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La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille

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MessageSujet: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Jeu 3 Déc - 9:26


La très allongeable échelle bien calée sous le bras, Irfane considérait avec un air quelque peu dubitatif la chose orange et grosse qui siégeait fièrement devant lui. De toute évidence il n'y avait rien de naturel là-dedans ; et cependant qui aurait bien pu avoir l'audace et surtout le temps de s'occuper à faire une farce pareille au plus grand Joueur de Tours de tout Malkins ? Cela semblait bien déraisonnable, surtout quand on n'ignorait pas que le Maître des Citrouilles n'était autre que le Premier Lieutenant et proche – si proche ! – du Grand Méchant Loup en personne. Qui, ou quoi, par tous les nains velus du Bois Griotte, avait-il donc bien pu faire pousser aussi rapidement et incongrument une telle cucurbitacée sur les terres sacrées de leur non moins sacré cultivateur ? C'est ce qu'il se demandait avec un détachement tout feint – si plongé qu'il était en fait dans l'humour prodigieux de la situation. Imaginez donc ! Une citrouille de cette taille, si elle n'était ni source de menace ni trop habitée par quelque espèce de parasite, les possibilités qu'elle pourrait offrir ! Il voyait ça d'ici : la demeure d'automne des Épouvanteurs, ronde, orange et délicieusement gluante – pour le grand bonheur de ses plus délicates Lieutenantes ...

Mais évidemment, avant de se laisser aller à appliquer de tels projets, il allait falloir en étudier minutieusement chaque détail. Il y avait là plus de fantasme que de réalisme, il s'en rendait parfaitement compte, mais enfin ... Jack savait vraisemblablement réveiller son plus mauvais humour.

Il se demanda un instant si ce n'était pas là un mauvais tour des tristement fameux Lutins de Nowel, sorte de piège gargantuesque dans lequel tous ceux qui s'aventureraient se retrouveraient cloitrés, et de là expulsés sans trop attendre vers les contrées enneigées qui se faisaient tant craindre, ces derniers temps. C'était qu'il avait perçu, en effet, une certaine activité dans les villes : un grouillement rouge et blanc, d'énervants clignotements dans la nuit, des frémissements de sapin. Nowel approchait et, quoique lui-même ne fît pas grand cas des "festivités" d'occasion ni encore moins des "menaces" qui accompagnaient celles-ci – plus agacé qu'inquiété par la ridicule débâcle des petits êtres trop filandreux –, il ne pouvait parfaitement ignorer l'humeur générale qui semblait même avoir désespérément emporté certains de ses Épouvanteurs. Après tout, si le risque existait en effet que l'un d'eux se fît honteusement capturer à l'extérieur, il était peu probable que les insupportables fouines verdâtres parvinssent à percer l'entrer du Quartier Général. Dans cette citrouille, en revanche, rien n'était certain ...

Mais, quoi ! il ne serait pas dit que l'image quoique fort laide de créatures aussi obsolètes le ferait reculer même un instant ! Empoignant donc à deux mains la très allongeable échelle il entreprit, fort naturellement, de l'allonger ; et s'appliqua avec un air sans doute légèrement trop sérieux pour les circonstances à l'appuyer du mieux qu'il put contre le déstabilisant rebondi en vagues de la cucurbitacée. Ce qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, était loin d'être simple. Mais le courage et la persévérance – l'orgueil, surtout, sot et enfantin à ce stade – ne lui permettaient pas de quémander de l'aide. Il en vint à bout néanmoins, et contempla avec une certaine fierté son ouvrage : l'échelle ne tanguait vraiment qu'à peine, et le point de son arrivée ne supposait qu'un saut de quelques mètres. Se tournant vers l'autre homme, un sourire déstabilisant de naturel sur ses lèvres trop habituées aux rictus et mimiques sur-jouées :

    « À toi l'honneur, Jack : après tout c'est ta citrouille ... »

Un certain contentement lui venait, bizarrement relaxé qu'il était à se permettre cette petite escapade après les éprouvants évènements des derniers temps. L'affaire du Prince lui était resté en travers de la gorge, évidemment, ravivée sans doute par le souvenir de ces goûts trop délicieux qu'il se retenait de mordre chaque jour, mais il n'y portait plus à présent qu'un regard posé, sachant bien que l'imbécile retournerait inévitablement entre ses crocs, et se satisfaisant à imaginer ce qu'il pourrait lui faire, alors. Néanmoins il ne pouvait nier qu'il avait été trop tendu dernièrement, et la réclamation de Jack quant aux bêtises de son champs, si elle lui avait tout d'abord tiré l'habituelle mimique d'agacement, n'aurait finalement mieux pu tomber. Aussi ce fut d'un geste tendre et plein d'humour qu'il présenta faussement humblement les premières marches de l'échelle, comme un galant inviterait sa cavalière à pénétrer dans la majestueuse salle du bal.


