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Sixtine

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MessageSujet: Sixtine Sam 16 Jan - 16:57

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Identité :
Le problème avec Diane


Nom : Carminesigh, mais nul n’en a connaissance.
Prénom : Sixtine, anciennement Diane.
Surnom(s) : « Die », qui remonte à loin et qui n’est plus employé.
Âge : on ne lui donnerait pas plus de quinze, seize ans.
Date de naissance : 27 septembre, morte un 4 octobre.

Emploi : … succube ? Elle est la propriété des Épouvanteurs, sans en être un, et, prise pour morte, n’exerce aucune profession particulière.
Ville natale : Wonderland.
Orientation sexuelle : seules les femmes peuvent véritablement soumettre son cœur. Son corps, lui, ne fait pas de caprice.
Don surnaturel : elle a le don de faire partager sa nature spectrale aux créatures vivantes douées de parole et aux objets.
Pour les premières, il lui faudra séduire. Tant que sa victime n’a pas prononcé des serments d’appartenance avec toute la conviction d’un amoureux transi, Sixtine ne pourra lui transmettre le moindre voile. Les pairs qu’elle engendre ainsi lui sont totalement soumis, elle en contrôle les mots et les gestes. Cependant, si au bout de deux mois l’amour s’est tari – ce qui n’est pas toujours le cas, la victime recouvre sa véritable nature, sans séquelles, sinon une mollesse dans le corps – qui disparaîtra moyennant quelques temps d’exercice physique.
Pour les seconds, il est indispensable d’avoir un donneur. Elle ne peut rien prendre qui ne lui appartienne pas. Si vous désirez mettre un objet en sûreté, donnez-le lui, en formulant clairement votre intention : il deviendra spectral et donc insaisissable pour les êtres de chair. Pour le récupérer, il vous suffira de le lui demander. Attention, toutefois : cet objet redevient solide dès lors que Sixtine l’est aussi – ce qu’elle ne peut accomplir qu’une heure ou deux par jour depuis qu’un Epouvanteur, sans qu’elle ne le sache, lui en a donné la faculté.
Enfin, il vous faudra la convaincre de vous rendre ce service.

Personnalité :

Le problème avec Diane, c’est d’abord qu’elle n’a pas su se dévoiler assez pour justement ne rien laisser voir. Il lui a toujours été impossible de s’adapter efficacement à son milieu, sans doute parce qu’elle était trop juste, trop sincère, qu’elle gardait trop d’espoir en son sein alors même que tout autour d’elle était voué à la décevoir.
En conséquence, sa nature d’aujourd’hui ne peut que la combler. L’inaccessibilité, dont elle rêvait souvent, est de loin sa meilleure arme, qui lui offre une distance rassurante et bien sûr… absolument lâche. C’est cette immunité jubilatoire qui lui a appris à apprécier l’impuissance des autres – ceux qui s’essoufflent à l’atteindre, pour y reconnaître à la longue un changement de donne purement légitime : Sixtine est persuadée que ce n’est plus à elle de souffrir. Il lui semble donc normal, permis, de déverser tout le fiel de son cœur en cendres sur les autres, préférablement ceux qui ne lui ont pas spécialement fait de mal.
Presqu’inconsciemment, elle drape d’une permanence infernale cette injustice qu’elle a longtemps subie, comme une réalité inaltérable et qui n’admet pas de résolution entièrement satisfaisante – si seulement elle avait pu trancher les espérances de ceux qui l’ont fait souffrir. Sa perception fantasmatique lui fait voir qu’elle n’a plus autour d’elle que des toiles blanchâtres destinées à recueillir le dessin de ses déconvenues. C’est arbitraire, c’est dégoûtant, mais c’est ainsi.
Plus qu’un amusement cela dit, se montrer peste est une protection supplémentaire contre le désir insidieux et présent depuis toujours de s’ouvrir et d’être franche. Elle n’avait auparavant aucune réticence à l’épanchement, qui représentait pour elle la voie la plus pure vers l’apaisement. Désormais, c’est une crainte douloureuse qu’elle oublie entre les échos de ses paroles insupportables. La franchise, c’est à vous qu’elle l’imposera en vous récitant si besoin est vos quatre vérités – ou ne se contentera-t-elle que de les sous-entendre, en vous acculant au mur de l’épuisement et de l’excès, en forçant les vannes de vos colères les plus enfouies. Ceux de nature impulsive et accordant trop de place à leur égo y mordent le mieux, tandis que les plus calmes gagnent à l’ignorer, en s’en éloignant ou, plus difficilement, en jouant la carte de l’indifférence.
Son personnage est moqueur, cynique et exubérant. En d’autres termes, il semblerait qu’elle ne sache pas ce qu’est « parler à voix basse », et elle se fait même un devoir d’alimenter allègrement les oreilles malheureuses qui l’approchent, d’insanités, de menaces, de rumeurs plus ou moins compromettantes… Il existe quelques exceptions dans le discours : parfois parle-t-elle d’amour pour séduire ou de complicité mensongère pour gonfler sa source de ouï-dire, mais au fond, sentez-le bien, le résultat demeure le même.
Elle n’a pas d’affinité particulière, sauf peut-être avec Walrus et, plus officieusement, avec Sylar. Les esprits influençables, bien qu’elle s’en serve à outrance, ont tout son mépris.
Ne peut s’en dégager qu’une impression de malveillance profonde, d’obstacle vraiment mal placé qui, même si vous le dépassez, vous aura fait trébucher.
Mais Sixtine, si on y regarde de plus près – ou de plus loin, reste une inconsciente. C’est la conviction qu’il est impossible de lui retirer sa nature spectrale, parce qu’on trouve comme on peut de l’agrément dans sa mort… c’est la conviction qu’elle pourra toujours s’adonner à la provocation sans que personne ne puisse l’atteindre. C’est la déchirure latente, peut-être, causée par le souvenir à jamais présent d’avoir possédé un corps, d’avoir ressenti. C’est la fuite, peut-être, le déni, l’oubli volontaire d’un regret.

