chevilles, aucune clochette à son poignet pour avertir de son arrivée. Non parce que sinon, ça n'aurait pas été du jeu...
Ses iris bleu sombres scrutèrent les ténèbres que révélaient une porte ouverte, comme pour les mettre en garde contre la moindre blague qu'elles tenteraient de faire, et passa son chemin, continuant.
Le vent s'infiltrait lui aussi entre les hautes ouvertures mal condamnées, et formait un miasme paresseux parfois traversé d'un courant d'air glacé qui vous passait sur l'échine et vous faisait frissonner. Ce que Bell ne trouvait pas désagréable outre mesure. Le couloir continuait tout droit, et offrait son manque de sol quelques mètres plus loin, et tournait également à droite. Tinker Bell s'avança et ne regarda pas à droite. Grossière erreur. Tout d'abord parce que ça aurait été un déni de priorité à un éventuel "quelqu'un", et surtout parce qu'une masse hurlante en profita pour se jeter sur lui et le balancer dans le large trou. Sa bouche s'ouvrit bien ronde sur un début de cri, les sourcils froncés, qui aurait été indigné plus qu'effrayé, puis son cerveau définit à priorité à "CHUTE.SOL A DIX MÈTRES.SURVIVRE". Il rendit son poids inexistant, et tomba comme une écharpe en soie sur le sol, se faisant à peu près aussi mal. Il leva un regard furieux vers le plafond obscur, ne discernant rien bien évidement, mais foudroyant longtemps ce "rien" du regard, avant de se relever lentement. Il avait quelques douleurs ça et là mais ne s'était jamais rien cassé, et n'allait pas commencé comme ça. N'empêche... il était en train de perdre.

Le fait que Bélial aie proposé de lui-même de venir se perdre dans un endroit potentiellement désert ne lui ressemblait pas. Même pour jouer. Naos s'était vaguement demandé s'il y avait un rapport quelconque avec sa conquête de la semaine précédente. Un jeune homme magnifique au visage ovale et au teint d'amande douce, les yeux clairs cerclés d'une souple ligne noire de khôl. Les conquêtes de Bélial n'étaient jamais importantes mais ça ne l'empêchait pas d'éprouver certains sentiments. Par exemple une admiration sans bornes devant les gestes assurés du jeune homme qui se maquillait. Que celui-ci rejette l'incube avec seulement une gifle sèche et un mépris sans nom et silencieux avait sérieusement heurté son.... sa... -Tinker Bell fronça les sourcils- sensibilité ?
En tout cas Bélial s'était noyé dans la chair, l'oubli assommant des gang bang, et la petite fée limitait les dommages collatéraux en l'empêchant de lui raconter ce qu'il y faisait. Donc dès que son débiteur s'était mis à avoir autre chose à la bouche que des propos que ses minces oreilles ne supportaient pas d'entendre, il avait sauté à pieds joints sur l'occasion et celui qui la proposait.


Un frôlement plus loin dans l'étage le fit se retourner. Est-ce que Bélial avait eu le temps de descendre ? Il ne fallait pas oublier que c'était dans une maison hantée qu'ils jouaient à cache-cache. Ou plutôt à "surprendre l'autre le plus de fois possible", c'était la raison pour laquelle ils jouaient eux-même aux fantômes. Et puis qu'est-ce qu'une fée toute puissante et de condition supérieure avait à craindre de pauvres esprits ? Rien du tout, se convainquit-il fermement, et il continua son exploration.
Gnii.
Bruit caractéristique du bois qui craque et gémit. Juste en dessous. Il se demanda si l'endroit recelait des passages secrets taillés dans la pierre. Certainement. Et comme Bélial était vicieux de nature, il devait avoir une compétence naturelle pour les trouver. La fée se rendit suffisamment légère pour ne pas déranger le parquet sous ses pieds et se coula dans le premier escalier descendant qui lui vint, se cachant dans les zones d'ombres, une adrénaline diffuse envahissant ses veines et ses pupilles agrandies au point de n'être cerclées que par un mince anneau bleu sombre. Quelqu'un arrivait. Il ne prêta pas attention au rayon de lumière froide qui léchait les murs, à vrai dire il s'était glissé dans la peau d'un bestiole en traquant une autre.
Passer dans l'ombre, se glisser derrière la silhouette, remarquer distraitement que les cheveux étaient trop courts, et que rien ne ressemblait à Bélial, mais avoir déjà recommencé à bouger.
Faire un pas. Prendre appui. Ne pas laisser le temps de se retourner. Se jeter sur un autre corps - objet qui tombe et roule sur le sol - lumière qui s'éteint - corps qui chancèle - VITE - se lever et partir.

Tinker Bell se réfugia maladroitement dans une pièce à la porte entrouverte, se plaquant contre le mur comme les espions furtifs dans les livres, le cœur battant et les pupilles étrécies. L'excitation quitta son corps, lui laissa les pensées claires. Juste là, juste à l'instant, la personne sur qui il avait bondit... Ce n'était pas Bélial ? Oh.
...
Peut-être qu'il devrait aller voir. Non pas pour s'excuser mais par curiosité pure. Il se coula hors de la pièce et retrouva la silhouette qui elle, n'avait pas retrouvé sa torche. Il se glissa derrière l'ombre en mode furtif par simple jeu pour lancer un "Salut!" d'une voix claire et triomphante d'enfant ayant surpris un adulte.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mar 25 Aoû - 22:42

Il faisait froid, noir et Liam se les pelait. Il commençait à comprendre pourquoi le château avait été abandonné, et surtout pourquoi il était supposé être hanté. S’il avait été condamné à passer son éternité dans un tel trou à rat, lui aussi aurait fait un ramdam de tous les diables.
Non que le château ait toujours été laid, pour être honnête. Son œil de connaisseur discernait, dans les courbes élégantes des meubles pourrissants, la marque de grands ébénistes des siècles passés ; et parmi les tableaux ou sculptures qui ornaient les lieux, bien peu pouvaient être qualifiés d’autre chose que de « très, très cher ».
Ce qui n’empêchait pas les lieux d’être remarquablement sinistres. Le plancher craquait, le vent soufflait, des fenêtres claquaient, des rats couinaient et des choses glougloutaient (enfin, une seule, mais il avait très rapidement passé son chemin). Techniquement, les lieux étaient juste hantés, ce qui signifiait qu’il n’avait qu’à se méfier des éventuels meubles/couteaux/objets pointues ou contendants volants ; pas de zombies ou de créatures monstrueuses. Du moins, il en était à peu près sûr.
Est-ce que son don de séduction fonctionnerait sur des morts-vivants ?... Sur des animaux, oui – chaque fois qu’il passait dans une forêt, toutes les bestioles du coin tentaient de lui manifester leur affection, un véritable enfer. Mais sur des morts ?...
Traitant Mio de tous les noms, il se faufilait prudemment vers un escalier lorsqu’une armoire le percuta. Il lâcha sa lampe de torche, vacilla telle une tour ébranlée et s’étala sur un tapis à moitié rongé par les mites.
Non, ça ne pouvait pas être une armoire. Les armoires n’avaient pas les bras qu’il avait pu sentir. Elles n’avaient même pas de corps humain, en fait, et ne faisaient pas à peu près sa taille.
Il se redressa, tâtonnant à la recherche de sa lampe-torche, et réussit à ne trouver que le vide. Se redressant gracieusement, il tâcha de ne pas paniquer. Il était tout à fait possible qu’un garnement ait décidé de se promener de nuit dans un château hanté pour jouer des tours aux visiteurs certes rares mais parfois présents. Il sentit quelque chose se faufiler derrière lui et se retourna vivement.

- Salut ! lança une voix triomphante.

Porté par un réflexe pur, Liam lui fit un très beau fauchage de jambe qui surprit suffisamment sa cible pour que celle-ci s’étale droit sur lui. Il roula sur lui-même et se redressa à peu près, toute peur disparue. Son attaquant était bel et bien une arm- un gosse. Un sale gosse, plutôt.

- Puis-je savoir la raison de cet assaut ? demanda-t-il d'un ton courtois et ô combien venimeux.

Ah, la courtoisie perfide-mais-techniquement-courtoise-et-aimable : une autre manière d'échapper à son dos, pourvu qu'il ne franchisse pas la frontière périlleuse de l'ironie-mal-déguisée-sous-des-dehors-polis.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mer 26 Aoû - 19:14

Bell tomba sans s'en rendre vraiment compte, se retrouvant face au mur puis au sol l'instant d'après, émettant un "huh?" surpris. Une silhouette qui se relevait quelque part sur sa gauche le renseigna approximativement sur ce qu'il venait de se passer. être allongé par terre pendant que quelqu'un était debout à côté de lui était légèrement irritant.

- Puis-je savoir la raison de cet assaut ?

Il cligna des yeux, et sembla se souvenir qu'il était doué de parole.

- Mais ça ne va pas ?

Le fait qu'il ait lui-même bousculé la silhouette plus tôt ne comptait pas le moins du monde. Si les gens devaient lui faire ce qu'il faisait aux gens, le monde serait un beau foutoir. Tinker Bell se redressa sur ses genoux, se frottant le côté de la tête qui avait tapé contre le sol. Gna gna "puis-je savoir"... Même Bélial ne parlait pas comme ça... Qui parlait comme ça d'ailleurs ? Qui parlait comme ça à un potentiel agresseur surtout. La réponse lui vint comme dans un jeu de devinette. Un elfe. Une créature aux cheveux longs, l'air condescendant et d'un mètre quatre-vingt en moyenne, une sorte d'ennemi naturel. Comme la moitié des autres espèces mais là il s'agissait d'une race partageant le même habitat donc forcément...
La fée se redressa, fronçant les sourcils et détaillant comme il pouvait son agresseur dans le noir. Pour un explorateur il était habillé avec bon goût. Probablement un citadin. Mais pourquoi diable des chaussures de marches ? Même hanté un château restait et bien... un château, à savoir un endroit civilisé au sol plat -quand il était encore présent. Peut-être "l'elfe" avait-il marché depuis la ville. Quand il y regardait de plus près, il avait du mal à trouver son physique déplaisant ou quoique ce soit de négatif -enfin si, ce qu'il voyait du visage l'irritait un peu, quelque chose come une expression contenue ou une arrière pensée lisible dans les iris, mais immédiatement elle devenait "ce-genre-d'irritation-plutôt-agréable-au-final-hein?" ce qui le laissait immensément perplexe.

- Je m'excuse, fit-il en étirant progressivement ses lèvres en un sourire sucré, je vous avait pris pour une sorte de monstre alors je vous ai attaqué.

Quelqu'un, dans le temps, avait pris la peine de lui expliquer que "je m'excuse" n'était pas correct, que lorsqu'on présentait des excuses c'étaient les autres qui devaient les accepter et qu'on ne pouvait pas s'absoudre soi-même. Raison pour laquelle il prenait plaisir à utiliser exclusivement cette expression.
Il fit un pas en arrière, toute trace de méfiance ayant disparu dans sa mémoire, ne laissant place qu'à une certitude vibrante et instinctive. Je l'aime bien. Ses yeux se plissèrent malicieusement.