[ Si quoique ce soit ne va pas et/ou si tu veux que je rajoute des trucs, n'hésite pas ! ♥ ]


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MessageSujet: Re: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Mer 16 Nov - 22:52

Jack était prudent. Après tout, il s’était déjà fait avoir. Ce n’était pas l’énorme citrouille qui siégeait dans son potager qui l’inquiétait. La grosse boursouflure orangée, aussi tendue que les lèvres de certaines malkisiennes après des injections de bave de crapauds-élastiques, n’était après tout qu’un légume devenu géant sous le coup d’un sortilège quelconque. Non, ce qui l’inquiétait le plus c'était que le Lieutenant des Ténèbres, cette boule de poils terrifiante, n'avait même pas ronchonné avant d'accepter de le suivre dans son jardin afin d'élucider le mystère de la courge boursoufflée. Quelle sorte de blague allait-il encore lui faire cette fois-ci ? BBW est un peu comme ces convives qui s’invitent et qui restent à diner, puis dormir et finissent par faire partie de la famille sans vraiment que l’on ait eu le temps de voir la catastrophe arriver. Quoique, si BBW voulait rester dormir chez O’Lantern, sa majesté de la courge n’y verra surement aucun inconvénient…

Quand ils étaient entrés dans le potager public, il avait, bien entendu, tout de suite remarqué l’immense cucurbitacée qui les regardait d’un œil narquois et tapageur. On avait osé défigurer son œuvre potagère. La belle faisait même de l’ombre, en sens propre du terme, aux courges de Jack, ce qui ne lui plut que moyennement. C’était un fou de citrouilles le Jack, mais de citrouilles naturelles ! Il n’était pas de ceux qui leur font suivre un régime, il les aimait rondes, oranges et brillantes. Mais comment rester insensible à tant de prestance, tant de rondeur mordorée, tant d’orange ! Elle lui rappelait un peu le carnassier qui l’accompagnait, qui étendait sur son chemin une ombre impénétrable et d’un mystère presque séduisant s’il n’était pas si dangereux. O’Lantern soupira –une fois de plus- à la pensée du Patron. C’était bien le seul qui ne lui donnait pas envie de le brûler sur place. Les nervures sur la peau brillante du légume dessinaient en des circonvolutions fines et légères un réseau inextricable. Jack s’était approché, hypnotisé par ce ballet, tandis que BBW tentait désespérément de dérouler son échelle sans fin. Contrairement à certaines lanternes qui étaient évidées, cette courge là semblait encore pleine, et toute cette chaire donnait faim à O’Lantern. Il imaginait toutes les tartes, tous les bonbons, et toutes les glaces au potiron qu’il pourrait faire ! Ce qui n’arrangeait pas son régime en sucrerie qui était toujours repoussé au lendemain.

Jack avait toujours était un peu insouciant mais était observateur. Enfin, il aimait observer ce qu’il appréciait ou lui importait un certain intérêt, et ici c’était son loup préféré. Viril, vigoureux, les muscles du cou saillants sous l’effort intense de déballage d’échelle, il semblait anxieux. C’était après tout l’Epouvanteur le plus recherché, et Jack connaissait la raison de cet engouement pour le criminel Wolfy. Il était si photogénique que c’était le mieux placé pour être placardé un peu partout sans être enlaidit par le papier jauni et humide des avis de recherche. Alors qu’il s’était perdu dans les méandres de ses réflexions, happé surement par les volutes des ridules à la surface de la courge démesurée, il n’avait pas remarqué que le chef de file des pseudo-méchants –mais surtout grands incompris- avait tant bien que mal réussi à caler l’échelle contre la paroi de la citrouille. La stabilité était précaire, et Jack se demanda un instant s’il fallait sérieusement monter là-dessus pour pouvoir espérer atteindre le sommet du légume. N’était-il pas encore assez connu pour ses gaffes monumentales ? Mais quand il vit son Loulou s’incliner devant lui et lui présenter les premières marches de l’échelle, Jack se sentit mal à l'aise. Il était en effet à l'aise avec les cabrioles, les jeux de mots et autres histrionneries, mais il avait le vertige. Enfin non, la hauteur le mettait mal à l'aise. Il aimait sentir le sol sous ses pieds, la mollesse de la terre. Montrer cette faille au chef des Epouvanteurs serait assez dérangeant pour Celui qui se moque de tout. Alors, il déglutit silencieusement et regarda avec un peu d'appréhension la hauteur à parcourir. Il fallait tout de même garder la face, on ne s'improvise pas bouffon du roi lupin si on se défile à la moindre difficulté.