Morphologie :

Le problème avec Diane, c’est que son petit corps de diablotine n’inspire généralement que des intentions malhonnêtes – mais ô combien sincères. Quand on la regarde, on s’étonne, parce qu’aucune innocence n’en émane. C’est une chair faite pour être exposée et regardée, touchée… Pour vous, c’est une évidence, pour elle, pas vraiment. C’est davantage une chose qu’on lui apprend. Très tôt, on l’habille de lourdeurs pour en faire, paradoxalement, une lumineuse. On l’incite à poursuivre un modèle peu original mais qui fonctionne. Aujourd’hui cela dit, elle a troqué ses tissus encombrants contre une seconde peau de cuir, insaisissable et très noire. Ses yeux ne sont plus bleus, ils sont gris – plus ou moins clair – comme sa peau n’a plus la blancheur opaque d’une crème – avec une pointe de fruits rouges – mais le luisant translucide d’un œil reptilien. Ses cheveux, mi-longs et qui ondulent parfois, ne sont plus roux mais noirs, donnent à son visage moins de candeur, à l’arc de ses sourcils, plus de dureté.
Sa petite tête ronde montre qu’elle est morte jeune, mais cette retraite prématurée a permis de garder intacte la pureté de ses formes. Elle n’est qu’à moitié femme ; le vallon de ses reins, parfaitement lisse, est pour ce qui roule et ce qui glisse la plus douce des attractions. Ses hanches forment une coque de noix minutieusement polie, mais sa poitrine, vraiment, est encore trop haute : à l’évidence, elle n’a pas eu l'occasion de porter longtemps la tête d’un amant éreinté. C’est sa taille qui donne des airs de fierté à l’ensemble de son corps, si bien qu’on aimerait parfois la serrer, sentir si cela craque, la faire s’affaisser un peu – ne s’est-elle donc jamais assise ?! Ses bras sont comme la gorge d’un cygne, tout en souplesse et en élégance, à force, sans doute, d’avoir étreint le vide.
Elle peut maintenant s’enrouler entière autour de chaque chose, feindre de marcher sur le sol qu’elle ne sent pourtant plus au lieu de flotter dans l’air invisible qu’elle ne cesse d’embrasser. Elle apparait ici, puis là, sans prévenir, fait peur parce qu’elle préfère toujours surgir quand il ne faut pas. Et on entend sa voix qui n’est plus la même : sans chaleur ni velours, cela grince et s’écaille comme de la vieille peinture. Elle sait qu’elle agace et cela se voit ; elle n’a d’ailleurs que peu de sourires, n’invoque ordinairement que ceux qui sont susceptibles d’insupporter – un genre différent de mots savants. La tendresse rechigne à adoucir son visage, remplacée jusque dans son attitude par la coquetterie factice d’une capricieuse qui s’invente. On se demande comment quelque chose de si petit et qui semble si fragile, peut occuper d’une seconde à l’autre tant de place dans un champ de vision, dans une pièce, dans une vie. Hélas, il ne suffit pas d’un claquement de langue – elle se plait d’ailleurs énormément à en faire entendre – pour qu’elle disparaisse. Mais en criant un peu plus fort, qui sait !
Parce qu’elle est sensible au bruit. Elle ne dispose d’aucune explication satisfaisante à ce sujet, et c’est pour s’en mettre à l’abri qu’elle tente toujours d’imposer sa voix, guettant le moindre souffle de violence dans l’air sur lequel elle règne. C’est la seule chance de lui retourner la peur qu’elle inspire, de déformer ses traits et d’en chasser l’arrogance. Alors, Diane, Sixtine, perd toute son éloquence et s’enfuit derrière ses voiles fantomatiques, sans aucun contrôle sur son départ forcé, et contrainte d’attendre d’avoir recouvré ses moyens pour paraître à nouveau.

