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Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee }

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MessageSujet: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Mer 26 Aoû - 9:38

    Il papillonnait, dans sa demeure, gracieuse libellule drapée de lumière, veillant à ce que tout aille bien dans la ruche fourmillante et bourdonnante qui lui servait de boutique. Mousseline tourbillonnante et froufrous colorés, le Magicien d'Oz allait et venait depuis le tout matin, flottant entre clients et employés, distribuant sourires et gaîté à tous ceux qui le croisaient, semant conseils et galanteries, et éclairant les couloirs par sa seule présence. C'est que sa tunique était saupoudrée de poussière d'étoiles... Ce jour-là, Cyrus était de grande humeur et cela se ressentait. Particulièrement volubile, souriant sans cesse –même lorsque cette charmante (mais maladroite) employée s'était appuyée, pour atteindre l'étagère supérieure, contre la grande armoire à étagères (instable, car n'étant pas fixée au mur) et, fatalement, l'avait renversée. Heureusement qu'il était passé au bon endroit au bon moment. Grâce à un rapide sortilège de lévitation, il avait évité le drame, mais la pauvre enfant (qui devait quand même avoir 2 ou 3 ans de plus que lui) était quand même passé par une grande frayeur. Comment aurait-il pu la gronder, franchement ?!-, on aurait presque pu dire que son charme était encore plus magnétique que d'habitude. Naturellement, il n'hésitait pas à en jouer pour tout faire fonctionner comme il le désirait. Il venait justement, tout sourires, de faire changer des rideaux qui venaient juste d'être placés –trop ternes, ils risquaient de déteindre sur l'ambiance de la boutique-. Cyrus avait passé sa matinée et une partie de l'après-midi au premier étage, entre les salles de vente et les ateliers de développement. Conseillant les clients, testant les nouveaux produits, en refusant certains, essayant lui-même quelques idées venues sur le coup… Il avait été tellement occupé qu'il n'avait pas senti le temps passer et qu'il en avait même oublié de déjeuner. Qu'importait, il n'avait pas faim… Lorsqu'il daigna aller visiter les autres étages, sa montre à gousset indiquait quinze heures. Soit !! Mais par où commencer… ? En se dirigeant vers l'ascenseur du personnel, il décida qu'il appuierait sur le bouton violet. Comme les boutons changeaient de couleur toutes les trente secondes, il confiait au hasard le loisir de choisir sa destination. Il se trouva que, lorsqu'il pénétra dans la cabine, le voyant violet indiquait le quatrième étage… Soit !!

    Visages inconnus, silhouettes familières, le Magicien navigua quelques temps dans les flots de la foule anonyme qui hantait sa boutique toute la journée. Et sans trop savoir comment cela se faisait, son regard vairon accrocha un visage indécis et un sourire séducteur s'afficha sur ses lèvres pourpres. Cette cliente était pour lui…

    « Si Madame hésite, peut-être pourrions-nous l'aider à fixer son choix… »

    C'était par une belle après-midi ensoleillée. Du moins, le temps était-il ensoleillé, chez Oz's. Même si le mot juste serait plutôt « coloré » Quantité de petites lanternes multicolores, toutes rondes, pas plus grandes que des balles de ping-pong, munies d'ailes de libellules réfléchissant la lumière, voletaient joyeusement un peu partout, dans la boutique, brillant comme autant de minuscules soleils, égayant l'atmosphère et poussant parfois la fantaisie jusqu'à frôler affectueusement les joues des clients ou quémandant quelque menue caresse de la part des employés. L'une d'elles effleura justement, en cet instant, l'oreille de Cyrus qui passa un doigt caressant entre les deux ailes, chatouillant la magique créature qui tressauta un instant et alla se percher dans le foulard de soie chatoyante dont le jeune homme s'était enturbanné. Le Magicien accentua son sourire en se penchant légèrement en avant, image même de l'affabilité, sans détourner son attention de la cliente indécise qui fixait tour à tour, depuis un moment, déjà, et avec la même inclinaison incertaine –une véritable balance, oui, mais une ravissante balance blonde qu'il aurait volontiers invitée à prendre le thé, si vous vouliez son avis-, une lanterne sautillante et des lunettes lunaires. De toute évidence, la blonde jeune femme voulait un petit chose pour mieux voir la nuit ; En effet, la lanterne avait cela de pratique que, munie d'une jambe, elle suivait (ou plutôt précédait) son propriétaire pour éclairer son chemin où qu'il aille, et, pour leur part, les lunettes avaient un système qui captait les rayons de la lune (dont certains étaient emmagasinés dans une batterie, pour les cas d'absence de lumière lunaire) et les utilisait pour permettre de voir la nuit comme en plein jour. Maintenant, il fallait convaincre la dame d'acheter l'un ou l'autre. Les prix étant relativement proches (600 et 550 yubas, respectivement), il fallait maintenant discuter avec la cliente pour savoir lequel des deux objets lui conviendrait le mieux. D'où la présence du Magicien et son petit manège. Le numéro de charme qu'il réservait à ce genre de personnes était devenu une sorte de légende, dans la boutique, car, et nul ne savait comment, il s'arrangeait pour toujours vendre quelque chose, même à la plus indécise des girouettes. Oui, parce que le grand drame des vendeurs de Oz's était ces clients et clientes qui arrivaient sans savoir exactement ce qu'ils voulaient acheter. Résultat, ils se retrouvaient livrés à eux-même (car les vendeurs ne savaient plus quoi leur proposer) dans le monde magique et fantastique de la boutique, perdant des heures à passer en revue presque tous les articles proposés. Vous comprendrez que cela puisse agacer les employés… Alors, quand un tel cas se présentait, on faisait généralement appel au Magicien ; il savait s'y faire. Quoiqu'il en soit, cette fois là, il avait aperçu en premier cette blonde personne qui, toujours plongée dans son étude comparative, semblait ne pas s'être aperçue de sa présence. Par tous les verchons fourgus, comment pouvait-elle l'ignorer, Lui ?! Hum… Il reprit légèrement plus fort.

    « Madame… Puis-je vous être utile ?? »

    Cette fois-ci, la jeune femme daigna lever vers lui des yeux rêveurs ravissants. Elle était sur le point de s'endormir dans sa boutique, si ce n'était pas malheureux… Son sourire se fit encore plus engageant. Elle battit des paupières un instant avant de répondre.

    « Hé bien… Je cherche un objet pour arriver à voir la nuit, en forêt… Ces lunettes sont séduisantes, mais il m'en faudrait pour 4 personnes et je me demandais si cela ne serait pas mieux de prendre la lanterne… »

    Le sourire du Magicien s'élargit. C'était plus facile qu'il ne l'aurait cru… Quinze minutes plus tard, il avait convaincue la blonde demoiselle de prendre une lanterne et une paire de lunettes pour le guide, et la jeune femme le quitta en promettant de revenir prendre le thé. Ah… Maintenant qu'il y pensait, Cyrus s'aperçut qu'il avait faim et que, de toute façon, l'heure du thé avait sonné. Il se dirigea donc vers l'ascenseur qui le mènerait vers sa théière lorsque ses yeux tombèrent sur une silhouette familière, toute de noir vêtue. Oh mais qui va là… Un sourire ravi flotta sur ses lèvres. Quelle délicieuse surprise, et pile au bon moment…

    En se dirigeant vers elle, il s'aperçut que la dame –car c'était une femme- était plongée dans l'observation minutieuse de ces ravissantes tasses vivantes qu'il aimait tant. Venant d'elle, cela n'était guère surprenant. Arrivant près d'elle, il lui lança, de son ton commercial le plus charmeur :

    « Si ces tasses intéressent Madame, c'est que Madame a un bon goût certain. D'ailleurs, et exceptionnellement, si Madame en choisit une, elle pourra l'essayer avant de l'acheter, si elle le désire… »

    Puis, lui souriant sincèrement, Cyrus fit une petite révérence et tendit sa main à cette vieille camarade avec qui il avait tant partagé de thés, puis, prenant la sienne, il la porta à ses lèvres et y déposa un léger baiser en disant, un ton plus bas :

    « Très chère Mirabella, cela fait bien longtemps… Vous arrivez au bon moment, j'allais justement prendre le thé. Puis-je me permettre de vous demander l'autorisation de vous inviter à me rejoindre ?? J'ai là quelques nouvelles saveurs qu'il me ferait grand plaisir de vous présenter… »

    Un langage un peu trop précieux, peut-être. Mais avec la jeune femme, il considérait cela comme une sorte de jeu qui l'amusait grandement. Toujours était-il qu'il était sincèrement heureux de la revoir. Certes, il n'ignorait pas qu'elle était recherchée par la Police des Contes, qu'elle était dangereuse et qu'à tout moment, elle pouvait décider de le tuer. Mais que voulez-vous, il y avait quelque chose chez elle qu'il aimait beaucoup et qui le poussait à l'« inviter chez lui lorsque l'IUF la menaçait trop. Non pas qu'il cherche à se mettre les Traqueurs à dos, loin de là. Seulement, il savait bien que ces charmants gentlemen ne pourraient jamais comprendre toute l'élégance qui caractérisait Mirabella Baba Yaga, sorcière de talent et grande amatrice de thé de son état.


