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28 Juin 2011 - Nouveau thème, tout frais-tout crème, un gros hiatus d'une semaine et deux jours. Crazy Tale fête ses deux ans et quelques miettes \ô/ On vous attend ici pour laisser un petit message d'amour ou simplement pour commenter les surprises qui débarquent enfin !

26 Juin 2011 - Mise à jour des top-partenaires décédés ou perdus de vue, si l'on vous a mangé votre bouton sans faire exprès, prévenez-nous !

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Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette

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MessageSujet: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Mar 29 Sep - 12:07

Les dernières lueurs du jour mouraient déjà sur l'asphalte opalescent d'une petite ruelle à l'approche de Shook Shook Road, quand des pas d'une légèreté presque fébrile en surgirent silencieusement. Irfane, enveloppé dans un large capuchon noir, scruta la large Route qui s'étendait devant lui. Il n'était pas aisé de trouver le juste équilibre entre louche et discret, sachant qu'on ne pouvait se permettre de montrer ouvertement un visage si souvent affiché dans les rues de Malkins, des traits ayant si profondément marqué tous les habitants du monde féérique ... Le tissu sombre qui lui mangeait le front et le couvrait tout entier d'ombres épaisses ne pouvait qu'attirer le regard, il le savait bien ; mais semer quelques doutes dans les esprits des passants valait mille fois mieux que ne leur en laisser aucun. Ainsi vêtu il pouvait très bien passer pour un simple criminel de bas étage, ou même pour quelque homme sans histoire préférant juste cacher son identité le temps d'achats douteux dans les boutiques les plus mal famées du Chemin Déjanté. On le regarderait sans doute en songeant "Il se croit discret, celui-là, à se planquer de manière aussi évidente ?!" – mais personne n'aurait l'idée de venir vérifier qui se "planquait" véritablement sous le capuchon, et on aurait tôt fait de l'oublier. Contradiction des humains, aussi prévisible qu'utile ...

Le choix de l'heure tardive, en outre, garantissait au maximum le succès de l'entreprise : la luminosité, plus basse en cette fin de journée, laissait des coins de ténèbres couvrir les silhouettes, qui épousaient alors parfaitement le flot que les horaires de fermeture charriaient avec précipitation. Vite, profiter des prix de Dernière Heure de certains ! Pour les autres, se faufiler au sein d'une surveillance déjà à moitié assoupie par l'avancée de la nuit ... La tombée du jour sur Shook Shook Road, quand y surgissaient tous les gens louches avides d'anonymat, était l'instant de prédilection pour les emplettes du Grand Méchant Loup. À plus forte raison un soir comme celui-ci ...

Il y avait un fourmillement, bien évidemment imperceptible de l'extérieur, qui lui chatouillait les entrailles. Pas de peur, sûrement pas, mais une excitation grondante qui lui montait dans la poitrine et frémissait contre sa gorge et sous ses bras ... Ce soir, l'ultime expédition – tant attendue, tant fantasmée qu'elle lui avait happé des heures de sommeil, qu'il en avait trépigné d'impatience comme un gamin prêt à visiter Candyland ! Bien sûr il était toujours parfaitement maître de lui et rien, dans son attitude posée et ses sourires malsains, ne laissait présager la vive jouissance interne qu'il ressentait à la simple idée de mettre un pied dans l'antre de ses ennemis. Mariée à ce sentiment, une faim tenace d'en finir au plus vite, exacerbée par la colère jamais vraiment tue et à présent laissée libre qui ne cessait de monter en faisant naître sa brûlure dans les veines d'Irfane. Elle y avait sa place et lui se laissait enivrer par elle, comme un carburant, une drogue nécessaire à son avancée et même à sa survie. Mais sinon quelques couleurs sur ses joues et une fébrilité sous-jacente dans ses gestes, elle savait se taire quand il le fallait.

Ne prenant pas la peine de vérifier s'il était bien suivi par les chères ombres censées l'accompagner, par discrétion plus que par confiance, il plongea sans attendre davantage dans les mouvements de foule ; et grisé par toutes les odeurs et les sensations qui filtraient de cette masse humaine il se laissa porter, presque sage malgré la menace qui suintait subrepticement de sous son capuchon. Et ses pensées voltigèrent, faciles à rêvasser quand le corps se mouvait par réflexe : ce soir, cette nuit enfin il aurait la réponse à ses questions, le remède à ses interminables doutes – ou à défaut du moins il obtiendrait le soulagement d'emporter avec lui quelques secrets féériques, ou d'en briser d'autres pour se garantir meilleure sécurité. Il les narguerait si aisément, ces imbéciles, et cracherait sur toutes leurs pauvres tentatives ! Car tout se passerait bien.

Une lueur particulière, une odeur ou, peut-être, un instinct plus complexe : brusquement il se sut arrivé et vira à droite, se faufilant d'un trait entre les passants, pour en quelques instants se tenir devant le recoin sombre et tordu dont la devanture affichait en lettres sales le nom du lieu. Sans relever le tissu noir qui tombait jusqu'à ses yeux malgré l'absence de lumière qui aurait été bien suffisante en elle-même pour cacher ses traits, il pénétra d'un pas vif chez Lucky Larkins' dont l'atmosphère lourde et presque nauséabonde l'accueillit à grands remous poussiéreux. À quand remontait donc la dernière fois qu'il avait mis les pieds dans cette tanière ? Longtemps ... Avant son arrestation, sans doute. À cette pensée un frisson lui courut sur l'échine, sans qu'il ne pût lui-même en déterminer l'origine : douleur du souvenir ou joie de revenir à des activités autrefois si triviales mais dont il n'avait pu jouir depuis bien trop longtemps ? Sur les étagères, les objets habituels : si souvent utilisées, toutes ces petites merveilles ! Le secret de bien des escapades du Grand Méchant Loup ... Mais chut ! De tout son être demeurer Discrétion.

S'étant souplement tourné vers celles qui l'accompagnaient ce soir il leur intima ce même précepte d'un scintillement de pupille, comme si l'évidence n'en était pas déjà assez grande ; et sans un mot il se replongea dans la nostalgie que portait l'épaisseur de la boutique, froid pourtant dans la douceur de ses souvenirs.