Il posa avec précaution son pied sur le premier barreau de l’échelle qui tangua immédiatement sur la surface rebondie de la courge, qui devait sûrement prendre un plaisir sadique à voir l’autoproclamé Roi des Citrouilles peiner à lui grimper dessus. Jack déglutit avec difficulté, posa ses mains gantées sur le légume malicieux, et continua son ascension délicate. A mi-chemin, il se retourna, et eut un haut le cœur. Son visage perlait, et ses jambes tremblaient sous la pression du regard implacable du Lieutenant des super-méchants et la hauteur qui le séparait du sol et ne cessait d’augmenter à chaque de ses pas. Il ne se sentit pas à la hauteur, enfin façon de parler puisqu’il était déjà à quelques mètres du sol. Il se prit un peu pour ce héros de roman populaire qu’on lui racontait quand il était petit, déjà au coin d’un feu vrombissant. Histoire de ce gamin, orphelin mais certainement fils de sorcière pour être aussi fêlé et suicidaire, qui voyageait dans une pèche géante en compagnie d’animaux et bestioles aujourd’hui disparues, ou parquées dans des zoos malkisiens. Mais le héros par dépit, c’était Jack et la bestiole, Bear Bad Wolf. C’te chance quand même.

Le sommet de la courge apparu sous le nez pointu de Jack. Une longue tige verte, s’enroulant lentement atour d’elle-même, partait du cœur du légume pour glisser harmonieusement sur l’un des cotés de la citrouille. O’Lantern se propulsa d’un coup de talon sur le sommet de la cucurbitacée et se retrouva à plat ventre contre la peau lisse et dure de cette nouvelle reine du potager qui tentait de lui piquer la vedette. Sale bête, Jack l’avait vaincu ! Ses narines étaient maintenant pleines de cette odeur amère et terreuse qui caractérise les courges. Il voulu se sentir lui-même pour voir si lui aussi sentait ce doux parfum mais il pensa à juste titre qu’un certain BBW n’apprécierait pas vraiment qu’il perde du temps à se sentir. Il passa la tête par-dessus le rebord de la citrouille et faillit régurgiter son petit déjeuné -tourte aux courges et jus de mirabelle- sur son émérite patron. Il ferma les yeux, respira un bon coup, et lança à Irfane :

« Hey Irfanounet, on est bien là haut, tu montes ? En tout cas, je ne vois pas de signe de magie, quoique peut être l’engrais utilisé pour faire de cette courge un monstre. N’empêche, c'est impec' pour bronzer! » Il se promit intérieurement de demander la recette du fameux engrais à l’imposteur qui en voulait à sa place de jardinier en chef avant de le donner en pâture à Celui-dont-on-ne-doit-pas-rire.

Il s’adossa contre la tige de la courge et tapota du bout de son doigt osseux la peau épaisse de la reine du potager. Il admira le paysage du haut de cette montagne de chaire orangée. C’était le lieu idéal pour mijoter une sacrée farce à son acolyte. Le pousser d'en haut ? L'enfermer dans cette courge une fois creusée et l'entendre rugir? Lui retirer l'échelle pendant sa montée ? Jack piétinait d'impatience à l'idée de nombre incroyable de blagues qu'il pourrait tester sur BBW pendant cette aventure citrouillement passionnante.



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MessageSujet: Re: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Dim 11 Déc - 14:20

Il en était déjà au troisième quart de son ascension lorsqu'il sentit, comme un chat trop câlin en boule contre son ventre, le vent lui rouler sur le corps et le pousser doucement. Il tâcha de s'agripper plus fermement à l'échelle qui tanguait, d'ignorer les fourmillements comme autant de fils de plomb le tirant vers le bas. Non qu'il eût le vertige ! Mais un loup n'est pas fait pour les hauteurs, sinon pour le bord des falaises d'où contempler les troupeaux et les avertir sourdement de sa venue prochaine. Il prit sur lui néanmoins, et parvint sans plus de peine à se hisser jusqu'en haut. Un effort encore pour couvrir la distance entre l'échelle et le rebord de la citrouille, mètre démesuré où semblait battre un vent devenu violent – mais il sauta, serein malgré les insolences de ses tripes.