Dernière édition par The Wizard of Oz le Jeu 24 Déc - 9:52, édité 2 fois
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The Wizard of Oz
mr. tout-le-monde... ou pas !
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Jeu 27 Aoû - 7:32

Woolyland n'avait pas changé.

Mirabella n'était pas venue depuis dix ans sur ces terres natales. Trop de souvenirs, trop d'amour, trop de sang. Bien que ce dernier point ne soit pas un problème, loin de là.

La sorcière était arrivée en colère, et elle comptait bien repartir de bonne humeur. Ainsi, elle s'était rendue chez Oz, le magicien d'Oz. Une vieille connaissance que Mirabella se délectait de visiter. Bien sûr elle l'avait vu durant ses dix dernières années, dans des endroits plus ou moins famés, mais elle l'avait vu. Elle ne savait d'ailleurs toujours pas pourquoi, elle, Mirabella Baba Yaga, surnommée la sorcière aux quinze mille yubas (et j'en passe) s'était attachée à ce petit inventeur à l'imagination aussi débordante qu'un tsunami à Koralland. La sorcière cannibale sortit une vieille carte d'un pan intérieur - et secret - de sa magnifique robe de poupée et la regarda avec un air de nostalgie qu'elle réprima du plus vite qu'elle le put.



"The Wonderful Wizard", comme on le surnommait, était une personnalité notoire à Woolyland, et dans à peu près toutes les autres cités de Malkins. Son potentiel créatif était tel qu'il pouvait matérialiser par l'esprit ses inventions, afin d'en étudier tous les détails, et de les reproduire sans problème dans ses bureaux d'étude. Mais Mirabella savait qu'il ne fallait pas ébruiter le don du magicien auprès du public. Un magicien ne révèle jamais ses secrets. Enfin, si nous écartons promptement les hypothèses suivantes: Torture, meurtre d'un proche, poignard, poule - il paraît que les magiciens n'aiment pas les poules -, ou encore assassinat de lapin, entre autres.

Ce qui étonnait le plus Mira', c'était le rôle de canalisateur que tenait Ozzy auprès d'elle. Elle était bien connue pour ses réactions excessives, et ses crises ne trouvaient que le répit dans la présence du marchand. Ainsi, Mirabella Baba Yaga s'était beaucoup attachée à cette relation très chère, qu'elle considérait comme un ami.

La sorcière avançait à visage découvert dans l'avenue qui menait au numéro sept. Malgré le fait que son affiche de Wanted soit affichée à peu près dans tous les coins de tout le continent. Mirabella s'en fichait, et savait très bien que le premier qui préviendrait l'équipe de Traqueurs la plus proche serait congédié sans pré-avis au royaume de BBW, ou, plus communément, aux enfers. Puis, en ce moment, il fallait avouer que les traqueurs étaient tous occupés à chasser Big Bad Wolf, ses nettoyeurs et tous les épouvanteurs, plutôt que les Wanted.

Comme à son habitude, la sorcière était admirablement vêtue. Son corsage bleu nuit épousait parfaitement ses seins opulents alors que sa robe bouffante de danseuse étoile, d'un ton ébène, retombait au millimètre près sur ses genoux. Ses jambes, quand à elles, avaient été parées d'un magnifique collant, noir lui aussi, et des talons aiguilles rehaussaient sa silhouette déjà grande de plusieurs centimètres. Son visage, poudré de blanc, faisait ressortir ses yeux purpurins, véritables améthystes. Et enfin, comment décrire Mirabella Baba Yaga sans parler de sa coiffe gigantesque, plus grande que sa tête elle-même, dont la base était ornée d'un diadème de métal précieux. Néanmoins, Mirabella avait misé sur un peu plus de discrétion, et avait sorti sa longue cape noire pour se couvrir. Certes elle ne voulait pas se cacher, mais aujourd'hui provoquer n'était pas au programme.

Enfin, elle entra dans la magnifique boutique d'Oz, que l'on aurait pu comparer aux centres commerciaux tels que Pretty Confiseries à Candyland, ou Kraken House à Korraland. Sur plusieurs étages se cumulaient bibelots enchantés, animaux enragés, vitrines animées, ou livres affamés, le tout dans un hourvari presque constant, et pourtant pas dérangeant. Mirabella passa devant le guichet d'accueil, en prenant le soin de saluer comme il se devait l'employée de son ami, puis elle commença à scruter les rayonnages du premier étage. Elle connaissait bien la boutique, mais n'était pas venu ici depuis si longtemps... Beaucoup de nouvelles choses, décidément Oz savait exploiter son don à merveille. Le premier étage était réservé aux philtres et aux élixirs, mais son statut de sorcière permettait à Mira' de se concocter elle-même tout cela. Elle passa donc son chemin et bouscula un vieillard dans l'escalier pour monter au deuxième. Ah non finalement, une banderole magique animée lumino-brillante affichait fièrement un "étage en travaux, nous faisons tout notre possible pour proposer à nos chers clients nos nouveaux articles le plus vite possible", le tout agrémenté de la signature de Oz, si parfaite, si soignée. Mirabella prit donc l'initiative de monter à nouveau les escaliers. Autant dire que les léviteurs magiques - ou ascenseurs - étaient directement pris d'assauts par tous ceux à mobilité trop réduite, tels les unijambistes, les culs de jatte, les perroquets, ou encore les macarons animés. De toute façon la sorcière avait tout son temps, elle n'avait pas de travail, (Il ne manquerait plus qu'elle se mêle à tous ces gens du commun.) quoiqu'une collaboration avec Oz lui était déjà passée par la tête il y a fort longtemps. Enfin, il fallait avouer qu'aujourd'hui c'était techniquement impossible de tenir une boutique alors que L'IUF vous recherche depuis cent soixante-seize ans.

"Ingrédients magiques." Mirabella passa son chemin, elle connaissait très bien tous les composants d'une bonne potion ou d'un philtre pernicieux tapageur. Et c'est ainsi qu'elle se retrouva au quatrième niveau, surprise de ne pas avoir encore été abordée par Oz. Elle n'était pas spécialement là pour faire du shopping, mais surtout pour voir son ami. Peut-être avait-il déjà senti sa présence et se dirigeait vers elle. Mais en attendant, la sorcière comptait bien reluquer les vitrines. Un groupe de jeunes courut en hurlant à travers la pièce à la vue de la dame, qui eut une soudaine envie de faire couler le sang, mais personne à l'étage ne s'inquiéta davantage. Drapée dans sa tunique, Mirabella n'était pas reconnaissable de tous.

Lors de son inspection, elle s'attarda sur une clé capable d'ouvrir toutes les serrures. Elle trouvait le concept fantastique, mais trop doux pour qu'elle l'utilise. Elle préférait casser les portes par ses propres moyens, c'était tellement plus excitant.

Mais le deuxième produit qu'elle vit ne la laissa encore moins indifférente. Une ribambelle de tasses animées s'agitait dans la vitrine, crachant des gerbes d'étincelles, hurlant des insultes à l'encontre de leurs congénères, ou faisant des bulles avec leurs bouches. Mirabella lut avec curiosité la description du produit, sur une petite pancarte blanche.

"Ces tasses sont douées de raison. Elles parlent, pensent, ressentent, et sont les compagnes idéales des buveurs solitaires. Leur adaptation parfaite fait qu'elles sauront aussi bien répondre à un imbécile fini qu'à un excellent jouteur, toutefois, il existe des défaillances. Donner un nom à votre tasse reste indéniablement conseillé."


Une liste d'effets secondaires était également rédigée, et prévoyait jalousie, excès de maternité, et farces bizarroïdes. Adopté! Mirabella était sûre d'elle. La sorcière, qui adorait le thé, avait toujours voulu posséder une sorte d'animal de compagnie, et cet objet enchanté ferait l'affaire à merveille. Mirabella avait faire appel à un conseiller, mais une voix fortement familière la stoppa net.

« Si ces tasses intéressent Madame, c'est que Madame a un bon goût certain. D'ailleurs, et exceptionnellement, si Madame en choisit une, elle pourra l'essayer avant de l'acheter, si elle le désire… »

Mirabella se retourna, et découvrit non sans surprise le visage enjoué de son vieil ami. Oz était là, habillé de mille couleurs qui contrastaient avec les vêtements ternes de la sorcière. Le magicien iridescent se courba parfaitement en une révérence somptueuse avant de saisir la main squelette de la sorcière pour l'embrasser délicatement. Mirabella et lui incarnaient sans doute le comble du chic, et n'hésitaient pas à en jouer.