[ PS : ô divin compte de modération, s'il t'était possible de réfréner tes ardeurs rpesques le temps que Crochette et Lilice postent, nous t'en serions infiniment reconnaissants ! ♥ ]




Dernière édition par Big Bad Wolf le Lun 4 Jan - 14:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Jeu 1 Oct - 10:48


Elle avait frappé ce visage de son crochet d’argent trempé, taillé dans la chair comme dans le bois avec autant de compassion que si elle eut attrapé Peter Pan entre ses griffes. Le métal acéré de son moignon arrachait les dernières écailles de saule et de sapin, déchirait la consistance de cette peau hybride pour rendre son dernier pantin difforme, laid à en avoir peur, mais surtout méconnaissable. Qui irait désormais dévisager ce faciès hideux où la mâchoire était à nue, dévoilant une rangée de dent en acier fondu ? Qui irait plonger son regard dans le glauque coloris de cette œil crevé ? Personne d’assez fou pour supporter cette vision de la décadence humaine. Pour parfaite l’illusion, elle avait rasé les cheveux de sa poupée pour ne laisser qu’une coupe courte de quelques centimètres, là où les racines étaient encore noires. Ainsi restructurée, elle avait glissé son âme dans le corps de son double, laissé son cadavre encore chaud à la protection de Smee et fait glisser une barque sur l’eau plus sombre, au contact du Jolly Roger, que la nuit noire.

Et voila qu’elle marchait dans les traces du grand manitou drapé d’ombres en plein jour, attirant les regards des badauds curieux et des autorités qui laissaient passer ce faux inconnu en se grattant le menton. Ce fut à cet instant que Crochet décida de bifurquer dans une autre ruelle, elle savait de toute façon où le grand méchant loup se rendait, il était totalement superflu de se faire remarquer en restant trop près de ses deux autres collègues. Cela aurait sonné comme une réunion louche de gens bizarres dans un lieu sordide. Enchainement d’évènements largement suffisant pour valoir un petit arrêt par la police… Oh bien sur qu’elle n’était pas contre le fait de sentir un peu de sang le long de sa lame, mais l’heure était à la discrétion et pour que Wolf camoufle sa splendeur sous d’aussi horribles oripeaux, c’est que le jeu en valait la chandelle.

Consciente d’avoir pris un raccourci, un poil plus exposé que le chemin original, elle calma son allure et promena son regard morne sur les vitrines. Crochet n’avait jamais été quelqu’un de très loyal, elle faisait passer ses propres intérêts avant ceux des autres, écrasait les revendications du talon de sa botte et souriait avec aigreur à tout ceux qui lui faisait remarquer. Un dandy ne souffrait pas de voir tête plus haute que la sienne à moins de pouvoir la trancher pour rétablir promptement l’équilibre. C’est pourquoi, et malgré toute son affection pour son chef, elle s’autorisa à flâner. Quitte à être trainé sur terre, dans un lieu qui respirait autant que tous ces gens encore trop doucereusement louches, persuadés d’être la pire vermine de ce monde avant de tomber face au reflet du visage de Crochet. Tout ces crasseux détournaient pudiquement les yeux comme s’ils eurent été frappé par la vision d’une femme nue, lestée de ses vêtements comme le faciès de Crochet l’était à l’instant de sa peau. Ah oui, vous aimez vos petites magouilles mes amis, sentir le vice et le stupre à pleine narine, vous enfoncer dans votre propre boue en espérant que personne ne vous remarque… ou si au contraire. Ah que vous êtes beaux, vous tous, à craindre une simple passante.

Un ersatz de sourire aux lèvres, Crochet continuait sa route en repoussant les gens du plat de la main pour se frayer un passage. Malgré tout ce qu’elle pouvait dire, elle aimait se trouver ici, tourner à l’angle et retrouver Crystalline Vendetta et son propriétaire posté derrière sa vitrine à guetter les éventuels clients, elle aimait ce monde de couleurs hétéroclites qui se transformait et évoluait à chaque rue, se boursoufflait parfois soudainement pour exploser en cloque d’objets exposés et de corps délaissés. Un véritable endroit de pourriture qui lui rappelait son propre physique. Oui malgré ses beaux vêtements, sa stature droite et conquérante, la jeune femme se confondait si bien avec les lieux infects que cela en était inquiétant pour son égo.

Dans un soupir, et une dernière collée tête envoyée valser contre un mur, elle arriva enfin à destination. Bien sur que ses pas avaient été assez rapides car elle venait de voir la haute stature du loup se glisser dans la bergerie et c’est avec un entrain retrouvé qu’elle se glissa à sa suite.
Cet endroit lui plus tout de suite, il ressemblait à une cale de bateau ou à la cabine d’un capitaine. Tout de bois crasseux, exiguë et chargé d’odeur diverses qui se coulaient le long des poumons jusqu’à les tapisser. Un vrai petit bonheur en barre. Les yeux plissés pour essayer de deviner tous les objets qui s’entassaient sur les étagères, elle s’approcha de Wolf - et même si ce dernier lui avait intimé le silence - pour lui murmurer à voix fort basse.

« Et maintenant, monsieur ? »


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Lun 5 Oct - 16:38

Alice se glissait, entre les ombres de la nuit, fantôme parmi tant d'autres. Obligée de porter une perruque noire, couvrant sa chevelure dorée si facilement remarquable, les mèches sombres tombaient gracieusement en encadrant son visage, coulant le long de son dos, une frange droite laissant apercevoir deux prunelles bleutés, pétillantes de malice. La demoiselle, vêtue d'une robe noire et d'un long gilet se fondant dans l'obscurité de la ruelle, passait inaperçue. Seul son teint trop pale laissait deviner un semblant de morbide, ses lèvres enfantines, esquissant un sourire léger, donnait une impression de calme et de sérénité un peu trop... Inhabituelles dans un endroit comme le chemin de Shook Shook Road. Un étrange parapluie à la main, ce dernier fermant ses yeux... Oui, ses yeux, semblait dormir, fatigué. En règle général, il était beaucoup moins grincheux avec Alice qu'avec les autres épouvanteurs... Quoi que le dernier à l'avoir emprunté, n'avait même pas eu le temps de regretter son geste. La jeune fille portait ses bottes noires avec un talon un peu trop haut, peut-être pour se donner une impression de grandeur plus suffisante... Contre son gré, on lui avait enlevé son ruban noir si familier de ses boucles blondes, c'était un signe si facilement remarquable...

