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Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé]

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MessageSujet: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Mer 30 Déc - 7:24

La Reine de Cœur aimait Nowel. C'était quelque chose que peu de gens savaient ou même osaient penser et pour cause, il était très difficile d'associer « Esprit de Nowel » (qui équivalait à « partage, joie et amour ») et Renatta. Ce qu'il faut avant tout savoir c'est que chez les Cavallonne, Nowel n'est rien d'autre qu'un moyen de plus pour épater la galerie. Oh, bien sûr il y a toujours quelqu'un qui se sent l'âme généreuse et charitable dans leur famille mais ce sentiment disparaît rapidement lorsque c'est à son tour d'organiser la fête. Pour faire simple, chaque année, une de leurs nombreuses familles avait l'honneur, la joie, que dis-je, le devoir voire l'obligation d'accueillir tous les autres pour une soirée qui se devait d'être mémorable. A l'écrit cela paraît simple, cependant c'est loin d'être le cas étant donné que tous les Cavallonne arrivaient deux ou trois jours avant le jour J... histoire d'avoir une chance de surprendre leurs hôtes en fâcheuse position, ce qui bien entendu les embarrasseraient au plus point à la grande joie du reste de la troupe... C'était en quelque sorte une compétition interne afin de savoir qui étaient les meilleurs...
Snob mais étonnement divertissant pour les autres.

Nowel était donc un jour tout le temps fabuleux pour la jeune Rena mais, très frustrant quand elle voyait que seuls leurs hôtes recevaient des cadeaux. Évidemment, elle était gâtée au possible les jours suivants, pour compenser cette immense déception. Il n'en demeurait pas moins que la petite princesse détestait le moment où ses cousins, ou cousines, se pavanaient devant elle avec leurs cadeaux. Dans ces moments là, son regard se posait sur Liam et elle se sentait tout de suite mieux en sachant que lui non plus ne recevait rien... comme quoi il suffit parfois d'un rien pour la rendre heureuse.

Quoiqu'il en soit, ce que préférait l'albinette à Nowel (outre les cadeaux) c'était la neige. Noble, pure, splendide, elle avait toutes les qualités qu'appréciaient Renatta chez les autres et surtout elle était blanche.... comme elle. Sa mère lui disait souvent que si la neige devait avoir une Reine ce serait elle. La jeune fille préférait se dire qu'elle était plutôt une partie de cette neige, quelque chose d'aussi mortel et beau à la fois ne pouvait pas avoir de maître. C'est lors de ces périodes neigeuse que pour une fois, l'aspect dominateur de l'héritière des Cavallonne s'effaçait au profit d'une jeune fille plus calme et reposée.

C'est pour toutes ses raisons, qu'elle se trouvait dehors, le soir de la veille de Nowel, en train de se promener dans les rues glacées et quasiment vides de Wonderland. Emmitouflée dans un manteau de fourrure blanche, un bonnet rose avec des cœurs sur sa royale tête et des gants blancs (le tout offert par le merveilleux Big Bad Wolf pour avoir gentiment tranché la tête à un traqueur la semaine dernière), la Reine de Cœur avançait d'un pas conquérant dans les rues. Bien sûr, elle était au courant des kidnappings massif mais honnêtement ce n'était pas des nains verts et moches qui allaient faire peur à la Reine de Cœur ! Au fond... peut-être qu'ils auraient dû... Cela lui aurait évité de se retrouver soudainement assaillit par une vingtaine de lutins – tous hideux soit-dit en passant – qui s'efforçaient de l'assommer. Comme par hasard la bataille se déroula dans un coin sombre de la ville sans aucune guirlande électrique pouvant attirer l'attention des nains verts et sans personne pour lui venir en aide. Ah, il était beau le soit disant Prince Charmant qui devait sauver les demoiselles en détresse ! … D'accord l'albinette n'avait pas réellement besoin d'aide... enfin c'est ce qu'elle croyait au départ... Lorsqu'elle en envoya valser plusieurs contre les murs mais il semblait que plus elle en massacrait et plus il semblait nombreux.
Au final, elle finit allongée dans la neige, avec sur elle des créatures vertes qui l'immobilisaient. La situation était très humiliante et embarrassante quand on savait ce dont était capable la petite princesse. D'ailleurs, si jamais quelqu'un venait à l'apprendre, elle prétexterait un rhume qui l'aurait affaiblit ou le fait qu'ils aient quand même du s'y mettre à vingt pour l'immobiliser entièrement. Elle n'eut pas le temps d'inventer un autre mensonge car on lui mit brusquement un flacon sous le nez qui eut pour effet de l'endormir complètement.