« Très chère Mirabella, cela fait bien longtemps… Vous arrivez au bon moment, j'allais justement prendre le thé. Puis-je me permettre de vous demander l'autorisation de vous inviter à me rejoindre ?? J'ai là quelques nouvelles saveurs qu'il me ferait grand plaisir de vous présenter… »


Mirabella esquissa un léger sourire que l'on aurait pu caractériser de mielleux s'il n'était pas adressé au marchand, puis lança délicatement:

- Oz, je suis absolument ravie de vous revoir. Vous savez bien que je ne refuse jamais une invitation, et encore plus pour prendre un thé avec vous, qui, en passant, est l'un des plus prodigieux que je connaisse. J'aimerais justement acquérir l'une de ces fabuleuses petites créatures...

Elle désigna avec élégance la vitrine où s'agitaient avec fièvre et ardeur les petites tasses, puis ajouta à l'intention de son ami:

- Je compte bien sûr vous réglez comme il se doit.

Et elle sortit trois pièces brillantes pointées du chiffre cent de son bustier. Mirabella ne courait pas après l'argent, mais faisait en sorte d'emmener avec elle un capital suffisant pour toute envie compulsive d'achat.

- Papoter autour d'un thé succulent, quelle exquise initiative, continua la sorcière. Mais aidez-moi d'abord à faire mon choix. Vous connaissez bien mes exigences...

Plus la tasse serait originale et décalée, plus vite elle serait adoptée. C'était ça, le style Mirabella Baba Yaga. (Et autre chose qu'un nom pompeux de maison de couture.)
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Jeu 27 Aoû - 18:15

Il était vraiment trop adorable. Jamais le traqueur n'avait vu quelqu'un de plus mignon. Il avait envie de le prendre dans ces bras. Quand bien même il ne l'avait vu que depuis quelque seconde. Il était vraiment parfait ! Avec ses si beaux yeux !

Ne vous méprenez, pas, Evelyn ne venait pas de croiser le propriétaire du magasin, il avait vu un griffon pour la première fois de sa vie. Ce magasin était vraiment fabuleux pour le pauvre campagnard ignare qu'il était ! Toutes ces créatures fabuleuses ! Il les avait bien imaginé, mais, c'était tellement mieux en vrai ! Et Evelyn ne pouvait quitter des yeux ce petit bébé griffon. Il était vraiment trop adorable. Il avait un pelage d'un blanc immaculé, brillant comme aucun autre. Et puis ses petits yeux verts ! Presque le même vert que ceux de Bee ! Etrange coïncidence ! C'était un signe ! Evelyn en était certain ! Cela voulait dire quelque chose ! Et le petit animal le sentait aussi, il s'était approché et le fixait. Son regard était si expressif, il brillait d'intelligence, de malice, d'affection. Avait-elle compris qu'Evelyn était une bonne personne et qu'il serait heureux avec lui ? Peut-être. Et c'était sans doute pour cela qu'il faisait cette mine si attendrissante.

La Reine des abeilles hésitait. Etait-ce bien raisonnable de prendre un animal comme cela malgré son travail ? Mais de suite, il trouva cet argument mauvais, un griffon, au contraire, serait peut-être utile pour repérer les traqués ! Et puis, l'animal saurait sans doute se défendre en cas de bagarre, sa sécurité ne craindrait rien – contrairement à celle de son futur maître-. Non, décidément, il ne pouvait pas résister à la tentation ! Et puis, il devait avoir assez d'argent avec les économies qu'il avait sur lui… Il sortit d'ailleurs sa bourse pour s'en assurer. Oui, il avait largement assez. Il releva la tête, la petite bête le fixait toujours, il lui sourit. Elle émit un petit cri. Son sourire s'agrandit.

Cette petite bête réussissait à lui faire oublier tous ses soucis actuels. Le fait que son nouveau co-équipier était louche au possible, et qu'il n'arrivait pas à le cerner, le fait qu'il était un terrible loser, tout. Comme quoi, les animaux seraient de très bons anti-dépresseurs ! Le traqueur appela poliment une vendeuse.


"Oui, c'est pour quoi mademoiselle ?"

Evelyn ne se formalisa pas. Après tout, il portait une robe, et des talons hauts. Il lui sourit d'une façon neutre, et répondit doucement, de sa voix ni grave ni aiguë.

"J'aimerai adopter ce petit griffon, le blanc avec les yeux verts là…"

La vendeuse acquiesça, sortant la bête de sa cage magique, la donnant à son propriétaire.

"Veuillez me suivre, on va s'occuper de l'aspect financier de l'affaire, oh, et c'est la petite blanche, pas le petit blanc."dit la vendeuse avec un sourire.

Le traqueur la suivit, la petit créature dans se bras. Mais elle n'y resta pas, préférant grimper sur son épaule et aller se blottir dans son cou. Evelyn était attendri au possible. Il n'allait sans doute pas regretter d'être entré dans cette boutique finalement. Dire qu'il l'avait fait par pure curiosité ! Bientôt la transaction financière fut faite. Alors cette petite boule de poils et de plumes était à lui… Elle était à présent sous sa protection. Il veillerait sur elle, c'était certain ! Il salua la vendeuse.

Les deux nouveaux compères prirent la direction de la sortie, prenant les escaliers. Ils avaient quelques escaliers à descendre, mais bon, ce n'était pas le bout du monde ! Loin de là. Et puis, Eve avait l'habitude de l'exercice physique, alors quelques marches de plus ou de moins. Cependant, à peine arriva-t-il au quatrième étage, que son petit compagnon s'envola de son épaule en piaillant de façon agressive.


"Non ! Reviens ! " lâcha le traqueur en essayant de le rattrapé.

Mais il le rata et l'animal accéléra, le forçant à courir après lui dans l'étage sous les yeux étonnés de certains clients. Mais bon sang, qu'avait-elle pour s'enfuir comme cela ? Et puis le bébé griffon fonça sur une personne encapuchonnée. Il accrocha ses minuscules pattes griffues à l'étoffe et mordilla le tissu en grognant. Catastrophe ! Elle attaquait quelqu'un ! Mais ! Evelyn arriva, et saisit le petit animal. Celui-ci se débattait entre ses mains, grognant, feulant, et piaillant tout son saoul !

Le jeune homme leva la tête vers la personne agressée. Et il n'en crut pas ses yeux.


"Mirabella Baba Yaga…"murmura-t-il sans s'en apercevoir vraiment.

Mince, il avait dit son nom. Il allait être percé à jour s'il ne trouvait pas une idée de suite ! Ainsi son visage pris l'apparence de l'admiration la plus sincère.


"Je vous admire Madame, vous êtes une criminelle fabuleuse ! Vous êtes un exemple pour moi !"dit-il avec enthousiasme, mais assez faiblement pour ne pas être entendu dans tout l'étage.

… Quoi ? Un traqueur seul face une tête à 15 000 yubas, c'est un traqueur mort ! Et mourir, ce n'est pas le projet du jour de notre charmant garçon. Bon, par contre, il fallait espérer que son petit manège marche… Pas vraiment sûr justement que ça marche, mais bon, il valait mieux ça qu'ouvrir les hostilités au milieu de tant de civils…



[Par contre pour la transaction, messieurs, madames les admins, ce serait possible de la faire à la fin du topic ou par mp ? Vu que j'ai fait l'achat dans le rp ? é_è ]
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Sam 29 Aoû - 0:07

    Sourires esquissés, joies profondes dissimulées, amabilités débordantes. Un peu trop, peut-être… Leur relation pouvait sembler bâtie sur une base de brise et d'hypocrisie. Mais non. Allez donc savoir pour quelle raison ces deux personnes, si diamétralement opposées, s'étaient vues rapprochées grâce à un simple breuvage… Oui, mais quel breuvage !! Un thé en amenant un autre, les demi-sourires de Mirabella se mirent à répondre à ceux, lumineux, d'Oz et au fil de petits papotages et de biscuits à l'orange, une sorte d'amitié bizarre les liait, d'autant plus qu'il semblait, et Cyrus en avait bien conscience et n'hésitait pas à en faire usage à chaque fois qu'il le pouvait, que le Magicien ait un pouvoir apaisant sur sa sorcière d'amie. Et puis, il lui fallait bien avouer que, l'avantage, lorsqu'on s'affuble d'un langage précieux et de manières démodées, on passait notre temps à faire des compliments et surtout, à en recevoir. Et comme toujours, la vanité du Magicien d'Oz fut sensible aux éloges de Mirabella. La dame venait de lui dire que son thé était l'un des plus prodigieux qu'elle connaissait et cela eut pour effet immédiat d'élargir encore plus son sourire ensoleillé. Naturellement, que pensait-elle ?! Il était le Wonderful Wizard of Oz, son thé ne pouvait qu'être prodigieux !! Merveilleux, délicieux, exquis… Wonderful, quoi !! Humm… L'élan de narcissisme intérieur du jeune homme se mit en pause, l'espace d'un instant, juste le temps de frôler la terre ferme. Ainsi, elle voulait effectivement investir dans une tasse Mademoiselle. Magnifique !! Il en aurait sauté de joie pour moins que cela…