Récit :


Le problème avec Diane, c’est que son esprit suicidaire n’a jamais su la faire taire.
Elle joue aux frontières comme une coccinelle marche sur les dents d’une feuille, comme le cœur soufflant d’un coquillage soutient une note, sans vaciller, sans soubresaut.

Elle n’est qu’une enfant mais déjà on l’admire, on la montre, on la dévore, c’est une jolie meringue, à la menthe, à l’orange. Dans sa main, celle de sa sœur – trop brune, trop fragile, trop craintive, trop insignifiante – qu’elle ne tarde pas à lâcher. Et elle court entre les étoffes, se faufile comme elle ne pourra jamais plus le faire à l’avenir. Sous la chaleur étincelante des lustres enflammés, ses pieds boudent gentiment le rythme fleuri des violons. Elle saute au devant de ses protecteurs.
A chaque aristocrate son faire-valoir : Christopher Black s’est assuré les loyaux services d'Oliver Carminesigh, père de Diane et de Percale, époux d’Agatha, elle-même cousine éloignée de Madame Black. Oliver Carminesigh est un homme qu’on loue souvent, modeste dit-on, peu dangereux surtout quand bien même il le pourrait être. C’est un brillant précepteur, à qui l’on a donné pour élève l'héritier des Black. Mais sans songer à quelqu’infidélité, il espère, à part lui, d’avantageux partis pour ses deux filles. Il fonde en Diane un espoir qu’il ne lui révèle pas, mais qu’elle devine sans peine : elle rayonne bien plus que sa mère ne l’a fait jadis dans les salons, et possède assez d’habileté pour ne pas attiser les haines.

Pourtant quelque chose ne va pas. Diane grandit. Elle est heureuse, court les salons mais… sans médire, sans être au cœur des compétitions délicates, sans considérer les autres jeunes femmes comme de méchantes concurrentes, pas même comme de simples rivales. Ce n’est pas de la présomption, encore moins du désintérêt : les véritables femmes, ce sont les hommes. Elle s’identifie à eux, leur parle doucement et souvent, on l’interprète mal. Elle n’arrive pas à leur faire comprendre qu’elle est tout aussi apte qu’eux à séduire ces ravissantes demoiselles, aux joues rehaussées de rouge et de chaud. C’est pour eux de l’audace, c’est du charme. Les chapeaux haut-de-forme la demandent et les jupons lui mutilent le dos de calomnies – allons, ce n’est que le dos, elle ne voit ni n’entend. Son père devient collectionneur de partis.