Lutins : 1 vs Queen : 0

Lorsqu'elle commença à se réveiller, tandis qu'un vent glacé lui mordait son maigre corps, sa première pensée fut qu'au moins se cacher ici ne serait pas trop compliqué puisque que tout était blanc...
Dans les brumes de son sommeil, elle ne put que distinguer d'autres formes allongées avant de replonger sa tête dans ses bras, complètement lessivée.


Dernière édition par Queen of Heart le Jeu 1 Juil - 7:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Mer 3 Fév - 17:08

En ces périodes hivernales, le fier Nostradamus... Oui ?
_ Alan... j'aimerais... j'aimerais pouvoir parler moi-même de mes propres journées...
_ Ne rougissait pas Nostra ! C'est un bel effort sur votre timidité que vous venez de faire là ! Cela se fête ! Et Nowel approchant, nous le fêterons en chantant ! Bien, bien, je vous laisse donc la parole, mais autorisez quelques commentaires frivoles !
_ J'autorise, j'autorise... mais souhaite néanmoins continuer le récit à la troisième personne, dans lequel je me sens plus familier...

Monsieur Hallaphrousse donc, avait pris son courage à deux mains pour sortir par ce temps infernal.
_ Hivernal dit-on, mon cher.
_ Infernal... il s'était couvert d'un bonnet bien chaud, de moufles en poil d'Argan (des bestiaux poilus) et de bottes cousues en peau de mouton et dont la fourrure était de la même matière que les gants. Une bonne grosse écharpe en laine et un pardessus en duffel pour être totalement protégé de la menace du froid. Il s'était seulement chargé d'un peu d'argent pour pouvoir s'éprendre de quelques niaiseries flottantes à accrocher à son sapin.

Après toutes ces préparations, il était sorti. Il souhaitait se rendre chez Whisky Wodka pour s'acheter un petit hydromel au thym, mais il ne fallut pas plus de quelques minutes le nez dehors pour que dans une foule relativement dense aux aguets de Nowel, on lui dérobe avec une telle subtilité qu'un aveugle-même n'aurait pu s'y méprendre, sa sus-mentionné bourse, pleine à craquer.
_ Vous ne trouvez pas que vous y aller un peu fort sur l'emphase ?
_ Alan... allons, qu'avez-vous en tête. Il vient de se faire voler !
_ D'un poids si lourd, cela aurait dû lui arriver depuis des années...
_ De la décence je vous en prie ! Et mon récit alors...?
Je reprends. Il se mit donc à courir, plus par courage que par affolement...
_ Vous vouliez dire l'inverse, je suppose ?
_ Et dans cette agitation, ne se rendit pas compte d'où le cleptomane l'emmenait. Il se retrouva bientôt dans une sombre ruelle dangereuse...
_ Une avenue excentrée...
_ Et soudain ! Un bruit ! Des rires... sournois ! Plein de rire. Le voleur lui-même en fut arrêté. Ils nous encerclaient...
_ Hum, qui donc ? Les petits lutins du père Nowel, je parie... - en cette période de l'année, tout le monde trouve une histoire à vous raconter avec ces bonshommes. Ils ont bon dos, je vous le dit.
_ MAIS EXACTEMENT ! Pardonnez mon emportement... par les lutins ! Ils étaient là, et Nostradamus ne savait pas quoi faire. De terreur, il serra le pauvre petit cleptomane dans ses bras, en le suppliant :

« Pitié... si tu nous sors de là, ma bourse est tienne... »
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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Jeu 4 Fév - 21:29

    La Reine et le Diététicien ! Le titre était noble, sonnait juste, et eût mérité d'apparaître sur les programmes du théâtre de Malkins. Il aurait contenu de l'amour, du drame, de belles figures de style - aurait soulevé les foules et les enthousiasmes.