    « Vraiment… Vous m'en voyez ravi, ma chère !! Je me doutais bien que ces tasses vous intéresseraient. Une fervente amatrice de thé telle que vous ne pouvait décemment passer à côté d'une telle merveille…»

    Ah, le doux tintement de la monnaie sonnante et trébuchante. Délicat carillon dont il ne se lasserait jamais. Mais non, voyons, il ne pouvait pas !! Le Magicien n'était pas aussi près de ses sous… Ou du moins, lui restait-il un semblant de tact et de dignité que sa légendaire avarice n'avait pas encore atteint. Ce fut donc avec un gracieux mouvement du poignet qu'il éluda la dernière phrase de la sorcière. Un gentleman n'accepte pas d'argent de la part d'une dame. Il laisse ce soin à ses employés.

    « Allons, très chère… Chaque chose en son temps…»

    Et de lui lancer un sourire qui semblait vouloir dire « Rangez-moi donc ces pièces que je ne saurais voir ». Cependant, il le savait bien, Mirabella ne s'y laisserait pas prendre. Rangez-les, oui, mais uniquement pout les garder au chaud, dans le but d'une utilisation ultérieure qui arriverait bien assez tôt. Les affaires sont les affaires, hu hu… Pour l'heure, il fallait trouver une tasse adaptée aux goûts de la dame. Et, en ce qui concernait ce délicat sujet, Cyrus avait sa petite idée. Ainsi, ce fut sans la moindre once d'hésitation qu'il passa de l'autre côté de la vitrine, l'ouvrit à l'aide d'une petite clé la serrure magique qui empêchait les créatures de s'enfuir et en choisit directement une. Précisément celle-là. Ç'aurait pu passer pour du hasard, une vulgaire pioche, tout ce qu’il y a de plus aléatoire, mais non. Allons, ne savez-vous pas que le Magicien d'Oz sait exactement pourquoi vous êtes chez lui ?! Gentiment, doucement, précieusement, tendrement même, le jeune homme prit dans ses fines mains une tasse entièrement noire, à l'exception du trèfle blanc (immaculé, dirait-on, pour être plus poétique) qui ornait l'une de ses joues. La créature se laissa faire en souriant. C'est qu'elle aimait être bien traitée. Comme une dame. Puis, le Magicien la présenta à la sorcière.

    « Que pensez-vous de celle-ci, chère Mirabella ?? Elle est sage dès lors qu'on est gentil avec elle. Elle est très câline, raffole du sucre et aime beaucoup qu'on caresse le ravissant petit trèfle, juste là… »

    Ce disant, Cyrus passa un doigt sur l'ornement et la tasse tressauta en laissant échapper un petit rire cristallin –de porcelaine, même-. Mademoiselle était chatouilleuse, c’était bien connu. Le jeune homme lui sourit avant de reporter son attention sur son invitée, caressant toujours distraitement le rebord de la tasse.

    « Elle est très agréable, comme compagnonne de thé. Un peu bruyante, parfois, cela dit… Et elle est très intelligente. Ainsi, vous pourriez lui apprendre à jouer aux échecs et elle deviendrait meilleure que vous en moins de deux semaines. Je le sais d’expérience !! »

    Grand sourire, éblouissant. Cyrus n’aimait pas les échecs, il n’y avait jamais été très doué. En revanche, il adorait le croquet. Mais cela importait peu, en la circonstance présente… Il reprit donc, sans cesser de sourire.

    « Ceci dit, cette adorable petite tasse possède malheureusement quelques… désagréments… Mais voyez vous-même… »

    Et, coupant brusquement court à ses petites flatteries, le Magicien donna une petite pichenette sur le nez de la tasse. La réaction ne se fit pas attendre. Celle-ci le regarda d’un air offusqué avant de lancer un « Tapin » outré. Le jeune homme lui offrit aussitôt son plus beau sourire en lui murmurant un faible « Navré, ma chère, je ne voulais pas vous offenser » et en la caressant de nouveau, ce qui la calma rapidement.

    « Ce mot est, avec « Alice », le seul qui fasse partie de son vocabulaire… Allez donc savoir pourquoi… Il semblerait que la politesse ne soit pas sa discipline favorite, il faudra lui apprendre. Si elle est à votre goût, naturellement… »

    Une lueur étrange brilla dans les prunelles vairons. S’était-il trompé, ou, comme d’habitude, son instinct avait visé juste et le produit était pile comme le souhaitait le client ?? A première vue, la tasse séduisait Mirabella. Tant mieux… Se penchant légèrement vers la dame, le Magicien lui tendit la petite créature en murmurant presque, tant sa voix était basse.

    « Mais peut-être voudriez-vous la voir de plus près… »

    Quelques effets spéciaux n’avaient jamais fait de mal à personne !! Cependant, le jeune homme dut suspendre sa manœuvre avant qu’elle n’atteigne son terme. En effet, à peine son amie tendait-elle la main pour prendre la tasse que quelque chose lui sauta dessus et, clignant des yeux sans trop comprendre ce qui se passait, Cyrus reprit rapidement le petit objet en le serrant contre lui. Il ne s’agissait ni de la blesser, ni de la briser, l’innocente créature !! Une seconde passa avant qu’il ne s’aperçoive que la « chose » qui venait d’agresser Mirabella était un bébé griffon (une griffonne, même, s’il en jugeait par son agressivité de l’instant). Imperceptible froncement de sourcils de la part du tenancier. Le service de sa boutique serait-il en train de se détériorer à vue d’œil ?! Si la petite peluche avait réussi à s’échapper de l’étage supérieur, il avait de quoi s’inquiéter et devrait malheureusement faire preuve d’intransigeance envers les coupables… Il en était à se demander combien de personnes il devrait licencier lorsque, tendant une main pour saisir la peluche blanche, il faillit attrapper au collet une jeune personne toute de noir vêtue, également –mais qu’avaient donc les gens à porter du noir, aujourd’hui ?! Et pourtant, le vert irait tellement mieux, à cette enfant…- et qui prit avant lui la griffonne dans ses bras. Sa robe était trop sombre pour qu’elle soit l’une de ses employées, il devait donc s’agir d’une cliente, et vraisemblablement de la propriétaire de la peluche blanche. Soupir de soulagement réprimé ; Pas de licenciement, pas de dédommagements à payer, pas de recherche de personnel, pas d’entretiens d’embauche. Il avait gagné bien du temps et en remerciait silencieusement cette cliente effarouchée. Les lèvres du Magicien s’ouvraient pour laisser passer une recommandation de prudence, à l’attention de la jeune propriétaire, mais elles se refermèrent aussi vite. Lueur de surprise dans son regard. Ainsi, elle connaissait Mirabella ?? Un regard vers son amie lui apprit que c’était une connaissance à sens unique. La sorcière aux 15000 yubas ne semblait pas avoir jamais vu cette jeune personne au –ravissant- regard émeraude. Oh ?? Une admiratrice ?? Cyrus regarda la tasse qu’il tenait contre son cœur –et qui lui accorda un sourire surpris- et ne put s’en empêcher. Un léger rire, plein de malice amusée, fusa d’entre ses lèvres.

    « Vous voici bien célèbre, chère amie !! Vous me cachez des choses, j’ignorais que vous aviez des admirateurs secrets !! Ha ha ha !! »

    Puis, reprenant contenance et chassant son hilarité qui, poussée plus que cela serait de mauvais goût, il passa derrière Mirabella et épousseta sa cape qui, bien heureusement, n’était pas abîmée ; le contraire l’aurait bien embarrassé. Ses mains s’attardèrent quelques minutes supplémentaires sur les épaules osseuses de la dame, et elles se voulaient apaisantes. La colère de la sorcière était certainement la dernière chose qu’il souhaitait, en cet instant. Il tenait trop à sa boutique et à ses clients…

    « J’espère que la jeune griffonne ne vous a pas blessée, très chère. Leurs morsures ont beau être inoffensives, à cet âge, on n’est jamais trop prudent, et je serais extrêmement peiné d’apprendre que vous avez souffert dans ma boutique alors que vous êtes mon invitée… »

    Et, jetant un regard à la récente propriétaire, Cyrus lui offrit son plus beau sourire, ainsi qu’une once de reproche, dans ses yeux espiègles. Sa voix était douce, pourtant ; de celles qu’on prend pour réprimander gentiment un enfant un peu trop turbulent.

