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L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©)

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MessageSujet: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Mer 9 Déc - 19:38

Nowel était avant tout un état d’esprit. Difficile d’échapper à l’aliénation qui se métamorphosait irrémédiablement en tracas matériels. « Complot de capitalistes » disait souvent Walrus. Le son des clochettes se propageait et asservissait le mental, les guirlandes éblouissaient les yeux à défaut de les crever – encore que… Les enfants mordaient voracement le portefeuille de leurs parents dans l’espoir d’y faire un énorme trou, et les commerçants admiraient les yubas se suicider en un superbe saut périlleux jusqu’au fond de leurs caisses.

Du point de vue de Sylar, Nowel était non seulement un – stupide – état d’esprit, mais aussi, surtout, une perturbation qu’il oubliait très volontiers. Et lui que caractérisait pourtant une attention toute particulière aux changements, c’était avec un mépris absolument fascinant qu’il diluait l’effervescence générale dans l’acide opaque de ses réminiscences non assumées. Parce que… Sylar avait autrefois été le plus sage des enfants. Nowel l’avait maintes fois honoré, donné un arrondi scandaleusement joyeux à ses énormes joues. Mais aujourd’hui, sans pouvoir s’encombrer de regrets, il n’était qu’en mesure de jouer une énième fois les cartes de l’indifférence et de l’omission. Ainsi filait chaque année supplémentaire passée aux côtés de Walrus.
Et jusque-là… on les avait curieusement épargnés.

Quatre heures du matin – de la nuit – sur le point de sonner, Sylar avait négligemment rejeté les couvertures et posé les pieds au sol. Une fatigue malvenue l’avait poussé à se coucher tôt, et le désœuvrement, ce scélérat, s’était très vite perché sur son épaule en une position de duc capricieux, chassant de ses grands yeux jaunes le sommeil hors de sa tête. Tant pis, sa torpeur irait à un autre. Et de fait, Walrus avait été bien moins raisonnable que lui la nuit dernière, s’étant d’abord longuement affairé à… quoi déjà ? Oh, quelle importance. Un assassin administrait comme bon lui semblait la tension de son corps – il était d’ailleurs rare que Sylar dormît une nuit entière, puisqu’il trouvait en la noirceur une charmante complice de crime. Il rabattit avec douceur les draps sur les épaules de son coéquipier – invité surprise ! – et annonça, en se redressant, le commencement de sa journée.

Et les journées de Sylar débutaient ordinairement par une mauvaise habitude : celle de n’allumer les lumières du couloir et du salon qu’en soirée – et il n’y mettait un réel point d’honneur qu’en présence malheureuse de convives. Il s’enferma dans la salle de bain sans rien soupçonner, et en sortit impeccablement vêtu, de noir, certes, mais également de cette même insouciance qui le mena jusqu’à la cuisine sans que la méfiance ne coulât dans ses yeux.
Ce ne fut qu’une fois armé de son paquet de noix et les joues pleines qu’il gagna la fenêtre, repoussant les dentelles pour contempler l’extérieur que la lune, cette nuit là, éclairait généreusement.
Grignotements silencieux.
Mais de plus en plus lents.
Puis il s’immobilisa tout à fait.
En réalité, il se demandait très sérieusement pourquoi des chaussettes ornaient par dizaines le ponton d’accès à la péniche.
Et pourquoi une chaussette venait de lui tomber sur le nez. Il l’avait laissée choir au sol, sans esquisser le moindre mouvement pour la rattraper, n’avait même pas baissé la tête. Dans ce qui sembla être un mouvement compulsif, il se remplit une dernière fois la bouche de noix, fit volte-face, posa le paquet sur la table, et quitta la cuisine.

Lorsqu’il actionna l’interrupteur du salon, Sylar crut sentir des crocs et des cornes lui pousser. Au-dessus de chaque fenêtre. Au dessus de chaque porte. Le long des murs. Sur le dossier des fauteuils. Sur le dossier du canapé. Sur les branches libres du porte-manteau – s’était-on retenu de flanquer les vêtements à terre pour libérer les autres ? Sur le couvercle et le pupitre de son clavecin. Partout. Partout, des chaussettes. Bleues, vertes, oranges…
… roses…
Seul le lustre avait été épargné. Même Bully, il venait de le remarquer, déliait grassement ses anneaux au milieu de la pièce, avec sur la tête… un chapeau de Nowel miniature.
Terminant de mâcher ses noix, Sylar tendit la nuque et passa une main dessus, caressant la rage pour qu’elle achevât ici sa course et n’atteignît jamais son esprit. L’exaspération, par contre, lui fila sous le nez et devint maîtresse de ses perceptions. Il poussa un profond soupir, le plus audible qu’il se fût permis depuis des années.

— Bon…

Contre toute attente, il ne se rua pas dans la chambre pour expliquer à Walrus sa façon de penser. Non, il se rendit plutôt dans la salle de bain et s’équipa d’un large panier en osier, sortit sur le ponton et s’en remit à ses ambitions de ménagère frénétique. Ce n’était pour lui qu’une provocation de plus. Il ne songeait absolument pas aux circonstances, ne donnant, de surcroît, aucun crédit aux fables festives. Le père Nowel, après tout, n’était-il pas tombé en désuétude ? Alors il continua son rangement sans inquiétude, ne pensant qu’au moment où il pourrait enfin lâcher son grand panier sur le corps endormi de Walrus.

A l’intérieur – qu’il avait réintégré à contrecœur parce que le froid l’avait calmé, Sylar délivra d’abord son clavecin, puis les sièges, le porte-manteau… mais il faillit simplement mourir sur les murs lorsqu’en en détachant les chaussettes, il put connaître les moyens que s’était donnés son coéquipier pour justement lui faire rendre l’âme.
— De… de la pâte à fixe ?
Son visage dut s’allonger de quelques centimètres. Avec l’insensibilité apparente d’un automate, il entreprit de détacher la pâte des fibres de la chaussette, sans y parvenir entièrement toutefois. Alors il frotta, encore et encore, mais n’arrangea rien à son cas.
… allait-il devoir mettre des chaussettes dans le congélateur… ? Ou se comporterait-il en homme riche – les jetterait et les remplacerait ?
Il continua dignement de remplir son panier, parce qu’il fallait toujours profiter de l’invisibilité d’un traumatisme.
… Du moins jusqu’à ce qu’un autre vînt s’y ajouter, pour fatalement le dévoiler.

***

Quand Sylar entendit les vitres se briser, il lança son panier – qu’il venait tout juste d’achever de remplir ! – sur ce qui avait menacé se jeter sur lui. Des ricanements, des cris, qui narguaient le système de sécurité et plongeaient jusqu’ici ! Il appela :

— Walrus !!

Un poids sur le col, il saisit l’horrible chose – un lutin ?! – et la propulsa violemment contre le mur. Hélas d’autres fondirent sur lui dans des ricanements grotesques et lui soufflèrent à la figure une fumée rosâtre qu’il eut le malheur d’inhaler. Doucement, Sylar tituba et tourna de l’œil, puis chuta lourdement sur dix lutins qui s’étaient efficacement alignés pour le réceptionner. L’un d’eux emporta Bully.

[Je laisse à la modération le plaisir de narrer notre retombée ^^]
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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Ven 18 Déc - 15:40


    Chocolats, huitres et Rhum au miel ! Seule consolation d'un jour trop honteusement festif, gonflé d'audacieuse exubérance, encore et toujours: Joyeux Nowel ! Le culte avait survécu à sa muse, l'adulation s'était alors accrochée à la seule chose que faisait désormais ronronner les moteurs du monde... Profit, faux-semblants et joyeuse dégustation de crustacés. L'huitre et l'échalote, farce à canette et pralines, profusion, partout ou presque, jusque sous les sapins. Découvrir au coin d'une ruelle quelque illuminé qui vous bombardait le nerf auditif d'Hallelujah démentiels et de milles promesse d'apocalypse tonitruant vous réconfortait plus que de raison. On en reconnaissait parfois, poussiéreux visages tout droit sortis d'un autre millénaire, émaciés par les siècles et les succulentes bouteilles, qui prêchaient ça et là la fin du monde depuis dix, trente, cents Nowel... J'allais jusqu'à trouver, parfois, consolation auprès d'un sapin négligé poursuivant passants et Traqueurs sous-payés. Les accidents se faisaient rares, n'est-ce pas, et l'on était indéniablement ravi de voir les guirlandes touffues se tordre autour des gorges trop insouciantes après le fâcheux oubli d'un décorateur de la ville.