Une fois stabilisé sur la rondeur de la courge qui, quoique bien lustrée, glissait moins que ce à quoi il s'était attendu, il contempla le paysage, si large dans son étendue et cependant si réduit une fois passé au filtre de la distance, contenu tout entier dans le rond de la pupille. Une maquette à gober d'une bouchée, ce petit monde ! Mais sentant sur sa nuque le regard trop farceur de son Lieutenant – le connaissant trop bien, sans doute – il ne voulut pas prendre le risque de s'exposer à quelque mauvais tour ; se détourna donc de sa mégalomanie champêtre pour surveiller, l'air de rien, le faquin.

Puis, parce que malgré son silence concentré il n'avait pas tout à fait ignoré les niaiseries de l'autre :

    « Avec un teint comme le tien, j'ai bien peur que tenter de bronzer ne revienne à se toaster la face, mon cher Jack. »

Sans méchanceté et sans sourire, juste une ombre de plaisanterie sur un clignement de paupières.

Comme il riait intérieurement de sa plaisanterie qu'il trouvait particulièrement bien trouvée – à ne pas contredire, surtout – lui vint aux narines une vague acide de relents citrouillesques. L'ouverture sombre qui se devinait sous l'imposante tige en dégageait comme des vapeurs de soufre du gouffre de l'enfer. Plus à hésiter : l'aventure, toute poisseuse fut-elle, les attendait.

    « Allez ! Qu'est-ce que tu attends pour explorer la chose ? C'est pour ça que tu m'as fait venir, non ? Je te suivrai de très près. »

[ ... Vraiment, vraiment désolée pour cette minuscule petite daube D8 ]


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MessageSujet: Re: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Mer 14 Déc - 22:21

[Désolé d'avance pour le roman...]

Il avait commencé par lui tourner le dos. Puis à critiquer son teint. SON TEINT ! Son altesse sérénissime n’avait rien trouvé de mieux que de lui parler de son teint, joliment pâle et laiteux soit dit en passant. Mais à la vue de BBW admirant le paysage comme un chasseur admire sa proie avant de fondre dessus et de la dépecer, Jack eut un frisson d’excitation et n’osa s’insurger contre ce manque de tact flagrant. Il imaginait le Loup poser son regard perçant et cruel sur l’Absurde Forêt, le Manoir en Thé, et lire leur image en feu, dévastée, au fond de la pupille lupine. Il avait presque envie d'être un paysage pour qu'Irfane pose ses yeux sur lui, le détailler, le contempler et le détruire dans une emprunte. Soupire. Il fallait vraiment que Jack retrouve Walrus pour s'amuser à ses dépends, parce que là, il déraillait sérieusement !

Le vent battait, soufflait sur le visage cireux et lisse d’O’Lantern, pour une fois dénué de ce sourire figé et caustique qui le caractérisait tant. La Citrouille était soucieuse. Il venait de remarquer l’odeur qui se dégageait du légume géant sur lequel il se tenant et, de fait, l’ouverture par laquelle l’effluve nauséabonde et amère se dégageait. Il manquait cruellement d’observation, voire de concentration, mais quand vous avez un tel spectacle devant vos yeux, comment faire mieux ? Ce qui le rendait soucieux était ce que renfermait la cucurbitacée démesurée. Il eut à peine le temps de se dire qu’il était peut être le temps d’enquêter sur cette bévue de jardinage que la voix d’Irfane claqua dans l’air froid. N’admettant aucune réponse, aucune attente. BBW restait le meilleur terrain de jeux que Jacky avait eu à pratiquer. Le regard glacial et implacable du chef donnait irrésistiblement envie au Lieutenant de le taquiner pour déterminer les limites brumeuses de sa patience, voir de tirer les joues fermes de Big Bad Babiole et de courir, vite. Mais comme à son habitude, Loulou n’était pas là où l’on l’attendait. Jamais. Il virevoltait entre cet humour pinçant de celui qui, l’air de rien, lance des piques sans vraiment y toucher, et cette autorité naturelle, emblématique, qui fait de ces hommes, ou bêtes, des chefs de meutes. Le corps du trublion s’agitait seul pendant que l’esprit du pitre s’aventurait dans une réflexion aussi vaine qu’inconfortable. Les jambes se dépliaient lentement, comme tirées par des filins invisibles, marionnette désarticulée et illogique, tandis que les bras se tendaient pour faire de cette ascension une pirouette gracieuse et presque maladroite.