    « Une jeune personne telle que vous (même lorsqu’elle n’est pas jeune, d’ailleurs) devrait toujours être aux aguets et ne pas se laisser abuser par le calme apparent de ces adorables créatures que sont les griffons. Comme vous avez dû le remarquer, ils sont pleins de vie et ne ratent pas une occasion de s’échapper, s’ils ne sont pas tenus fermement… N’est-ce pas, belle demoiselle ?? »

    Et de passer une main caressante sur la tête de la griffonne qui ferma les yeux et se laissa faire. C’est qu’il s’y connaissait, avec ces petites bestioles, le Magicien… Sourire charmeur dirigé vers la cliente ; le tenancier refaisait surface, en lui…

    « Il ne me semble pas avoir déjà eu l’honneur ni le plaisir de vous rencontrer chez moi. Je vous souhaite donc la bienvenue dans mon humble demeure, charmante enfant… Je me nomme Oz, et suis propriétaire de cette petite boutique qui est aussi ravie que moi de vous accueillir… »

    Et de lui présenter les traditions de la maison : parfaite révérence et baise-main irréprochable. Vieux jeu, le Magicien ?? Sans nul doute… Mais peu importait, c’était là une considérable partie de son charme… Plus important !! Le jeune homme se retourna vers Mirabella et, avec une petite courbette, lui tendit des deux mains la tasse vivante, sans cesser de sourire.

    « Voici, chère amie. Navré de ce petit contretemps… Vous me voyez affligé de constater la dégradation du service de ma boutique, c’est honteux, et pour la peine, je vous offre une boite de thé. J’ai justement là un exquis Darjeeling parfumé, une touche de fleur de lune qui rehausse la fragrance des feuilles de thé… Une petite merveille, vous dis-je, une véritable saveur de songe qui ne manquera pas de vous séduire… Je vous invite d’ailleurs à venir y goûter, dans mon bureau où nous serons plus au calme… »

    Et, se tournant vers l’inconnue en deuil (il n’y avait qu’une telle raison –particulièrement idiote, d’ailleurs, si vous vouliez son avis- pour porter autant de noir), il lui sourit en y mettant tous ses talents de persuasion (et c’est du Magicien d’Oz qu’on parle…)

    « Puis-je me permettre de vous inviter également, jeune demoiselle ?? Pour excuser l’inattention de mes employés qui ont omis de vous proposer un collier magique, pour votre griffonne (un tel objet retiendra la mignonne créature près de vous, si ses instincts la poussent ailleurs sans votre accord…) et pour vous souhaiter la bienvenue chez Oz’s… »

    Et de pencher vers la demoiselle un regard magnétique qu’il utilisait sans vergogne. Cyrus était curieux d’avoir à sa table cette charmante jeune personne qui semblait si… admirative, devant les talents de Mirabella… Et de baisser sa voix d’un ton.

    « J’insiste… »

    On ne refusait pas une invitation du Magicien d’Oz…


Le Magicien d'Oz, vendeur de Magie... A votre service ♥️
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Lun 31 Aoû - 18:07


Ecoutez la musique avant de lire, pour se mettre dans l'ambiance... ou pas. Feuille

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« Vraiment… Vous m'en voyez ravi, ma chère !! Je me doutais bien que ces tasses vous intéresseraient. Une fervente amatrice de thé telle que vous ne pouvait décemment passer à côté d'une telle merveille…»

Oz était réellement charmant. L'agitation battait son plein dans la boutique, et tout allait parfaitement bien. Peut-être trop?

- Bien sûr mon cher Oz, nous ne sommes pas amis de thé pour rien... Avez où encore vos fameux biscuits au citron?

Les pièces polies tintinnabulaient légèrement dans les mains de la sorcière, pressées de remplir la bourse du magicien. L'argent appelait l'argent, et il était vrai que Oz devait avoir un don pour vérifier ce dicton.

« Allons, très chère… Chaque chose en son temps…»

Légèrement surprise, Mariella rangea délicatement ces pièces dans sa bourse, après tout il était vrai que le temps était pour eux. Et jamais il ne fallait se presser pour prendre le thé, on aurait été mis de mauvaise humeur pour toute la journée. La sorcière en avait déjà fait la mauvaise expérience lors d'une tea party à Verassoie. La ville avait alors été victime d'une attaque d'épouvanteurs. Horrible, tout simplement horrible. Non, pas l'assaut, mais le thé gaspillé par la foule en panique. Il n'était pas excellent en soi, mais particulièrement original avec son goût de gingembre. Mirabella avait du calmer ses ardeurs en assassinant une sorcière un peu trop sexy, et une fée qui, malheureusement pour elle, avait assisté à la scène. Mais aujourd'hui, tout était différent. L'atmosphère d'Oz's était si particulière... Toute cette agitation autour d'objets plus surprenants les uns que les autres, ces discussions bruyantes qui affolaient les tympans. Oui, c'était unique... et tellement bon. Oz, ouvrit délicatement la vitrine de verre magique infrangible, et capta ainsi toute l'attention des petites tasses. Elles possédaient toutes leur apparence unique, et leur caractère, et c'était cela qui plaisait beaucoup Mirabella (outre le fait qu'il s'agisse d'une tasse). Mais à la surprise de la sorcière, Oz ne mit pas longtemps à choisir celle qui serait adoptée. Couleur ébène avec pour seule distinction un petit trèfle blanc ornant l'une de ses joues, air vif et intelligent... Mirabella l'aimait déjà. Le magicien avait un véritable don pour satisfaire les attentes de ses clients. Il prit délicatement dans sa main la petite tasse, qui ne paniqua absolument pas, et toutes celles restantes dans la vitrines, poussèrent en choeur un "ohhh" d'admiration qui semblait marquer un évènement très important. Mirabella regarda avec un oeil aussi acéré qu'un dragon la petite tasse, et Oz s'enquit:

« Que pensez-vous de celle-ci, chère Mirabella ?? Elle est sage dès lors qu'on est gentil avec elle. Elle est très câline, raffole du sucre et aime beaucoup qu'on caresse le ravissant petit trèfle, juste là… »

Il se mit alors à chatouiller délicatement la petite créature, qui rit d'une voix aigüe. Mirabella trouva cela fort charmant et acquiesca silencieusement aux dires du mage. Elle était adoptée.

« Ceci dit, cette adorable petite tasse possède malheureusement quelques… désagréments… Mais voyez vous-même… »

Il donna un petit coup à la tasse, qui prit une mine offusquée avant de cracher un seul et unique mot:

- Tapin.

Mirabella ne put s'empêcher de mettre sa main devant sa bouche tant la sensation de surprise était forte. Cette tasse était un petit génie.

« Navré, ma chère, je ne voulais pas vous offenser »

- Absolument pas, bien au contraire. Il est tout naturel qu'une telle créature prononce des paroles de la sorte, avec toutes les personnes malintentionnées qui passent chaque jour devant leur vitrine...

Oz sembla quelque peu rassuré par le degré de satisfaction de sa cliente, et reprit:

« Ce mot est, avec « Alice », le seul qui fasse partie de son vocabulaire… Allez donc savoir pourquoi… Il semblerait que la politesse ne soit pas sa discipline favorite, il faudra lui apprendre. Si elle est à votre goût, naturellement… »

"Alice", c'était là fort intéressant... Cela rappelait à Mirabella la jeune épouvanteur qui lui avait rendu visite. Néanmoins, la sorcière garda cette réflexion pour elle. Même si Oz était un très bon ami, il en était de sa réputation de ne pas trop le mêler à d'affaires de la sorte. Certes, la sorcière se réfugiait souvent chez lui, mais cela se faisait dans la discrétion et la transparence la plus totale. Elle s'en serait voulu d'impliquer le mage dans des histoires si sinistres.

« Mais peut-être voudriez-vous la voir de plus près… »

Oz se pencha légèrement avec ce sourire si récurrent, et tendit la tasse à la sorcière, qui afficha une mine ravie. Néanmoins, le transfert fut interrompu par une créature un peu trop brutale... Un griffon venait de sauter sur la sorcière en personne. Elle, Mirabella Baba Yaga venait de se faire agresser physiquement (et elle n'exagérait absolument pas) par une créature poilue et moche. Si certains lui trouvaient du charme, elle leur conseillerait rapidement les lunettes oculmagie de Verassoie. Se retournant aussi vite que ses pensées s'éloignaient de la petite tasse, Mirabella découvrit face à elle une personne... une femme visiblement, au corps aussi fin qu'il aurait pu plier tel un roseau au vent, et aux yeux couleur jade, qui ne pouvaient s'empêcher de laisser transparaître une certaine bonté. Mirabella prit le soin d'examiner de haut le personnage, et remarqua ses traits si fins qu'ils auraient pu être effacés... Cette femme était décidément hors de la norme. Mais la sorcière n'y tenait plus, et commença à articuler quelques venins de sa création... Jusqu'au moment où elle fut interrompue de la plus belle manière.