    La foule zigzaguait entre les plaques verglacées, fuyant le danger pour se jeter dans les bras d'un autre - tantôt, les guirlandes, tantôt l'invasion bouleversante à la vue d'un carton empli de Puddies miniatures laissés à l'abandon, ou peut être l'étreinte agonisante d'une tribu de zombies débiles affublés de sourires mécaniques, entonnant cantiques et chants de Nowel jusqu'à ce que vos oreilles craquent ! Joyeux Nowel ! Quelle ineptie... Vil complot de capitalistes !

    Oh, Nowel amenait dans sa hôte - sans Vieillard de velours ni pingouin volant - ses petits plaisirs également. Inattendus, pour certains... N'avais-je pas passé la soirée à courir les couloirs du QG en compagnie de la Rôtisseuse ? Plus qu'inattendu, une pure atrocité. Rien de plus délectable en somme. Il n'empêche, nous avions réussi à attraper tous nos "collègues" ou presque afin qu'ils gouttèrent - par la force s'il le fallait - à nos sublimes créations gastronomiques. Chef d'œuvre de l'histoire des Tartelettes, plus louable encore que la recette de Tarte Tatin fraichement révélée par Mamie Faucheuse, interviewée aussi vite qu'incarcérée ! Nowel rendait vicieux; jusqu'aux petites retraitées psychopathes... Joie ! D'enfoncer le minuscule bonnet rouge et blanc sur le crâne cubique et gélatineux de Bubull'. Considérant dans les slurps baveux et les tentatives de gobage de phalange une démonstration d'excessive tendresse. Je jubilais silencieusement, m'affairant à recouvrir chaque centimètre carré de chaussettes extravagantes, armé d'une vingtaine de lingots de pâte-à-fixe ! Les tartelettes attendaient naturellement, en évidence, que Syl' soit "invité" - avec délicatesse, histoire d'éviter l'étouffement qui en résulterait s'il s'y refusait dans un premier temps - à y goûter.

    Big Bad Wolf maudisse ces satanées tartelettes ! Mes plans furent remis au petit matin, puisque Mr. Sylar Black avait décidé d'aller mourir sous les couvertures à une heure honteusement peu tardive. Il était absolument indécent que quiconque aille se coucher à une heure pareille, le jour de Nowel ! D'autant plus alors qu'une ribambelle de tartelettes aux yeux de Crevette Velue patientaient, encore tiédies, dans les mains d'un tueur à gages irrité au possible par les chorales et les flaques de verglas... J'allais lui sortir le coup du gratin d'huîtres pour le lendemain midi, si ça n'était celui des globes optiques d'Alhyenn dans sa tasse de thé !

    Aveux. Bully constituait une compagnie légèrement trop... Gluante, pour qu'elle fut appréciable. Ma vengeance résida donc, pour l'heure, en une simple et vicieuse monopolisation de couvertures. Ainsi qu'en l'omission délibérée du verrouillage de la porte. Peut être Bubull l'étoufferait-il dans son sommeil... (Comme il avait déjà tenté de le faire à plusieurs reprises jusqu'à ce que nous décidions qu'un verrouillage salutaire des portes ne devienne obligatoire).

    Je l'entendis à peine, rampant hors des couvertures dans un état des plus comateux. M'arrachant à la douce chaleur du sommeil à contre-cœur. Sans doute s'agissait-il encore une fois de quelque histoire de chaussures pleines de neige laissées à l'abandon sur l'un de ces satanés tapis... Big Bad Wolf nous bénisse de n'avoir pas choisi de mettre de la moquette ! (La moquette est une invention diabolique). J'enfilai un sweet qui trainait honteusement par terre par dessus mon pyjama. Parce qu'il fallait être complètement cinglé pour penser s'habiller à quatre heures du matin, n'est-ce pas... Entamant donc la somptueuse marche du Zombie, je pris la direction du Salon, et, scandalisé... Découvris avant d'y parvenir une monstruosité d'écailles vertes dans la cuisine ! L'infâme lutin tordait ses doigts crochus autour de mes - magnifiques, sublimes - tartelettes !

    « Miom miom... »

    Saisie instinctive du mixeur qui vint percuter dans un fracas macabre le crâne cornu ! Arraché à sa prise, le câble vint bientôt s'enrouler autour du coup d'un second Lutin, tandis qu'une cuillère se chargeait par la suite d'embrocher l'œil globuleux d'une créature supplémentaire... "Beurk", fut tout ce que je parvins à murmurer, prenant pour la première fois la peine de me laver les mains avant d'aller perpétrer d'autres crimes. Il passa bien trois ou quatre minutes avant que le liquide verdâtre et visqueux ne disparaisse complètement dans les méandres du lavabo. Pourquoi, fut l'unique chose qui me vint naturellement à l'esprit... J'avais pourtant pensé à tout, pattafixant minutieusement chaque coin de la péniche de chaussettes !

    « Crétin d'aristocrate diaboliquement inculte ! Demain, c'est sur, il va avoir droit au gratin ! »

    Chaussettes glissant avec fluidité sur le parquet, armé du mixeur et de son précieux cable, je me jetai dans le salon, me retrouvant presque immédiatement étouffé par le poids d'un sapin floqué. Rampant de sous les branches secouées de spasmes, j'évitai de justesse une guirlande tandis qu'un Lutin se débarrassait au loin de l'étoile décorative. Étoile que j'avais amoureusement déposée au sommet de l'arbre de Nowel avec Bubull', notre première séance de décoration collective... Sacrilège ! J'eus à peine le temps de voir disparaitre les corps de Sylar et Bully, croulant moi-même sous une montagne de rires, de vert et d'exclamations vicieuses. Rejoignant mes deux compagnons dans l'inconscience, étreint par la plus justifiée et la plus existentielle des interrogations que tout homme devrait naturellement se poser en pareille situation... Y avait-il Muffins et Rhum au miel à Bank'Ize Land ?! Ne restait plus qu'à espérer...



// Absent jusqu'au 11 Janvier //

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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Jeu 24 Déc - 15:29

Nowel : un nom qui rendait un son tout particulier chez les Cavallonne. Ce n'était pas la période des cadeaux, non - à part quelques rares exceptions, tout bon Cavallonne avait déjà l'âme noire, ou du moins quelque peu ternie, dès l'enfance : Othello Cavallonne, l'un des Cavallonne les plus brillants, s'était notamment illustré pour avoir dès huit ans organisé un commerce clandestin de confiseries diverses auprès de ses camarades, ses gardes du corps se chargeant de raisonner les mauvais payeurs.

Certes, on aurait pu acheter les cadeaux. Mais les Cavallonne étaient nombreux, habitués au luxe et se côtoyaient peu ; en conséquence, devoir acquérir plus d'une vingtaine de présents chers et dont il n'était pas certain qu'ils plaisent motivait peu la famille. On préférait donc organiser une grande fête familiale où les cousins éloignées pouvaient faire connaissance, les frères et soeurs s'affronter discrètement et les vieilles rancunes remonter à la surface. Chaque année, une nouvelle branche était désignée pour jouer les hôtes. Les invités arrivaient deux ou trois jours en avance et n'apportaient de cadeaux que pour les maîtres de maisons. La fête commençait tard le soir et les gardes du corps eux-mêmes avaient droit à un buffet rien que pour eux, d'où ils pouvaient guetter leurs propriétaires employeurs tout à leur gré. On finissait généralement à l'aube et tout le monde titubait jusqu'à son lit pour émerger vers quatorze, quinze heures.

Et, bien sûr, personne n'ouvrait les fenêtres ou les portes richement ornementées de chaussettes presque trop jolies et délicates pour s'enfiler sur de bêtes pieds humains.

Ce qu'était en train de faire l'honorable Liliana Cavallonne en gloussant pour elle toute seule. Grande et maigre, enveloppée dans une robe pourpre et bouffante qui ne servait qu'à la faire paraître plus osseuse, surchargée d'une masse impressionnante de bijoux qui devaient à eux tous peser plus que leur porteuse, la vieille dame vivait depuis bientôt cinquante-sept ans dans une version alternative de la réalité où pas mal de choses lui semblaient d'un comique extraordinaire : l'idée d'une attaque de lutin sur les membres de sa famille en faisait partie. Malheureusement, ses mains peinaient à ajuster la poignée de porte. Elle fronça un peu les sourcils, contrariée. La vie était beaucoup plus drôle depuis son accident à la tête, mais elle était souvent prise de tremblements qui rendaient difficile les plus simples mouvements de la vie de tous les jours. Elle aurait bien demandé de l'aide à son garde du corps, John, mais elle avait déjà eu tant de peine à lui échapper ! Et il ne serait sûrement pas d'accord avec sa petite plaisanterie.