Il faut dire qu'Alice Caroll était une personne pour le moins reconnaissable. Combien de fois avait-elle du se déguiser lors des missions « incognito »? Elle ne le savait même plus... D'apparence jeune et insouciante, la sadique tortionnaire et schizophrène irrécupérable, valsait dans un monde identique au notre, dans ses flashs argentés et ses sourires si inquiétants. Ses « flashs », elle en avait de plus en plus ses derniers temps... Quelque chose se tramait, surement. Le seul petit souci, c'était ses migraines atroces et insoutenables, mais la demoiselle commençait à en avoir l'habitude, de toute manière c'était son gagne pain, alors... Portée par son habituelle folie, la voici de nouveau au sein d'une mission suicide, enfin, tout dépends pour qui... Suivant de loin son chef bien aimé, elle flânait sous les lampadaires, sous les enseignes des boutiques à demi-fermée. Les passants de lui prêtait guère d'attention, et elle non plus à vrai dire.

Alice s'arrêta un instant devant la vitrine d'un magasin de vêtement, en admiration devant une paire d'escarpins vertigineux, d'un noir brillant flashant parmi les habits colorés de l'échoppe. Caressant la vitre de ses doigts squelettiques, la jeune fille oublia pendant quelques secondes sa mission. Non, il serait plus juste de dire qu'elle l'a mis de côté, simplement. C'était du Alice tout craché, toujours à s'occuper de plusieurs choses en même temps, se laissant si facilement distraire, gamine éternelle de dix-neuf ans. Incroyable, n'est-ce pas? Dix-neufs ans, alors qu'elle en paraissait le plus souvent quatorze. Le plus grand complexe de la jeune folle, le manque de sérieux qu'elle inspire. Mais cette erreur, souvent provoquée par des inconnus, se paye vite bien cher par quelques ongles en moins, bras où même tête, va savoir …

Quant on est le second d'une des plus grandes organisations criminelle de Crazy Tale, le manque de respect était un vice impardonnable. Il est vrai qu'avec son joli minois, ses longs cils recourbés, et son physique faible et si angélique... Comment pourrait-on soupsonner cette charmante enfant de crimes plus inimaginables les uns que les autres? Peut-être grâce aux nombreux « wanted », affiché ça et là, affichant la photo d'Alice Caroll, avec sa récompense en grosses lettres noires, une jolie somme à ajouter au portemonnaie. Chose pour le moins amusante, sur l'affiche de recherche, la demoiselle semble s'être retourné exprès pour cette photo, faisant un clin d'œil au malheureux photographe. Parenthèse à part, on le retrouvera égorgée avec un petit mot à côté, d'une écriture féminine avec des majuscules bien dessinées, le tout légèrement en italique: « Photo surprise? Gardez là en souvenir...» Signée, Alice.

La demoiselle reporta son attention sur les lieux, et plus précisément, les deux silhouettes de devant. Hook et Big Bad Wolf avançait, sournoisement, dans les dédales des ruelles. Alice, contrairement à d'habitude, ne suivait son chef que de loin, jetant un bref coup d'œil par ci par là pour voir leur progression. Mieux vaut être discrète, n'est-il pas? Sautillante, joyeuse, virevoltant comme un jeune moineau égaré, la nuit sans étoile semblé être aussi agréable pour elle qu'un soleil d'été. Soudain, elle vit ses compagnons entrer dans la boutique, Big Bad Wolf leur faisant signe de se taire d'un coup d'oeil. Pendant que Hook questionna rapidement leur chef, Alice fit un tour du côté des objets anciens, couvant ces derniers d'un regard attendris comme face à de vieux amis. La magie, elle adorait ça. Non pas la tours de passe-passe, si facilement identifiable, mais la vraie, la pur magie exotique des sorcières et autres magiciens. Alice, malgré sa blondeur naturelle, était une véritable machine à calculer, d'une intelligence à ne pas sous-estimer, excellant dans les manipulations et comédies en tout genre. Mais si Alice était spirituelle, elle en était beaucoup moins physique. Un corps trop faible, trop petit, trop maladif, on ne peut guère dire que ses « qualités » soient requise pour un post d'épouvanteur... Ses migraines si fréquentes l'affaiblissaient, sa folie la perdait, et seul son intelligence et son don d'avoir quatre coups d'avance sur ses adversaires lui permettait encore de se classer parmi les plus grandes criminelles. Pourtant, toujours souriante, toujours joyeuse, comme si ces maigres soucis ne lui appartenaient pas, Alice pris un bocal renfermant des yeux de puddy colérique, pour les fixer de son propre regard rêveur.

Revenant vers son cher protecteur, elle fit une petite moue habituelle, attendant, comme toujours. Son parapluie, se réveillant soudainement, comme attiré par la présence de son maitre, ouvrit de grands yeux bouffis de sommeil. Alice n'eus même pas le réflexe de le rendre à son possesseur, si il le voulait, qu'il le prenne. Autre soucis de la charmante demoiselle, elle n'a aucune peur de la mort. Elle à peur de bien d'autre chose, mais la douleur lui est familière, la mort un vaste étendu de noir. Elle qui y est plongé en permanence... Mais n'entrons pas dans les détails de sa psychologie, de peur de s'y éterniser, littéralement parlant. Soulevant son manteau trempée par la pluie précédente, la demoiselle laissa entrevoir son chemisier noir, accrochant sa veste à ce qui ressemblait vaguement à un porte manteau. Dans l'obscurité de la boutique, elle s'assit dans le fauteuil du propriétaire, sans gène, patientant en attendant les ordres.
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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Mar 3 Nov - 17:55


    Pâle, mal rasé, la trentaine mal dégrossie, Lucky Larkins semblait fait à l’image même de sa clientèle : sa peau presque transparente, l’opacité pâle de ses prunelles en faisaient un homme de l’ombre, aisément identifiable, mais que l’on oublie vite. En cette après-midi mourante, il faisait mine de ranger ses bocaux, les déplaçant d’étagère en étagère, sans prendre la peine de rien épousseter. C’était la position rêvée de l’homme affairé dans son arrière-boutique – bien que le mensonge ne confonde plus personne. Avec le temps, c’est dire, il avait même développé une forme de résistance à cette odeur de poussière et de renfermé : mais qu’importent quelques dérangements d’ordre futilement olfactif, les affaires souterraines devaient toujours se régler porte close … C’était de plus un poste d’observation de choix afin de guetter l’entrée de sa boutique, et de faire la part des choses entre le client potentiel, l’égaré indésirable et celui qui pose trop de questions. Les questions, c’est jamais bon pour les affaires. Une porte grinça, et l’homme jeta un œil vers l’entrée de son échoppe, ou un homme, le visage dissimulé, la stature haute, esquissait quelques pas. L’un et l’autre observaient le silence, à l’affût. Deux suivantes suivirent, un pantin au sourire de vanité et une petite brune grimée.