Maintenant debout, presque stable sur ses deux pieds, Jack cligna des yeux. Une fois. L’esprit avait rejoint le corps et la bouche ourlée du jongleur malsain s’ouvrit quand ses deux billes sombres fixèrent le commandant en chef des Epouvanteurs. « Fais attention à mon derrière, on ne sait pas ce qui nous attend à l’intérieur. » Après une œillade qui se voulait aussi aguicheuse que vulgaire -Jack ne faisait jamais dans la douceur et la subtilité- il avança lentement en direction de la tige. O’Lantern comprit pourquoi il n’avait pas vu tout de suite l’ouverture de la courge qui menait sans doute en son centre. Non pas que la présence animale de BBW le perturbait plus que ça, quoique, mais le relief doucement arrondit de la citrouille géante ne faisait apparaitre que lentement l’ouverture sombre et béante qui s’étendait au pied de la cuticule. La surface du légume, quoique lisse, ne glissait pas sous les semelles souples de notre courgette. Elle s’amollissait même, donnant l’impression de marcher sur ces coussins remplis de liquide qui étaient à la mode pour ces fées voulant soulager leurs rhumatismes.

L’odeur devenait intenable. Comme si la pulpe orangée du légume avait pourri avec vigueur, histoire de bien les dégouter. Jacky avait pourtant l’habitude de ces odeurs âcres et fortes de courges, puisque lui-même s’en était fait une spécialité. Mais là, la chaleur aidant, les relents poivrés étaient à la limite du supportable. Frissonnant du nez, il protégea sa bouche avec sa manche et se pencha légèrement en avant pour voir ce qu’il en était. Si la descente s’avérait être trop aventureuse au goût du courageux Epouvanteur, il tournerait les talons et commanderait dans l’instant deux barils de tue-herbe. C’était son potager après tout ! Une sorte de courant d’air putride semblait balayer les flancs internes du légume, explosant à la figure d’O’Lantern quand il s’accroupit vers l’ouverture. Ce qui l’étonna était l’étrange profondeur du légume.

Déjà imposante au dehors, elle l’était encore plus au-dedans, ressemblant plus à un vaste stade qu’à une grotte inconfortable. L’intérieur, tout de chaire orangée mêlant habilement une gamme encore inconnu de cette si belle couleur, de pépins jaunâtres et aussi durs que des pierres, donnait vraiment envie de s’y aventurer. En plus du jus fumant qui suintait sur les parois comme du pue d’une plaie infectée. La Paradis des couards comme Jack, vous vous en doutez. Mais une longue et douce pente semblait avoir été creusée à même la citrouille pour permettre d’atteindre, supposait-il, le fond encore invisible dans les pénombres qui y régnaient. O’Lantern passa sa tête par-dessus son épaule et lança à Irfane dans un ton qui se voulait volontaire et drôle : « Bon bah, jme lance ! Après tout, les citrouilles, ça me connait ! En avant ! » Il passa ses jambes par-dessus le rebord lisse du légume et enfonça son chapeau sur sa tête, histoire de protéger son joli visage des éclaboussures du jus de citrouille qu’il supposait nocif, voire corrosif. Comptant sur l’infinie –et au-delà ?- patience de son acolyte du jour, il prit soin d’ajuster ses gants sur ses doigts osseux, leva les bras comme ces enfants –ou personnes de petites tailles- au sommet d’un toboggan, et se laissa glisser dans les pénombres putrides du légume, ne sachant vraiment ce qui l’attendait au bout.

Il prit de la vitesse, glissant sur la chaire grumeleuse du légume, et vit désespérément s’éloigner l’ouverture de la citrouille au dessus de sa tête. Des gouttes corrosives de jus de citrouille –Jack se promit de réfléchir par deux fois avant d’en boire de nouveau- tombaient sur le rebord de son couvre chef, y creusant au passage de minuscules trous. O’Lantern, dans un sursaut de courage, ferma les yeux et pria Poivrons, Poulpe et autres divinités de lui venir en aide et d’achever cette descente aux enfers citrouillesques qui s’annonçait inter-minable.