Elle entendit des bruits de pas, se concentra. Un cri lui appris qu'on l'avait vue. Oh, il fallait se dépêcher, sinon elle allait à nouveau être enfermée dans sa chambre, ou alors remise sous la tutelle de John - un charmant garçon, certes, mais tellement ennuyeux !

Elle eut la satisfaction de voir ses efforts aboutir au moment même où les gardes du corps de Liam Cavallonne lui mettaient la main dessus. Ils la tirèrent en arrière ; sa main se referma instinctivement sur la poignée actionnée, ouvrant grand la porte. Liam, sprinteur moins talentueux que ses domestiques, arriva à cet instant. Il avait à peine eut le temps d'ouvrir la bouche qu'une chose verte et rouge jaillissait de l'extérieur, l'agrippait et le tirait au-dehors.

Il n'eut que le temps de penser oh non, pas encore ?! avant d'être assommé net.
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mr. tout-le-monde... ou pas !
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CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

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NOTEBOOK : A Princely Notebook
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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Dim 17 Jan - 14:46



    Aux vues des courbatures et quelques bosses inesthétiques, il devient plus que certain que vous avez passé le voyage sympathique dans cette abominable hotte rapiécée dont vous émergez maladroitement. Le vent vous claque au visage, chassant de surcroit le peu de torpeur qu'il vous restait peut être. Contre votre abris de fortune, d'autres victimes sans doute, bercées par les restes de poudre rose et les tremblotements du traineau. Taillé dans le bois vernis, la mention "Made in Bank'Ize Land". Il en est de même pour chacun de ses petits frères, confectionnés à la chaine, qui acheminent ça et là des hottes plus ou moins garnies, entassées parfois dangereusement. La chance, toutefois, ne semble pas décidée à vous accorder la douce asphyxie salvatrice qu'il aurait été si aisé d'accepter durant votre petite sieste !

    Sylar aura le plaisir de découvrir dans sa hotte Bubull le gélatineux, Walrus aura peut être quelques très précieux orteils congelés, Liam partagera son "sac à patates" en compagnie du cadavre d'un Lutin. Les luttes intestines ne sont pas rares entre petits hommes verts, et l'absence de Bonnet vous incitera peut être à penser à quelque odieuse dérobade de couvre-chef de Nowel ! Amertume, jalousie, drame... Tout n'est pas vert et rouge à Bank'Ize Land.

    Le traineau termine sa course dans le gigantesque entremêlement d'igloo. De nouveau dans votre hotte, de gré ou de force, l'on vous transporte jusqu'à une pièce close. Un Bonnet de Nowel vous a été enfoncé sur la tête, il est dans votre intérêt de le garder... Dans les couloirs, la rumeur enfle, quelques mots se distinguent au travers des conversations peu intelligibles. Qu'importe le massacre grammatical et l'odieux rapt des verbes et pronoms, il suffit d'un ou deux sujets, quelques compléments circonstanciels, et tout s'illumine ! Cette année, la pêche a été bonne. Le discours du Père Nowel est prévu à... Suspens. Les nombres ne sont pas leur fort non plus, semble-t-il. Il y a quelques ratés, naturellement, et vous comprendrez peut être entre deux propos à peine grognés que plusieurs kidnappés ont été "égarés". Ainsi débute votre longue et fastidieuse épopée à Bank'Ize Land, l'île de Nowel ! Murs, sol et hauts plafonds ne constituent qu'un pavage continu de glace. De ci de là, les ampoules grésillent et répandent leurs paillettes. D'une troisième hotte apparait une fée lutine, le badge de Traqueur pendant mollement à sa ceinture vous tapera peut être dans l'œil, ainsi qu'un Nain peu séduisant... Ne dit-on pas que tout nain qui se respecte doit savoir creuser sa galerie où qu'il soit ? Ou peut être pas...

    A noter:
    ~ Possibilité pour le Prince Charmant de retrouver en la petite demoiselle l'une de ses anciennes conquêtes. Have Fun ♥️
    ~ Walrus et Sylar sont relativement connus de par leurs avis de recherche, sans doute l'un des comparses les reconnaitra-t-il, c'est à voir... La fée lutine plus certainement.
    ~ L'on retiendra aussi que les Nains creusent en croquant dans n'importe quel matériau. De ce que l'on en dit, ils sont plutôt roublards, grossiers et bons vivants. Celui-ci s'est d'ailleurs fait embarqué flasque de Rhum au miel à la main !
    ~ Vous n'avez pas d'armes, aux dernières nouvelles sauf... xxxxx.... A vous d'y penser. (Je m'interdis de faire intervenir la chose puisque c'est moi qui en ai parlé dans mon post, ce serait trop simple. ♥️)
    ~ Les couloirs sont truffés de lutins, au dehors, les sapins de Nowel guettent les invités égarés.
    ~ Libre à vous de détailler et de faire intervenir les deux PNJ mis à disposition.

    Fight !

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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Jeu 4 Fév - 20:29

[Walrus, J'ai fait l'impasse sur les éléments évoqués dans mon Mp', j'en tiendrai compte au prochain message.
Si quoi que ce soit manque, est en trop, vous savez quoi faire ♥️]

Le plaisir. On oubliait volontiers à quel point un puddy pouvait se montrer affectueux – avec une prédisposition toute particulière lorsqu’on s’appelait Sylar Black.

Le coton qui avait jusqu’alors pris possession de ses perceptions s’était transformé en une mousse plus encombrante encore, au pétillement affreusement désagréable. La tête épuisée, il digérait péniblement le sommeil qu’on lui avait imposé. Les élancements qu’il ressentait dans tout le corps pesaient sur son humeur, et la brûlure qu’il percevait au coin du front piquait narquoisement ses joues pâles, craquelées, lui semblait-il, par la froidure de la banquise. Mais il essayait de ne point y songer, ennuyé par l’impression inquiétante que plus il s’y attardait, plus Bully s’évertuait à lui sauter dessus pour gober tout ce qui dépassait de son visage – y compris la méchante proéminence qui lui décorait le front.
L’horrible petite chose passait, à la seconde, trois de ses différentes robes : le vert maladif de l’anxiété, le violet du trouble incertain, et le rouge virulent de la colère quand la peau de Sylar se laissait malencontreusement atteindre. Bully ne comprenait jamais vraiment quand il ne trouvait pas en l’un de ses maîtres – celui-ci, qui était toujours en noir – une indifférence apaisante censée contredire chaque instant critique.

Le visage de Sylar demeurait toutefois impassible. Ses yeux dépassaient à peine de la hotte qui, pressée contre d’autres, lui mordait vicieusement les flancs. Tant pis, se disait-il intérieurement. C’était une consigne. Tandis que sa main contrait mollement les rebondissements furieux de Bully, il constatait avec un détachement sinistre qu’il gèlerait sans doute très bientôt. Tant pis. C’était en grande partie de sa faute. Puis il avait beau accomplir un réel effort, il n’était pas en mesure de comprendre le charme qu’il y avait en l’alliance musicale d’hurlements boréaux et de glougloutements de puddy hyper affectif. Tant pis. Il ne pousserait pas l’optimisme – le pessimisme ? – jusqu’à se réjouir de la présence du Tyran, sous prétexte qu’elle pouvait garantir mieux que n’importe quoi d’autre la venue de Walrus… à la rescousse.

Là. Enfin, le problème. Sylar ne savait pas encore que son cher coéquipier se trouvait tout près, qu’il était peut-être même l’un de ceux qui lui flanquaient des coups de coude dans les côtés. En d’autres termes, rien ne pouvait réellement l’inciter à actionner son esprit d’homme-malfaisant-prêt-aux-pires-bassesses-pour-venir-en-aide-au-peu-qu’il-estimait. Pour lui, Walrus était un professionnel. Pour lui, Walrus avait été alerté par le vacarme. Pour lui, Walrus avait donc su se défendre et préparait en ce moment la grande évasion. Que d’espoirs inconscients ! Il en oubliait totalement son adorable chaton, aux réveils souvent difficiles.

Alors que le traineau repartait après une courte halte, Sylar se réfugia un peu plus dans sa hotte, réprimant cette fois les passions de Bully en l’emprisonnant dans sa poigne avec agacement. Impossible d’évaluer correctement la situation sans arrêt définitif. Son état d’esprit, remarquons-le, variait insensiblement ; désormais, il aspirait à rester opérationnel pour la suite des événements. Ignorant dignement la ventouse sauvage collée à sa paume, Sylar attendit.