    Il sortit de derrière ses étalages et ses bocaux, l’air d’un épicier affairé à ses comptes. Releva à peine les yeux vers la première silhouette encapuchonnée. Et maintenant, monsieur ? eut-il l’indélicatesse d’entendre. Bien sûr, des suivantes … Un air familier, n’est-ce pas, qui traîne sur ces visages … ? Difficile, par contre, de cerner l’expression de ce pantin ravagé – ou ravageur, au choix. Larkins esquissa un sourire, tout commerçant, entre respect feint et hypocrisie naissante et lança la formule-type, destinée aux clients bienvenus :

    - Que puis-je pour vous ?

    Ils semblaient prêt à débourser – menacer – assez pour qu’il prenne bien soin de faire mine de rien reconnaître. Larkins avait l’œil, mais … N’était-ce pas la moindre des choses quand vous exerciez pareil métier ?

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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Sam 7 Nov - 20:52

Il devait rester calme. Flirter avec la modération, ne pas laisser tous ces petits détails idiots lui grignoter des nerfs déjà fragiles, ignorer les sons, les couleurs et les odeurs qui l'agaçaient à ne pas se fondre dans une uniformité parfaite ... Irfane n'avait jamais été un individu particulièrement maniaque, du moins pas au sujet de choses triviales, mais ce soir tout ce que son œil pouvait attraper, il y trouvait un défaut impardonnable qui le poussait jusqu'aux limites de sa patience. Ce mouvement, sur la droite, qu'est-ce que c'était ? Même un simple coup de vent n'avait pas à s'accaparer ainsi son attention inquiète ; que l'air se tînt tranquille ! Et ce bruit de pas plus bruyant qu'un autre ? Un passant trop pressé, trop proche ... Misérable ! Il l'aurait bien démembré sur l'instant pour son audace. Tout l'énervait. Il était surexcité, sans doute ; l'attente le rendait fou, l'appréhension achevait sa raison. Tout ça lui donnait un mal de crâne épouvantable ...

Et bien sûr, il fallait qu'on insistât à taper sur l'héroïsme de son imperturbabilité. N'avaient-ils pas conscience, tous ces rats, de l'effort qu'il donnait pour tenir en place en cet instant précis ? Ne savaient-ils donc pas qu'à force d'agacer les nerfs de Big Bad Wolf, ils appelaient eux-mêmes leur mort, et pas son plus tendre aspect ? Il faillit bien tuer son lieutenant – du moins, son corps actuel ... Lui sauter dessus pour déchirer sa fausse gorge. Mais il n'en fit rien, s'étonnant lui-même d'une placidité dont il ne se serait pas cru capable dans la situation présente. Étant parvenu à grand peine à maîtriser ses pulsions meurtrières, il se contenta d'un bref regard impassible vers le capitaine Crochet, froid et silencieux. Il en faisait probablement trop : quel mal pouvaient causer quelques mots imbéciles ? Mais il ne tolérait pas qu'on discutât ses ordres, même implicites. Ça commençait très mal, avec cette pirate ; pas qu'il fût surpris ou ne se fût pas attendu à un tempérament autre que rampant – après tout il connaissait ses mœurs – mais il se sentait irrité à l'idée qu'il allait falloir la tolérer le temps de cette mission. Car pour l'instant, elle était encore affreusement utile.

D'ailleurs puisqu'il y songeait ... Se retournant vers elle malgré sa décision première de l'ignorer froidement, il lui rappela d'un ton bas et sifflant :

    « Nous ne prenons rien pour vous bien sûr : vous habiterez directement le corps d'origine. »

Il évitait d'être davantage explicite, trouvant ses mots déjà trop ; on ne savait jamais qui prêtait l'oreille ...

Un bruit humide attira son attention. Quoi, encore ?! Il crut sentir le sol trembler sous ses pieds, comme terrifié par la violence qui passa soudain dans ses veines, quand il en repéra l'origine. Des yeux idiots, hors de propos, qui teignaient de leur regard glauque ce stupide parapluie ...

    « Chérie ... »

Il venait de poser sa main sur la frêle épaule d'Alice – mais ne pas la nommer directement, bien sûr, pas à l'extérieur devant témoins –, chaque doigt l'un après l'autre, insistance tendre pour retenir l'envie de planter les ongles dans ce cou, cette chair si blanche. Il murmurait, petit susurrement doucereux, même si l'envie de hurler était forte. S'il s'était agi de n'importe qui d'autre que de son adorée poupée, il ne se serait pas retenu, et le parapluie aurait déjà transpercé les entrailles de la belle tête en l'air ...

    « Tu n'aurais pas dû l'amener. Le crois-tu vraiment capable de discrétion ? »

Si sa colère n'était pas aussi tonitruante qu'elle aurait dû l'être, il s'agissait sans doute, outre le fait qu'il ne pût jamais vraiment en vouloir à Alice, de ce qu'il se savait en partie responsable de cette bêtise pour n'avoir pas constaté plus tôt la présence de l'objet. Paradoxal, peut-être, mais tel était l'effet que lui faisait sa chère amie. Pour d'autres, il s'en serait voulu selon les règles de la logique ; avec elle, tout semblait bien moins grave ... Mais ne pas s'y perdre. Le parapluie ne devait pas les accompagner, pas cette fois, pas sur une infiltration de ce genre et de cette importance ! Rien qu'à voir l'air à présent vif et vicieux que prenaient ces choses globuleuses qui lui servaient d'yeux, on pouvait aisément prévoir toutes les idioties qu'il n'hésiterait pas à commettre si on lui laissait comprendre l'importance de la situation. Le regard s'agita, scrutant les alentours ; croisa celui d'Irfane, s'immobilisa un instant puis repartit virevolter ailleurs avec un air insupportablement suffisant. Magnifique : la bête avait apparemment réalisé la tension ambiante et son silence n'avait rien d'innocent. Il faudrait la remettre le plus rapidement possible aux mains du gobeur de sons ... D'ailleurs Sylar devait se trouver non loin, et saurait faire taire des mots trop indiscrets. Pas de quoi s'inquiéter, donc.