- Vous ne devriez pas rester là. Il y a autre chose qui traîne ici à part moi, et il ne faudrait pas qu'il vous tombe dessus.

Il exultait intérieurement. Oh si ! Si Bélial lui tombait dessus ce serait... royal. Quel genre de cri pouvait pousser cet improbable rencontre ? Un cri de fille le délecterait mais il n'en demandait pas tant, les réactions plus sobres étaient tout autant risibles après tout.

- Vous cherchez quelque chose ? se renseigna-t-il poliment, Il y a un fantôme au deuxième, mais si vous en cherchez un particulier je ne peux pas vous aider.

Il amorça un pas sur le côté, sans autre ambition que celle d'entendre le parquet docile résonner sous ses chaussures, et heurta un objet cylindrique qui roula sur quelques centimètres, se pencha pour le ramasser. Une lampe torche. Il la fit tourner entre ses doigts, l'alluma, l'éteignit, et sourit rêveusement.

- Vous avez peur du noir ?
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Jeu 27 Aoû - 13:45

- Mais ça ne va pas ?

Liam sentit du mouvement à côté de lui lorsque le gamin se redressa. Il retint à grand-peine la réplique acide et colorée qui lui venait aux lèvres, refoulant à grand-peine son agressivité. Son masseur aurait encore du travail ce soir.

Il garda donc le silence, cherchant une réplique qui puisse rester courtoise tout en exprimant le côté légèrement irrationnel qu'il trouvait chez un agresseur s'indignant de voir sa victime se défendre. L'infâme créature en profita pour continuer à déblatérer des imbécillités :

- Je m'excuse, je vous avais pris pour une sorte de monstre alors je vous ai attaqué. Vous ne devriez pas rester là. Il y a autre chose qui traîne ici à part moi, et il ne faudrait pas qu'il vous tombe dessus. Vous cherchez quelque chose ? Il y a un fantôme au deuxième, mais si vous en cherchez un particulier je ne peux pas vous aider.

En un monologue, la chose avait réussi à changer trois fois de sujet. Manifestement, le remord l'étouffait peu - elle semblait plutôt éprouver un vif intérêt pour les dangers que courrait Liam. Le peu de luminosité des lieux l'empêchait de déchiffrer son expression, mais il était prêt à parier pour un sourire hypocrite.

Il entendit un bruit de pas suivit d'un bruit de roulement - sa lampe torche, sans doute. Il s'en approcha vivement, peu enthousiaste à l'idée de passer le reste de sa nuit sans lumière. Le gamin la ramassa pour jouer avec, lui détruisant les yeux à coup de flash de lumière ; il se recula vivement, la main sur les yeux.

- Vous avez peur du noir ?

Il n'aimait pas du tout le ton de la miniature. C'était le ton du sale gosse à deux doigts d'une vilaine bêtise, comme par exemple s'enfuir avec sa lampe-torche.

- Je préfère surtout savoir où je pose les pieds, répondit-il de son ton le plus doucereux.

C'est alors qu'il se rendit compte d'une chose : il n'éprouvait aucune pulsion particulière. Il n'avait pas envie d'être doux, protecteur, protégé, séduisant - rien.

Après une demi-seconde de réflexion, il finit par comprendre : il ressentait simplement l'envie d'être agressif, ce qui se confondait avec ses pulsions ordinaires. Le gamin semblait vouloir qu'il se montre agressif. Pourquoi ? Masochisme précoce ? Envie de se disputer avec lui ? Etrange. Il n'irait certainement pas s'en plaindre, en tout cas.

- Je peux savoir ce que tu fais sans tes parents ? Ce n'est pas très prudent de sortir sans eux, tu pourrais te faire très mal... ajouta-t-il d'un ton doux et paternel qui ferait sûrement tiquer la miniature maléfique.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Jeu 27 Aoû - 15:57

- Je peux savoir ce que tu fais sans tes parents ? Ce n'est pas très prudent de sortir sans eux, tu pourrais te faire très mal...

Un pouce modelé de façon charmante appuya sur l'interrupteur, déversant une lumière blanche et tranchante dans les yeux de l'inconnu qui avait l'air de peu apprécier - tort ou à raison, Tinker Bell ne pouvait pas encore juger, heureusement qu'on ne lui rendait pas tout ce qu'il faisait. S'il avait effectivement eu comme projet de partir en courant pour revenir un peu plus tard traumatiser ce visiteur privé de lumière, il suspendit tout à côté d'un post-it "encore quelques minutes". Il raidit son dos et pris l'air blasé et suffisant des adolescents qui tentaient de convaincre leur père qu'à quatorze ans on était assez expérimenté pour conduire la voiture familiale pour une virée entre potes.

- J'ai seize ans, et je suis sevré depuis certainement plus longtemps qu'un bête humain, béotien.

C'était peut-être un peu facile de laisser sa naissance décider sa supériorité, mais que voulez-vous... Parfois cela suffisait largement. Cependant il avait rouvert la bouche, certainement prêt à rajouter un quelconque commentaire emporté sur un sujet aussi primordial que les vêtements de son vis à vis ou bien lui demander si son amant se rhabillait toujours dans une des salles adjacentes quand le plancher craqua. Ce qui arrivait souvent, à fortiori encore plus dans les maisons comportant du bois et vieillissant tranquillement.
Tiens donc.. Hé si Bélial continuait à le chercher il finirait par le trouver. Oubliant l'espace d'une seconde son interlocuteur il se servit de la lampe pour projeter un faisceau de lumière vers un trou du plafond, révélant l'espace d'une seconde un tissu coloré qui achevait de disparaître. Ça ne devrait plus être qu'une question de minutes. Tinker commençait à se prendre d'affection pour ce petit objet cylindrique. Il avait le pouvoir d'éclairer et d'éblouir, ou bien de laisser les ténèbres à leur place. C'était bien. Il acheva d'oublier volontairement que l'objet ne lui appartenait pas du tout et le garda entre ses mains, l'éteignant définitivement.

- Et si vous sautiez par la fenêtre ? balança-t-il sur le même ton de banalité qu'un éventuel "Belle maison hein ? Le sol est un peu pourri mais on s'y fait. C'était quoi vos dernières vacances?"

Une minute eut à peine le temps de passer pour qu'un Bélial impeccable apparaisse d'une flaque d'ombre, un sourire un brin prédateur s'attardant sur les lèvres et des yeux qui sautaient fixement de la silhouette de Tinker à celle de l'inconnu-à-coiffure-reconnaissable.

- Beeell te voilà. Tu t'es fait un ami ?

La fée quelque peu habituée traduit le "Je suis étonné de te trouver en compagnie dans un endroit sensé être désert. Au fait il vient d'où, tu l'as fait sortir du sol ?" et ravala sa surprise. Bélial acceptait toutes les compagnies et le sens de sa vie était d'être observé et désiré. Peut-être devrait-il se pencher plus sérieusement sur ses peines de cœur un jour d'ennui.

- Oui, répondit Bell avec un sourire d'enfant, Et je sais pas d'où il vient, je ne sais même pas comment il s'appelle.

Il contourna le Prince pour se rapprocher de son ami (n.m. : personne à qui l'on est lié par amitié, avec qui l'on a des affinités) aux cheveux rouges tapageurs et aux iris verts miroitant doucement en captant le peu de lumière qu'ils trouvaient. Ce que Bell venait de dire revenait à, une fois développé "En effet je trouve ce jeune homme particulièrement divertissant et je te propose de te joindre à moi à l'occasion pour tester ses limites. Je n'ai pas eu le temps de lui demander son nom et ça ne m'intéresse pas vraiment, je te laisse régler tout ce qui est purement administratif". Ce qui équivalait encore pour l'intéressé "terrain de chasse ouvert". Même s'il aimait toujours jeter un œil à ses conquêtes, il n'aimait pas charmer dans l'obscurité c'était terriblement impersonnel.
Tinker Bell lui tira doucement la manche, exigeant de lui qu'il baisse les yeux sur un petit objet gris.

- Regarde ce qu'il m'a donné. C'est chouette hein ?

Et pour montrer ce qu'il trouvait de "chouette" dans la lampe torche, il l'alluma brièvement droit dans les yeux de l'inconnu pour la troisième fois, examinant joyeusement la grimace qui en découlait.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Ven 28 Aoû - 21:57

La saloperie miniature projeta à nouveau une lumière blanche dans les yeux de Liam, lequel baissa le regard aussi sec tout en maudissant son interlocuteur et, dans la foulée, la Marraine Fée qui l'avait rendu incapable de qualifier son interlocuteur du torrent d'acidité qu'il mérité.

- J'ai seize ans, et je suis sevré depuis certainement plus longtemps qu'un bête humain, béotien.

Un bête humain ? Petite taille, caprice... C'était un fé ? Ca expliquait son côté irritant, au moins. Liam n'avait jamais pu supporter les fées. Autant les elfes et leur élégance aristocratiques étaient presque côtoyables, autant ces espèces de petites choses sautillantes lui tapaient sur les nerfs à force de "taquinerie" ou de "farces" supposées être justifiées par leur soit-disant aspect adorable.

Le plancher craqua et il espéra vaguement qu'il s'agissait d'une armoire flottante prête à s'écraser sur la créature. Semblant punir cette mauvaise pensée, le fé éteignit sa lampe-torche après avoir inspecté le plafond.

- Et si vous sautiez par la fenêtre ?

Liam envisagea une retraite rapide mais sans lumière et avec un fé psychopathes à ses trousses, il se voyait peu d'avenir.

- Beeell te voilà. Tu t'es fait un ami ?

Liam sentit sa libido s'éveiller pour éveiller la danse de la joie sitôt qu'il entendit la voix du nouvel arrivant. Impossible de ressentir la moindre méfiance : même la silhouette du type était sensuelle. Il se frotta les tempes, tâchant de résister aux tentatives sournoises de son don pour le transformer en bête de sexe.

Parfois, il détestait son don.

Non, tout le temps en fait. Surtout quand il se trouvait avec deux personnes dont les attentes se combinaient en un seul assaut insistant - plus d'agressivité et cent fois plus de sensualité. Il commençait à avoir l'envie insistante de sauter sur le nouvel arrivant pour le mordre tout en l'embrassant, ce qui était physiquement impossible et rationnellement hors de question.

Il tenta de se recroqueviller dans un coin et de mourir en profitant de la distraction de l'abominable fé et du mystérieux nymphomane. Non seulement il échoua lamentablement mais l'infâme créature lui alluma à nouveau sa lampe torche dans les yeux, lui arrachant une grimace fort peu sensuelle.

Il avait chaud et il se refusait obstinément à ne serait-ce que retrousser ses manches. Il ne découvrirait pas une once de peau tant que le nouvel arrivant demeurait dans un rayon de moins de cinq cent mètres.