Ce fut moins dignement tout de même qu’il s’extirpa de sa hotte. Les circonstances l’obligeaient ; Sylar savait parfaitement porter le feutre et le haut-de-forme, mais il ne possédait aucun brevet pour le bonnet festif. Refrain : tant pis. Cette chose avait le mérite, dirait-on, de dissimuler son front.
Son corps s’était délié avec nonchalance, libérant la douleur des élancements ainsi que le froid, qui mordit ironiquement ses dents en un claquement faible mais continu. Sylar but à la source de sa faiblesse afin qu’il n’en restât rien pour les oreilles curieuses, sans hélas pouvoir réprimer un « Oh ! » franchement surpris lorsqu’il daigna enfin lever les yeux.

Il battit des paupières à plusieurs reprises avant d’accepter qu’il s’agissait, sans erreur possible, de son irrécupérable coéquipier. Ah. Ah, oui. Le mythe du sauveur – professionnel – était un peu mis à mal par la tenue de nuit mais enfin, cela ferait l’affaire. Écoutant les lutins d'une oreille, il demeura un instant à le contempler, sourcils sensiblement haussés ; de l’innocence dans le regard et, plus latent, l’amusement de l’enfant qui se réjouissait, presque malgré lui, des bêtises commises et à venir. Plus simplement, c’était la parfaite attitude de l’homme qui savait avoir quelque chose à se reprocher – et qui dédramatisait en conséquence.
Sans plus d’hésitation, Sylar rejoignit Walrus en quelques enjambées. Il avait, bien entendu, royalement négligé ce qui les entourait. En définitive heureux, peut-être, de la présence de son coéquipier ? Oh. La colère ne l’accompagnait plus. Elle s’était mystérieusement envolée, sans qu’il ne s’en fût rendu compte. L’ignoble invasion des chaussettes – moches – avait cessé de le perturber. Mais, heureux ? Laissons-là les excès, songeait-il plutôt, et sortons d'ici rapidement. Mains jointes derrière le dos, lèvres déguisées d’un mince sourire, Sylar prit le contrôle sur ses tremblements et chuchota très doucement au seul qui détenait, pour l’instant, son attention :

— Plus tard, les remontrances.
Audacieux, indéniablement insolent, mais nécessaire. De quoi aurait-il eu l’air en tenant un discours propre à leur ménage si particulier ? Lui dire, une fois rentrés chez eux : Bien, bien, c’est de ma faute, je le reconnais. Mais si tu pouvais prendre un bain chaud avant de me crier dessus, et t’enrouler dans trois couvertures, voire quatre, je serais vraiment très heureux… ? Non. C’était incorrect.
— Si nous sommes bien où je crois que nous s…

Inutile, Epouvanteurs ! Ne vous concertez pas ! Parce que… Parce que dans tous les cas, vous êtes cernés ! Personne n’est jamais sorti de Bank’Ize Land, et aucun d’entre nous ne fera l’exception ! Ha ! Ha ha ! Ha ha ha !
… Comme un genre de couinement.
Sylar plissa les yeux et tourna très lentement le menton en direction de l’Infernale. Une fée. Il fut passablement déconcerté de voir l’ignoble nain lui taper dans le dos en riant grassement. Elle avait, semblait-il, perdu son nez dans la chope d’alcool, juste avant que le reste de la compagnie n’arrivât. Son discours, en effet, n’était plus très sûr, de même que son regard fuyait un peu partout sans vraiment trouver d’attache. Sylar se permit un bref coup d’œil à son badge puis, décidément plein d’abnégation, délaissa Walrus et pivota entièrement en direction de…

— Tiens donc, murmura-t-il.
Il fit discrètement – plus ou moins – remarquer à Walrus, par-dessus son épaule.
— Le reconnais-tu… ?
Avant de détailler Liam Cavallonne des pieds à la tête… pour finalement lui adresser un sourire extrêmement bref et sans âme, de stricte convenance, comme pour lui dire « Détrompez-vous, je ne viens absolument pas de vous juger. » Sans prendre la peine de répondre à la fée, donc, Sylar s’approcha de l’héritier, se mit face à lui, de façon à tourner le dos aux deux autres individus insignifiants – quoique…

— J’ose espérer que vous ne partagez pas le pessimisme de cette jeune personne, laissa-t-il tomber d’une voix traînante.
Il lui était particulièrement difficile de vaincre l’emprise du froid sur son corps. Les pauses qu’il marquait en témoignaient.
— En ce qui me concerne, je vais tenter l’évasion avec mon coéquipier.
Aucune allusion au fait qu’il le connaissait déjà. Les Black et les Cavallonne, toute une histoire, disait-on. Et sans doute à tort. Sylar, pour l’heure, se fichait bien de ce genre de considérations.
— Pourquoi ne pas nous accompagner ? Nous pouvons nous arranger pour faire de la fée votre bouclier de fortune – elle est exactement à votre taille.
Croyez-le ou non, mais la mesquinerie n’était pas faite exprès – pas entièrement. La goguenardise se serait ordinairement illustrée autrement, en évoquant, par exemple, combien Monsieur manquait à Renatta Cavallonne.
— Songez-y, acheva-t-il.
Sylar tourna les talons, alors que la fée s’avançait à son tour vers le Prince en claudiquant légèrement. Qui saurait le rallier à sa cause ? Les bienfaiteurs sans espoir ou ceux qui ne permettaient aucune confiance mais prévoyaient très sérieusement de ne pas s'offrir le luxe d'un tombeau de glace ?

— Nous sommes de toute façon démasqués, soupira-t-il une fois revenu auprès de Walrus. Il nous faudra peut-être emmener Cavallonne de force. C’est une assurance non négligeable – j’ai cru comprendre que nous n’étions pas les seuls, d’autres traqueurs doivent courir les lieux.
Enième pause. C’était pénible, à la fin.
— Des Epouvanteurs également. Mais c’est chacun pour soi, n’est-ce pas ?
Un petit sourire…
— Tu peux toujours tenter de sympathiser avec le nain – regarde ce qu'il a en mains. Le convaincre de nous creuser une galerie. Ou bien je peux m’en charger, mais… je risque très probablement d’opter pour la solution de provocation.
... Tout ceci, bien sûr, coiffé d'un abominable bonnet festif.
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MessageSujet: [color=darkcyan]« »[/color] Dim 28 Fév - 20:15



    Mixeurs, yeux de crevettes velues éparpillés et lutins pustuleux se mêlèrent en un bien désagréable songe artificiel. Et puis, partout, du rose, du rose, du rose. Mes dents claquaient si fort qu'elles finirent par me réveiller, grincement tapageur. La migraine en vint presque à me faire jurer de ne plus jamais boire une goutte de Rhum, les tremblement, eux, poussèrent une main maladroite à rechercher, à tâtons, la chaleur de Syl', quelque part sous la coue... La hotte ?

    Le tambourinement neurologique échangea ses vagues réminiscences de Rhum contre l'épais feuillage d'un Sapin de Nowel Étouffeur, poudre rose à l'appuie, la couette prit des allures de sac à patates, et... La brulure du froid menaça mes orteils d'amputation future ! Sylar, Bully et moi-même n'avions pas été séparés, ma chance de petit diable ne s'était pas enfuie trop loin. Plus tard, les remontrances.

    « Ce bonnet te va à merveille. »

    Petit soupçon de vengeance et d'autosatisfaction. S'en suivit une analyse méthodique de l'endroit. La fraicheur amoindrissait sans doute l'insoutenable rancune que j'avais tenté d'insuffler à mes propos, et, à défaut de me montrer frigorifique, je n'étais rien de plus que frigorifié. (Sauf que moi, être tout à fait sincère et gonflé d'honnêteté, je ne me camouflais pas derrière quelque artifice surnaturel dans le but d'étouffer mes claquements de dents !). Au vu de la situation - aussi désespérante que désespérée - j'entamais la stratégique technique du Pingouin.... Enroulant mes mains glacées dans les - miraculeusement longues - mancues de mon sweat, louchant presque en apercevant les contours salvateurs d'une flasque de Rhum. (Il valait mieux se concentrer sur la dite flasque tout en faisant abstraction des mains velus et boudinées qui la détenaient mollement).

    « Inutile, Epouvanteurs ! Ne vous concertez pas ! Parce que… Parce que dans tous les cas, vous êtes cernés ! Personne n’est jamais sorti de Bank’Ize Land, et aucun d’entre nous ne fera l’exception ! Ha ! Ha ha ! Ha ha ha ! »

    Hilarant, absolument. Je faillis même me joindre à la séance collective, tant l'absurdité gagnait du terrain. Un ivrogne de nain, une hystérique fée justicière, un aristocrate suicidaire, un tueur à gages en pyjama et...