"Je vous admire Madame, vous êtes une criminelle fabuleuse ! Vous êtes un exemple pour moi !"

Ainsi elle la flattait? Il fallait avouer que le corps de la sorcière ne serait jamais assez grand pour contenir tout son égo, mais elle sentait quelque chose de louche, quelque chose parfaitement dissimulé sous le camouflage gentillet de son interlocutrice. Mirabella ne trouva, bizarrement, rien à dire sur le moment, tentant désespérément de trouver une faille dans l'expression de la dame. Mais Oz se chargea de détourner son attention avec toute la courtoisie dont il savait faire preuve.

« Vous voici bien célèbre, chère amie !! Vous me cachez des choses, j’ignorais que vous aviez des admirateurs secrets !! Ha ha ha !! »

Le sourire du marchand décrispa la mine froide de la sorcière, et toute la tension accumulée autour du trio sembla s'estomper au compte goutte.

« J’espère que la jeune griffonne ne vous a pas blessée, très chère. Leurs morsures ont beau être inoffensives, à cet âge, on n’est jamais trop prudent, et je serais extrêmement peiné d’apprendre que vous avez souffert dans ma boutique alors que vous êtes mon invitée… »

- Absolument pas, vous êtes un véritable gentleman Oz, et vous savez comment me parler. Jamais je ne pense avoir à souffrir dans votre boutique qui m'a accueilli tant de fois. Après tout, ce petit griffon n'y est peut-être pour rien. Ils ont l'air si vifs à cet âge...

Ses yeux violets se posèrent discrètement sur l'inconnue, et n'y trouvèrent une fois de plus rien de calculateur. Etait-il réellement dotée de louables intentions? Ou bien occultait-elle avec une perfection extraordinaire sa véritable nature? En tous cas, Mirabella savait que son instinct ne se trompait que peu et se promit de ne pas lâcher cette gamine de si tôt.

Oz, quant à lui, parut satisfait, et détourna quelques instants son attention de la sorcière pour s'intéresser à la jeune femme:

« Une jeune personne telle que vous (même lorsqu’elle n’est pas jeune, d’ailleurs) devrait toujours être aux aguets et ne pas se laisser abuser par le calme apparent de ces adorables créatures que sont les griffons. Comme vous avez dû le remarquer, ils sont pleins de vie et ne ratent pas une occasion de s’échapper, s’ils ne sont pas tenus fermement… N’est-ce pas, belle demoiselle ?? »

Mirabella, trop occupée à vérifier l'état de sa robe, n'entendit pas la réponse de la femme. Elle scruta plusieurs secondes ses vêtements, avant de se déclarer mentalement qu'il n'y avait pas de quoi tuer cette effrontée. Pas aujourd'hui tout du moins. Ses pensées pernicieuses furent interrompues par la voix mielleuse du tenancier, qui lui tendait enfin la tasse noire. Mirabella s'en saisit, et constata avec surprise le petit sourire que lui adressa la tasse, avant de grimper de toutes ses forces sur l'épaule de la dame. De plus elle était docile? Parfait.

« Voici, chère amie. Navré de ce petit contretemps… Vous me voyez affligé de constater la dégradation du service de ma boutique, c’est honteux, et pour la peine, je vous offre une boite de thé. J’ai justement là un exquis Darjeeling parfumé, une touche de fleur de lune qui rehausse la fragrance des feuilles de thé… Une petite merveille, vous dis-je, une véritable saveur de songe qui ne manquera pas de vous séduire… Je vous invite d’ailleurs à venir y goûter, dans mon bureau où nous serons plus au calme… »

- Oh un Darjeeling, cela fait, et cela me fend le coeur de devoir vous l'avouer, bien trop longtemps que je n'y ai pas trempé mes lèvres. Il serait temps de me remettre à niveau. La fleur de lune s'agrémente parfaitement à une température légèrement tiède... enfin, je suis certaine que vous n'oubliez jamais ce genre de détails.

Un rire bruyant s'échappa de sa gorge, pour venir percuter les quatre coins de la pièce. Mais bien encapuchonnée dans son voile, personne ne la reconnut... ou n'osa dire quoi que ce soit.

Le duo avançait en direction du bureau d'Oz. Mirabella allait enfin pouvoir s'aérer l'esprit, et humer le parfum si relaxant d'un thé. Mais c'était sans compter sur la dernière intervention du mage.

« Puis-je me permettre de vous inviter également, jeune demoiselle ?? Pour excuser l’inattention de mes employés qui ont omis de vous proposer un collier magique, pour votre griffonne (un tel objet retiendra la mignonne créature près de vous, si ses instincts la poussent ailleurs sans votre accord…) et pour vous souhaiter la bienvenue chez Oz’s… »

La sorcière en voulut quelque peu à son ami, qui aurait du, au nom de sa robe, chasser cette gamine du magasin. Mais les affaires étaient les affaires, et Mirabella fut contrainte de le reconnaître malgré tout. C'est ainsi que le trio se dirigea vers le bureau du magicien, dont la décoration était toujours aussi soignée. Un immense pan de mur coloré de diverses teintes se voyait orné de sachets de thé rarissimes et luxueux, qui ne manquaient pas d'affuter les yeux experts de la sorcière. Le plafond quant à lui, était animé, et proposait diverses scènes changeantes à ses visiteurs. Au moment où Mirabella jeta un coup d'oeil, une jeune fille blonde se découpait une robe avec d'immenses ciseaux.

Oz se détacha des deux demoiselles et prit le soin de leur montrer où s'installer. Un sofa immense d'un rouge sanguin qui ne manqua pas de faire sursauter de nervosité la sorcière...
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Sam 5 Sep - 13:38

Des fois, on regrette de s'être laissé attendrir. Là, Evelyn regrettait de s'être laissé berné par les petits yeux suppliants de cette petite teigne qui gigotait entre ses doigts. Ses petites griffes lui éraflaient légèrement la peau pendant quelques instants. Puis, l'animal comprit qu'il ne servait à rien de se débattre dans ses mains à l'apparence fragiles mais à la poigne de fer. Et peut-être comprit-elle qu'elle avait fait une bêtise ? Peut-être. Peut-être sentait-elle une légère crispation dans ses mains. Mais bientôt, il n'y eut plus aucun témoin. Son jeu était parfait. Sur son visage un fin sourire admiratif complétait l'air passionné de ses yeux verts. Qui aurait cru qu'en vérité, il n'éprouvait que du mépris et de la colère envers cette illustre femme. Comment pouvait-on avoir tué autant de personne et paraître ainsi dans une boutique sans se faire lyncher ? Les gens étaient-ils si peu physionomiste ? Ou alors tellement lâche qu'ils préféraient faire comme de rien n'était ? C'était absurde. Tellement absurde. Tellement stupide. Tellement lâche !

L'homme qui se tenait face à la sorcière, d'abord surpris par l'arrivée de "l'admiratrice" puis, il rit. Evelyn lui lança un regard interrogatif. Un de ses sourcils s'arquant légèrement, qu'y avait-il de drôle ? Ah ça. C'est vrai que les admirateurs secrets de tueurs sanguinaires, il n'y en avait pas tant que ça. Donc effectivement, c'était surprenant. Le traqueur agrandit son sourire, ses yeux se fermant légèrement, témoin d'un amusement feint. Il n'avait pas vraiment envie de rire dans la situation présente. Pour lui, elle était plus éprouvante qu'autre chose. En effet, comment être sur que son mensonge gros comme une maison passerait auprès de la tueuse ? Heureusement, l'homme aux milles couleurs semblait avoir un effet apaisant sur la criminelle.

La suite des paroles de cet homme surprit l'abeille. Il avait invité cette femme ici ? Mais, était-il fou ? Ou totalement inconscient ? On n'invite pas des criminels dans une boutique remplie de civils ! Cet homme devait être un sacré numéro pour prendre autant de risques. Un prétentieux se pensant capable de maîtriser cette sorcière. Pourtant, Evelyn avait de sérieux doutes face à cette capacité.


"Je m'excuse encore madame, je ne pensais pas qu'elle vous attaquerait…"dit-il d'une voix pénitente, sans cependant interrompre vraiment leur conversation.