Mio, Mio. Je te jure que tu me le paieras.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Sam 29 Aoû - 22:42

Bélial observa le Pouvoir Magique de la Lampe, respectueusement muet, puis arriva au terme des deux secondes qu'il s'était accordé pour prêter attention à Tinky. Pour ce qu'il pouvait en voir la tierce personne ici présente était plutôt agréable à l'œil, et ils étaient dans un château vide en pleine nuit, ça donnait des idées (quoiqu'il n'ait jamais eu besoin du contexte).

Tinker Bell profita de l'égarement cérébral de Bélial pour glisser sa nouvelle possession dans sa sacoche -les joies d'avoir un porteur- puis considéra ce dernier d'un œil critique. Il décompta mentalement, et à une seconde près l'incube s'avança. Pas à la façon des publicité Coca-Cola, dans une merveilleux ralenti avec une brise agitant ses cheveux, mais plutôt l'un de ces pas particulièrement vicieux dont il avait le secret, ceux où ne le voyait pas venir, où il glissait sur les ombres du sol pour se retrouver plus près. Il s'était retrouvé plus près de Liam, assez pour n'avoir qu'à bouger légèrement les bras pour enlacer une taille palpitante sous ses habits. Tinker Bell avait vu la scène de nombreuses fois, et l'avait trouvé intéressante à l'époque ou les filles arrivaient à repousser Bélial d'une claque ou pire, mais elles s'étaient faites plus rares avec le temps. Avec les hommes c'était plus sportif en général.
D'ailleurs monsieur X n'avait pas ouvert la bouche depuis que Bel' était dans la place. Il ne lui résisterait certainement pas longtemps. Et tout ça se finira dans une pièce isolée pendant que lui traînerait sa carcasse esseulée... Pauvre petite fée. Si seulement Monsieur X jartait Bélial... Oh lui-même pourrait s'arranger pour tout faire capoter, ce n'était pas les idées qui lui manquaient. Le matériel si par contre. Mais une fée maligne fait feu de tout bois.

Lorsqu'il posa les yeux sur les silhouettes enlacée (de plus ou moins bon gré) il nota que Bélial caressait l'autre visage. Pas comme une caresse sur la joue tandis que quelque chose au niveau des phéromones réussissait petit à petit à convaincre sa victime qu'elle voulait perdre sa virginité ce soir, mais plutôt comme s'il avait remarqué quelque chose. Une bestiole ? Ou des lignes noires entourant les yeux ? Tinker Bell opta pour la deuxième option quand l'adulte étreignit l'autre corps, le visage niché quelque part dans l'autre cou et...
Le visage de la fée se fendit en une grimace.

- Bélial mais qu'est ce que tu fais avec son oreille ?

Ha non. Comment pouvait-on faire ça ? C'était ignoble, un crime. Ou un truc de grand comme aurait dit Peter. Ses un mètre soixante frissonnaient de dégoût. Dans un quelconque roman érotique on aurait simplement parlé de "fiévreux mordillage du lobe" et de "suçotement érotique". Pour Naos le terme de "crime" convenait parfaitement, celui "d'atteinte à l'intégrité physique aussi". En tout cas il avait capté l'attention de Bélial, quand à savoir s'il allait lui faire lâcher prise...
Il lui lança un regard mécontent et autoritaire particulièrement réussi, et l'incube baissa les bras, non sans frôler un bout de postérieur au passage, pour s'écarter d'un air non-chalent. L'air de "j'y reviendrais bientôt".

- On y va, improvisa Tinky sans savoir où il allait en venir, Bélial on est pas venu pour ça je te rapelles alors tu laisse ce truc tranquille.

A la fin de la phrase son ton s'était déjà fait plus distrait. Il aurait pu interdire fermement à Bélial, et tester ainsi son emprise éventuelle sur lui, mais quel intérêt? Il n'allait pas l'empêcher de s'amuser. Par contre d'autres trucs dégueu comme l'oreille là. Yeurk. Un nouveau frisson agita ses épaules. De la vraie pornographie.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Lun 31 Aoû - 15:05

Perdu dans ses tentatives désespérées pour vider son esprit et ignorer toute influence extérieure (non, il n'avait pas envie de s'élancer sur le bel inconnu en déchirant ses vêtements et merde il ne pouvait même pas dire qu'il était beau, il le voyait à peine dans les ténèbres et il avait envie d'être irritant envers le fé et il voulait juste partir d'ici très vite).

Le type se trouva soudain à côté de lui. Liam n'eut même pas le temps de protester - ou, pour être plus réaliste, d'émettre un "grzzfrt" étranglé ; il s'était déjà fait enlacer. Une main douce lui toucha le visage, l'examinant avec pénétration. Pénétration. Il savait choisir ses mots. Une série d'image passa devant ses yeux et il les ferma étroitement, tentant de de projeter quelque chose d'anti-aphrodisiaque sur l'écran de ses paupière closes - son père en caleçon, Prunius Pumpkin, Renata allongée sur son lit avec un air lascif et un godemichet-ceinture...

L'inconnu, malheureusement, sembla prendre son geste comme un signe d'abandon et planifia une attaque en règle sur son oreille. Il allait être victime du viol le plus consentant de toute l'histoire du harcèlement sexuel. Un suçotement plus insistant lui arracha une plainte et il était à deux doigt d'ôter le mot "viol" lorsque la fée vint le rappeler à la réalité.

- Bélial mais qu'est ce que tu fais avec son oreille ?

Il commençait à penser que larguer la miniature dans un lac avec quelques enclumes aux pieds serait une sérieusement bonne idée. Malkins entière le remercierait.

- On y va, Bélial on est pas venu pour ça je te rapelles alors tu laisse ce truc tranquille.

L'irritation aida Liam à reprendre contrôle de lui-même.

- Il est généralement malvenu de traiter les gens de "trucs", remarqua-t-il d'une voix douce et pleine de compassion, les guillemets posés autours du mot comme des pincettes sur quelque chose de salissant. Mais je ne vous en veux pas ; en temps que fée, votre éducation est sans doute différente de la nôtre ; c'est ce qui fait la beauté des échanges culturels, n'est-ce pas ?

Et voilà : poli, courtois, aimable, et terriblement irritant. Il sourit aimablement, prêt à fermer les yeux si la chose tentait de l'attaquer à coup de lumière. Peu lui importait ce qu'étaient venus faire ces deux importuns, il voulait juste les voir déguerpir. Sauf qu'il était difficile de rester dans une demeure presque vide en sachant que d'autres y erraient : l'instinct grégaire vous poussait immédiatement à socialiser, ce qui expliquait probablement pourquoi il ne leur avait pas encore souhaité bonne nuit et, à la place, perdait son temps à provoquer la fée.


Dernière édition par The Charming Prince le Lun 26 Oct - 12:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Jeu 3 Sep - 14:47

La fée aurait du s'énerver -et oh elle allait le faire- mais avant il y avait un truc qui l'avait fait se retourner les yeux grands comme des soucoupes -ce qui dans le noir était plus ou moins inquiétant.

- Attendez attendez. Bélial vous tripote et vous ne trouvez rien à y redire ?

Il eut un haussement de sourcils bien visible malgré le peu de lumière poursuivant sa phrase de façon éloquente, disant un tas de choses très intéressantes sur les moeurs du jeune inconnues selon lui "du niveau des filles de rues". Il fallait le faire pour qu'un homme s'abandonne aussi rapidement à l'incube. D'accord à moins qu'il ne soit très homosexuel et très frustré, auquel cas c'était Bélial qui courrait au viol. Avaient-il affaire à ce genre de personne ? Après tout il était plutôt bien habillé, fin, pas débordant de virilité -rien que la voix- et puis il se maquillait -ça Tinky ne l'avait pas vu mais il lisait en Bélial comme un livre ouvert sur lequel il aimerait éviter de s'abimer les yeux.
Et finalement il ne répondit pas à la pique lancée à son statut de fée. Discuter éducation alors que lui avait bien retenu le passage "je ne me fais pas tripoter par des inconnus en trouvant ça normal" lui semblait hautement improbable désormais.

- On va vous raccompagner à la porte, ce serait dommage que vous vous perdiez en route et soyez contraint de rester ici.

La porte était au bout du couloir, ledit couloir étant très sombre et passablement long. En passant plusieurs bruits sourds firent trembler le plafond. Un peu comme si l'on jouait à la pétanque avec des boules de bowling à l'étage du dessus (ce qui était rendu difficilement possible au vu des trous qu'il y avait). Tinker se demanda si l'inconnu androgyne était venu avec des amis ou si les fantômes de la maison cherchaient simplement à se faire remarquer. Bah quand on a même pas de corps vaudrait mieux se faire oublier non ?

Il présenta Liam à la porte (inconnu irritant : la porte, la porte ; un inconnu irritant) et s'apprêta à partir (gardant la lampe en guise de souvenir) si Bélial ne l'avait pas retenu par une remarque ô combien désagréable.

- Je crois que la porte ne s'ouvrira pas Bell.
- Bien sûr que si, rétorqua la fée, occultant volontairement la façon dont le panneau de bois semblait encastrée dans le mur.

Le fait est que la poignée de bougea pas. Métallique, immobile, parfaitement bloquée, ses reflet semblaient les regarder tous avec un sourire en coin.

- Quelle tristesse, il faudra donc le balancer d'une fenêtre de l'étage, on a pas le choix.

Peut-être que parler de lui à la troisième personne en sa présence forcera le brun à user d'autre chose que ce navrant ton policé et quelque peu pincé. Jusqu'où fallait-il tirer pour que ça craque, songea Bell. Malgré les provocations sa dévouée victime réagissait comme une vieille fille gagnant sa vie en donnant des leçons d'étiquette. Peut-être disposait-il de nefs particulièrement résistants, et si c'était le cas la fée se ferait un devoir de les effilocher lentement jusqu'à ce qu'il craque. Ou se désintéresse.
Le seul point positif à l'annonce dramatique de l'absence de sortie étant que Bélial se tenait plus ou moins tranquille. Pour l'instant, jusqu'à ce que la situation ne tourne de nouveau en sa faveur. Il faudra que Tinker Ball prenne garde à ne pas se faire enfermer dans une armoire vermoulue pour que les deux autres puisses se débaucher tranquillement dans un coin du château.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Sam 5 Sep - 22:37

Liam se laissa reconduire vers la porte sans résistance. Après tout, ce serait un plaisir, une fois celle-ci ouverte, d'annoncer aimablement à la fée qu'en fait, non, il resterait toute la nuit.

Malheureusement, le monde entier, comme d'habitude, était bien décidé à le contrarier. Ca avait commencé dès sa naissance, lorsqu'une imbécile de sage-femme lui avait envoyé une large baffe dans le dos alors qu'il voulait juste pousser tranquille le premier hurlement de son existence, et ça continuerait encore et toujours jusqu'à sa mort.

C'est ainsi que, alors que le fé psychopathe s'apprêtait à ouvrir la porte, l'obsédé sexuel majeur l'interrompit :

- Je crois que la porte ne s'ouvrira pas Bell.

- Bien sûr que si.

La porte ne bougea pas. D'un côté, ça frustrait Liam mais de l'autre, il se sentit satisfait de constater cette rébellion du réel contre le fée. La petite peste l'avait bien mérité.