    « La ressemblance est indéniable. Rena a vraiment un don pour la confection de Poupée Vaudou. Quoi que le punching-ball soit également très réussi. »

    Sourire ravi, entrecoupé de quelques claquements. A dire vrai, je n'avais jamais pénétré l'antre de la Reine de Cœur, mais j'imaginais sans mal le lot d'objets douteux à l'effigie de son tant adoré cousin que l'on devait pouvoir y dégotter. L'info' du punching-ball me venait tout droit d'Alice, sa fiabilité était d'autant plus à remettre en cause...

    Technique Pingouin toujours à l'œuvre, grelottant que j'étais, je m'approchai silencieusement du cadavre vert - absolument hideux - sans enthousiasme aucun. D'un geste mécanique, je fis glisser l'une des bottes - que je découvrais agréablement rembourrée de fourrure - puis l'autre. Quelle pouvait donc bien être la probabilité qu'un Lutin de Nowel éprouva une passion sans limite pour un déodorant pour pieds parfum fraise-pâquerette-concombre-thé vert, eut une pointure miraculeuse de 45, et fut déposé, pas tout à fait mort, dans la hotte du Prince ? Il semblait, définitivement, que les probabilités en cause soient de notre côté ce soir. Mes voûtes plantaires se calèrent gracieusement, sans aucun scrupule, dans les bottes encore tièdes. (à Bank'Ize Land, comme à Bank'Ize Land dit-on.)

    Je remis un peu d'ordre sur ma tête - enfonçant convenablement mon bonnet de Nowel. Tout ce qui est gratuit est bon à prendre, disait ma grande-tante Zygnema. C'était avant, bien entendu, qu'elle ne finisse victime d'une indigestion mortelle à des cookies à la violette périmés, lors d'une dégustation gratuite. Il était désormais temps de mettre au point notre tactique d'évasion !

    « Ça rapporte bien Tueur à gages ? »

    Horrifié, je fixai mon interlocuteur - qui m'arrivait presque à la taille - trop occupé sans doute à se curer le nez - qu'il avait aussi de velu - pour juger la question inappropriée. Deux êtres que tout opposait pouvaient, semblait-il, se rapprocher plus que de coutume à la suite d'un kidnapping par des petits hommes verts (à bonnet de Nowel qui plus est). Nous nous adossâmes côte à côte, et j'acceptai non sans gratitude la flasque de Rhum qu'il me tendit. (Prenant le soin d'adresser un clin d'œil victorieux à Sylar, car en fait, les Nains et moi partagions bien des points communs, n'est-ce pas).

    « Le salaire est plus que sympathique, mais surtout, surtout, pas imposable un seul instant. »

    Mon camarade d'infortune ne prit même pas la peine de baisser d'un ton, fixant suspicieusement la fée lutine du coin de l'œil...

    « Une fanatique, celle-là. J'ai toujours su qu'il fallait se méfier des Fées Lutins. Ce sont des roublards, d'autant plus quand ils s'agit de poulets ! Et celui-ci, là bas, vu sa taille, ça m'étonnerait pas qu'il ait un peu de fée aussi ! Ils sont partout, partout. Et puis... J'veux pas vous paraitre grossier, mais votre collègue, il inspire pas confiance non plus, il a l'air... Vicieux. »

    « N'est-ce pas ! C'est le bonnet qui veut ça. Ou... Peut être pas. »

    Un rire trop honnête qui termina sa course en toux irrégulière. Je fus tenté un temps, de démentir la chose. Mais non, mon chéri, tu n'as nullement l'air vicieux. Et le bonnet te va très bien, n'est-ce pas, toi et Bubulle êtes parfaitement assortis ! Mais je n'étais pas prêt à risquer la vie de mon chère et tendre - et gluant - puddy. Qui rampait d'ailleurs, comploteur hors-pairs, en direction de Liam. Fasciné, je suivis la lente avancée de la gélatine rampante, alors que le Prince était vraisemblablement importuné par la fée. Mes lèvres s'étirèrent en un "O" parfait et... Bubulle, vêtu de son splendide bonnet de Nowel, propulsa toute sa masse gluante à la tête du Prince Charmant ! Lui gobant le nez sans retenue, dans un silence dramatique, tardant à daigner lâcher prise.

    « Donc, je, euh... Je vais vous la creuser cette galerie. Poil de nez, poil de nain, si j'me rate, j'm'épile le fessier ! »

    Sur quoi le Nain affirma qu'il ne pouvait décemment pas creuser de galerie convenablement si nous restions tous là, à observer la chose. Il lui fallait de l'intimité, voyez-vous, sans quoi il perdait inévitablement ses moyens. Après tout, il n'était pas né homme - ou fée - ayant jamais pu voir l'authentique Creusage de Galerie, secret secrètement tenu secret depuis des millénaires par toute la communauté. Il préférait encore finir amputé de tous ses orteils à emballer des sex-toys pour le Père Nowel plutôt que de révéler le précieux secret !

    Inutile de préciser que mes propres orteils se révulsèrent rien qu'à l'idée...



// Absent jusqu'au 11 Janvier //

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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Dim 7 Mar - 17:09

Liam était courbaturé. Liam était bosses esthétiquisé, prince charmantise oblige - un petit hématome seyant sur la pommette, qui faisait ressortir le bleu de ses yeux, et une petite coupure sur la lèvre qui mettait en valeur leur courbe délicate. Liam était aussi intense lassitude et fatalisme croissant. Avait-il couché avec la fille du Destin avant de la larguer d'une manière particulièrement peu plaisante aux yeux de son père ? La Malchance avait-elle fondu devant son charme et décidé de s'attacher à ses pas ? Le mystère demeurait entier, et l'optimisme de Liam pas mal entamé.

Il s'efforça de faire le bilan de la situation. Il faisait froid - plus précisément très froid. Au moins, il avait la chance d'être un minimum préparé : le château de ses hôtes était un peu frais à ses goûts, et il s'était payé le luxe d'un manteau qui, attaché à ses flancs, apportait une touche audacieuse à sa tenue assez sage pour l'occasion (pas même de talons !) et, posé sur ses épaules, le réchauffait étonnamment pour un vêtement d'aspect aussi léger. Luxe oblige ! A deux mille yubas le manteau, chic et conforts pouvaient se combiner sans scandale - et puis le sort réchauffant qui imprégnait les doublures n'y était peut-être pas pour rien...

Le seul problème, c'était le bonnet. Liam pouvait porter à peu près n'importe quoi avait grâce, mais le bonnet de Noël faisait partie de ces rares éléments qui, avec le slip kangourou ou les remonte-chaussettes, défient toute capacité humaine. Au moins, ses compagnons étaient aussi contraints d'en porter, ce qui donnait à l'assemblée des allures de fête funèbre.

... Et il y avait des Epouvanteurs dans le groupe. Le Prince commençait à avoir l'impression que son chemin était un peu trop lié à celui de la populace Epouvantière, ces derniers temps - et encore une fois sans ses gardes du corps, bon sang ! Dès qu'il rentrait, il s'en faisait greffer un, ou il achetait un dragonnet - n'importe quoi mais il en avait assez. Il avait juste envie de se rouler en boule dans un coin et de bouder jusqu'à ce que l'Univers lui présente ses excuses.

Bien évidemment, l'Univers n'aurait pu tolérer qu'on l'ignore bien longtemps. C'était qu'il en connaissait un, de ces Epouvanteurs - le bonnet ridicule l'avait un peu perturbé, parce que la dignité du personnage ne s'associait pas, d'ordinaire, avec sa retenue, mais il identifiait les traits, la droiture, les habits noirs - il avait dû le croiser, parfois... Sa mémoire, surentraînée à force de soirée mondaine, s'empressa de lui fournir nom, milieu et circonstance. Pas Bernard, Sylar - Sylar Black, ces bourgeois coincés... Mais le fils était un peu mieux, non ? Il y avait eu une histoire de scandale avec sa fiancée... oh, et il avait fui pour rejoindre un courant criminel, signe certain d'une personnalité originale, ou du moins intéressante. Il fut détaillé des pieds à la tête, salué d'un sourire neutre.

La chose ne lui faisait ni chaud ni froid - il avait l'habitude d'être détaillé, même si le sourire tendait quand même à être plus chaleureux d'habitude - mais que Sylar s'approche de lui pour entamer la conversation, oui. Est-ce que Big Bad Wolf avait parlé à ses troupes ? Il avait beau être habitué à maintenir les apparences sous toute circonstance, il ne pouvait s'empêcher d'avoir les mains un petit peu - oh, un tout petit peu, et il les noua très vite de manière gracieuse, naturelle et crispée pour le dissimuler - tremblantes et de sentir une poussée d'angoisse pure crisper ses entrailles à l'idée qu'ils ne décident de l'embarquer avec eux. Non, il ne voulait pas revoir Irfane, même pour une scéance de débauche plutôt qu'un massacre.