Ses yeux verts observaient les deux individus. Ils étaient vraiment curieux. Il n'aurait jamais pensé qu'une massacreuse puisse avoir un langage aussi précieux et alambiqué. C'était si paradoxal face à la barbarie de ses crimes. Mais il n'eut pas le temps de s'interroger plus sur ce paradoxe que l'homme s'adressait à nouveau à elle. Son regard se posa donc dans ses yeux aux étranges couleurs. Bicolores. Des yeux vairons. C'est assez rare. Décidément cet homme était bel et bien original. Dans tout les sens du terme et à l'avis du traqueur sur bien des plans. Ce n'était peut-être pas une si bonne chose dans la situation présente. Si ses actions se faisaient imprévisibles, Evelyn aurait du mal à adapter les siennes à son rôle d'inoffensive admiratrice. Il fallait espérer que cela n'arrive pas.


"Je ferai plus attention. Cela n'arrivera pas une deuxième fois ! Je serai bien plus vigilante maintenant que je sais de quoi elle est capable..." dit-il avec un ton légèrement fautif, ses joues légèrement rosées.

Il fallait avouer que le rose de ses joues était autant dû à son jeu pour mimer la pénitence, qu'à ses réelles émotions, les compliments provocant en général une gêne conséquente sur le traqueur. Lui, une belle demoiselle ? C'était un peu trop flatteur à son goût. Et il n'aimait pas qu'on le complimente ainsi. C'était gênant.

La main de l'homme passa sur la tête de la griffonne qui s'était apaisée entre ses mains. Elle eut une espèce de ronronnement sous cette caresse. Cet homme savait donc tout autant flatter les humains que les bêtes. Un homme sans doute très populaire auprès des femmes. Evelyn n'en doutait pas. Ce genre de personnes est très dangereux. Cet homme était un charmeur hors pair ! Des belles paroles à profusion, des air envoûtants, des manières galantes et agréables. Cet homme réussissait presque à lui faire perdre son sang froid pour basculer dans une agréable douceur de l'âme.


"Merci…"murmura-t-il en rougissant un peu plus, en sentant le baiser sur sa main.

Il était vraiment dans un beau pétrin. Si le charme de cet homme opérait sur lui, c'était la fin ! Au marque, il devait opérer sur tout le monde ce fameux charme. Ce qui expliquait les réactions très étranges de la sorcière. Tout comme les siennes. On aurait cru voir une jouvencelle à rougir comme cela; C'était ridicule. Mais dans son personnage, alors il n'allait pas se lapider mentalement. Et puis apparemment, il allait bientôt pouvoir partir... Mettant fin à cette comédie ridicule… Oui, s'ils allaient prendre le thé, lui pourrait partir et signaler la présence de la sorcière auprès des autres traqueurs, et il aurait été un minimum utile.

Le rire de la sorcière le fit sursauter. Un rire aussi bruyant. C'était… rare. Et peu discret. Evelyn ne comprendrait décidément jamais les criminels ! Au lieu de se faire discrets, ils portaient un panneau lumineux au dessus de leur tête disant : "je suis un fou psychopathe, et je l'assume !". Evelyn allait être bien content de ne plus être seul face à cette femme. Enfin plutôt face à ce monstre. Car à un certain niveau de cruauté, on ne peut plus considérer les gens comme humain. La délivrance était…. Repoussée. L'herboriste pesta intérieurement. Pourquoi cet homme l'invitait-il ? Rah, était-il maudit ? Sans doute.


"Oh, je ne voudrais pas vous déranger, vous semblez…"

Et là, il ajouta la phrase et le regard qu'il ne fallait pas. Pourquoi avait-il un regard aussi irrésistible ? C'était injuste ! Pourquoi ?


"… Si vous insistez…"murmura-t-il en baissant la tête pour échapper à ce fichu regard bicolore.

Pourtant, il n'avait pas l'intention d'acheter un collier à sa griffonne. C'était trop cruel que de mettre un collier à quelqu'un. Même s'il s'agissait d'un griffon ! C'était toujours un être vivant. Il suffisait de lui apprendre à rester auprès de lui. Et puis, il ne voulait pas la priver de sa liberté. C'était trop injuste !

Le traqueur emboîta le pas des deux amis. Qu'avait-il fait au bon dieu pour se retrouver dans une situation aussi compromettante ? Sans doute avait-il un mauvais karma. Après la rencontre avec son nouvel équipier, il ne trouvait que cela comme réponse à cette question. Le jeune homme aux allures de demoiselle passa donc la porte du bureau la mort dans l'âme, le sourire obligé aux lèvres.

Mais une fois la porte passée, il ne regretta plus tant que ça d'avoir été invité. Car le décor valait le détour ! Il y avait plein de couleurs ! C'était ce genre de pièce qui vous mettent de bonne humeur sans que vous sachiez vraiment pourquoi. Cela différait tant des mornes pièces que l'abeille avait connu dans son petit village d'herboriste où les maisons avaient toutes le même gris. Evelyn dut avoir un air fasciné sur le visage, ses yeux pétillant d'une lueur innocente et enfantine. Il n'avait jamais vu ça ! C'était magique ! C'était pour cela qu'on l'appelait le magicien d'Oz ! Les sachets de thé n'attirèrent guère le regard du garçon, il n'en connaissait pas la valeur. Par contre, le plafond le fascina ! C'était une peinture animée ! Terrible !

Il avança jusqu'à sofa la tête rivée vers le plafond. Il avait vraiment l'air d'un gamin ainsi émerveillé par des choses si simples. Il s'assit sans quitter des yeux la fresque. La demoiselle blonde avait fini de découper sa robe, l'avait enfilé, et maintenant elle gambadait dans un champ de fleurs. C'était si joli ! Evelyn en oubliait où il était et avec qui ! Ne fixant plus que ce plafond magique ! Et oui, les traqueurs sont humains, ils font parfois des choses idiotes quand on les prend par les sentiments !
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MessageSujet: Re: Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee } Mar 8 Sep - 16:12

    Tension palpable, gestes apaisants. Eclat de rire, dans la boutique. Sourire de circonstance, du côté du Magicien. Le rire de Mirabella était pour le moins… sonore. Cela faisait décidément bien longtemps. Joies délicates des souvenirs retrouvés. Regard bienveillant dirigé vers ses employés. Il fallait bien les rassurer, les pauvres enfants qui n’avaient, pour la plupart, jamais assisté à une démonstration en temps réel de l’hilarité de sa sorcière d’amie. Ce n’était que lui, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Les braves petits firent mine de rien ; il s’agissait de toute évidence de l’« invitée » du patron, alors ils n’avaient pas à intervenir, tout allait bien. Et en effet, tout allait pour le mieux, du côté du trio. Ou du quintet, en comptant la petite tasse et l’intrépide griffonne. A part lui, le Magicien se dit que « suicidaire » serait un qualificatif plus adapté, en la circonstance présente. Ombre d’ironie bien vite chassée, dans son sourire. Il n’allait pas faire l’affront à Mirabella de la considérer avec la crainte d’un inférieur. Ni la prétention d’un égal. Criminellement parlant. Car le crime ne l’intéressait pas. Non, son domaine de prédilection à lui, c’était l’argent. Et le thé. Et le sucre. Et il ne s’aventurait que très rarement en dehors de ces – ses – sentiers battus. Ce qui faisait qu’il ne considérait le reste du monde que sur ces terrains particuliers – où il était largement supérieur, cela va de soi. Le Magicien d’Oz n’est pas n’importe qui, pardi !! – Et il se trouvait que, justement, sur le plan du thé, Mirabella Baba Yaga, toute criminelle recherchée qu’elle était (dangereuse, qu’on disait, ha ha) n’en était pas moins fort amusante, une bien agréable compagne avec qui les heures filaient aussi vite qu’une boite de macarons à la vanille. En parlant de macarons… La jeune fille endeuillée (quel dommage…) avait fini par accepter son invitation à prendre le thé. Rougeurs confuses sur la lividité de ses joues. Exquises couleurs qui accentuèrent le sourire de Cyrus ; Il avait un air lupin, parfois, le lanceur de sorts. Elle l’amusait bien, cette petite… Comme toutes les personnes timides et rosissantes. Allez savoir, il trouvait ces gens là extrêmement divertissants et il éprouvait un plaisir malin, malsain, à les troubler davantage. Mais non, ce n’était pas pervers !! C’était pire que cela… C’était un jeu…

    « Très bien, dans ce cas, Mesdames, permettez-moi de vous conduire… »