- Quelle tristesse, il faudra donc le balancer d'une fenêtre de l'étage, on a pas le choix.

Hein ? Mais cette espèce d'infamie miniature était complète folle ?! Ou alors juste sociopathe, mais c'était du pareil au même pour Liam - sans compter que sa manie de parler de lui à la troisième personne commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Il était évident que la fée voulait le pousser à s'énerver et il ne lui donnerait pas cette satisfaction. Au moins, l'agacement lui évitait de ressentir les pulsions nymphomanes que lui envoyait M. Pervers Numéro Un, ce qui était une très bonne chose. Il n'était pas exhibitionniste, surtout quand son spectateur était prompt au commentaire douteux (qu'est-ce qu'il y avait de scandaleux dans une oreille, hein ?).

Il demeura donc aimable et serein d'apparence, juste pour le plaisir.

- Je doute de survivre à une telle chute, expliqua-t-il d'une voix onctueuse. D'un côté, quel mal y aurait-il à demeurer ensembles ?

Un regard furtif-mais-juste-assez-appuyé-pour-être-remarqué vers le nymphomane. De ce qu'il en voyait, celui-ci n'était pas mal (voire même pas mal du tout, mais ça lui ferait mal de le reconnaître ouvertement). Bah, il avait déjà usé de ses charmes sur de pires spécimens

- Je m'ennuierais sans compagnie, lâcha-t-il d'une voix soigneusement calculée - mi-invitation mi-suggestion, juste de quoi suggérer qu'il ne serait peut-être pas contre, si on lui proposait gentiment, en le cajolant comme il fallait, d'accorder peut-être quelque affection à un éventuel connaissant.

Son regard croisa celui de M. Libido et il lui adressa un lent sourire.

- Pas vous ?
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Ven 11 Sep - 14:12

Tinker Bell posa ses yeux sur le Prince. Il avait l'air si... calme. Il s'agissait soit d'un parfait abruti, soit d'un hippie défoncé et ayant un peu tripoté aux chakras ou quoi que ce soit dans le genre qui pouvait faire prendre la vie avec philosophie. Mais si Malkins était dépeuplé de nerveux sur qui Bell passerait ses nerfs ? Les femmes enceintes ? Non même les fées avaient des limites, floues c'est vraies, insignifiantes aussi, mais il savait d'expérience que les femmes enceintes n'étaient pas très drôles à regarder péter un câble. Ça avait peut-être un lien avec leur capacité à produire des ultra-son en criant dans les suraiguës.

- Le mal ? Le même petit dérangement moral qui fait qu'on éloignes les fous de la population saine, qu'on ne dort pas avec un cadavre...

Ces derniers mots semblèrent le couper sa tirade qui s'annonçait longue, le laissant songeur et momentanément désintéressé, au choix happé par une rêverie ou un souvenir. Concernant des morts dans un lits. Ce qui n'intéressera personne. A peine deux minutes d'absence mentale permirent à cette-personne-potentiellement-insupportable d'achever de sympathiser avec Bélial, qui répondit à sa proposition par un sourire et un effleurement en règle du boit des doigts le long d'une hanche, connaisseur en belles choses.
Bélial n'avait aucun mérite concernant sa sensualité et sa capacité plus que certaine à amener tout ce qui respirait dans son lit, c'était à peu près la seule chose qu'il savait faire.

- Je vous suit totalement, souffla-t-il à voix plus basse.

Quand la fée s'inquiéta de l'absence de suggestions irritantes de la part de Bélial ou de bonne volonté insupportable de la part de cet-anonyme il quitta brusquement ses pensées pour poser des yeux écarquillés sur et bien, le peu de choses qu'il pouvait voir et qu'il ne désirait de toute façon pas détailler -l'important étant de comprendre que deux silhouettes s'étaient reculées dans un coin sombre et étaient trop proches l'une le l'autre pour qu'on puisse les distinguer avec aisance.
C'est pas vraiment contre toi Bélial, pensa-t-il distraitement, je ne vais pas lâcher l'affaire avec cette personne, c'est tout.
Il tapa négligemment du pied contre le sol, sur les planches épaisses de poussière. Un petit tapotement de quelques tonnes, à peinte de quoi faire frémir les murs épais, mais les planchers étaient beaucoup moins solide. Une pluie de poussière tomba du plafond, saupoudrant ses cheveux de gris ainsi que ses vêtements -qu'il délesta patiemment. Normalement dans une seconde... voilà. Quoi qu'ils aient été en train de faire quelqu'un s'était pris de la poussière dans la bouche (ou ailleurs ça ne le regardait absolument pas).
Il repassa à un poids extrêmement léger, par habitude, parce qu'il n'y avait pas de courants d'air, parce qu'il n'avaient pas confiance en la stabilité qu'offrait le sol, surtout maintenant qu'il l'avait fragilisé à mort -ha si les fées pensaient avant d'agir le monde serait beaucoup plus simple, et moins attrayant. Tinker Bell se demanda si l'un des deux autres tomberait s'il commettait le malheur de bouger (tant qu'à faire autant garder Bélial en vie, il n'aurait plus personne pour lui payer des glaces autrement). Une chaussure résonna de nouveau contre le sol, sans aucun dommage collatéral cette fois, simplement pour écouter de nouveau ce bruit légèrement creux.
Le Château avait donc des caves ? A moins que ce ne soit des oubliettes, des geôles, salles de torture...

- Vous avez fini? s'enquit-il avec une politesse de façade.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 13 Sep - 17:01

Liam ignora la fée, se concentrant plutôt sur l'incube. Pour une fois que son comportement perpétuellement calme et courtois pouvait lui servir à énerver quelqu'un...

Le nymphomane, lui, était complètement conquis. Liam tâcha sans succès de lutter contre le désir qui l'envahissait en réponse aux souhaits de l'inconnu - le trouver beau, le désirer, des pulsions primitives et, pour cette raison même, ô combien efficaces. Il était beaucoup plus facile de maîtriser l'envie soudaine de faire du tricot ou de porter du rouge ; il s'agissait de souhaits basés sur des préférences, pas des pulsions brutes de décoffrage.

Ce fut donc plus qu'aisé de se laisser mener dans un coin sombre et d'oublier la présence de la fée, de la poussière, des araignées ou mêmes des dommages que sa veste risquait d'endurer contre les murs parce que l'autre était pressé contre lui, ses gestes manifestant l'urgence née d'une longue habitude - cette manière de toucher et dévoré qui s'acquiert à force des rencontre amoureuse, de quoi faire croire à votre victime que vous êtes poussé par une véritable passion plutôt que par l'envie banale d'un coup facile. Ca ne dérangeait vraiment pas Liam. Déjà, il savait qu'il était vraiment digne de passion ; ensuite, lui aussi cherchait un coup facile.

Il se laissa donc manipuler, jouant les proies fascinées avec un naturel assez vexant, murmurant quelques compliments choisis (et plutôt sincère - il savait reconnaître un beau spécimen humanoïde quand il en voyait un) à son partenaire tout en lui rendant caresses et baisers - rien que par bas esprit de vengeance, il s'attaqua principalement à ses oreilles, suçotant et mordillant tout spécialement les lobes. Sa chemise se vit entrouverte avant même qu'il ne s'en rende compte.

Puis le sol trembla avec un bruit sourd et une pluie de poussière leur tomba dessus. Liam en respira un peu et partit en quinte de toux.

Il allait tuer le petit monstre. Quelque soit la façon dont il avait réussi à s'y prendre, il était coupable, Liam n'avait aucun doute là-dessus. Il ne réussit à garder un air calme que par habitude, tournant la tête vers le fée. Celui-ci n'affichait aucune marque d'inquiétude, confirmant les soupçons du prince.

- Vous avez fini ? demanda le fé.

Ah, s'il avait eu ses gardes du corps avec lui... Il s'épousseta d'un air aussi négligent que possible, tâchant de chasser autant de poussière que possible de ses vêtements sans en remettre sur le nymphomane.

- Je dirais plutôt que nous avons été interrompus, corrigea Liam en lui adressant son sourire le plus insupportablement aimable. Je m'excuse d'avance si mes paroles sonnent comme une critique, ce qui est évidemment loin de mon esprit, mais le sol n'a-t-il pas été légèrement fragilisé par quoi que ce soit que vous venez de faire ? Nous sommes dans une vieille demeure, voyez-vous, et vous risquez de vous faire très mal si vous jouez ainsi avec la solidité du parquets... Cela me navrerait, d'autant que, ne sachant pas si les sols sont fiables, nous ne pourrions peut-être venir à votre secours sans tomber à notre tour...

Ce qui, au fond, était vrai maintenant qu'il y pensait. Les sols devaient dater de l'an quarante par ici. Le moindre pas imprudent et ils passeraient droit à l'étage inférieur.

En gros, ça signifiait qu'il allait rester très prudemment pressé contre le nymphomane, sans trop bouger, et attendre que le matin se lève. Patiemment. Et sans hurler sur quiconque.

Surtout sans hurler sur quiconque.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Lun 21 Sep - 20:56

Si Bélial n'était pas au septième ciel, loin s'en faut, l'endroit et le moment lui étaient intensément agréable. Oh bien sûr il n'avait pas oublié qu'il était venu avec quelqu'un mais... s'il priait Dieu très fort peut-être que Tinky le laisserait tranquille. Parce que cette personne avait une odeur au creux du cou des plus grisante et une peau mieux entretenue que la plupart des jeunes filles -ces idées modernes sur le statut de la femme n'engendraient pas que du bon décidément. Est-ce que cette douceur se retrouverait partout ? Ses mains s'étaient déjà glissées sous le pull sombre pour le vérifier et avaient l'air très satisfaites pour le moment. Qui que cette personne puisse être, elle était selon ses critères exquise au sens premier du terme. En incube de son état il s'accommodait de tout et avait une bonne volonté infatigable pour trouver des qualité sur un corps, mais c'était si reposant ne pas avoir à chercher, d'avoir entre ses mains ses fantasmes vivants. Bien que dans ses fantasmes il n'était question ni de maison délabrée ni de Tinker Bell. Les choses étaient parfois mal faites, mais au besoin il pourrait toujours... retrouver cette personne... Malkins n'était pas si grand, et lui était physionomiste, très. Donc si pour un caprice de fée l'inconnu n'y passait pas ce soir, ce serait pour la fois où il laisserait la fenêtre de sa chambre ouverte sans prudence.

Il ne fut pas réellement surpris par le séisme miniature. Le contraire aurait été idiot de toute façon. Il essuya les dégâts collatéraux comme il pu, l'air d'avoir été tiré d'une sorte de transe, ce qui était précisément le cas. En positivant énormément il aurait pu se dire que grâce à la fée il ne consommait pas trop vite et apprécierait davantage à la fin.
...
Certes. Même en essayant de tout son cœur, il était grandement frustré.



Tinker Bell plissa les yeux.

- Fragilisé ? Oui c'est possible... Tu ne veux pas faire quelques pas pour le vérifier ? Et puis, continua-t-il en jouant avec quelques boucles bleues, Moi je ne risque pas de tomber. Vous si en revanche.