Souvenirs brefs d'une ruelle et de ce qui avait transpiré, des mains crispées dans sa chair et du plaisir qu'il y avait pris.

Bon, peut-être un peu de débauche.

— J'ose espérer que vous ne partagez pas le pessimisme de cette jeune personne, s'enquit Sylar.

Liam masqua impeccablement la vague de soulagement qui l'envahit. Non, pas de mention de Big Bad Wolf. C'était peut-être un piège, mais... au moins, ça lui faisait un ennui en moins. Il résista à l'envie d'informer son interlocuteur que non, il ne partageait pas le pessimisme de la fée : il savait que plusieurs atteintes à sa personne et à sa dignité lui seraient infligées avant la fin de l'aventure, et que ses compagnons y seraient sans doute mêlés en temps que dommage collatéraux. Attaque d'un poulpe des neiges enragés, sapins berserk, pluie de saumons, il s'attendait à tout.

— En ce qui me concerne, je vais tenter l'évasion avec mon coéquipier. Pourquoi ne pas nous accompagner ? Nous pouvons nous arranger pour faire de la fée votre bouclier de fortune – elle est exactement à votre taille. Songez-y.

La proposition était sérieusement tentante, mais raviva la paranoïa de Liam. Tentaient-ils de faire d'une pierre deux coups - sortir d'ici et ramener au passage une proie à Big Bad Wolf ?... Mais ils auraient pu le kidnapper de force - Liam n'avait guère de foi ni en le nain, ni en la fée côté défenseur du Bien et des Opprimés.

C'était d'ailleurs la partie la moins intéressante du projet de Black : la fée. L'idée d'une telle loque à moins de cinq mètres de sa personne était assez peu attirante. La preuve : attirée par l'étoile noire qui gouvernait la destinée de Liam Cavallonne, celle-ci s'approchait avec cette démarche quelque peu irrégulière de l'ivrogne en pleine tentative de maîtrise de la pesanteur.

- Salut, toi, murmura-t-elle avec cette intonation particulière que Liam, en coucheur d'élite, savait parfaitement analyser : celle qui signifiait "tu as couché avec cette fille, ce fut très agréable pour elle, elle s'en souvient avec beaucoup de plaisir et tu ne te souviens même pas de son nom, ce qui signifie que tu vas passer le reste de la conversation à tenter de faire semblant de la connaître parfaitement. Bonne chance."

- Bonjour. Comment t'es-tu retrouvée ici ?

Un geste vague :

- Oh, chais plus. Je faisais un truc... Comme ça... protéger lesclivils, t'vois... C'était bien, nous deux, on devrais refaire ça...

Liam lui adressa son sourire le plus princier - aimable, brillant, fiable, chaleureux et pas sincère pour un sou :

- Un jour, oui. Vous étiez venue me parler pour ?...

- Tu le slais bien, gloussa l'ivrogne.

Il ne le savait que trop et recula d'un pas de manière parfaitement naturelle. Peine perdue : débitant une série de suggestion que nous ne saurions délivrer à un lectorat encore mineur, la fée s'avançait de plus en plus, acculant Liam dans un douloureux dilemne : céder ou fuir d'une façon qui achèverait de ruiner encore davantage sa dignité déjà fort éprouvée ?

Heureusement, le sort veillait sous la forme d'un puddy qui, voulant sans doute protéger la vertu princière ou protéger les yeux de ses propriétaires de tout spectacle obscène, bondit soudain au visage de Liam. La fée choisit cet instant pour tenter un baiser qui rebondit sur Bubulle, lequel, traumatisé, sans doute, par cet assaut d'un genre inhabituel pour une créature asexuée, en lâcha prise d'émotion et tomba sur le pied princier avant de chercher à remonter.

Dans sa jambe de pantalon.

Liam n'eut que le temps de lui bloquer l'accès à ses hanches, une main fermement crispée sur le tissu de l'habit pour le resserrer encore davantage autours la chair et bloquer toute issue. D'une voix un peu lasse, il se permit une intervention courtoise à l'égard du nain et de la compagnie alentours :

- Je vous laisserais seul avec grand plaisir, mais il faudrait que ce puddy me laisse bouger sans me sauter dessus...

Tâche difficile, puisque le vaillant petit puddy, ayant glissé le long de la jambe princière faute de place et d'appui, semblait avoir renoncé à cette voie d'accès sans abandonner la lutte pour autant : il irradiait littéralement des ondes de machinations puddiesques.

Quant à la fée, ayant chut sous le choc, elle gisait au sol, inconsciente ou méditante.
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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Lun 29 Mar - 18:49

Sylar, lui, ne s'était pas fait d'ami particulier. Et ce léger détail, croyez-le sans peine, le rendait on-ne-peut-plus fier.
Bien sûr, le fantôme incertain d'échappée belle le cantonnait impérieusement dans un rôle passif et maudit de spectateur ; il était forcé d'y regarder. Mais comme la malchance était de ces femmes qui consentaient volontiers à ce qu'elles prissent du poids, la malchance, disais-je, se mit à gonfler, puis à s'enrouler lascivement autour des épaules de Sylar : trois courtes secondes seulement suffirent au respectable aristocrate pour observer que... de Walrus à Liam ? Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre.

Sylar, un instant, les contempla tour à tour, et finit par froncer doucement les sourcils en interceptant le clin d’œil de son coéquipier. Il dut se produire en lui un certain affolement lorsqu’il vit Walrus s’emparer de la flasque qu’on lui tendait si – un peu trop – généreusement. Le regard de Sylar se fit plus aigu, et déplaçant nonchalamment son poids sur une seule jambe en un mouvement de côté qui trahit son impatience, il croisa sévèrement les bras. Deux sentiments contraires le taraudaient ; l’un, le moins valable – autant l’admettre, était en rapport avec son professionnalisme, l’autre, beaucoup moins avouable, relevait davantage d’une préoccupation personnelle et purement égoïste.
Puis il s’interrogea gravement. Walrus s’en sortait à merveille, et il l’en félicitait – de loin, mais ne s’inquiétait-il pas de pouvoir se lier si rapidement avec… un nain ? Sylar détourna la tête. Il s'égarait. Parce qu'il ne s’agissait pas, pour l’heure, de faire prévaloir un quelconque caprice. Toutefois, il sentit parfaitement le reproche se tapir dans ses propres yeux, de nouveau dirigés vers Walrus, quand on accusa bassement – ou peut-être pas assez, justement – son air prétendument vicieux. Lui ? Vicieux ? Il cilla. Ce devait être le froid. Et qu'importait qu'on rît de lui. Walrus obéissait à ses recommandations, un peu trop bien, d'ailleurs, mais c'était l'essentiel. N'est-ce pas... ?

Comme il fallait s'y attendre, Sylar finit par reporter son attention sur le Prince. Il n'avait pas manifesté d'intérêt pour les grivoiseries de la fée, peut-être déjà convaincu, à part lui, que Liam préférerait son parti à celui d'une ivrogne incapable – ce qui assurément serait heureux pour son arrière-train princier. Mais enfin, il y avait dans cette situation quelque chose d'assez difficile à admettre, et il se surprit à sourire intérieurement en se remémorant d'anciennes rivalités dont il n'avait jamais eu cure. Liam leur serait utile ; Brittany en aurait rougi. Ha ! Sa présence promettait au moins d'être divertissante – bien qu'il ne fût pas homme du genre à s'en soucier. Encore que. Sylar se sentit submergé par une mesquinerie délicieuse à la vue d'un puddy envahissant littéralement mis hors course. Quel juste retour de flamme ! A trop vouloir de tendresse, Bully n'avait rien récolté d'autre qu'un viol.
… Bien fait.
Fort d'une puérilité qu'il n'assumerait – de toute façon – jamais, Sylar approcha et se pencha pour récupérer le puddy. Cela s'apparenta fort à une révérence faite au Prince. Mais plutôt que d'y songer, il pressa fortement la créature gélatineuse, l'enfonça dans le creux de sa main avec un plaisir mal dissimulé. Puis il dit à l'adresse du nain.
— C'est très aimable à vous.
Il accéda à sa requête d'intimité en s'éloignant jusqu'aux hottes, et ensuite, intima discrètement à Walrus de le rejoindre. Il ne se résoudrait pas à lâcher Bully, trop heureux d'en pouvoir étouffer les envies déplacées, et avait fait un signe à Liam en ce sens.
Enfin, il lui restait un point à éclaircir avec son coéquipier ; son égoïsme ressurgit. Il l'attendit, et une fois Walrus près de lui, déposa sa main libre – et tremblante – sur la flasque pour l'empêcher de la porter à ses lèvres.