Elle sait qu’il lui faudra donner sa main. Un peu comme lui. Elle le voit parfois qui traverse la cour pour rejoindre son père et suivre la leçon du jour, parce qu’il est aimable, il se déplace. Elle n’a pas vraiment conscience encore de ce désir de fuite qu’elle lit sur ces traits trop jeunes et trop blancs, comme elle ne sait en voir la réplique parfaite sur son propre visage lorsqu’elle s’emprisonne insouciamment dans un miroir. « Le temps passe, et Sylar vient de plus en plus souvent. »

La vie lui semble possible. Diane peut bien passer son temps à feindre et, au tournant sombre d’une minute, s’égarer discrètement sous des jupons. Elle prétend en arranger les dentelles. Quand elle se relève, ses yeux sont plus doux, ses mains comme envoûtées. Elle caresse, elle embrasse, pour maintenir un contact, chaste manifestement, avec des airs de femme qui oblige sans rien demander en retour. Pourtant elle ne fait que ça. Diane demande. Elle veut ses lèvres humides, par autre chose que le rire. C’est Helen qui, un jour, lui apprend ce qu’est le sucre, ce qu’est le sel.

Percale trouve enfin son utilité. Elle présente à Diane sa seule amie, celle qui, depuis des mois, tente de la tirer hors de l’ombre, d’éteindre la lueur maladive de son teint. C’est la belle Helen, l’intouchable, l’honnête, l’imperturbable, la benjamine d’une prestigieuse famille. Pourtant ce fard gris n’est que la peur de connaître les choses de la vie, une distance, une abstinence qui lui coûte moins que la brûlure de la décadence bien ajustée. Sans se soumettre toutefois. Helen veut paraître forte. Elle tente de tirer en haut de sa marche stable la douce Percale, qui ne sait associer la lumière à ses noirceurs pour créer de l’ombre. Mais quand Helen rencontre Diane, la main de Percale, encore une fois, est lâchée et laissée inerte dans une impossible remontée.
Helen veut l’attention de Diane, sa reconnaissance, entendre de sa bouche les louanges qui lui sont ordinairement adressées par d’autres. Mais Diane a toujours un pied hors des rangs, quand ce n’est pas tout le corps. Diane ne la voit pas comme les autres prétendent la voir. Diane, en réalité, préfère souvent débusquer ce qu’on ne doit – surtout – pas distinguer. Helen en est le parfait exercice.
« Pourquoi vous, les vertueuses, faites mine de ne pas savoir que votre froid tempérament vous rend les meilleures corruptrices ? »
Satin rose sur satin rose.
Un beau jour, la vertu s’assume. C’est elle même qui dirige. Poussez une créature réticente à franchir le pas, et rien ne peut plus l’arrêter ensuite. Zèle effrayant. Le miel coule sur les lèvres de Diane qui cependant, entre deux sources, s’ennuie déjà. Les mains qui la touchent deviennent trop impérieuses, la bouche qui l’aspire quémande désormais avec excès. C’est embêtant. Ecœurant. Diane ne veut plus regarder Helen, ne veut plus la sentir sur elle. Diane s’éloigne lentement, jour après jour, avec délicatesse, sans donner d’alerte. Helen pourtant le comprend et le voit comme une fuite à toutes jambes. Elle plonge, serre la cheville de son aimée, et la fait violemment tomber.
Le lendemain, Diane est déshonorée.

« J’aurais moins perdu à me compromettre avec un homme, n’est-ce pas ?
— Au contraire, vous n’auriez rien perdu du tout. Sauf votre main, qui aurait su, par l’alliance, acheter les apparences. »