Contribuer à l'injustice du monde semblait lui plaire en tout cas. Il franchit la distance qui le séparait des deux autres, pas vraiment par volonté de les rejoindre dans le coin sombre où il faisaient leur vie, ma foi, mais pour sourire un peu plus largement, tendre la main et lui décocher une pichenette sur l'extrémité. En tout cas personnellement si on lui avait ça il l'aurait très mal pris, certainement pire qu'un viol -enfin ça ne touchait pas les mêmes partie de sa vaste fierté, récemment divisées en régions pour faciliter l'administration.

- Mais oui restez là toute la nuit.


Il s'éloignait déjà. Quelques pas. C'était plus sécuritaire au cas un bras aurait tenté un malheureux geste pour l'étriper. La force de l'habitude. Au vu des plaintes de sol il n'y en avait plus pour longtemps, et si un simple mouvement des personnes derrière ne l'achevait pas...
Une sorte d'énorme bruit retentit. Il n'en avait jamais entendu de pareil auparavant, il fallait dire qu'il avait détruit très peu de maison jusqu'ici. A peine un bateau en fait. Et ça ne produisait pas le même son. Tinker Bell se retourna, et fit face à un trou faisant bien la largeur du couloir. Et il n'y avait plus personne. Il s'autorisa un "oups", parce que c'est vrai, ce n'était pas tout à fait sa faute. Ça avait failli l'être. Le sol était plus abîmé qu'il ne l'avait pensé. Si abimé que même les portions ne long des murs n'avaient pas tenu.
...
S'ils étaient vivant en bas ça ne devait pas le bénir.
Poids zéro, il s'approcha de l'extrême bord du trou, s'agenouilla et plissa les yeux, reconnaissant qu'il n'y voyait rien. Il s'y serait bien laissé tomber comme une feuille seulement... La pénombre indiquait une forte probabilité de présence de zombies, et à défaut de zombie de Bélial énervé. Il tâtonna vers sa ceinture, retrouvant la lampe torche, l'allumant avec un sourire un rien sadique et s'en servit pour explorer le noir. Il poussa un exclamation ravie en apercevant le visage grimaçant de l'inconnu, qui semblait vivant.

- Vous allez bien ?

On avait vraiment l'impression qu'il n'attendait qu'un "non je crois que je me suis cassé la jambe" pour atteindre le bonheur parfait. Par contre si Bélial finissait blessé, il y aurait moins de bénéfices.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mer 23 Sep - 19:27

La fée cherchant à le mettre à bout de nerf, ce n'était pas possible. Enfin si, c'était possible : Liam pouvait sentir les envies de provocation du morpion à travers l'agacement qui cherchait à se répandre dans ses veines chaque fois que l'infâme avorton se rapprochait de lui.

... Infâme avorton qui cherchait d'ailleurs à se faire étriper incessamment sous peu. Le fée les nargua, se rapprochant brièvement pour lui adresser une pitchinnette - une pitchinnette - avant de fuir d'un pas léger. Il allait tuer cet espèce de sous-insecte mutant. On le récompenserait sûrement pour service rendu aux nerfs des citoyens de Malkins. Comment Sexy Nymphomane faisait-il pour supporter un spécimen pareil ? La seule probabilité qu'un être aussi insupportable puisse survivre assez longtemps pour le croiser appartenait au domaine de l'improbabilité pure.

Il se redressa un peu et le sol disparut. Il le sentit disparaître. La seconde d'auparavant, il y avait un plancher dur sous ses genoux et soudain, plus rien. Il avait à peine le temps de prendre conscience du phénomène qu'il tombait, toujours accroché au mystérieux pervers.

Comme l'avait dit un grand homme dont Liam n'arrivait décidément pas à se souvenir du nom, le plus effrayant dans les hauteurs n'était pas la hauteur en elle-même : c'était le sol. Ledit grand homme avait eu parfaitement raison. La chute en elle-même avait été trop courte pour que Liam aie le temps de faire autre chose que voir sa vie défiler devant ses yeux. La réception, cependant, fut beaucoup plus marquante. Il lui fallut quelques bonnes secondes pour arrêter de sentir la tentation presque irrésistible de rester prostré en sanglotant de douleur. D'accord, il avait les larmes aux yeux et restait strictement immobile, mais il ne pleurait pas stricto sensu, donc l'honneur était sauf. Et ses épaules n'étaient agité de spasme qu'à cause d'un cas particulièrement malvenu de... de hoquet subi.

Après quelques secondes, il se redressa péniblement. Il avait très mal à la jambe et à l'avant-bras gauche, qui avaient amorti le gros de la chute. Il y saignait d'ailleurs, le tissu de ses habits déjà imbibé de sang. Liam n'aimait pas la douleur, mais il était trop fier pour prouver à l'infâme miniature qu'il n'avait d'autres envie que de rester dans un coin et agoniser.

Se redressant, il songea à répondre au "vous allez bien" de la chose.

- Je vais très bien, répondit-il de sa voix la plus calme.

L'effort était rude, mais il n'avait pas passé des années à devoir supporter des blondes impassibles pour des prunes. Une pause, puis un coup d'oeil fugitif à Nymphomane. Celui-ci s'était redressé d'un geste félin et élégant normalement impossible à tout être ordinaire venant de s'écraser dans un sous-sol. Il était hors de vue du fée, masqué par un amas de débris coiffé de planches qui bloquaient la lueur de la lampe. A peine si le morpion devait pouvoir apercevoir le bout de ses genoux, lesquels baignaient dans le sang de Liam.

Le Prince Charmant retint le sourire qui menaçait de courber ses lèvres. Il fit mine de se pencher sur le corps de l'homme encore à moitié assis, le visage à deux centimètres du sien. Un coup d'oeil vers le plafond pour vérifier qu'ils étaient invisible à la chose, puis il revint sous la lueur de sa lampe-torche (sa lampe-torche. Que le fé lui avait volé. Il sentait qu'il n'allait pas la récupérer, celle-là.) avec une moue navrée et vaguement inquiète-mais-pas-trop-parce que ce ne serait pas convenable, n'est-ce pas, entre gens de la bonne société.

- Par contre, le jeune homme qui était avec moi a l'air inconscient. Je suis à peu près sûr qu'il respire encore cependant, pas d'inquiétude ! Mais il saigne un peu à la tête.

Le un peu chaud et rassurant, de ce type de un peu qui signifient beaucoup mais tâche de rassurer son interlocuteur.

- Il devrait se réveiller si je lui donne une ou deux tapes, ajouta-t-il d'un ton apaisant avant de se pencher à nouveau sur le pervers, hors de vue de la miniature maléfique.

Il en profita pour l'embrasser profondément, juste parce qu'il le pouvait et que le type embrassait comme un dieu.


Dernière édition par The Charming Prince le Mer 28 Oct - 1:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 4 Oct - 20:05

Le spectacle était sombre. Même en pleine lumière artificielle, si si. La lumière avalait les contraste et les contours, le laissant un peu sceptique sur ce qu'il voyait. Un bordel sans nom, quelques membres attachés à un corps, peut-être, du sang. Mais étrangement les éléments isolés ne parvenaient pas à s'unifier en scène cohérente. A qui était le sang ? A qui étaient ces jambes ? Pas au Prince, il grimaçait sous le rayon de lumière. Tinker Bell tentait de repousser paresseusement le moment où il devrait descendre à son tour. C'était ça d'être un poison, on devait suivre ses proies si elles tombaient une falaise, parce que le but de tout ce qu'il faisait ce n'était pas de les éloigner, ho non.
En tout cas l'inconnu allait très bien. Dommage mais ce n'était que partie remise n'est-ce pas ? Agaçante courtoisie. Il faudrait qu'il lui fasse tomber le château entier dessus pour le voir pleurer comme un autiste ? Il n'était même pas certain d'en avoir le pouvoir. La demeure était immense, et solide à l'exception des planchers qui avaient souffert. Son pouvoir avait une limite, ce qu'il s'était passé sur le navire du Capitaine Crochet n'avait été qu'une formidable dérogation marquée par des sentiments très forts, même pour une fée.

Une fée hein ?
Ses yeux s'écarquillèrent un peu à la description que l'inconnu faisait de Bélial. le fait étant qu'il l'imaginait très bien agoniser dans son propre sang, que les débris qui s'enchevêtraient dans la pièce rendait le tout parfaitement plausible. L'inquiétude éclot dans sa tête comme un feu d'artifice et il ne réfléchit pas vraiment avant de sauter à son tour. Un peu trop impulsif, un peu trop excessif, beaucoup trop naïf.
Il tomba un peu plus vite qu'une plume, n'ayant pas le temps de flotter sans fin, mais ses chevilles n'émirent aucune protestation en se posant sur le sol. Ses semelles et ses talons claquèrent sur le sol, cherchant l'incube du regard, le trouvant, s'immobilisant, et passa quelques secondes à hésiter entre de légères nuances d'agacement et de colère.


Bélial ne bénissait pas vraiment Tinker Bell, loin de là. Ensuite que ses malédictions impliquent la fée et une sorte de monstre tentaculaire n'était qu'une simple déformation professionnelle. Lui s'en sortait plutôt bien, mais il espérait (pour des motifs tout à fait purs) que le jeune homme n'avait pas été blessé dans sa chute. Oh. Non.
Il ferma à moitié les yeux, glissant sa main sur l'autre nuque pour les joindre un peu plus. Son autre poignet lui envoyait des signaux de douleur le long de ses nerfs. Là Bell allait vraiment morfler. Est-ce qu'il avait ne serait-ce qu'une idée de l'importance d'un poignet dans la vie de tous les jours ? Il s'écarta de quelques centimètres de l'autre visage, caressant les lèvres du bout de sa langue. Cette personne avait un goût exquis, et il était relativement connaisseur en la matière. Il faudrait qu'il penser à lui demander son nom... un moment ou un autre... plus tard... après en tout cas.
Sa paume retrouva une peau frémissante à souhait sous le pull du Prince. Il dériva jusqu'à mordiller doucement la mâchoire de son cher compagnon d'infortune quand un grand regard bleu se trouva sur la trajectoire de ses yeux. Pas que Tinek Bell était particulièrement ignoble à regarder mais... il faisait partie de ces choses auxquelles on ne pensait pas dans un quelconque moment sensuel. Encore moins quand il faisait le "regard fixe et inconfortable". Geez...
L'incube passa un bras autour de l'adolescent, le gardant contre lui, l'installant sur ses jambes même si ça lui faisait plaisir, regardant la fée d'en bas, manifestant son envie de "ne pas se lever" et si possible "continuer sans être interrompu".

- On aurait pu y passer cette fois.