— C'est du bon travail, dit-il. Mais tout de même, j'espère que tu ne comptes pas boire à cette flasque. Parce que si tu y bois, renonce à reposer jamais ta bouche sur moi.

Sylar eut un discret sourire. Il n'osait imaginer ce que cette flasque, en plus de rhum, contenait de salive de nain. Quelle horreur. Et puis, ce n'était pas très prudent, mais à Walrus de voir ce qu'il préférait, hm ? Satisfait de son mot péremptoire, il n'eut toutefois pas le temps de s'en féliciter davantage. On les prévenait une seconde plus tôt qu'il y aurait du bruit, et déjà, le sol tremblait, et déjà, les hurlements de la glace, macabres, annonçaient de douloureuses fissures. Sylar, au prix d'un effort rapide qui lui valut un vertige, parvint à étouffer les derniers cris ; il dut pour cela se retourner, mais ne vit rien : une dense poussière de glace dissimulait encore le ventre profond qui servirait à leur évasion. Le vacarme avait été abominable. A l'évidence, les effroyables créatures vertes devaient déjà s'élancer vers la source, et cette simple pensée acheva d'irriter Sylar, qui manqua s'emporter :

— La situation semble tellement malheureuse qu'on oserait presque gager un baiser à Bully en cas d'heureuse issue – oublie ça, Walrus. Nous devons faire vite. Et... je passe devant.

Sans tarder, Sylar enjamba la fée qui choisit l'instant d'après pour tenter de se relever. Bien entendu, il ne fit pas marche arrière pour l'y aider, mais s'engouffra, avec quelque réserve cependant, à l'intérieur du tunnel. La galerie descendait, elle était d'une dimension respectable et ne devait pas occasionner trop d'inconfort. Sauf si vous vous y précipitiez. Ce ne fut pas l'intention de Sylar, mais certainement celle du nain imbécile qui sauta énergiquement – ce devait être possible – pour gagner la hauteur nécessaire et lui asséner une lourde tape dans le dos. En riant grassement.
Sylar, comme de juste, prit un envol hasardeux, heurta le sol, puis roula, mais ne lâcha jamais Bully. Au terme de sa chute, roulade, il tendit galamment les bras devant lui – si. – et se redressa avec la maîtrise qui le caractérisait. Debout, raide, il porta le poing à sa bouche et ferma les yeux, comme pour canaliser une colère menaçante. Enfin, ses vêtements devenus légèrement humides, il s'épousseta dignement et invita le reste du groupe à le rejoindre.

En attendant, il mourut un peu plus de froid et embrassa les lieux d'un regard opaque.
Ce devait être une grotte souterraine ; grande, haute par endroits – le plafond semblait avoir plusieurs niveaux, des piliers stalagmitiques, assez épais pour que l'on pût se cacher derrière, s'étaient développés ici et là. Quelques points d'eau gelés jonchaient le sol, de rares cailloux en ornaient les bords. Pas un bruit. Pas une issue. Il faudrait s'aventurer plus loin.

Vous savez c'qu'on dit ?
C'était le nain.
Eh ben... Ici, c'est p'têt la caverne où sont emprisonnés les rares pingouins volants qui ont voulu aider les captifs à sortir de c'merdier. Enfin, j'dis ça...Pis j'crois qu'on est suivis, les gars...

Sylar fit face à ses compagnons. Alors il ne vit pas la silhouette curieuse derrière lui, bras plumés grands ouverts, qui se précipitait sur eux. Mais sur qui, exactement ?

[N'oubliez pas la fée :D
Walrus, voici l'occasion d'être l'heureux élu d'un cœur de pingouin volant, je te laisse le décrire à ta guise :'D
On trouvera bien quelque chose pour notre adorable Prince :'D]
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MessageSujet: [color=darkcyan]« »[/color] Mar 15 Juin - 10:21

    Parce que si tu y bois, renonce à reposer jamais ta bouche sur moi. Ha ha ha. La flasque de Rhum s'étala subitement, avec toute la discrétion du monde - et Big Bad Wolf seul savait comme je pouvais être discret - contre le mur de notre frigo de prison. Et tempis tant pis pour le nain.

    « Ah... Que ne faut-il décidément pas faire pour l'amour... »

    Un sourire trop sérieux pour révéler quoi que ce soit, un "tu vois que tu es vicieux" pensé presque de vive voix... Joyeux Nowel. De son côté, Bully avait semble-t-il trouvé l'âme sœur en la - petite - personne du Prince Charmant. Pour mieux s'amouracher de la main assassine de Sylar l'instant d'après. Espérait-il sincèrement l'étouffer de la sorte ou n'était-ce là qu'une pâle vengeance passagère ? Voyez-vous, les Puddies sont extensibles jusqu'à quatre fois leur volume initial. Celui-ci peut paradoxalement être réduit de moitié - sans aucun doute grâce au taux démentiel d'Elastine présent dans les cellules gélatineuses essentiellement musculaires - le record du monde de Contractage de Puddy étant à ce jour détenu par Klah Footy (vingt-huit puddies - dont un en surcharge pondérale catastrophique - enfermés dans un four-microondes.) Autant vous dire qu'une joyeuse dégustation de confiture a suivi l'obtention du record du monde - sans oublier le chèque de 28 377 Yubas. Le vieux Footy a naturellement fini assassiné quelques jours plus tard par le Front de Libération des Puddies Confiturisés... Voilà ce que l'on gagne à acheter des bouquins sur "Comment élever son puddy" ou encore "A la vie, au puddy !"... L'ignorance a parfois de bons côtés. Trop bons sans doute.

    Ayant eu mon quota de révélations scandaleuses et terrifiantes - la recette de la confiture de Puddies figurait dans le livre - ces derniers temps, je décidai raisonnablement que le secret du creusage de galeries nanique resterait secrètement secret. Pour le bien de tous. Le Bruit - avec un B aussi énorme que le volume pilaire du nain - suffisait amplement à noyer toute trace de curiosité dangereuse. Plus tard, les vilains défauts...

    « La situation semble tellement malheureuse qu'on oserait presque gager un baiser à Bully en cas d'heureuse issue – oublie ça, Walrus. Nous devons faire vite. Et... je passe devant. »

    « Mais... Je ne suis pas homme à oublier les divagations douteuses d'un aristocrate vicieux entiché d'un bonnet de Nowel figure toi. »

    Pari tenu ! Sylar, magnifiquement aidé par le nain - dont la mort ne faisait désormais plus aucun doute, j'y veillerai - s'envola prestement dans la galerie, atterrissage incertain à l'arrivée... Et Bully, Bully... Avait peut être fini écrabouillé par... Le postérieur de Sylar. Horreur ! Ne restait plus qu'à espérer qu'il ne l'avait pas lâché - volontairement ou non - durant la chute. Le nain sauta presque gracieusement - presque - et entreprit de descendre la galerie comme s'il s'agissait de quelque vulgaire toboggan. (Le volume et le moelleux de son corps aidant à amortir la descente sans aucun doute) . Craignant pour la santé des deux hommes de ma vie - ou plutôt l'homme et l'hermaphrodite de ma vie - je me précipitai moi aussi, prêt à plonger avec élégance et savoir-faire... Me rétamant tête la première et hurlant de tout mon saoul alors que la misérable fée lutine profitait de mon émoi passager pour s'adonner à un croche-patte criminel ! (Mais où va donc le monde si même la Police des Contes décide d'user de stratagèmes fourbes et sans morale... Les méchants de l'histoire, c'est tout de même nous.)

    Jurant de transformer ce minimoy de pacotille en Fée d'Artifice, le sort voulut que ma chute se termine sur Sylar plutôt que sur le nain - un véritable miracle. (Les séquelles psychologiques auraient été irrattrapables pour tous deux sinon). Couvant des yeux et mon coéquipier, et la main qui détenait toujours Bully, je le laissai distraitement remettre de l'ordre dans ma tenue - si l'on pouvait qualifier ça de tenue - notant quelque hésitation au moment de réajuster mon bonnet de Nowel. Au dessus, le vacarme se poursuivait, laissant présager l'apparition toute proche d'atrocités vertes à nos... Chaussettes ?!

    « Quittez vos chaussettes - mais gardez vos chaussures - il faut bloquer la galerie ! »

    Un véritable barrage de chaussettes pour empêcher la percée des Lutins, mais c'était bien sur ! (Ou peut être pas...). Il n'était pas temps d'être sentimental. Sans scrupule ou presque, j'abandonnai mes magnifiques chaussettes multicolores à pois - dédicacées par Gwar Gamol avant son arrestation. Le tunnel de glace n'était pas si énorme que ça et la somme de nos chaussettes suffirait sans aucun doute à en interdire l'accès !