    Hélas - ou heureusement ? -, ce conte-ci se déroulait dans la réalité et promettait, par conséquent, d'être considérablement moins romanesque. Tout du moins le diététicien fut-il pressé de manière assez tendancieuse contre la jeune femme lorsque les lutins le chargèrent dans leur hotte - car, nous sommes embarrassés de le reconnaître, le jeune pickpocket, croyant avoir affaire à un dangereux pédophile, repoussa fermement le pauvre homme dans les bras des lutins et s'enfuit avec la bourse de Nostradamus, persuadé de l'avoir échappé belle.

    Nos deux héros achevant de remplir la hotte, davantage faite pour transporter des enfants que deux adultes pleinement grandis, furent donc transportés jusqu'à Bank'Ize Land. Une fois arrivés, les lutins hésitèrent ; ils se souvenaient en effet que la jeune albinos avait exterminé beaucoup de leur congénères et ne se trouvaient pas pleinement convaincus de la pertinence d'une expédition directe à l'usine à jouet. Non, mieux valait d'abord attendrir un peu la jeune femme... Et les lutins connaissaient justement un lieu dangereux... L'ennui était qu'ils perdraient aussi le reste de la main d'oeuvre embarquée mais ils auraient eu trop peur, en tâchant d'extirper Renatta seule, de la réveiller.

    Non, mieux valait laisser tout le colis - l'albinos, le diététicien, un clochard particulièrement ivre et un enfant de dix ans dont tout le tempérament vicieux se laissait voir jusque dans son visage détendu par l'inconscience - sur place... au milieu de la forêt des Chats Peint.

    [Luce, si tu veux te mêler au groupe, n'hésite pas - je te rajouterais.]
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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Ven 26 Fév - 20:10

[heu, je veux bien me mêler au groupe... fin, si ça ne géne pas... Si ça géne, je supprimerai mon post. Si y a des incohérences, n'hésitez pas à le dire, je suis un peu fatiguée et ça a été écrit à la va-vite.]


La premiére pensée que Luce eut à son réveil était qu'il faisait froid dans sa chambre. La seconde fut de s'apercevoir qu'elle n'était pas dans sa chambre, puisqu'elle pouvait voir au dessus d'elle le ciel entièrement blanc, et les copeaux de neige tomber au ralenti sur elle. Son dos lui faisait mal, un mal de chien : Même son vieux matelas n'aurait pas pu lui faire cet effet là. Elle avait donc sans doute passé la nuit ici, sur ce sol dur et froid.
Comment était-elle arrivée là? Ce n'était plus vraiment son habitude de dormir en pleine rue, -et de toute façon, elle n'était même pas en pleine rue, la petite citadine qu'elle était se trouvait dans une foret qu'elle ne reconnaissait pas-. Et pourquoi était-elle dans la foret d'ailleurs? Tant de questions qui ne trouveront une réponse que lorsqu'elle aura reconstitué la soirée d'hier.

---
Quelques heures plus tôt.

Candyland sous la neige. Quelle vision plus idyllique? Les toits sucrés couverts de neige, les sols glissants, pour le grand plaisir des passants, et les chants de nowel (mal chantés) contribuaient au charme de ce tableau. Au dessus des badauds, les décorations lumineuses clamaient des slogans plus ou moins honnêtes (sponsorisés le magicien d'oz), mais tout à fait décoratifs. Les étalages étaient noirs de monde, et c'était bien la seule chose qui était noire dans le paysage : Le reste n'était que couleur, joie... et commerce. Car bien sûr, que serait nowel sans cadeaux? Les optimistes et les amoureux de nowel seront quelque peu contrariés en lisant ces lignes, mais c'est ainsi, il est vrai que le pére nowel et sa bande de petits lutins étaient bien moins attirants pour les petits -et les grands- que les cadeaux. Si ce joyeux viellard avait disparu dans les coeurs, la tradition, elle, demeurait, envers et contre tout. Cette tradition, d'ailleurs, avait permis aux commerçants de renflouer leurs caisses, et ainsi, d'acquérir de nouveaux gadgets censés attirer les clients, comme le fameux article--kidnappeur-d'acheteur-potentiel. Vous ne connaissez pas? Vous n'avez jamais mis les pieds au marché de candyland alors. Ce magnifique objet se présentait sous bien des formes selon les magasins : Gateau succulent chez un patissier, on pouvait également le retrouver aussi bien chez le vendeur de jouet, sous la forme d'un jouet couteux, que chez le marchant de vêtements, en tant que veste bariolée. Selon les revenus d'un magasin, il pouvait changer de prix et de qualité, de sorte à attirer une partie de la population bien spécifique. Dans tous les cas, il s'agisait d'un objet extrémement attirant et chatoyant pour quiconque passait par là. A la moindre hésitation, au moindre regard porté à l'objet, l'acheteur potentiel, ébloui, changeait de direction pour admirer le magnifique gadget, qui, à la premiére occasion (aprés analyse du porte monnaie, bien sûr), bondissait sur l'infortuné, et le trainait à l'interieur du magasin. Outre les revenus des commerçants doublés par deux ou trois, cet objet créait un climat joyeux : Quoi de mieux que de faire ses courses, avec comme fond sonore les chants de nowel et les hurlements des clients paniqués?