Il n'arrivait pas à avoir un timbre aussi détaché que l'autre en énonçant ce fait légèrement irritant. Non pas qu'il aurait réèlement pu mourir mais si Bell prenait... continuait à avoir l'habitude d'agir aussi impulsivement et stupidement, alors oui, dans d'autres circonstances, il ne pourrait pas toujours en réchapper indemne.
Tinker Bell traduit son attention soutenu en fixant un point derrière Bélial, puis contournant les deux êtres libidineux au milieu de sa phrase. La chose irritante venait de se mettre temporairement en pause, pour laisser place à la fée curieuse. Le rayon de lumière se dirigea vers ce qu'il avait cru voir briller. A moitié enseveli sous les décombres de plancher il y avait... un truc. "Truc" convenait parfaitement au fauteuil. Il était en fer et de forme assez grossière, toute cubique. Il y avait des épines un peu partout, en rangées fournies et serrées, sur le dossier, les accoudoir... Et des lanières usées. Derrière, collée à un mur, se profilait une vierge de fer encore entre-ouverte. Le rond de lumière se balada sur les murs, sur des instruments assez inventif dont Bell avait parfois du mal à imaginer l'usage.

- Quelle chance, murmura-t-il distraitement,Tout pour notre invité...

Sa pique n'était pas très convaincue, son esprit s'était momentanément vidé de toute volonté de nuire. Simplement curiosité, et un peu de blanc. Blanc parce qu'il songeait à comment sortir d'une salle de torture. Il ne pouvait pas voler, il ne pouvait pas non plus exploser un mur sans que le château ne leur tombe dessus. Normalement et très logiquement il devrait trouver une porte sur l'un des quatre murs. Il fallait bien que le bourreau entre et sorte après tout.
Bois traversé de fer. Au moins la présence du panneau le rassurait un peu. Même si elle ne s'ouvrait pas, là son pouvoir servirait à quelque chose. La lumière joua encore sur le reste de la pièce et il se retourna vers les deux autres, une main sur la hanche, essayant vaguement d'être désagréable mais ayant comme une perte momentanée d'envie.

- A qui est ce foutu sang, soupira-t-il avec lassitude.

L'étranger était passé au stade de "jouet à faire pleurer" à un néant tangible toléré à l'égal de Bélial. Pour un temps variable.

- Au fait vous auriez un nom ? Ce serait peut-être plus facile pour vous appeler.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mer 28 Oct - 1:16

Le nymphomane anonyme - il aurait pu faire un effort pour se souvenir de son nom, que le parasite avait sûrement prononcé à un moment ou à un autre, mais il avait trop mal et trop envie de… d’ébats absolument pas adaptés à un sous-sol délabré, même si – la façon dont les mains de l’inconnu courraient sur sa peau…
Non, songea-t-il avec une conviction assez faible, il fallait se ressaisir, d’autant qu’il avait appâté la chose et…

Pourquoi diable avait-il arrêté ? Juste quand il avait moins mal à la jambe, de surcroît ? Il tourna la tête dans la même direction que son partenaire, découvrant avec quelque déception que la créature les avait déjà suivis. Peut-être n’aurait-il pas dû l’inquiéter ; ils y auraient toujours gagné quelques instants… Non, la fée serait quand même descendue, juste pour les interrompre… Il faudrait continuer ça plus tard, quand l’insecte ne serait plus là – non, ses gardes du corps allaient l’attendre et, malgré toute l’intimité que vous partagez avec les hommes qui vous suivent quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il n’était pas encore prêt à se faire surprendre en pleins ébats par ceux-ci.

Donc, chasteté. Ou donner son nom à l’inconnu. En valait-il le coup ? C’était vrai qu’il était bien fait – beau visage, beau corps, excellentes techniques. D’un autre côté, Liam était actuellement sur l’influence ô combien consentante de son pouvoir, ce qui signifiait que l’autre pouvait bien lui sembler un incroyable sex-symbol sur le moment… et le décevoir au moment des retrouvailles.

Bah, il pourrait toujours aviser plus tard. Pour l’instant, prendre garde à ce que la chose féerique ne vienne pas tester à nouveau la résistance du sol. Quelque soit son don, il était dangereux dans une aussi vieille bâtisse. Le nymphomane anonyme eut le bon goût de le garder contre lui, ce qui lui convenait parfaitement, surtout avec sa douleur à la cuisse, quelque peu paralysante (et peut-être aurais-tu dû y penser avant d’aller lui sauter dessus, andouille, s’admonesta-t-il sans vraiment de conviction). Maintenant que son charmant compagnon songeait moins à la bagatelle, ses envies étaient plus faible et l’esprit de Liam plus libre… mais restait qu’être pressé contre un corps chaud demeurait très agréable. Il aurait l’air trop soumis s’il s’installait sur ses genoux, hein ? Bah, il avait trop mal à la jambe de toute façon. Son bras allait un peu mieux mais il avait dû se mettre quelque chose dans la cuisse, laquelle protestait violemment chaque fois qu’il bougeait.

- On aurait pu y passer cette fois.

Liam cligna des yeux, délaissant temporairement sa tendance à la gaudriole ou à l’autosatisfaction. Ils auraient pu en mourir, oui – et surtout, ils étaient complètement coincés, sauf si l’un d’eux décidait de se sentir pousser des ailes. La fée sembla se juger trop noble pour répondre, préférant explorer la pièce où ils avaient abouti… laquelle ressemblait fâcheusement à une salle de torture. Charmant.

La fée se retourna vers eux, l’air presque las. Elle n’avait fait qu’un seul commentaire désagréable durant toute son observation, signe, apparemment, que la situation était grave même pour son petit cerveau dérangé.

- A qui est ce foutu sang.

Liam ouvrit la bouche pour répondre « à moi » et s’aperçut que, par un phénomène bien connu des philosophes et des psychologues, donner un nom à sa douleur la concrétise et permet d’en saisir la mesure réelle de manière remarquable. Bien que très bon pour empêcher un refoulement tout à fait nuisible à la psyché, le phénomène lui mit cependant les larmes aux yeux et lui arracha un « Xrgni » étouffé. Mal mal MAL. Il avait un truc dans la cuisse et ça saignait et ça bougeait et il aurait pu l’enlever vu qu’un bout dépassait, mais il était hors de question que quiconque y touche, y compris lui-même.

Le temps qu’il reprenne son calme, le fé était déjà passé à autre chose.

- Au fait vous auriez un nom ? Ce serait peut-être plus facile pour vous appeler.

- Liam, exposa-t-il d’une voix claire et à peine étranglée.

Songer aux gourdasses blondes qu’il avait supportées sans même changer d’expression. Rester calme. Réfléchir.

- Le sang est à moi. Comment avez-vous fait s’écrouler le sol ?

… Et surtout détourner le sujet, parce que si quelqu’un tentait de toucher à la cuisse… Il fallait qu’il sorte de là, vite, très vite, et sans aide. Il s’était promis de se débrouiller tout seul. Il n'avait pas besoin de ses gardes du corps pour vivre, et il était bien décidé à le prouver !
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Lun 21 Déc - 18:53

Liam, Liam. Le nom résonna plusieurs fois dans la tête de la fée sans rien déclencher. En plus c'était pas trop moche comme nom, pas de quoi en faire une remarque désagréable. Pas un concentré de virilité mais il ne s'abaisserait pas à prononcer ce genre de phrase. C'était trop facile et la virilité n'était pas une qualité a ses yeux.

- Pour le sol il s'agit d'un don, expliqua-t-il de façon distraite et légèrement irrité, comme répondant à la question pressante et ô combien agaçante d'un enfant demandant pourquoi le soleil est vaguement jaune et pourquoi l'eau mouille.

Bon d'accord il n'était pas très fier de les avoir précipités dans ce pétrin mais ce n'était pas sa faute. La question n'était d'ailleurs pas à l'ordre du jour, il préférait chercher un moyen de s'en sortir. Et réfléchir seul parce qu'il sentait confusément que s'il s'approchait pour mettre en commun des idées on le repousserait immédiatement. Dire qu'il n'avait qu'un gadget lumineux et qu'un petit sac. Il n'y avait rien de bien utile à l'intérieur par ailleurs. Des bonbons, des fèves sauteuses... et plusieurs choses pas très identifiées qu'il avait ramassé ça et là.


Bélial grimaça lorsque sa main effleura très fortuitement la cuisse de Liam. A cause des lèvres de la blessure un peu poisseuse, du truc rugueux et non-organique qui en sortait comme une faute dans une suite numérique. Les blessures ça ne lui était pas trop familier. L'hypocrisie le connaissait en revanche, tout ce qui était lié de près ou de loin aux relations humaines mais ce genre de... complications... non pas vraiment. Et puis les incubes n'étaient pas des modèles de courage. Seulement se décharger sur Tinker Bell... quelque chose qui avait l'apparence d'un adolescent -et encore... Ou bien même confier un blessé à une fée... Oui, il valait mieux qu'un incube comme lui s'en charge hein ? Il caressa machinalement la joue de l'inconnu qu'il essayait de séduire quelques instants plus tôt, essayant de le distraire de sa douleur. Parce qu'il fallait prévenir le moindre gémissement de douleur, il imaginait très bien Bell arracher violemment le "quoi que ce soit" qui ait pu se ficher dans l'autre chair.


Sa résolution avait tenu neuf minutes. Tinker Bell fit claquer les talons de ses chaussures sur les pavés aussi sales qu'anciens et s'était assis en tailleur à proximité des deux autres -quoique un peu plus éloigné que la portée d'un bras, par précaution élémentaire.

- C'est un endroit.. intéressant, affirma-t-il du ton convaincu de quelqu'un qui envisageait tout à fait une vieille salle de torture sombre et sale comme un lieu de résidence charmant et bucolique.

Il n'avait pas remarqué la blessure de Liam, non pas encore. Quoique ça aurait été certainement distrayant. Pour l'heure il faisait quelques commentaires en sourdine sur les deux sangsues qui ne s'étaient pas encore lâchées, sur Bélial qui profitait allègrement de la situation en gardant sa joue nichée contre les vêtement de sa bien-aimée proie, comme l'aurait fait un chat particulièrement possessif et vicieux.

- Miii...

Le fé haussa un sourcil. La voix de Bélial avait dangereusement monté dans les aiguës là. A moins que ce que soit Liam ? Une sorte de reflet luit un instant derrière le fauteuil à tortures et une chat se profila, un vrai, un tigré, fièrement planté sur ses quatre pattes et fixant tout ce beau monde d'un œil goguenard, de celui qui PEUT voir dans l'obscurité.
Il fureta un peu entre les plusieurs maires de genoux, semblant trouver ceux de l'humain-à-bracelets à son goût. Quelques kilos touts menus de chat se hissèrent sur les cuisses, jouèrent à donner des coups de patte dans un bout de bois qui se trouvait là.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Mer 30 Déc - 22:12

Un don. Celui de fragiliser les sols ? Non, tout le château avait été ébranlé. Celui de donner une certaine force à ses coups de pieds, peut-être ? Ou de changer son poids ? Dans tous les cas, ça pouvait leur être utile s'il était possible de se fier à la fée pour suivre un ordre venant d'une autre bouche que la sienne propre... Oui, il fallait continuer à réfléchir, parce que sinon, il allait lui falloir penser à sa cuisse, et il ne fallait pas penser à sa cuisse, il fallait penser à tout sauf à sa cuisse. Il se laissa caresser par le nympho, accueillant avec gratitude son contact apaisant. Il avait moins mal et moins besoin de geindre lorsqu'il se laissait aller un peu, sans doute parce que le type souhaitait qu'il la ferme et guérisse magiquement.