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MessageSujet: Re: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Dim 25 Déc - 16:57

L'hésitation de Jack, aussi palpable que l'odeur qui le rebutait, comme un mur qui se serait fait un peu plus dense à chaque pas et dans lequel il peinerait à s'enfoncer, sut titiller l'amusement d'Irfane et non pas la corde pourtant si sensible de son agacement. Plus que grâce aux capacités comiques de son lieutenant, sans doute était-ce en raison de sa motivation propre qu'il réagissait aussi agréablement à une situation qui ne l'aurait guère enthousiasmé en temps normal : après tout, il n'était pas venu ici dans l'optique d'explorer et de clore l'affaire au plus vite – il aurait alors plutôt envoyé quelque sous-fifre désœuvré – mais dans celle de se sortir de la léthargie grognonne qui lui collait au corps comme une mauvaise sueur depuis les derniers... événements. Il lui fallait se changer les idées, en somme ; et Jack était pour cela particulièrement bien tombé. L'observer prendre toutes ses petites précautions avait à cet égard quelque chose d'infiniment bidonnant, puisque non plus gâché par la conscience angoissée d'une tâche à accomplir.

La tentation de précipiter son très cher aux tréfonds de la courge lui vint tout de même, comme ce dernier, dandy trop soigneux, prenait le temps d'arranger sa tenue : une innocente petite pression au bas du dos et l'autre aurait filé, sans doute en beuglant, tournoyer dans la descente qu'il lui répugnait tant d'emprunter. Rien que de bien puéril, indigne sans doute de celui qui employait son imagination aux tortures les plus vicieuses de Malkins – mais ainsi le rendait Jack, bouffée d'air au sein de ses propres flammes. Il ne put appliquer sa petite farce, néanmoins, sa victime s'étant déjà précipitée d'elle-même dans le gouffre fétide ; et le temps qu'il s'approchât du trou, la silhouette de son lieutenant avait disparu dans le noir épais qui succédait à l'orange.

À son tour, donc. Il prit le temps – pure curiosité, pas d'hésitation de sa part, bien sûr – de considérer l'ouverture quelques instants avant de s'y aventurer. Il lui semblait presque percevoir des volutes se dessiner en cuivre évaporé sur le pilier vert dressé haut derrière, comme la puanteur matérialisée, avertissement pour tout explorateur trop téméraire : voilà ce que tu respireras si tu fais un pas de plus, voilà ce qui te passera par les narines et s'enroulera dans tes poumons !

Il inspira un grand coup, retint la grimace que les relents putrides voulaient dessiner de force sur ses traits et, après un dernier coup d'œil pour s'assurer qu'il ne se jetait pas dans un lac d'acide citrouillique – quoique, rien n'était moins sûr en réalité – il plongea à son tour dans l'antre mystérieux.

La descente s'avéra moins désagréable que ce qu'il avait envisagé. Certes l'air devenait de moins en moins respirable plus il s'enfonçait dans les entrailles de la chose, comme si chaque parcelle de chair orange et brune avait exhalé toute une variété de poisons jusque là insoupçonnés ; certes le monde se refermait sur lui tel une chape de plomb – mais molle et visqueuse –, invitant à hurler chaque recoin claustrophobe de son être ; et certes encore la fine pluie qu'avait déjà dû subir Jack lui grignotait la chair, au point qu'il lui fallut se résoudre à lever un bras à hauteur de visage, afin de lui éviter de se trouver tout perforé à l'arrivée. Mais tout de même ! La glissade se faisait avec souplesse et plus confortablement que ce qu'on aurait pu imaginer, sans trop râper le pantalon, et la sensation qui gonflait comme une boule d'euphorie au creux de son ventre à mesure qu'il prenait de la vitesse rattrapait largement les divers inconvénients.

Il voulut même accélérer, pulsion des plus basiques cachée sous la prétendue volonté de rattraper son lieutenant par pure nécessité professionnelle. Ses talons se levèrent doucement jusqu'à cesser de frotter le sol, ses épaules se tendirent en arrière, mais sans s'appuyer, et l'ensemble de ses muscles dorsaux et fessiers se contracta avec force et maîtrise afin de garantir au corps une configuration optimale. Ce fut avec ravissement que le Grand Méchant Loup se sentit accélérer au-delà de ses espérances, et traverser tel un balais-bolide les derniers mètres.