Ce n'était pourtant pas la beauté du marché de nowel qui avait forcé luce à sortir... Pas plus que la perspective d'acheter des cadeaux. Son porte monnaie, de toute façon, ne supporterait plus aucune dépense, et c'était une chance en soi, car ainsi, les articles-kidnappeurs la laissaient tranquille. Non, elle avait eu envie de piquer quelque chose, n'importe quoi. Dans les magasins? L'idée était séduisante, mais les articles kidnappeurs savaient qu'elle n'avait pas un sou sur elle, et elle attirait forcément l'attention. Restait la foule, serrée et peu attentive Et dans cette foule, il y avait la proie revée : Un homme peu attentif, et visiblement timide. Sûr qu'il ne ferait pas de scandale en voyant ses poches vides! Elle le suivit, cet homme seul et visiblement pressé, jusqu'à whisky wodka, et là, devant la boutique bondée, ses mains agiles se glissent dans ses poches. Bingo! Une bourse tintante. C'est jour de fête! Toute entière à sa joie, elle sera cette bourse contre elle, et se mit à songer à tout ce qu'elle allait acheter... Mais quand son regard gourmand croisa le regard surpris de l'infortuné, sa rêverie s'interrompit qu'elle réalisa qu'elle avait oublié le principal : courir et ne pas se faire voir. Bon dieu, quelle godiche! Où aller? Plutôt que de se fatiguer à réflechir à un itinéraire, elle préféra laisser ses pieds décider pour elle. Rue du cache-midi, Avenue Finkwaller... Les rues de noms se suivaient, ne se ressemblaient, et elle, elle continuait à courir, courir, comme si sa vie en dépendait. Finalement, elle atterrit dans une petite ruelle, au nom tellement obscur qu'elle ne s'en souvenait pas.

Que s'était-il passé ensuite? Elle avait entendu des rires etranges, comme elle n'en avait jamais entendu. Elle sentit ensuite les bras de l'homme qui la suivait se resserrer sur elle, sa voix tremblante lui chuchota "pitié... si tu nous sors de là, ma bourse est tienne". Non mais puis quoi encore! Elle n'avait pas besoin du fruit du vol, juste de la sensation. Pas de charité, non, jamais! Et puis, il était bizarre. Il avait une drôle d'odeur, des attitudes bizarres... Dans le doute, mieux vaut se rien faire. Elle se débattit, et laissa la le pauvre homme seul au milieu de la ruelle. Tant pis pour lui! Il n'aurait jamais dû la suivre... Mais voilà, la culpabilité est apparue quelques rues plus loin. luce fut prise de remords. Le laisser? Ce grand dadais, les bras ballants, au milieu des rires qui semblaient le déstabiliser? L'interrogation ne dura pas longtemps, quelques secondes. Et pourtant ces quelques secondes lui furent fatales : Elle sentit un coup derrére la tête, et puis plus rien. Elle tomba, insconciente.

---

Stupide hésitation ! Et la voilà, quelques heures plus tard, se réveillant dans un sommeil de plomb dans une forée inconnue, en compagnie de 3 individus qu'elle ne connaisait ni d'éve ni d'adam. Dans ses poches, elle sentit un morceau de pain et... la bourse si convoitée. Regardant de nouveau l'homme qui l'avait poursuivi plus tôt, elle ressentit une vague de remord. N'était-ce pas de sa faute s'il était là? Et puis, il n'avait pas l'air si méchant finalement. Elle remit la bourse dans sa poche, puis se leva pour inspecter les environs.
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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Sam 17 Avr - 11:42

[Désolée du retard ! Ne sachant pas si je devais continuer de poster ici ou le faire dans la forêt, j'ai préféré le faire là mais s'il faut changer d'endroit merci de me prévenir et je posterais dans la forêt des Chats Peint.]