Se taire était une très bonne idée, surtout maintenant que le fé avait décidé de leur pardonner d'être tombés par sa faute et avait consenti à s'asseoir à moins d'un mètre d'eux. Connaissant la petite peste, celle-ci éprouverait sans doute une joie sans mélange à tirer le bout de bois de sa cuisse. NON, NE PAS PENSER A SA CUISSE. Se concentrer plutôt sur la haine croissante qu'il portait à la petite vermine et ses commentaires foireux. Fée frigide et jalouse, va.

Un miaulement attira soudain l'attention de Liam. Un chat ! Il y avait un chat dans les environs ? L'euphorie caractéristique de l'amateur de chats en manque lui fit redresser la tête tandis que l'anxiété d'un connaisseur de félin élevait sa voix. Le chat était superbe - un bâtard tigré roux et noir, dont la forme de la tête et la silhouette élégante traduisaient de nobles origines - persan, sans doute. Très beau, mais avant tout de race féline, ce qui signifiait qu'il allait logiquement s'intéresser à l'être humain le plus susceptible de a) lui donner à manger ou b) être incommodé par sa présence. Aucun des trois apprentis explorateurs n'avait de nourriture sur lui. A moins que le fé ou le nympho ne soient allergiques au chats, le nouvel arrivant s'intéresserait donc à Liam et à sa-

-cuisse. Cette fois-ci, il ne put retenir une plainte lorsque le - le machin bougea dans sa plaie. Il aurait viré le chat s'il avait été certains de ne pas se faire lacérer les mains en retour. Il se contenta donc de le caresser d'une main tremblante quoique professionnelle tandis que, de l'autre, il tâchait d'agripper doucement le bout de bois. Il ne parvenait pas à prendre fermement prise sur l'intrusion, d'autant ou parce qu'il manquait s'évanouir chaque fois qu'il pensait à ce qu'il était en train de tenter de faire. Il se pressa un peu plus contre le nympho, lui ordonnant mentalement de continuer à le caresser, créant ainsi une chaîne d'attentions façon poupées imbriquées, tandis que sa voix s'élevait pour distraire la fée autant que lui-même :

- Si ton don est d'avoir une force inhumaine dans les AÏEjambes, tu pourrais... remonter d'un saut. Si c'est de... changgger ton poids, nym... Bélial pourrait te lancer aisément à l'étage supérieur.Oh Big Bad Wolf j'ai MAL j'ai MAL j'ai MAL Là, il faudrait que tu trouves une corde, qu'on puisse remonter à notre tour. Ce serait possible ?

Il finit par réussir à tenir à peu près le bout de bois, divertit l'attention du chat d'un gratouillement derrière les oreilles administré de main de maître tandis qu'il tentait de tirer. Il n'arrivait pas à faire montre de force cependant et l'intrus sortait avec une lenteur insupportable, lui arrachant un curieux mélange de sifflement et de plaintes.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 7 Fév - 10:33

Tinker Bell haussa un sourcil dans les ténèbres. Bien que les fées aient beaucoup de défauts / qualités grandement incomprises des autres races, il y avait quelques moments où leur bon sens se recoupait avec les lieux communs universels. Aussi ignora-t-il stratégiquement les petits bruits de douleurs qui interrompaient le raisonnement de Liam ça et là. N'empêche qu'il fronçait les sourcil, et ce pour une raison bien plus importante.

- Lancer une fée ?

Reprit-il de la même façon qu'il aurait repris quelqu'un songeant à apprendre un ours à danser. Les deux résolutions étaient exactement les mêmes : preuve d'un discernement discutable et dangereuses pour l'entourage. Et peut-être que la situation ne s'appliquait pas à de pareilles réticences mais... lancer un fé ? Comme on balance un petit caillou ou un nain ? C'était affreusement dégradant. Et qui disait que la porte n'allait pas s'ouvrir par magie ou qu'ils trouveraient un passage secret ? La fée au visage d'enfant se renfrogna, calculant leurs chances de s'en sortir grâce à une intervention divine qui lui éviterait cette situation compromettante. Et le chat hein ? Il n'avait pas voté lui, et s'il était contre ça ferait deux voix contre deux -il imaginait bien que Bélial ne prendrait pas son parti sur ce coup là- donc égalité, donc il faudrait trouver une autre solution.
La bestiole installée sur les genoux de Liam émettait un ronronnement régulier, les deux à demi-fermés, et jouait à lui seul une petite bande-son. Et celui qui lui servait de perchoir ne cessait pas de pousser des bruits étranges, les dents serrées. Ça durait depuis suffisamment longtemps pour que la fée se demande en toute innocence ce qu'il se passait.

- Qu'est-ce que c'est ?

Il lui poussait du bois sur la jambe ? Hé si l'inconnu se transformait en arbre ils pourraient monter le long de ses branches et se serait beaucoup mieux. Bell fut un brin déçu de se rendre compte qu'il se s'agissait que de quelque chose qui avait pénétré assez profondément l'autre cuisse. Oui c'était beaucoup moins drôle. Il avança une main, sans doute curieux de voir si la chose bougeait dans tous les sens, mais un éclair de lucidité stoppa sa main à temps et il chercha le regard de Liam dans le noir, mortellement sérieux.

- Il faut tirer dessus d'un coup ! Une fois que le morceau est arraché on appuie dessus comme ça; fit-il en joignant ses mains, et puis si on a quelque chose sous la main on fait un bandage.

Cours élémentaire de chirurgie féérique. Retirer le bout de bois d'un coup parce qu'il s'agissait d'un corps étranger, et donc si ça ne faisait pas partie du corps il n'y avait aucune raison que ça y reste, appuyer sur la blessure des fois que du sang essaie d'en sortir, parce que le sang c'est mieux à l'intérieur quand même, et puis un bandage parce que tout guérissait plus vite avec un bandage. Il n'entendit pas le bruit de gorge étranglé de Bélial qui avait resserré ses bras autour du blessé, empathisant avec lui au sujet d'un futur proche plus que probable. Tinky sourit simplement et s'adressa à lui par-dessus l'épaule de Liam.

- Tu veux bien le tenir ? Je vais régler ça.
- Bell ? Comment dire...

Il cherchait encore à inventer une forme de tact qui prenait sur les fées. Quelque part c'était admirable et profondément optimiste. Durant les quelques secondes pendant lesquelles il cherchait ses mots il essaya de maintenir Liam hors de portée des petites mains de fée.

- Je crois que ce serait mieux que tu ne le fasse pas. Tu sais il... n'a pas l'air aussi résistant qu'une fée, j'ai peur qu'il (meure sur le coup ?) aie mal.
- Les fées sont une race très sensible, renifla Bell, dédaigneux, Et puis normal que ça fasse mal, la prochaine fois il fera attention.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 14 Mar - 17:39

- Lancer une fée ?

Et oui, lancer une fée. L'option ne semblait pas ravir l'insecte humanoïde. Manifestement, la deuxième supposition de Liam avait été la bonne : il pouvait changer son poids...

..Et le bout de bois ne sortait toujours pas, ou alors trèèès lentement, en faisant bien sentir qu'il était extrêmement contrarié de devoir émerger d'un amas de muscles et de tissus et qu'il tenait donc à faire autant de dégâts que possible en sortant, ce qui était d'autant plus fâcheux que les mains en sueur de Liam avaient du mal à l'agripper fermement et qu'il avait donc tendance à glisser -

- Qu'est-ce que c'est ?

Liam n'avait pas énormément d'expérience en matières de fée, mais il savait qu'il ne laisserait pas celle-ci approcher de moins de un mètre de sa plaie. Il n'eut pas besoin de l'envoyer balader cependant - la chose le regardait droit dans les yeux, l'air pour une fois de comprendre que son interlocuteur n'était pas au summum de sa forme.

- Il faut tirer dessus d'un coup ! Une fois que le morceau est arraché on appuie dessus comme ça; et puis si on a quelque chose sous la main on fait un bandage.

... Ou pas, en fait. Liam sentit un vertige l'envahir à la seule pensée de... ça. Sa main distraite tira un peu plus fort et le bout de bois sortit encore davantage, lui arrachant un "Xfrt" qui, cette fois, manquait un peu de son calme coutumier. Un bourdonnement sourd envahit ses oreilles et des étoiles lui dansèrent devant les yeux. L'espace de quelques secondes, il vacilla entre conscience et inconscience, manquant une partie du dialogue entre le fée et l'incube.

Il n'allait pas y arriver. Pas tout seul en tout cas.

Mais... Pouvait-il faire confiance à ses deux compagnons ? Le nymphomane, quoique très décoratif, n'avait pas l'air du type à pouvoir se charger de tâches sanglante. Le fée... Le fée manquait sûrement d'empathie pour ressentir un quelconque remord à se charger de la chose - ses explications suffisaient à le prouver - mais ne prendrait probablement aucune précaution pour amoindrir la plaie, ou la douleur et ça faisait déjà mal mais il n'avait pas le choix, il n'arriverait jamais à rien s'il essayait de s'en charger tout seul...

- ... la prochaine fois il fera attention, dit le fée.

Liam inspira un bon coup, chassa toute pulsion logique de son esprit et prit sa décision.

- Pouvez-vous m'arracher ce bout de bois de la cuisse, s'il vous plaît ? Bélial pourra me maintenir en place...

Et le chat jouer les spectateurs intéressés.Il espérait juste ne pas trop s'évanouir après l'opération, ou pendant.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 30 Mai - 17:54

Il n'y eut ni plus ni moins qu'un grand sourire qui s'étala fugacement sur les lèvre de Tinker Bell avant de laisser place à une concentration (?) des plus sérieuses. Bélial n'avait pas énormément plus de couleurs que le blessé, ses bras se refermaient mollement sur l'autre torse, le serrant sans plus de conviction. Comme s'il avait attendu ce moment toute sa vie, Bell plaça une main précise sur le côté du genou, et dans le même élan empoigna le bout de bois dépassant et tira d'un coup sec. Sans sommation, le tout avait duré une seconde, peut-être deux. Il fallait reconnaître que le bout de plancher -ou quoi que ce fut d'autre- était désormais retiré, c'était d'ailleurs à peu près le seul point positif de l'histoire. Oui parce qu'il avait senti au passage la résistance de la chair, encore mise à mal par les parties inégales du bois qui l'avaient lacéré un peu plus. Peut-être qu'il y avait même des échardes. Il grimaça franchement en imaginant des petites aiguilles en bois plantées dans la chair, si loin qu'il faudrait plonger sa main au milieu de viande crue et pulsante pour les retirer. Non il allait tourner de l'oeil lui aussi. Il laissa son trophée rouler sur le sol et s'éloigna pour rester maître de lui-même. Il lui fallu précisément quarante-deux secondes pour passer à autre chose et recouvrer l'usage de sa voix.

- Et maintenant, un pansement...