    « Que puis-je pour vous ? »

Ce cher vieux Larkins, éternellement fidèle à lui-même ... Irfane laissa sa main retomber de sur la douce épaule et se tourna vers le commerçant, le visage toujours couvert quoique pas moins explicite – mais convenances, convenances. Le reste attendrait. Dans un souffle, rauque et minimaliste :

    « Deux morphis. »


[ Bon, chère Crochette, j'ai conscience que tout ça ne te donne pas beaucoup de matière pour répondre et j'en suis désolée ... Si tu veux, tu peux t'éclater à jouer le parapluie x) (En gardant simplement en tête que s'il commence à dire quoique ce soit de compromettant, Carpenter censé se trouver juste en dehors de la boutique lui coupera le sifflet) ]


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Lun 15 Mar - 6:48

[Je reprends à partir de ton post et à la fin de celui de l'ancienne Alice, je préfère >.>]

Alice rejoignit son tendre Wolfy et la vile pirate, arrivant sans mal à se frayer un chemin dans l'étroite boutique, le parapluie en main. Un parapluie qui aurait probablement dû rester au QG … Mais cela avait été plus fort qu'elle, il fallait toujours qu'elle n'en fasse qu'à sa tête, ce qui lui valait souvent les remontrances de son protecteur. Qu'importe. Il lui pardonnerait, comme toujours, ou quelqu'un d'autre prendrait à sa place. Peut-être même Hook ? C'était toujours ainsi, on ne pouvait en vouloir à cette charmante adolescente.
Elle posa la pointe de l'objet sur le sol froid, puis secoua ses bouclettes devenues brunes pour l'occasion. Elle avait horreur d'avoir à dissimuler la chevelure dont elle était si fière, mais avait-elle simplement le choix ? Non, bien sûr. Elle constituait l'un de ces petits détails qui faisaient qu'elle était Alice Caroll, comme l'indiquait les avis de recherche à son effigie. L'enfant y avait néanmoins glissé ses deux pics à cheveux fétiches – deux bâtons d'argent qu'elle affectionnait tout particulièrement, à l'instar des rubans de satin. Un petit sourire releva les coins de ses lèvres gourmandes, tandis qu'elle faisait mine d'observer la boutique.


« Chérie ... »

La douce enfant fut brusquement tirée du monde où vagabondait son esprit. Son sourire s'élargit, elle aimait lorsqu'il l'appelait ainsi. Elle avait alors l'impression doucereuse de lui appartenir corps et âme. Mais elle était à lui, c'est un fait. Jamais il ne l'avait touché, jamais elle ne lui avait manqué de respect – preuve d'un attachement mutuel. Évidemment, c'était sans compter cette habitude qu'elle avait de lui chiper ses affaires, sans doute la raison de cette pointe de colère qu'elle semblait distinguer au fond de ses sombres prunelles, ce qui sembla beaucoup l'amuser. Non pas qu'elle aimait le faire tourner en bourrique – du moins, pas tant que ça – mais Alice s'amusait d'un rien, à défaut de s'ennuyer rapidement. Cependant, elle admirait le sang-froid dont il pouvait faire preuve malgré le monde. Ce troupeau d'ignares ne semblait pas s'apercevoir combien leur vie, en cet instant, ne tenait qu'à un fil. Elle aurait tellement aimé mettre fin à leur existence insignifiante … La pièce était petite, bien trop petite. Cela n'aurait pas été bien difficile de les empêcher d'en sortir. Elle secoua la tête afin de chasser ces envies morbides et, sentant les doigts de son ami se poser un à un sur ses frêles épaules, elle dût lever la tête pour mieux constater combien il se retenait de hurler - à cause du parapluie trop bavard, probablement.


« Tu n'aurais pas dû l'amener. Le crois-tu vraiment capable de discrétion ? »

Alice lui décrocha cette moue boudeuse qu'elle faisait lors de ses innombrables caprices, ou autres fantaisies du genre. Elle en jouait beaucoup, mais il fallait bien avouer qu'on lui disait rarement de « non » catégorique, à cette petite diablesse. Un sourire exquis, de grands yeux pétillants, un visage innocent ... Tout chez cette adorable poupée semblait conçu pour faire succomber son interlocuteur, quel qu'il soit. Un charme indéniable, que l'amatrice du pourpre et des jolies dentelles savait manier avec intelligence – une qualité ô combien utile dans l'univers où elle évoluait à présent.

« - Ne puis-je le garder avec nous ? Il en est capable, j'en suis certaine ! ♥️  »


Mensonge. Après réflexion, apporter le parapluie en ces lieux n'était pas l'idée la plus lumineuse qu'elle avait eu, ces derniers temps. Elle fit semblant de réfléchir, un doigt posé sur le coin de ses lèvres. L'enfant avait déjà troqué son air capricieux contre un demi sourire, le genre de sourires qui n'étaient destinés qu'à Wolfy. Sans pour autant se départir de sa malice, cela va de soit.
Puis, en proie à l'une de ces visions qui la prenait parfois, ses yeux de verre se voilèrent. Quelques secondes, sans plus, mais suffisantes pour que l'on n'ait le temps de s'apercevoir de cette soudaine absence. Elle sourit. Tournant la tête vers Lucky Larkins, qui interrogeait le loup sur l'objet de leur visite, elle en profita pour aller s'asseoir sur le comptoir, et ce sans aucune gêne, s'appropriant les lieux à sa guise.
Tandis que le propriétaire allait chercher les morphis, Alice se pencha vers l'oreille de l'Epouvanteur, et murmura d'une voix chantante, presque sensuelle :

« - Tu n'as pas tort, tout compte fait. Comme toujours n'est-ce pas ? Mais ce n'est pas moi qui le rapporterait ! »

Nouveau caprice. Elle était comme ça, la petite Alice. Audacieuse, capricieuse et lunatique.
Son rire cristallin résonna dans la pièce, tandis qu'elle sautait sur ses pieds. Elle plissa machinalement sa jolie robe couleur chocolat, et se mit à jouer avec l'une de ses boucles rondes. Lui tombant jusqu'au-dessus des genoux, le vêtement était bien moins embellit que la plupart de ceux peuplant sa garde-robe. Volonté de discrétion ? Non, elle trouvait simplement que celle-ci se mariait incroyablement bien avec la couleur de ses cheveux.