    «Eh ben... Ici, c'est p'têt la caverne où sont emprisonnés les rares pingouins volants qui ont voulu aider les captifs à sortir de c'merdier. Enfin, j'dis ça...Pis j'crois qu'on est suivis, les gars... »

    Dix-huit kilos de plumes s'abattirent alors sur moi sans crier gare ! Un bec à la courbe tendre me picora les cheveux tendis que deux billes ocres me fixaient tapageusement. Le Pingouin Volant. Un oiseau marin légendaire qui pouvait - d'après certains spécialistes depuis peu internés à Delirium - soulever plus de trois fois son poids dés lors qu'il s'élançait dans les airs ! Sourcils froncés, regard menaçant, je passai du spécimen à Sylar trois fois de suite, pour finalement m'arrêter sur la chose que je tenais du bout des doigts. Tu donnes ton accord pour l'adoption...? Question implicite et pourtant vitale. Je veux un pingouin volant, disaient mes yeux.

    Et alors que quelques têtes vertes s'étranglaient presque de rage à la vue des chaussettes, notre nouveau compagnon de fuite s'élança d'une démarche ridicule, nous sur les talons. Quelques centaines de mètres plus loin fut décidé un nouveau creusage de galerie. Les entrées et sorties - sans aucun doute gardées - devaient désormais grouiller de Lutins et la pénurie de chaussettes nous condamnait presque d'avance. La prise de risque devenait obligatoire, mieux valait profiter de la surprise. Le Nain creusait, Sylar tentait tant bien que mal de taire le vacarme nouveau, le Prince se tournait les pouces et la Fée entamait une phase d'hystérie suicidaire... Et seuls quelques propos ressortaient de façon intelligible de son charabia féérique.

    « Tous mourir... Juste retour des choses pour les odieux monstres que vous êtes ! ... Méritez de vous faire arracher les orteils un à un ! ... Votre faute ! ... Monde cruel ! ... Saumon à la crème... Plus jamais... Vielle soupe de pommes de pain ici... Mourir... Mourir, mourir... »

    La glace craqua, la poussière cristalline s'estompa, laissant apparaitre... Le coin emballage de l'Usine. Ça et là, les jouets s'emballaient amoureusement, à la suite les uns des autres, roulant sur le tapis automatique tandis que quelques kidnappés zombifiés maniaient le papier cadeaux avec magnificence. Et pas un lutin à l'horizon. Un bon remake du film Zombies Land, tourné d'ailleurs en période de Nowel dans plusieurs quartiers délabrés de Woollyland. (Nul n'avait pu oublier l'apparition à l'écran d'Appéricube, puddy star, zombifié lui aussi pour l'occasion, qui avait terrifié toute la populace de Malkins de par son jeu d'acteur sans commune mesure...).

    Ne nous restait plus qu'à nous faufiler jusqu'aux écuries - en toute discrétion - où qu'elles soient, à enrôler quelques pingouins supplémentaires (pour peu que quelques uns de ceux de la "caverne" ne nous aient pas suivi), à dérober un traineau volant et à nous envoler vers d'autres cieux.


// Absent jusqu'au 11 Janvier //

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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©) Jeu 2 Sep - 18:44

Sylar monta dans l'estime de Liam par sa maîtrise irréprochable du puddy – un homme qui n'aimait pas ces abominables créatures gélatineuses ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Prétexte douteux pour prétexte douteux, ce fut ce qui le décida à rejoindre les côtés des Epouvanteurs pour l'occasion – comme s'il pouvait leur échapper si jamais ils avaient décidé de l'adjoindre à leur nombre, de toute façon...

Une explosion de glace et de bruit manqua le faire sursauter et il dut résister à la tentation de se retourner – ce que fit pourtant Sylar, surprenant chez un homme d'une telle courtoisie... Mais ce comportement surprenant s'expliquait peut-être par la baisse soudaine du vacarme. Il avait le don d'étouffer les bruits ? Pratique pour une vie de crime.

― La situation semble tellement malheureuse qu'on oserait presque gager un baiser à Bully en cas d'heureuse issue – oublie ça, Walrus. Nous devons faire vite. Et... je passe devant.

Décidément, inutile de demander qui portait la culotte dans le couple. Du moins en apparence ? En tout cas, ce fut le rejeton des Black qui, faisant preuve de ce même esprit d'initiative qui avait autrefois poussé les ancêtres ayant fait la fortune de sa famille, s'engagea dans le tunnel.

Ou se fit engager, le nain venant l'envoyer voler dedans.

Liam prit la décision ferme, poursuivi ou pas poursuivi, de pénétrer en dernier dans leur nouvelle voie d’échappatoire... Sage précaution, la fée ayant manifestement décidé de distribuer des croche-pieds à la ronde – qui savait ce qu'elle aurait décidé s'il lui était passé devant ?...

Elle tourna la tête vers lui cependant et, lâchant un soupir, il s'apprêta à avoir mal et la poussa dans le tunnel avec une certaine joie maligne. Personne n'était là, il pouvait se payer le luxe de se frapper tout seul sans témoin.

Et le hurlement qu'elle poussa durant sa chute et lors de son atterrissage valaient presque la douleur de devoir donner un violent coup de poing contre le mur.

Berçant sa main endolorie, Liam suivit enfin le mouvement – il était temps ; des visages verdâtres pointaient déjà à la porte de la pièce... Il se réceptionna avec une certaine grâce instinctive dans la chute, notant avec bonheur que la fée arborait une nouvelle bosse de belle dimension et l'air abruti d'une ivrogne à moitié assommée. Le nain semblait en pleine forme, bercé par la fierté de l'artisan dont les efforts se voient enfin reconnus par le peuple ingrat ; Sylar et son compagnon étaient également intacts, ce qui était ou rassurant ou terrifiant – d'un côté, c'étaient sans doute les plus qualifiés en matière de survie mais, de l'autre, il n'arrivait pas à passer outre leur lien avec Big Bad Wolf.

« Quittez vos chaussettes - mais gardez vos chaussures - il faut bloquer la galerie ! »

Il obéit à l'ordre sans hésitation, sacrifiant ses belles chaussettes flambant neuve. Heureusement, ses bottes à lui demeuraient parfaitement confortable même sans, contrairement aux bottes ordinaires.

C'était bon d'être riche.

― Vous savez c'qu'on dit ? demanda le nain, décidément déterminé à se montrer utile. Eh ben... Ici, c'est p'têt la caverne où sont emprisonnés les rares pingouins volants qui ont voulu aider les captifs à sortir de c'merdier. Enfin, j'dis ça...Pis j'crois qu'on est suivis, les gars...

Ses dons de voyance n'étaient cependant qu'imposture : il s'aidait outrageusement de la présence de la chose ridicule qui se précipitait, telle un culbuto géant, vers le petit groupe... vers le compagnon de Sylar, qui s'en empara aussitôt, échangea un regard sombre avec son partenaire et relâcha la bestiole. Renonçant à comprendre, Liam suivit docilement tandis qu'on errait dans les galeries sous le guidage diligent du pingouin, creusait des nouvelles galeries et... que la fée piquait une crise d'hystérie – peut-être était-elle tombée un peu fort sur la tête, ou avait-elle l'alcool harangueur...

Enfin, la fin des tunnels ; à la place, le paysage sinistre d'une usine à jouet. Rêve de capitaliste ? Des employés muets et non payés travaillant pour la seule cause, et aucun frais en surveillants ! Le groupe se sépara en trois duo – Sylar et son compagnon, la fée et le nain, Liam et son ego – pour chercher les écuries vraisemblablement toutes proches. Le prince tenta d'invoquer les quelques souvenirs qui lui restaient de la visite de ses usines pour tenter de repérer, par parallèle, celles qui lui importaient. De la production à la distribution... Elles seraient probablement toutes proches – et en même temps facilement accessibles... Or, vu la taille de la fabrique –

- J'ai trouvé ! finit-il par lancer à l'adresse de ses compagnons.

Ça lui faisait bizarre d'être utile. Il n'était pas sûr de vouloir retenter l'expérience.

... En même temps, il serait bien parti seul, mais ils finiraient bien par trouver eux aussi les écuries, ou un quelconque moyen de fuite, et il commençait à en avoir assez de se faire systématiquement des ennemis parmi les Epouvanteurs...

… Ce qui n'avait aucune importance si ceux-ci décidaient quand même de le ramener auprès de Big Bad Wolf...

Le moral de Liam commençait sérieusement à culminer dans les bas-fonds de la dépression.
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The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
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MessageSujet: Re: L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©)

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L'Extraordinaire Aventure Polaire d'un Gentleman et de ses Deux Sidekicks (Walrus et The Charming Prince ©)

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