Bien qu'elle fut encore un peu faible.
Le chat s'était caché quelque part, dans la panique. Ne restait que Bélial qui s'occupait comme il pouvait du blessé en souhaitant manifestant se trouver très très loin d'ici. Il espérait que l'incube se bougerait question tissu car lui n'allait pas déchirer ses vêtements pour si peu. Il risqua quelque pas dans leur direction, et un coup d'oeil lui apprit que leur invité avait mentalement mit les voiles, que Bélial avait sacrifié l'entièreté de sa chemise pour éponger le sang et serrer la blessure. Un petit quelque chose lui disait qu'il allait ne entendre parler longtemps de cette excursion...



Se rendre encore plus léger que l'air n'était une chose franchement facile. S'il lui avait été capable de voler comme un ballon d'hélium la question aurait été vite réglée. La réalité était un brin plus complexe. Marcher sur les courants d'air étaient dans ses cordes, mais trouver un moindre filet d'air dans un espace clôt et sous-terrain... Bélial avait pu l'aider pour les premiers mètres, créer de l'air en giflant un espace vide, ça le faisait, par contre il avait bien faillit ne pas atteindre le haut.
La fée grimaça quand un bruit de déchirure discrète se fit entendre au niveau de ses hanches. Ça y est la journée était officiellement devenue pourrie. Sans être pauvre il n'était pas non plus riche au point de pouvoir refaire sa garde-robe tous les mois. Une fois debout sur le sol éventré il jaugea du regard les tissus déchiré. S'il avait été doué il aurait pu le recoudre mais... oui... mais non en fait, surtout ne pas essayer une nouvelle fois ce genre de choses.

- Bell ? Une corde ou quelque hcose comme ça ce serait... apréciable.
- Mhh mhh.

Trouver une corde dans un endroit pareil, un ancien château couvert de poussière, encore une chose complètement improbable à ajouter au grand CV de sa vie.



Bélial se posait de grandes question existentielles quand à la cohabitation amicale entre la chair à vif, le bois vieux de plusieurs siècles, des centimètres de poussière et pourquoi pas quelques métaux rouillés. Il se demandait également pourquoi il ne s'était jamais intéressé aux questions d'infection et de stérilisation. Après avoir fait nerveusement les cent pas et trois fois le tour de leur trou, il retourna s'asseoir sur le sol, prit d'hyper-activité, et se concentra sur "soulever l'inconnu le plus délicatement possible" et "lui faire un appui qui ne le fera pas souffrir deux fois plus". Et attendre son réveil et s'occuper en rangeant ses mèches de cheveux une par une, avoir confiance en Bell -non ne pas penser à Bell, ne surtout pas y penser- ne penser à rien, ranger les mèches de cheveux, compter les mèches de cheveux...
Des longues minutes passèrent, jusqu'à ce qu'une étoffe lourde ne soulève la poussière de l'endroit pour la faire voltiger en direction de ses bronches. Et ferma les yeux deux ou trois secondes avant d'oser enfin regarder ce que Bell leur proposait pour remonter. Des rideaux. Rattaché les uns aux autres par de gros noeuds. Mais bien sûr.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Dim 8 Aoû - 11:22

Liam avait très mal à la cuisse.

Ce n’était pas le « très mal » ordinaire, celui du coup de coude malheureux sur un coin de meuble ou de l’orteil broyé par un coup de pied accidentel contre quelque mur malchanceux. Non, c’était le « très mal » du coup de pied qu’il avait donné dans le mur après l’ultimatum de son père, celui qui s’était terminé à l’hôpital.

Il n’y avait pas d’hôpital ici.

Parce qu’il était dans un château.

Hanté.

A cause de Mio.

Tout était de la faute de Mio.

... Et il n'allait plus jamais le laisser sortir tout seul.

Ce en quoi il avait bien raison.

Il avait très mal.

... Il aurait bien aimé rester évanoui.

Quelqu'un lui caressait les cheveux.

Il demeura quelques instants les yeux fermés, cherchant à contrôler la douleur à force de respiration calme et d’attention passionnée envers son environnement. Les doigts dans sa chevelure étaient une bonne distraction – et la pulsion de désir familier qui éveillait doucement son don, amoindrie par un regain d’énergie, un peu moins de douleur dans sa cuisse… Le nympho devait s’inquiéter pour lui, souhaiter qu’il aille mieux. Pas très bien équipé pour gérer les blessés, sans doute. Il prit cependant avantage de la chose, se laissant, pour une fois, guider par son talent, apaisant un peu la souffrance et la fatigue.

Toute bonne chose doit avoir une fin cependant, et le bruit des rideaux tombant signifia la fin de la torpeur de Liam. Il se résigna à ouvrir les paupières, jetant un regard un peu incrédule à la « corde » qu’on leur proposait.

- Je ne vais pas pouvoir grimper ça.

Son ton n’était même pas agressif ou impérieux : il se contentait juste d’annoncer l’évidence. Certes, le fée ne s’était finalement pas si mal débrouillé – les nœuds et les plis des rideaux permettraient sans doute de grimper facilement jusqu’au rebord – mais, dans l’état où était sa cuisse, il ne pourrait pas bouger la jambe pour grimper. Ou ne voulait pas, mais c’était la même chose.

- Si vous m’attachez à la corde et trouvez un contrepoids… Non, trop compliqué. Sinon, je n’ai pas besoin de sortir d’ici – des gens m’attendent à la sortie. Contentez-vous de leur donner mon emplacement et ils iront me remonter ; ce sera beaucoup plus simple.

La solution tenterait probablement Nympho ; c’était une manière simple et rapide d’apaiser sa conscience éventuelle tout en le débarrassant problème. De toute façon, même s’ils n’avertissaient pas ses gardes du corps, ceux-ci iraient le chercher une fois le matin venu… et comme ça, il n’avait pas à bouger.
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MessageSujet: Re: Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell] Ven 24 Déc - 17:13

Bell plissa le nez et jeta un coup d'oeil dans la grosse ouverture qui crevait le plancher. Ouais quand même, dire qu'ils étaient tombé dedans. Il ne voyait pas le fond -trop peu de lumière filtrait déjà à l'intérieur du château alors... En revanche il émanait d'en bas une vieille odeur de cave, poussière, humidité, choses légèrement pourrissantes. Quelque chose titilla légèrement sa conscience et il vérifia l'énorme noeud qu'il avait fait avec les rideaux. Tinker Bell était une fée, et les fées n'aimaient les noeuds, il ne fallait pas chercher, c'était compliqué ces choses, agaçants... presque un mauvais sort matérialisé. Alors celui qu'il avait fait et qui était sensé tirer les autres d'affaires était exactement le même que celui qu'il utilisait pour nouer ses chaussures. En plus gros. Et refait plusieurs fois.
Ça plus les jointures entre les rideaux, ça ne faisait que multiplier les chances de la totalité de céder. Il espérait que Bélial arriverait à remonter, et surtout qu'il n'aurait pas l'idée de tenter l'aventure avec le blessé. Le fé cligna des yeux. Souhaiter du bien aux inconnus, et puis quoi encore ?


Bélial réfléchissait. Sérieusement. La solution proposée par Liam avait le mérite de le laisser foutre le camps avec Bell loin d'ici, en plus d'être la fin la plus heureuse à laquelle ils pouvaient raisonnablement inspirer. De plus il n'aurait pas suspendu une personne déjà blessée à une corde bricolée par la fée. Seulement la perspective de laisser le jeune homme au font du trou lui était... comment dire. Désagréable ? Ha il fallait dire que... ça lui appuyait un petit peu sur la conscience. Il fallait être objectif, toutes les choses épiques s'étant déroulées ses dernières heures avaient dû griller toutes ses chances de connaître intimement cette personne -et il savait qu'il loupait quelque chose, on loupait toujours quelque chose. Sans regrets ? Naah.
Il appuya aussi doucement qu'il put le jeune contre une surface verticale quelconque qui ferait un dossier convenable, l'assura du bout des lèvres par une phrase puissamment convenue et pas très convaincante qu'ils enverraient des secours, puis se trouva face aux lourdes tentures qui pendaient paresseusement sous son nez.
Il le sentait mal.
Mais bon.

Il tira une fois ou deux sur l'ensemble, pour voir, enfouit ses pieds dans les replis des noeuds et grimpa laborieusement, avec toute l'élégance qu'on pouvait avoir en pendouillant à des rideaux au fond d'un trou. Bell l'aida lorsqu'il atteignit le rebord, enfin mentalement. Il se déplaça à ses côtés et le regarda avec insistance pour l'encourager à ramper sur le sol.

- Liam a dit, articula-t-il avec peine, Que des gens l'attendaient dehors, ils pourront l'aider à sortir.
- Oh oui il seront... certainement contents de nous voir.
- Je ne pensais pas leur préciser que c'était toi qui l'avait expédié là-dessous en fait.
- Quand tu dis moi, fit le fée en écarquillant les yeux de façon très convaincante, C'est un point de vue un peu extrême tu sais. Objectivement je...
- Juste. Tais-toi.

La fée pinça ses lèvres, envisagea quelques secondes de le repousser dans le trou avant d'admettre, dans son infinie sagesse, qu'il avait peut-être mérité une petite pique. Il laissa son (seul et unique) ami se remettre de ses récents efforts physiques avant de demander doucement.

- Je crois que ce serait mieux que t'ailles les voir tout seul non ?
- Je crois aussi.
- Je reste là pour lui parler en attendant ?

Bélial ouvrit la bouche. Bien que la proposition partait -et c'était rare- d'une bonne intention, il n'était vraiment, vraiment pas certain que la présence de Bell adoucisse les nerfs de Liam. Pas vraiment.

- On.. verra d'accord, de toute façon je ne serais pas long.

Non pas long, il se dépéchait déjà de se lever et de trouver une porte, histoire d'en finir au plus vite avec cette histoire. Bell se pencha par dessus le trou, plissa les yeux, hésita un instant.

- Et sinon euh... ça va ?



Bélial était revenu, pas accompagné par une tripottée d'adolescents effeminés et rafinés mais par des gens en uniforme, à l'air pas vraiment jouasse. Des gens qui avaient l'air de maitriser la situation, ça se voyait à leur façon de se répartir autour du trou et de parler avec un air sérieux. Ils maitrisaient. Bélial avait l'air encore plus névrosé que la moyenne, et le fée manqua de se faire saisir par la peau du cou pour être trainé vers d'autres cieux. Il marmonna un « Bah au revoir hein. » en direction de l'équipe de sauveteurs improvisés qui colonisaient déjà le sous-sol. Il devait presque courir pour suivre l'incube qui s'éloignait d'un pas vif de l'endroit. C'était difficilement compréhensible, pas de soupirs, pas de remarques sur le fait qu'il n'avait pas pu se retrouver dans un coin sombre avec sa proie... C'était bizarre.

L'incident fut classé, comme un souvenir un peu désagréable qu'on aimerait bien oublier le plus vite possible. Plus de chasse aux fantômes, plus d'excusions à Wollyland.
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Défis princiers et caprices féériques [Tinker Bell]

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