« - Quel dommage … Moi qui espérait qu'il aurait pu nous distraire … »



[Si quelque chose ne va pas, n'hésite pas à m'en faire part, je réécrirais tout s'il le faut 8D]


« Frou-Frou, ils volent les papillons pourpres ...
Pourquoi sont-ils si rouges ?
A cause des lèvres de Lady Ann ?
A cause des fraises qu'elle aime tant ?
Frou-Frou, ils volent ...
Pourquoi sont-ils si rouges ?
Suivons les papillons pourpres ...
Lady Ann les a suivi
Et a été dévorée par les louves. »


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Mar 23 Mar - 18:06

Deux billes de cristal plantées dans une chair tendre, dans la délicatesse d'un visage de porcelaine figé un instant par l'absence de son âme de poupée visionnaire : il aimait à la voir ainsi, sa petite princesse, d'autant plus belle alors qu'elle paraissait inanimée, tout juste morte, attendant silencieusement que la vie revînt souffler sur ses petits membres bien articulés. Ça ne durait jamais que quelques secondes – quel dommage ! – mais il avait le temps chaque fois d'y percevoir un avant-goût de ce que donnerait ce corps adoré s'il venait à l'étreindre trop fort. Avant-goût délicieux, mais qui ne faisait que titiller davantage les babines déjà pleines de désir. De même, quand elle s'assoupissait, il aimait admirer son visage immobile, masque de cire sans défaut appelant de chaque pore sa morsure et sa souillure, le frôlant du bout des doigts, retenant son souffle, les lèvres à quelques centimètres de cette gorge blanche pour murmurer – fais de beaux rêves, chérie ... Il y avait de quoi se demander s'il avait tant élevé sa chère Alice par appréciation de son pouvoir, ou par goût pour ces yeux-là. Lui savait bien la réponse.

Les yeux, en tous cas, apportaient chaque fois quelque surprise : une poupée sage, tout à coup, mais sans en avoir l'air. C'était ce qu'il aimait chez elle, cette insubordination calculée, qui jouait toujours avec ses nerfs, le poussant dans les retranchements les plus ténus de sa patience, et qui cependant savait toujours où s'arrêter avant que ses crocs ne devinssent définitivement incontrôlables. Son jeu préféré : le chat et la souris, mais la souris taquine et le chat amoureux. Ou plutôt le loup et la chevrette ? Et toujours, également, la dernière pique, pour ne pas s'admettre perdante : Mais ce n'est pas moi qui le rapporterait, alors !

Irfane glissa ces doigts sur une mèche brune, reflet sombre des boucles d'or de tantôt, caressa les ondes de provocation qui avaient glissé de cette voix charmante, coulant un frisson dans sa nuque. Il réfléchit, muet et distant, les yeux vagues en direction de l'objet de discorde. Bien sûr qu'elle ne le rapporterait pas, sa mignonne : elle ne quitterait pas ses côtés. Et néanmoins on ne pouvait l'emmener, ni le laisser là. Alors ? Appeler quelqu'un ? Trop long. Envoyer Sylar ? Sans doute, voilà qui aurait été la meilleure solution : il saurait faire taire la bête tout le long du trajet. Mais Irfane, derrière l'éclat d'ivoire de son sourire paisible, laissait poindre en lui les prémices malvenus d'un caprice. Ils avaient besoin du duo de Nettoyeurs : seuls eux, tapis dans l'ombre, assuraient la sécurité de l'opération. La Capitaine, si son rôle n'était pas moins essentiel, avait d'autres moyens d'entrer chez leurs ennemis : elle n'aurait pas à se débarrasser d'un corps, sinon d'une inoffensive coquille de bois, et pourrait rester sur place même après l'hypothétique découverte des cadavres ou la fin des morphis. En outre, sa parfaite loyauté demeurait encore à prouver. Il ne fallait pas se leurrer : c'était surtout ce dernier point qui déterminait le Grand Méchant Loup. À bien choisir, parce qu'elle lui avait semblé provocante et parce que la moindre impression demeurait essentielle chez lui, il préférait se défaire de son Lieutenant, au risque de s'attirer sa haine. Tant pis.

Se tournant vers elle, d'un ton posé, dénué de provocation mais n'admettant nul refus :

    « Vous vous en chargerez. Il est un risque que nous ne pouvons pas prendre. »

Elle ne devait pas ignorer l'antipathie qu'Irfane lui vouait, quoique le miel de ses sourires prétendît toujours le contraire ; mais quant à savoir si une telle preuve la laisserait de marbre ou s'il se serait agi d'une agression de trop, il ne pouvait le déterminer. Il fallait, pour lui, y voir moins un manque de respect qu'un nouveau test de la volonté de celle qui, sans avoir jamais gagné sa confiance, s'était vue nommée à un poste aussi avancé dans son organisation. Elle était un cas particulier qu'il aurait fallu traiter avec des pincettes et que lui triturait allègrement comme une expérience dont le danger ne faisait que renforcer l'intérêt. Si elle ne craquait pas, il saurait mieux à quoi s'en tenir – sans prétendre que de nouvelles provocations, de nouveaux tests ne suivraient pas ... Sans prétendre même qu'il cesserait jamais. Il n'eut pas l'audace, du moins, de se détourner comme si l'ordre, quoique indiscutable, avait été donné à quelque sous-fifre empressé de l'exécuter ; mais demeura à la fixer, comme pour prévenir tout débordement, dans un réflexe tenant davantage de la prudence que d'autre chose.

Sa main, en parallèle, avait délaissé les cheveux de sa tendre Alice pour tomber sur son genoux, où il exerçait une pression invisible censée souffler à l'adorable de se tenir tranquille, de ne pas chercher à humilier davantage la bombe à retardement que pouvait être Crochet. Il espérait qu'elle comprendrait, la chérie, qu'elle ne chercherait pas encore à repousser les limites ; mais on ne savait jamais, avec les Épouvanteurs ... Et c'était justement là leur principal attrait, n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Mar 25 Mai - 20:50


    Deux Morphis, allons bon ! Lucky Larkins hocha la tête, sans un mot, lueur au fond des yeux. Les acheteurs de Morphis étaient de loin les plus intéressants. Il était bien patient, rivé derrière son comptoir, et observait en discrétion ceux qui souhaitaient se cacher … Il y avait ceux dont les regards courraient à une vitesse folle, ceux qui n’étaient que détermination – illégalité tranquille de ceux qui n’ont peur de rien. Et à voir, c’était grisant, en un sens. C’était difficile, aussi, de voir, c’était risqué – et sur un coup de curiosité, il avait joué plusieurs la vie de sa boutique, et la sienne. Erreurs de jeune sans expérience, mais … Cette passion-là, on l’étouffait mal. Le commerçant se traînait cependant vers ses étagères, déposait déjà les deux objets sur le comptoir.

    - Sept-cent Yubas.