J'ai froid... Non, c'est même pire que ça, je suis littéralement gelée. J'ai d'ailleurs la quasi certitude que si je bouge, ne serait ce que d'un millimètre, je pourrais me casser quelque chose. Le problème c'est de comprendre pourquoi ?! Après tout, le QG est pourtant bien chauffer en cette période de l'année...
Cette période de l'année... Nowel. Ah !! Mais c'est vrai ! J'étais en train de me balader dans les rues de Wonderland lorsque des monstres verts et dégoutants m'ont endormie avec un parfum étrange après m'avoir immobilisée contre le sol. Ils ont certainement du laisser mon corps dans la neige avant de partir, songea la jeune fille.
Son corps se raidit.
Comment ont-ils osé m'abandonner de la sorte ??!! Je suis une Cavallonne, je fais partie de la noblesse et j'ai sans doute plus de valeur que n'importe qui sur Malkins. J'aurais du être traitée avec une grande précaution, ils auraient du être au petit soin pour moi !
Une grimace s'afficha sur son visage et elle remua légèrement.
Je vais me relever et massacrer tous ces soi-disant lutins de Nowel, jura-t-elle.

Lentement, la terrible Tueuse de Lutin ouvrit un œil et le referma presque aussitôt lorsque la lumière du jour vint l'éblouir. Elle réitéra sa tentative et constata qu'elle se trouvait dans une forêt. Bien, c'était une bonne nouvelle ça, car qui disait forêt, disait nourriture disponible. Il n'y avait par contre aucun signe d'une présence lutine, remarqua – t' elle en regardant de chaque côté... Pas grave, elle trouverait bien quelque chose d'autre à détruire.
Bougeant ses membres avec précaution, l'albinette se redressa et resserra immédiatement son manteau de fourrure contre elle. Ce qu'il pouvait faire froid ici ! Les nabots verts avaient du l'amener à Bank'Ize Land. Attentive, elle regarda autour d'elle, le visage teinté d'une certaine joie à l'idée d'être dans un endroit que peu de gens pouvaient se vanter d'avoir vu... évidemment, le fait que cela soit parce que personne n'en revenait ne gêna pas la petite princesse. Elle comptait bien changer cela de toute façon, car il était hors de question qu'elle passe sa vie ici, aussi magnifique que soit ce « pays » de neige.

Une légère fumée s'échappait de son nez et de sa bouche lorsqu'elle expirait, pendant quelques secondes elle contempla le phénomène avant d'enfoncer le plus possible son bonnet sur sa tête, la jeune fille avait beau être fière de ce qu'elle était, il valait quand même mieux qu'elle fasse profil bas (si tentée qu'elle le puisse) dans le cas où elle rencontrerait des traqueurs kidnappés. Ce fut le bruit caractéristique des chaussures sur la neige qui fit tourner la tête de Renatta, de telle façon qu'elle découvrit alors ses compagnons d'infortune. Il y avait là un écœurant individu ( comprenez par là un SDF ou encore plus simplement un pauvre), un homme mal habillé et qui devait avoir le même âge que son cher père, un enfant (être, qui pour une fois l'intéressa grandement de par la méchanceté qui planait autour de lui... qui sait, elle pourrait peut-être en faire un esclave digne de sa grandeur ?) et enfin une jeune fille d'a peu près son age... enfin techniquement. A vrai dire, la fille avait quelque chose de dérangeant, un petit truc qui faisait que la regarder avait fini par rendre un tantinet mal à l'aise l'albinette. Mais il n'était pas dit qu'on la mettrait hors circuit aussi stupidement que quelques heures plutôt. Posant son regard violet sur l'unique personne consciente à part elle, Rena fronça les sourcils à l'idée qu'elle allait encore devoir s'abaisser à parler à une prolétaire si elle espérait qu'on réponde à ses questions.

Gracieusement, elle se releva, épousseta ses vêtements - ôtant ainsi la neige qui la recouvrait – et s'efforça de paraître aussi normalement constituée qu'elle le pouvait (mieux valait ne pas craquer tout de suite et cacher le plus longtemps possible son identité).

« Y a – t'il un ami à vous parmi eux ? » demanda la petite princesse en désignant les énergumènes encore allongés dans la neige.