Diane, Helen. La confiance va à l’une, va à l’autre. Quelle femme se targue, à cet âge, de n’avoir pas un pan de rumeur entre les plis de ses robes ? Même le plus petit bruit ! C’est un chuchotement, c’est un sourire ombré, et dès lors, cela ne tient qu’à vous : en ferez-vous un éclat de voix, une souillure sur votre visage ? Quand on prend le parti de se lier aux Black, on découvre rapidement ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Certains caprices sont susceptibles de ruiner à jamais un individu à leurs yeux. L’indiscrétion quant à certaines mœurs, notamment, passe pour bien plus grave et dégradant que le fait d’ôter une vie. C’est un sens de l’honneur, presque guerrier, qui prime sur les écarts extravagants de ceux qui se prétendent libérés. Diane le sait. Mais Diane, le lendemain alors que les idées courent, paraît tout de même au salon des Black, servante excellente de l’honneur. Ses épaules ne sont ni rougies, ni noircies par la méfiance de son entourage – qui souffre, qui craint. Ses lèvres ne s’assèchent et ne craquèlent pas lorsqu’atteintes par les médisances susurrantes, elles s’étirent sensiblement. On l’approche, mais on ne l’embrasse plus. Plus trop. Après tout, elle n’est qu’un faire-valoir. Son père est, en quelque sorte, un serviteur. On se prépare secrètement à son éventuelle mise à l’écart, mais on attend, sans vraiment l’admettre non plus, qu’elle parle, qu’elle se défende, qu’elle balaie d’un battement de cils, d’un geste de la main, les bêtises que cette Helen a proférées. Parce qu’Helen, ce soir, est présente. Mais Diane ne fait que saigner. Des gouttelettes qui ont la même couleur que sa peau, qu’on ne voit pas. Elle peut sauver son image, mais préfère se sauver elle-même.

C’est finalement avec la finesse et la discrétion d’une Reine qu’elle fait parvenir un billet à celle qui a été victime de son ennui, tandis que Sylar convie quelques invités – les plus importants – à se rendre dans le salon bibliothèque quand vingt-trois heures sonneront. N’en parler à personne. Surtout pas à Helen et à Diane. Ces deux femmes là ne méritent pas l’attention ostensible des bonnes gens – sans reproches trop apparents, sans rumeurs trop extravagantes. Elles ne peuvent aspirer, pour l’instant, qu’aux commérages de rigueur.
« Quant à vous, madame – monsieur, ne partagez ce privilège du secret que par l’intermédiaire de vos regards brillants et impatients. Ne dites mot, c’est inutile, je vous sais capable d’excellence lorsqu’il s’agit de feindre l’ignorance courtoise. C’est que nous nous entendons parfaitement, n’est-ce pas. »
L’héritier est bien agréable, ce soir. On le voit si peu, qu’on lui accorde tout.

A vingt-deux heures quarante-trois, Diane s’est retirée depuis une dizaine de minutes déjà dans le salon bibliothèque. Helen, elle l’en prie intérieurement, ne devrait pas tarder à la rejoindre. Elle marche nerveusement d’un fauteuil à l’autre. Et si on lui refuse cet entretien ? Si Helen prétend une fois encore qu’une folle la poursuit, l’étouffe d’avances obscènes ? Si elle prend peur, si elle croit à un désir de vengeance ? Mais elle ne sait combien l’amour auréole la conscience d’Helen. A vingt-deux heures quarante-cinq, Helen est là, l’œil plein d’une douleur ravivée par l’intimité. Elle s’approche, prudente, examine minutieusement les lieux pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une scène de théâtre. Et alors Diane la saisit par les poignets, mais Helen la repousse. Doucement. Doucement… Diane s’avance de nouveau, sourit péniblement. Ses yeux pleurent presque. Elle se met à murmurer, regrette d’avoir causé tant de mal à une créature si douce et si jolie. Peu lui importent les rumeurs, dit-elle, peu lui importent les regards, elle n’est pas une femme du monde, elle est une femme amoureuse. Cruelle ? Non, non. Juste trop soumise à son cœur capricieux. Mais tout élan et tout sentiment ne servant pas son amour, elle saura les faire taire. Il faut la croire, il faut l’aimer. Les autres n’existent pas. Les yeux d’Helen sont plus importants que l’attention de mille. Il faut lui pardonner. Elle comprend sa colère, elle comprend ses mots, elle comprend mieux que quiconque, maintenant, le fiel que peut apposer sur une langue un cœur blessé. Dès ce soir ! Pourquoi ne pas partir ? Loin d’ici, loin d’eux, loin des alliances en or, loin des robes trop lourdes ! « Allons, Helen, il faut partir. Ou affronter la honte dont on voudra assurément nous vêtir. » Diane est prête à tout, ses bras sont forts. Ils portent le corps d’Helen, qui s’est laissée tomber pour la deuxième fois dans l’eau profonde de sa passion. Elle croit pouvoir en assumer la destruction. Ses tempes battent, elle n’est plus en mesure d’entendre, juste de traîner ses lèvres sur la peau de Diane, avec la mollesse de celle qui ne croit plus. Et pourtant, quel espoir gonfle son sein ! Bientôt, ce sont ses bras qui portent, qui soulèvent, qui froissent, qui violent les secrets. Sa bouche mord, aspire, étouffe, invoque une peau de sang, ses ongles déchirent. Elle ne voit pas ces autres yeux indiscrets, elle ne sent pas l’abandon dans les membres de Diane, sa soumission soudaine.
Un hoquet de stupeur, des exclamations de dégoût. Helen se redresse brusquement, aperçoit les convives épouvantés. Mais elle ne vacille pas, confiante. Elle sait que Diane la soutient, qu’elle est toute disposée à résister. Pourtant, elle ne trouve aucune conviction amoureuse dans les grands yeux bleus qui ne la caressent plus, mais la fustigent. Elle y distingue plutôt de la perfidie… Ou du néant ? Il n’y a rien, plus rien. Diane se penche sur elle et lui dit :
« Tu vois, ma chérie, c’est ce qui est bien avec le suicide social. On n’a pas besoin de demander son avis à la personne qu’on souhaite emmener comme précieux bagage. On n’a pas à craindre le moindre frein, dans sa peur, dans sa douleur. On impose, et tout va bien. »