    A murmurer, yeux baissés, air modeste. Ne point demander encore qui de ce trio étrange allait terminer l’achat … Ce n’était pas le moment. Du coin de l’œil, Larkins vit le pantin réprimer quelque chose – sourire de mépris, ou rictus défiant … ? -, s’emparer de l’objet bavard, qui eut le temps d’entonner une chanson, dont il ne distingua pas les paroles - ça semblait juste parler de pommes, d’arbres et de têtes coupées … Et réprimant un sourire à son tour, Larkins reprit, rapidement :

    - Les-effets-durent-une-heure, deux-heures-si-vous-avez-de-la-chance. Calculez-au-plus-court. La-mamzelle-est-légère, elle-devrait-tenir-deux-heures. Vous-ne-devez sans doute pas en-utiliser-souvent, mais j'me-dois-d'vous-le-dire : possibilité-d’addiction-si-usage-répétitif.

    C’était comme un texte appris par cœur, et les syllabes se bousculaient si vite que des acheteurs peu informés des effets d’un Morphis n’auraient rien entendu, rien compris. Mais c’était l’officiel, l’attendu, ce qu’il convenait de dire. ... Yeux baissés, air modeste.

    - N’hésitez pas à regarder les rayons, si Mamzelle cherche un divertissement … En vous remerciant ...

    Ton mielleux, manières commerçantes - ça vous avait quelque chose de gentiment ironique, comme un clin d'oeil très léger, qu'on n'accentuait pas. Goût du risque, un peu ... Un pas en arrière, yeux rivés sur la petite coupelle destinée à recevoir les piécettes, Larkins observait, avide. Yeux baissés, air modeste.


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Jeu 15 Juil - 18:08

Il n'y a dans les caprices des enfants que le reflet de leur innocence. Ils exigent sans penser aux conséquences et se montrent indifférents aux problèmes qui découlent de ces volontés subites et passagères, de ces extravagances enfantines. Mais la jeune fille n'avait plus l'excuse de l'âge, elle n'avait que celle des sourires empreints d'une naïveté faussée – ô combien charmants, ces sourires !

Une fois encore, Alice allait gagner. Elle laissa son cher et tendre s'amuser avec ses boucles brunes, tout en connaissant d'avance l'issue de ses provocations. Aussi se risqua t-elle à lancer un regard à la pirate qui devait également se douter de ce qu'il adviendrait du parapluie et, de ce fait, maudire silencieusement le loup. Elle reporta son attention sur ce dernier qui semblait peser le pour et le contre de toute cette histoire: il n'enverrait certainement pas sa jolie poupée ramener l'objet et n'appèlerait pas non plus les nettoyeurs, ils étaient bien trop utiles. Un sourire victorieux illumina son visage de porcelaine lorsque Irfane se tourna vers la Capitaine, lui sommant de s'en charger. Ils se dévisagèrent un long instant: Big Bad Wolf ne prendrait pas le risque de tourner le dos à cette grande femme tellement imprévisible, étouffant d'un seul regard la moindre tentative de rébellion.
Les yeux de la fillette papillonnèrent vers son genoux. Elle ne mit pas bien longtemps à comprendre. Voyons, Wolfy, mon cher Wolfy … Ne sont-ce pas ces interdits là qui tendent à être bravés ? Dire non à un enfant, n'est-ce pas lui intimer de faire le contraire ?
Alice se glissa entre les deux Epouvanteurs, l'objet de discorde entre les mains, tournant le dos au Grand Méchant Loup. Elle adressa son plus joli sourire à la Capitaine et lança la dernière pique d'un ton mielleux à souhait, l'index posé sur sa joue.

« Oh, dis moi, tu voudras bien m'acheter une pâtisserie en chemin ? J'en meurs d'envie ! Un gâteau, avec des fraises entières. Très belles, les fraises, et bien rouges ! Avec de la chantilly, beaucoup de chantilly ! Tu seras gentille ... »

Alice crut apercevoir, l'espace d'un instant, la folie meurtrière de la grande femme se matérialiser au fond de ses prunelles glaciales. Si la petite poupée avait été normalement constituée, sans doute aurait-elle été agitée de quelques frissons, tandis que la pirate lui arrachait le parapluie des mains. Mais la fillette resta de marbre, se contenta de lui tirer la langue et fit mine de se cacher derrière le Grand Méchant Loup, ses frêles épaules atteignant à peine les coudes de ce dernier. Elle releva les yeux vers ce cher Lucky Larkins. Quel homme sympathique, pas aussi discret qu'il l'aurait souhaité et cette modestie exagérée trahissait sa curiosité, mais sympathique tout de même.

Le parapluie se mit à fredonner une jolie comptine dont les paroles étaient bien connues d'Alice qui se plaisait elle aussi à la chantonner, parfois. C'était la bien triste histoire d'un homme qui aimait les pommes, d'une femme qui aimait son mari et de trois enfants qui aimaient faire des bêtises. Le premier planta un joli pommier puis mourut. La seconde le pleura longtemps, mais reporta son affection sur le joli pommier. Mais lorsque les trois enfants vinrent en cueillir les pommes, la femme devint folle. Elle essaya bien de les chasser de son jardin, mais ils revenaient toujours. Elle leur coupa la tête avec la hache du défunt, et les enterra au pied du pommier. Fin.
La jeune fille se surprit à imiter le parapluie tandis que le commerçant se dispensait de quelques formalités, tel un bon élève qui récitait ses leçons avec application. Elle l'écoutait à peine, distraite. Il parlait bien trop vite pour retenir l'attention de l'enfant – attention qui s'égarait facilement. Elle semblait trouver les étagères du petit commerce bien plus intéressantes que cet homme, tellement banal. Il eut tout de même la décence de l'inviter à les regarder. Aussi laissa t-elle le Grand Méchant Loup régler la note pour s'en rapprocher et les examiner de plus près. Ses doigts glissaient avec désinvolture sur les articles. Alice fredonnait toujours la mélodie du parapluie, se souciant à peine des autre clients: peu importe les questions qu'ils pouvaient se poser, ils n'y trouveraient aucune réponse. Durant un léger instant, elle se demanda le bruit que ferait ce joli bocal, là, tout coloré, s'il rencontrait le sol. La curiosité est un bien vilain défaut, Alice la considérait comme une qualité - n'était-ce pas cette curiosité qui l'avait poussée à s'enfuir de chez elle en suivant le lapin blanc ? Ses doigts fuselés s'attardèrent sur l'objet de verre. Que dirait Wolfy s'il tombait et se brisait ? Elle tourna la tête vers ce dernier, un léger sourire aux lèvres. Tant pis, une autre fois sans doute. Le temps pressait, ils ne pouvaient s'attarder plus longtemps dans la boutique.
La fillette s'empressa de rejoindre Big Bad Wolf tandis que la Capitaine sortait du petit commerce, l'objet bavard en main. Leurs chemins allaient donc se séparer ici. Tant mieux, cette femme ne lui inspirait pas vraiment confiance, elle ne semblait pas apte à jouer les subordonnés. Mais la jeune fille se contentait d'en suivre l'évolution, de se placer observatrice et non actrice.
Une fois encore, Alice avait gagné.