Mauvais début. Une personne normale se serait sans doute présentée et aurait demandé à savoir qui était son interlocuteur et où elle se trouvait... Parfois, elle songeait que jouer la gentille était vingt fois plus compliqué que tuer quelqu'un. Toutes ses manières, ses sourires mielleux à souhait, cela la dégoutait. Au moins, entre Epouvanteurs on ne s'embarrassait pas de politesse et même si la Reine de Cœur avait tendance à le déplorer, cela lui permettait néanmoins d'être libre d'insulter la mère ou la future descendance d'une personne sans avoir à craindre d'être déclarée folle (surtout que parmi ses compagnons elle n'était certainement pas la plus déjantée).
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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Mar 29 Juin - 15:48

    La situation semblait pouvoir s'arranger. Peu de témoins, des identités qu'on ne soupçonnait pas ... Et le sourire niais de Chats de bois peints de couleurs criardes semblait inviter à la fête ... Mais malheureusement, les hauts arbres du lieu ne l'entendaient pas de cette branche de pin ... Était-ce la voix cristalline de nos interlocutrices qui les avaient éveillés ? Toujours est-il qu'ils commencèrent à se rassembler, à grands rampements de racine, tandis que Renatta abordait notre inconnue, et qu'ils se chuchotèrent ... Oh, bien des choses. Puis ce fut rapide, étonnant, incompréhensible. Grands mouvements de branches aveugles, lancers de pommes de pain, danse sournoise des racines sur le sol ... Les sapins de la forêt de Bankiz'land semblaient tenir à leur réputation : et ils se devaient d'être inhospitaliers avec art ...

    Le vacarme réveilla justement nos endormis. Un certain Alan nous souffle que notre diététicien écarquilla les yeux devant ce singulier spectacle, balbutia quelques mots parmi lesquels on crut reconnaître "Au secours", "à moi", et "tous mourir", avant de détaler à toutes jambes, se faufilant tant bien que mal entre les sentiers mouvants, et renversant au passage quelques figurines colorées - ce qui sembla aviver encore la colère des Sapins vexés. Le Clochard, lui, s'était empressé de ramasser jouets cassés et à les fourrer dans ses poches crasseuses, tandis que le Gamin les saisissait pour les jeter aux arbres ... - à moins que ce ne soit l'inverse.

    Dans le chaos sans nom, nos deux dames cherchèrent-elles à s'enfuir ? Les recoins de la forêt des Chats Peints sont bien mystérieux ... A leur pieds s'entassent de pauvres débris de jouets, des fragments de branche et de des têtes de chat décapitées. Et puis ... Voilà qu'aux pieds royaux, roule un objet bariolé, parmi d'autre ... Sauf que celui-ci se met à chanter ... Petite voix égrillarde, accord de xylophones ...

    Vif élan ! Vif élan ! Vif élan d'hiver !
    Qui s'en va giflant ronflant,
    Pour les grands Chats Peints verts ...
    Oh ! Vif élan ! Vif élan ! Vif élan d'hiver ...
    Boule de neige à Banquiz'land
    Et comme l'année dernière !

    Est-ce vous, ou les mouvements des arbres se font moins énergiques ? Les pommes de pin roulent, plutôt qu'elles ne sont lancées, et vous commencez à moins craindre pour votre tête ... C'est alors que du fin fond de la forêt des Chats Peints surgit un animal auréolé de lumières, tout de couleurs vives. Ses andouillers s'élèvent et fouettent les branches des arbres qui chuchotent, comme apeurés. Vous avez devant vous le grand Car-Hibou, un de ces animaux de légende que presque personne n'a jamais vu - en admettant qu'après les lutins de Nowel et les arbres fous de la forêt de Bankiz'land, vous n'êtes plus à ça près. Le grand Car-Hibou, élan volant de vision nocturne, transport des légende du père Nowel première époque, renversé par les pingouins volants, et qui ne sert plus qu'aux transports de seconde zone ... Serait-ce bien lui ? Bruit des sabots qui piétine les pommes de pin : l'animal s'approche, d'un air placide. C'est donc lui, à présent, qui calme les sapins, quand les offrandes se font trop rares ou que les Chats sont mal peints ... ? Il a l'air docile, calme - plutôt bien disposé. Le gamin est déjà en train de tirer sur ses oreilles et de railler son œil endormi. Les autres ? Le clochard a enlacé un arbre, et dort presque debout. Nostradamus est déjà bien loin - perdu pour jamais dans les landes de la Banquise ? Futur nutritionniste des Lutins Verts ? Et la jeune fille étrange semble s'être envolée.