La vitesse qu'il avait atteinte eut en outre cet effet particulier de le projeter, une fois arrivé au bas de la piste, à quelques quatre mètres plus loin. Mu par l'instinct animal qu'avait déjà affûté sa performance lors de la descente, il parvint toutefois à se reprendre sans peine, après une roulade avant parfaitement exécutée et un rattrapage bien établi sur la puissante pression de ses jambes – et ce malgré la soudaine mollesse du sol qui lui sembla fait d'éponges et de racines entremêlées. Hélas, son exploit passa inaperçu dans les ténèbres vaguement orangées au sein desquelles il avait atterri.

Comme ses sens ne dépendaient heureusement pas que de sa vue, il eut tôt fait de repérer Jack à quelques pas. Il lui posa une large main sur l'épaule, mélange de pression et de caresse, comme le font les hommes de pouvoir pour affermir leur autorité – mais sans la nuance de condescendance que la plupart y mêle, remplacée chez lui par ce fin mélange de tendresse et de menace.

    « Alors, est-ce ce à quoi tu t'attendais ? » souffla-t-il doucement dans le silence ambiant, à peine dérangé de temps à autre par le 'ploc-ploc' du suintement des parois. « Percevais-tu ainsi l'intérieur de tes chères citrouilles dans tes rêves les plus houleux ? Et inutile de prétendre le contraire : je sais bien qu'elles remplissent tes nuits ! »

Un sourire – invisible – tandis qu'il époussetait distraitement sa chemise, légèrement froissée par les battements de l'air dans sa folle dégringolade.

Restait maintenant à explorer les alentours. En tâtant du pieds il semblait à Irfane que le sol sur la droite devenait plus spongieux encore, s'enfonçait progressivement, comme aux abords d'un lac dont l'eau, par temps venteux, a mouillé les rives en débordant. Sur la gauche il sentait l'air plus frais, ou plutôt moins poisseux, preuve que la cavité devait s'étendre plus largement par là. Par précaution il ne chercha cependant pas à s'aventurer plus loin avant d'y voir davantage, à défaut de retrouver l'usage de son odorat. Comme ils ignoraient encore tout de la nature des murs et de la taille de la poche d'air autour d'eux – c'est qu'ils étaient désormais loin de la surface –, il préféra ne pas se risquer à l'utilisation pourtant pratique du feu de son lieutenant : lui préféra la traditionnelle barre lumineuse de Minilumifées pénitentes. Cruel sort que celui des Minilumifées condamnées à éclairer les logis des riches Malkiniens pour un salaire modique, jusqu'à ce de pourtant bien compréhensibles velléités révolutionnaires les précipitent au bagne – lequel correspond, pour leur espèce, à l'emprisonnement à perpétuité dans de très pratiques et en conséquence peu coûteuses lanternes, torches et autres sources de lumière portatives. Le Grand Méchant Loup ne s'émut cependant pas en secouant le tube étroit dans lequel essayaient de dormir les pauvres créatures, ni quand lui vint le bruit étouffé de leurs jurons, satisfait simplement de voir augmenter leur lueur en même temps qu'elles quittaient le sommeil.

    « Voyons voir ! » lança-t-il quand la lumière fut assez forte, tout en levant haut sa barre pour éclairer les alentours.




Dernière édition par Big Bad Wolf le Lun 2 Jan - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Passionnante et Si Périlleuse Exploration de l'Énôôôrme Citrouille | Pv Jackouille Mer 28 Déc - 12:42


Jack se sentait vraiment mal, drôlement mal. Non pas que se retrouver dans le ventre d’une citrouille lui paraissait incongru, quoique l’inverse était plus courant, mais O’Lantern ne se sentait pas des plus à l’aise dans cet atmosphère pesante et ténébreuse. L’air était gorgé d’acidité, lui piquant à chaque inhalation ses poumons au point que respirer devint un vrai supplice pour lui. Contrairement à son ami lupin, Jack n’était pas doté d’une ouïe et d’un odorat surdéveloppés et eut donc du mal à se repérer. Il se contenta, à tâtons dans le noir, de se décaler du lieu du probable atterrissage d’Irfane, progressant avec minutie et d’infinies précautions sur le sol spongieux et mou de la courge. Au dessus de sa tête, dans ce qu’il imaginait être un long corridor incliné, le vent soufflait au passage de BBW. Jack, les yeux clos puisque inutiles dans cette obscurité totale, entendit faiblement un masse atterrir sur le sol, le faisant faiblement tanguer au passage. C’était si désagréable d’être privé de ses sens, de se sentir démuni. Son odorat était saturé par les effluves acres et fortes du légume, il n’y voyait rien, n’entendait que des bruits étouffés et son équilibre était soumis à rude épreuve à cause de la mollesse du sol.