Elle tira sur la manche de son compagnon.

« On y va ? »

La charmante n'attendit aucune réponse de sa part et s'élançait déjà vers la sortie. Elle se retourna un instant, agita sa main à l'attention du commerçant puis sortit de l'enseigne en chantonnant.

Le jeu allait-il enfin pouvoir commencer ?



[Dans le doute, j'ai demandé à ce qu'on me retire les 700 yubas ^-^]


« Frou-Frou, ils volent les papillons pourpres ...
Pourquoi sont-ils si rouges ?
A cause des lèvres de Lady Ann ?
A cause des fraises qu'elle aime tant ?
Frou-Frou, ils volent ...
Pourquoi sont-ils si rouges ?
Suivons les papillons pourpres ...
Lady Ann les a suivi
Et a été dévorée par les louves. »


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MessageSujet: Re: Emplettes épouvantesques | Alice & Crochette Sam 17 Juil - 23:48

Irfane sentit la pique pâtissière de sa tendre Alice vriller autant son corps qu'elle devait transpercer l'orgueil de bois de la concernée. Pourquoi ne savait-elle jamais se taire dans des situation aussi critiques, même lorsque son mentor lui en intimait l'ordre ? Il se fâchait, mais sachant pertinemment qu'elle n'avait désobéi que parce qu'il y avait eu justement cet ordre, même sous-entendu ; qu'elle ne franchissait les barrières que lorsqu'il les érigeait. Lui non plus n'apprenait jamais : il aurait dû savoir, se douter qu'elle agirait ainsi. Ou peut-être s'en doutait-il trop – peut-être au fond de lui le désir de voir la fillette bafouer cette femme qu'il ne pouvait sentir l'avait-il emporté, sa rancœur défiant sa prudence dans l'abri confortable de son inconscient ... Mais tout de même, aller si loin dépassait le domaine de l'acceptable. Elle l'agaçait, oh ! elle l'agaçait tant ! N'importe qui d'autre qu'Alice eût senti sa tête trop arrogante rouler à ses pieds dans l'instant ; mais avec elle, il laissait cette rage gonfler en lui, il la laissait pulser dans son sang, dans chaque partie de son corps, se fracasser dans tous ses membres comme cherchant, démon impalpable et furieux, à jaillir de sa peau pour brûler dans une unique lapée de flamme tout ce qui l'entourait. C'était qu'il adorait la détester, sa poupée insupportable ...

Les doigts qui avaient été chassés du genoux de la charmante quand elle s'était levée revinrent, plus fermes et sachant cacher au mieux les frémissements qui les traversaient, se poser sur sa nuque : la main enlaçant le cou gracile et le pouce, seul, appuyé contre les cervicales. Le désir de presser picotait tout son être : comme il aurait été aisé de planter profondément ce doigt, d'un coup vif et mortel faire céder cette peau trop fine, laisser libre la dansante colonne vertébrale et le jus amer du cervelet – divin repas. L'idée brûlait ses reins, tandis qu'avec un détachement parfait il rivait ses yeux d'acier sur le Capitaine Crochet, la prévenant froidement de ne pas céder à la provocation. Sa main sur le cou d'Alice semblait placée là comme une protection, pour intimer l'ordre à la trouble Lieutenante de respecter la fillette comme lui-même – qu'elle prît la pâtisserie ou non, tant pis, tant que dans l'immédiat elle sortait docilement. Et pourtant, dans cette zone que les doux cheveux noirs cachaient aux autres, les caresses du pouce n'avaient plus rien de tendre : mais l'ongle rentrait lentement dans la chair enfantine. Tu es allée trop loin, chérie, chérie, chérie ! Sens-tu bien ma colère s'incruster dans ton corps ? Mais c'est parce que je t'aime, abominable peste de mon cœur !

Il la laissa lorsque Larkins revint vers eux chanter sa litanie, plongea juste les doigts dans les cheveux qui s'en échappèrent comme du sable. Comme un père trop aimant laisse à regret sa petite fille se détacher de lui le temps de régler des détails du monde adulte, il revint au commerçant, et profita qu'elle s'occupait des étagères poussiéreuses pour régler discrètement l'homme – si morne, cet homme, que même ses désirs pourtant si aisément affûtés ne pouvaient ne fût-ce un instant tourner leur tête dépravée vers lui. Irfane ne tirait en conséquence nul plaisir chaque fois qu'il lui fallait passer par la boutique ; pour une fois seuls les objets, et plus la chair qui les proposaient, trouvaient à humecter ses babines : dés que les Morphis eurent gagné sa main, il sentit comme un grisement. Que de pouvoir, dans de si petits fruits ! Il n'ignorait pas l'état de dépendance dans lequel pouvaient plonger ces fourbes merveilles, et malgré des utilisations à une époque un peu trop fréquentes, il ne s'était jamais laissé entièrement engloutir – la dépendance est un esclavagisme, et le Grand Méchant Loup jamais ne se soumettait. Néanmoins, il ressentait chaque fois qu'il s'apprêtait à goûter à la métamorphose larkinienne ce plaisir intense des joies interdites, depuis trop longtemps désirées et seulement à présent sur le point de se voir assouvies. Il faudrait faire attention, avec ces substances trop addictives ... D'un geste indifférent, il glissa ses achats dans une poche et rajusta le capuchon dont l'ombre frémit sur son visage.

    « On y va ? »

Il ne répondit pas, sachant de toutes manières d'avance qu'elle n'attendrait nulle approbation pour filer, la mignonne. Elle aussi, il le sentait, devait avoir accrochée au cœur la même excitation – pour l'aventure et le danger autant que les découvertes à venir ... Il marcha dans le sillon de sa bonne humeur, mais ignorant quant à lui le commerçant dés qu'il lui eût tourné le dos. Au dehors, rien n'avait changé, et il se mêla à la foule comme une ombre, rejoignant en quelques pas rapides mais discrets son Alice qui prenait trop d'avance. Sans trop se coller à elle, car le couple d'un homme sombre et d'une jeune fille rappelait trop les avis de recherche que chacun gardait gravé dans la rétine, il l'accompagna silencieusement jusqu'à leur destination suivante, qu'aucun des deux n'avait plus besoin de répéter tant le scénario de cette journée avait été répété avec espoir et impatience.


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