    Peut-être Renatta tenait-elle là l'heureux moyen de son retour - à moins que ce ne soit qu'un leurre de plus ... ? Mais une possibilité de retour, au beau milieu de cette immensité blanche, était-elle à négliger ?

      ::NOTE::
    • Possibilité de sauver le gamin turbulent, le dos de la bête étant bien assez grand pour deux ou trois.
    • Possibilité également d'emporter le chat-boîte à musique, qui sait ce qu'on peut décrypter comme indication, dans son étrange chanson ... ? Est-ce cet objet qui assure autorité sur le Car-Hibou ?



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MessageSujet: Re: Cocktail hivernal [Nosse et Luce] [Terminé] Jeu 1 Juil - 7:04

C'est toujours étonnant de constater que les évènements ne se passent jamais comme on les aurait imaginés. Par exemple Rena, elle, à peine avait-elle posé sa question, qu'elle espérait déjà être le plus loin possible de la jeune fille ou que quelque chose empêche cette conversation de débuter. Son vœux souhaité, elle s'était imaginée qu'un autre de leur compagnon d'infortune se serait réveillé et les aurait interrompu. Mais jamais, au grand jamais l'albinette aurait pensé qu'elle serait sauvée par une armée de conifères en furie qui brillaient d'ingéniosité pour mettre en pièce leurs indésirables invités.
Une petite description de la scène s'impose, les racines mouvaient telles des serpents attrapant leur proie, les arbres tournaient leurs branches de façon imprévisible (il n'était pas impossible d'entendre un : « attention aux branches »). Les pommes de pins, elles, pleuvaient, l'espace entre chaque lancé s'amenuisait tandis que leur vitesse augmentait de la même manière que la précision des sapins rebelles. Éviter les projectiles relevait quasiment de l'exploit maintenant ! Et alors que l'Epouvantrice se courbait, plongeait dans la neige, faisait des roulés-boulés et courait en zigzaguant (car c'est bien connu « qui zigzaguait, se sauvait ») les autres kidnappés se réveillaient en sursaut. La petite princesse assista à la minable fuite du vieil homme, ceci la conforta dans son idée que les hommes banales n'avaient décidément pas de cran, puisque aucun membre des Epouvanteurs ne se serait lâchement enfui en criant d'une voix désespéré « au secours », à vrai dire il aurait plutôt utiliser les autres comme bouclier et en aurait profité pour attaquer violemment les arbres. C'était une question de goût mais Renatta préférait largement les hommes qui faisaient face au danger, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle fut ravie de voir l'enfant, qui avait attiré son attention, jeter des jouets de diverses couleurs et de formes sur les conifères. Elle fut bien entendu dégoutée de la réaction primaire du sans-abris, à savoir voler tout ce qu'il pouvait, qui eut pour seul effet de renforcer la hargne des hautes instances de la forêt des Chats peints à leur encontre.