Il sentit, s’habituant peu à peu aux pulsations du légume, Irfane -ou celui qu’il soupçonnait comme tel- avancer vers lui et sursauta quand la lourde main du Loup se posa non sans une certaine délicatesse. Il imaginait aisément la haute stature de l’homme s’élancer dans les ténèbres derrières lui, le sourire sadique qui se dessinait sur la face virile, les dents acérées qui venaient durcir les lèvres tendres et biens dessinées. La voix du Lieutenant suinta, doucereuse, caressa l’oreille de Jack qui eut un peu de mal à replacer les mots dans un ordre logique et déglutit avant de répondre. « Ahem euh ouais, bah c’est pas super lumineux quoi. » Intelligent. Subtile. Fin. O’Lantern n’avait jamais été rien de tout ça, et ces paroles maladroites ne firent pas exception.

Il entendait comme une houle acide dans un recoin de la citrouille. L’embrun lui chatouillait même les narines de cette odeur forte à laquelle il s’était maintenant accoutumé, faute de mieux. Le col de son pull rayé sur le nez, histoire de moins subir l’acidité de l’atmosphère, il vit une douce lumière apparaitre entre les mains d’Irfane. Le tube fluorescent, ronronnant sourdement sous les injures de ses êtres autochtones, diffusa progressivement sa lueur, éblouissant au passage Jack. Il baissa les yeux au sol, histoire de s’habituer à la lumière vive, et vit qu’ils marchaient sur un parterre duveteux, légèrement velu d’orange. O’Lantern balaya du regard la salle qui s’étendait devant eux. Ils se tenaient au pied d’un long toboggan naturel qui ouvrait sur une pièce sphérique. L’aménagement de l’intérieur de la citrouille acheva de convaincre Jack que rien dans tout cela n’était très naturel. A la base de la paroi, le flanc intérieur du légume ressemblait fortement à un mur de pied sombre, les rainures de la courge dessinaient même les lignes de séparation entre les briques. Le regard du Roi des Citrouilles caressait le mur dans sa hauteur, mur qui reprenait ses droits de légume à mesure qu’il s’élevait vers le sommet de la courge. La pierre laissait place à la chaire orangée et le jus acide suintait, remplaçant le mortier de la pierre. Le sommet, percé de l’ouverture par laquelle ils s’étaient engouffrés, luisait faiblement, organisé comme ces voutes d’ogives quadripartite, immense cathédrale de chaire orangée.

La haute salle était percée de deux arcades arrondies une en face d’eux, une autre sur leur gauche, et une sorte de petit lac de jus orangé s’étendait sur leur droite. Les pierres de l’ouvrage étaient finement ciselées ; l’architecture réfléchie laissait penser plus à un ouvrage d’art qu’à la poussée magique d’une courge. Le lac, source de la houle qui berçait Jack, leur faisait parvenir des relents acides et amères tandis qu’une plage de chaire ramollie le ceinturait, parsemé de végétaux rappelant étrangement la cuticule de la citrouille. Devant eux Ebahie, Jack baissa son cache-nez pour épouser du regard l’arrondit presque infini du plafond. Ses yeux heurtèrent à l’image comique de BBW, le bras levé, son bâtonnet lumineux à la main. « Dis, quand tu auras fini de danser, ma petite majorette, tu voudras bien éclairer de ce côté-ci steuplait? » O’Lantern montrait du doigt l’alcôve de gauche. L’air lui semblait plus respirable par là bas, et rien ne serait trop beau pour que son nez, si fin, si beau, arrête de le démanger. Il se retourna pour faire face au Grand Méchant Loulou, un sourire radieux vissé sur les lèvres, dévoilant une rangée de dents parfaites et blanches qui auraient pu faire pâlir de jalousie les Minilumifées.


"La vengeance est une citrouille qui se vide soigneusement." by Wawa Le Magnifique.
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Jack O'Lantern
team steak haché
team steak haché
HUMEUR : Toujours joyeux.
CITATION : Ploutch !

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : Jack O'Lantern, Roi des Citrouilles.
NOTEBOOK : Graine de courgette deviendra Citrouille.
VIE SOCIALE : Potager plus ou moins public.
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