    Et il les conduisit. Bouffée d’orgueil, sous la multitude de tissus qui le paraient. Assurément, peu d’hommes avant lui avaient pu se targuer d’avoir pris le thé en compagnie d’une recherchée (il préférait ce terme à l’habituel « prime », abjecte appellation policière totalement dénuée d’élégance et qui irait si mal à Mirabella) dont la prime s’élevait à 15000 yubas, et d’une ravissante enfant qu’il ne rêvait que, non pas de déshabiller (fantasme bien trop commun, trop grossier), mais plutôt de parer de mille soieries colorées. Que n’aurait-il donné pour la transformer en arc-en-ciel, le temps d’une valse, juste pour prouver au monde qu’une infinité de couleurs mettraient tellement mieux en évidence son regard de béryl, ses cheveux de jais et son teint de perle. Mais, reclus dans son rôle d’hôte, il dût étouffer ses pulsions créatrices. Chaque chose en son temps… Cyrus guida ses charmantes compagnes à travers les couloirs du quatrième étage jusqu’à une porte, plus bariolée que les autres, et qui ressemblait plus à une tapisserie vivante qu’à une porte (ce qu’elle était par ailleurs, mais peu le savaient) et il s’effaça pour les laisser passer. Elan de fierté, dans le cœur du mage. C’est que, peu de gens étaient au courant, en dehors du personnel, mais son « bureau » était au tout dernier étage de la boutique. Malgré tout, on pouvait y accéder à partir de n’importe quel étage, grâce à ces portes-tapis. Encore un caprice de magicien. Ô joies des sortilèges !! Cyrus, par habitude, posa sur la pièce un regard enamouré. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer cet endroit…

    Le bureau en lui-même n'en était pas vraiment un, mais il s'agissait là de l'appellation la plus pratique pour décrire cet endroit. Car c'était là qu'il recevait, aussi bien ses employés que quelques clients, privilégiés ou non, amis de longue date ou pas. Le bureau était en réalité un petit salon, séparé du reste des appartements de l'enchanteur par une cloison ensorcelée – c'est que le jeune homme tenait tout particulièrement à conserver à l'abri des considérations extérieures l'endroit où il se réfugiait, si bien que, jusqu'à présent, personne, pas même une ancienne conquête, ne pouvait se vanter d'avoir déjà entraperçu le capharnaüm perpétuel, coloré et animé, dans lequel vivait le célèbre Magicien d'Oz – . Si la décoration de l'endroit avait été méticuleusement recherchée, elle n'en conservait pas moins un aspect de joyeux fouillis, si cher à son cœur. Quantité de tapis jonchaient le sol, ne laissant apercevoir les planches parfaitement cirées du parquet qu'en de rares endroits (pour des raisons d'esthétique), quelques fauteuils colorés entourant un immense sofa pourpre, chaises et tables basses aux formes étranges, et une multitude de coussins moelleux passant par toute la gamme des couleurs existantes. Sur les murs, il y avait une grande bibliothèque aux étagères surchargées de livres divers et de bibelots plus extravagants les uns que les autres. Aucun tableau. Point non plus de fenêtres. Et bien sûr, sur le mur qui faisait face au sofa, il y avait sa collection personnelle de thés. Des échantillons des thés les plus raffinés, les plus insolites, les plus rares et les plus onéreux, étaient le seul ornement de tout un pan de mur couleur crème. Des petites plaquettes, écriture d'or sur fond de laque noire, indiquaient, au-dessous de chaque sachet, ce qu'il contenait. Le tout était hermétiquement préservé des altérations de l'air par une fine et résistante barrière magique. Ce serait un terrible gaspillage que de laisser toutes ces merveilles s'éventer, et perdre de leur arôme et de leur saveur, n'est-ce pas… Un dernier coup d'œil sur le plafond. Point de lustre (les lumières étaient encastrées dans les murs) mais une ravissante peinture animée et changeante. Pour l'instant, Flora, la mignonne jeune fille blonde qui apparaissait assez souvent (il lui avait trouvé un prénom pour faciliter les choses) s'était mise en tête de charcuter les rideaux pour s'en faire une robe. Pourquoi pas ?! Une lueur de tendresse teinta ses prunelles. Une fois qu'il eut fini son petit tour d'horizon, son regard bicolore se posa sur ses compagnes. Grand sourire et petite révérence.

    « Soyez les bienvenues dans mon humble bureau, Mesdames. Je vous en prie, installez-vous, je ne serai pas long… »

    Et, leur indiquant le majestueux sofa cramoisi, il s’éclipsa, sur un dernier sourire. Le thé n’attend pas… En homme prévoyant - et en digne amoureux de thé -, Cyrus avait pour habitude de toujours avoir une bouilloire emplie d’eau prête à être chauffée. Un petit sort avait déjà allumé le gaz lorsqu’il avait traversé la porte du bureau, avec ses invitées. Tout était réglé comme une horloge, chez Oz’s. Il ne lui restait donc qu’à préparer le service. Une fraction de seconde d’hésitation, devant l’armoire. Quelle céramique serait la plus adéquate… ? Ah, il avait trouvé. Un ancien (et très coûteux) Herend. Fleurs emmêlées, entrelacs verts et violets sur fond de porcelaine immaculée, comme un hommage aux regards de ses invitées. Eh oui, sa réputation de charmeur ne s’était pas bâtie toute seule, il fallait la mériter… Du contenu de quelques boites, il forma un assortiment de gâteaux secs. Biscuits au citron, réclamés par Mirabella, palets aux violettes, quelques biscuits à l’anis et bien sûr, ses sacro-saints macarons (chocolat, framboise, rose et vanille). Sans attendre que la bouilloire ne siffle, il l’ôta du feu en se disant que vraiment, un monde sans macarons était tout bonnement inconcevable. L'eau était frémissante, pile à la bonne température. L’arôme du thé se répandit autour de lui. Soupir de bien-être, délices des effluves parfumés. Après avoir vérifié qu’il ne manquait rien, Cyrus prit son plateau et alla rejoindre ses compagnes. Il ne sut si elles étaient restées silencieuses ou s’il les avait coupées en plein milieu d’une grande discussion – il espérait secrètement, au nom de la bonne humeur, que sa deuxième hypothèse était la bonne – mais il se permit d’interrompre leur échange (même silencieux) d’un grand sourire affable.

    « Navré de vous avoir fait attendre, j’ose espérer que vous ne vous êtes pas trop ennuyées… »

    Posant son plateau sur une petite table basse, le jeune homme alla chercher sa canne à pommeau d’argent, qui était fièrement adossée au coin d’un mur. Deux petits coups et un « S’il vous plait », et la table se dirigea vers le sofa. Sans renverser une goutte de thé. Le Magicien réitéra son manège avec une chaise et il s’installa face à ses invitées. La Magie était vraiment une merveille, il ne le répèterait jamais assez… Puis, il entreprit de faire le service. Il n’eut qu’à tendre la main pour que la tasse noire descende de l’épaule de Mirabella pour venir dans la sienne.

    « Mademoiselle, vous êtes bien charmante !! » lui lança-t-il avec un grand sourire, en l’emplissant précieusement du liquide ambré et fumant. « Voici, chère Mirabella », fit-il en la tendant à la sorcière. « Il vous faudra songer à la nommer, ce sera bien plus pratique et elle n’en sera que plus agréable, ne pensez-vous pas ? »

    Et de servir la jeune fille au regard vert, la fixant toujours dans les yeux en souriant.

    « Il vous faudra également nommer votre griffonne, chère enfant. Ah, et en parlant de nom… Il me semble que le vôtre nous est inconnu, charmante demoiselle… »

    Ce disant, il lui tendit sa tasse et offrit un sucre à la boule de poils et de plumes qui s’était roulée en boule sur les genoux de sa propriétaire. Et enfin, il se servit lui-même.

    « N’hésitez pas à goûter aux biscuits !! Ceux-ci sont au citron, ceux que vous affectionnez, Mirabella… Ceux-là aux violettes, et ceux-ci à l’anis. Quant aux macarons… Il y en a au chocolat, à la framboise, à la rose et à la vanille… J’espère qu'ils trouveront grâce à vos yeux, très chères… »

    Mouvements du poignet, délicats cliquetis de ses bracelets. Regard amical, pétillant, posé sur ses invitées. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait eu de compagnes pour le thé. Le Magicien d’Oz était ravi et cela le rendait d’autant plus curieux. Mais, ne précipitons pas les choses… Pour l’heure, il allait laisser la charmante enfant apprécier son thé…


Le Magicien d'Oz, vendeur de Magie... A votre service ♥️
"Car il y avait en lui, rachetée par de rares délicatesses, une certaine muflerie..." ~ M. Proust
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The Wizard of Oz
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Pétillante ~
CITATION : "La couleur fait foi de tout, la couleur crée l'émotion et laisse jaillir l'étincelle de la création" N. Reid

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : Le vendeur d'arc-en-ciel ~
NOTEBOOK : Le Grimoire Coloré ~
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Comme un agréable parfum de thé { Mirabella & Bee }

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