Sylar se confond en excuses, lui-même atterré, dit-il, par cet horrible spectacle – qu’il n’aurait jamais pu soupçonner. Les aristocrates influents y ayant assisté ne manquent pas de confirmer les rumeurs et de marquer les deux femmes d’un sceau d’opprobre indélébile. Helen se retire, Diane se confine dans ses appartements. C’est le problème d’une famille de servants. Diane, dans le monde, ne peut se relever – à moins d’un miracle. Progressivement, on la remplace par sa sœur trop médiocre. Percale est montrée dans les salons, et l’enthousiasme de son père, pour elle, se change en espoir résigné. Les Black ne se détachent pas des Carminesigh pour autant. Sylar, notamment, leur témoigne plus d’attention que jamais.

« Nous pourrions rejoindre la bande des riches intelligents – ceux qui ne s’encombrent pas de valeurs stupides. Je porterais des pantalons et des débardeurs, tout ce qu’il y a de plus simple. Et toi, tu mettrais l’un de ces horribles jeans. Ha ha ! Sylar… »
Je te tutoie si je veux. Approche donc.
Ce n’est pas qu’elle sait comment l’apprivoiser. Mais Sylar, après lui avoir rendu service – il y a curieusement pris goût, semble trouver en la sincérité révoltée de Diane un certain apaisement. Il observe sans se donner. Il reconnait en elle certaines choses, sans l’admettre. Des points communs ? Peut-être. C’est la seule dont il n’a pas à tolérer la présence. Elle est là et ne lui inspire aucune notion de sacrifice. Elle est comme une respiration silencieuse, dont on ne se soucie pas et qui ne cause pas d’inquiétude. Pendant que Percale subit les regards et les jugements, Sylar, petit à petit, devient avec Diane un compositeur de médisances, à l’intérieur des coulisses. A l’abri. Cependant, il change, et Diane le voit. Il s’éloigne comme elle s’est éloignée, il rechigne à faire sienne l’une de ces jolies femmes, et ne trouve de beauté qu’en la noirceur de certaines baies. Sérieux mais timide, dit-on. Après avoir supporté les cris de son père, Sylar va se réfugier dans l’absence, chez Diane. Il lui confie enfin que la tranquillité amère de l’aristocratie ne l’intéresse pas.