Alors que la joyeuse petite troupe vivait l'enfer, la Reine de Cœur se décida finalement à résoudre leur problème de manière définitive, autrement dit en abattant le plus d'arbres possible avec sa force... ou avec cette petite hache tiens ! Quelle merveilleuse idée que des gnomes chasseurs de tête comme offrande, avec tous ces instruments à disposition Renatta pourrait certainement faire des étincelles.
Délicatement, elle prit l'arme métallique et la fit tourner d'un geste habile de la main, l'héritière des Cavallonne avait beau ne pas savoir cuisiner, faire le ménage et autres activités de pauvres, elle savait néanmoins parfaitement se servir des haches quelques soient leur taille, leur forme et leur nombre (et on peut dire ce que l'on veut, dans son métier ça sert !). Jetant un regard malveillant sur le sapin le plus proche d'elle, la jeune fille s'avança d'un pas déterminé vers sa proie, quand brusquement, une voix coquine se mit à chanter, sur une musique étrange, des paroles qui semblaient au premier abord n'avoir ni queue ni tête. Pourtant peu à peu les grands arbres se calmèrent, leurs attaques devinrent molles et inoffensives et les pulsions meurtrières s'amenuisèrent également. Même, Rena n'avait guère envie de faire de ces sapins du petit bois pour cheminée. Dans un coin de sa tête, l'albinette se disait que tout était fini, qu'il ne lui suffisait plus que de trouver un moyen de s'échapper et d'embarquer le plus de choses possibles au QG, mais bien évidemment lorsqu'un élan aux multiples couleurs apparut dans un halo de lumière, la petite princesse fut obligée de reconnaître qu'elle se trompait. L'apparition du Car-Hibou, animal mythique de Nowel, laissa sans voix l'Epouvantrice ; cet être de légende avait peuplé ses nuits et reçu son admiration - un sentiment qu'elle éprouvait encore aujourd'hui pour lui -. Le Car-Hibou semblait faire régner l'ordre dans cette forêt, figure d'autorité, de puissance et de sérénité.
Presque automatiquement, l'idée de s'offrir cet animal splendide se nicha dans la tête de la jeune fille et s'y imposa franchement.
« Il lui fallait le Car-Hibou », ne serait-ce que pour partir de cet endroit sans ennui. Ah, et mieux valait emmener aussi cette étrange boite à musique qui apaisait visiblement tous les êtres vivants des alentours, cela ne pouvait qu'être utile... et en plus elle brillait (dois-je rappeler que Renatta aime tout ce qui brille ?). Fière de sa décision en tant que lieutenant de la formidable organisation de son patron adoré, elle alla prendre l'objet convoité et le serra précautionneusement contre elle, en faisant bien attention à ce que sa chansonnette continue. La petite princesse était prête à grimper sur l'élan quand un bâillement se fit entendre. Elle tourna gracieusement sa tête vers le fautif : le gamin. Une bouille adorable, un sourire ironique, une aura qui dégageait des ondes négatives, cela suffit à faire définitivement craquer la Reine de Cœur. Ce garçon serait un nouveau valet, elle se devait de remplacer le dernier de sa troupe qui n'avait malheureusement pas survécu plus d'une journée (à croire qu'elle ne récoltait que des sous-hommes qui étaient incapable de s'occuper correctement de sa collection d'armes) et quoi de mieux qu'un enfant qu'elle pourrait former selon ses désirs ?
Avec un grand sourire, elle se planta devant son futur valet et entama la discussion :

« Quel est ton nom ?

Le garçon leva son regard embué vers elle et marmonna :

- Sam Jingbells

- Et bien Sam, tu vas venir avec moi et être mon Valet de Cœur à partir de maintenant, annonça – t – elle fièrement.

- Pourquoi je vous suivrai ?! Dit-il dédaigneusement. Je n'ai...

- Tu as envie de rester avec tes parents, de leur obéir et de vivre une vie ennuyeuse ? Le coupa-t-elle. Alors qu'avec moi, la Reine de Coeur, tu deviendrais quelqu'un de craint, qu'on écouterait et surtout qui pourrait faire un tas de choses jugées interdites... A condition bien sûr, d'être...

- D'accord je suis à vous ! Répondit-il sur un ton mi-ennuyé mi-enthousiaste.

- Ah la bonne heure ! Bon maintenant que cette question est réglée, passons à la première règle : tu dois m'appeler Majestée, ou comme tu es encore jeune Majestée Renatta. Et puisque ce point est maintenant éclairci, tiens moi ceci Sam. Dit l'albinette en lui tendant le chat-boîte à musique. »

Une fois les mains libres, la jeune Cavallonne se présenta devant l'animal et s'inclina brièvement devant lui – les légendes le disaient à cheval sur les bonnes manières – avant de monter sur son dos en prenant soin de ne pas abimer ses vêtements. Lorsqu'elle fut bien installée, elle tendit – dans un grand élan (ha ha ha) de bonté – sa main à son nouveau serviteur pour l'aider à grimper. Ce ne fut pas aisé mais ils y parvinrent et quittèrent victorieux et heureux Banqu'Ize Land.

Quand ils atteignirent Wonderland il faisait nuit. La preuve de leur retour fut les nombreuses rumeurs sur un élan arc-en-ciel chantant d'une voix grivoise une chanson inconnu qui serait apparu le soir du lendemain de Nowel qui se mirent à circuler peu de temps après.

Mais de toutes façons, ce n'étaient que des propos d'ivrognes... pas vrai ?


[Un grand merci à la modération rp ^^]
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