Le père de Diane, lui, souffre de la solitude de sa fille. Mais aussi, moins abstraitement, de ne plus pouvoir caresser son orgueil. C’est une évidence, Percale n’est pas faite pour le monde. Sans se presser, il prépare un mariage sans brillance, avec un noble aux mâchoires point trop aiguisées – parce qu’il ne s’agit pas de jeter sa fille dans une gueule de loup. D’un autre œil, il suit attentivement le rapprochement de Diane et de Sylar.
… est-ce possible ?
Non, ridicule. Et pourtant ! Ses ambitions refluent sans qu’il ne puisse les réprimer. Elles sont contagieuses et se propagent. Les mois passent, et Diane découvre ce qui a jusque-là été un regret inconscient : elle souffre parce qu’elle n’est plus cette carte d’or entre des gants de velours, parce qu’elle n’est plus un objet d’orgueil. Cependant, ce n’est là qu’une petite épine dans le doigt. Une plus imposante encore perce son cœur, y injecte la coulée qui nourrit les âmes vengeresses. Quelle satisfaction y a-t-il dans une retraite ? Elle désire atteindre et blesser. Persiffler tout en poursuivant son affaire dans l’ombre. Elle a été imprudente, pauvre nouvelle figure du monde trop tôt asphyxiée. Mais tout n’est pas joué.
Elle se tourne vers Sylar, lui prend les mains – laisse-moi donc te toucher, ce n’est pas la fin du monde – et pose sur lui des yeux scintillants d’une volonté toute neuve de conquête. Ce n’est pas de la folie.
« Tu en as assez, n’est-ce pas ? De ces femmes qui te veulent et de ces parents qui t’étouffent. Je te vois, tu n’en peux plus, tu voudrais fuir… Comme cela me fait mal… Oh, cela te paraîtra sans doute complètement fou… Sylar… » Elle se dresse sur la pointe des pieds, lui susurre quelques mots à l’oreille. Sylar s’en dégage avec un empressement qui trahit sa contrariété. Le prend-elle donc pour un imbécile ?
… De ces amis trop exigeants qu’il faut impérativement – et parfaitement – connaître afin d’éviter qu’une seule erreur ne les éloigne de vous à jamais. Diane ne se résume plus à une respiration tranquille. Elle le dérange.
L’héritier rompt avec elle d’un sifflement :
« Diane, je déteste cette façon que vous avez de… présenter la chose comme si elle pouvait me profiter davantage qu’à vous. »
Contrairement à elle, il ne souhaite pas se complaire indéfiniment dans le faux-semblant. Il aspire à une paix différente, loin d’eux, et loin d’elle qui ne conçoit pas la solitude.
Diane ne parvient pas à le sceller à elle. Sa poitrine devient dure d’amertume, et au fond de sa gorge sèchent les écailles d’un venin qu’elle n’a pu déverser. Un mariage. Oui, et alors ? Avait-ce été si ridicule ? On pardonne tout à une femme qui a su s’offrir le plus beau parti. Elle chancelle un peu, sans savoir que son père a nourri le même projet – le genre de détail qui aide à se tenir droit. Son échec bombarde les Carminesigh. Sylar, pour la première fois, manque de se présenter à sa leçon, et de plus en plus de tâches noires maculent son visage blanc. Cela ne donne pas l’idée d’un papier usé… mais plutôt celle d’un brouillon mal ordonné, qui commence à comprendre sa propre logique de lecture. Sylar est sur le point de connaître la façon dont il doit se traiter, tandis que Diane, tremblante, n’ose plus prendre appui autrement que sur ses genoux.

Il ne revient pas. On dit que des fiançailles se préparent. De l’impatience, de l’exaspération : Christopher Black n’en peut plus. Il s’est déplacé en personne pour condamner auprès d'Oliver Carminesigh le comportement de son fils. « Tout rentrera bientôt dans l’ordre. C’est une promesse. » Diane, l’oreille sur la porte, frémit en pressentant l’abandon imminent. Sylar va se dérober. Elle le sait, mieux encore qu’un fier aristocrate sait son nom. Mais elle n’est pas prête, elle ne peut surmonter cette vie toute seule. Quand elle rassemble assez de courage pour se rendre, quatre soirs plus tard, à la réception que donnent les Black en l’honneur de leur fils et de son projet de fiançailles, elle regrette de s’être présentée à une heure si avancée. Pourquoi une noble infâme et déchue se donne le privilège capricieux du retard, peut-on lui dire. Mais elle ne lit dans les regards et n’entend dans les voix rien qui s’en approche. On dit qu’il a disparu.
On ne peut songer à une promenade nocturne. On ne le trouve pas. Il n’y a qu’un cadavre – un cadavre !! – qui, heureusement, n’est pas le sien.
Il ne revient pas. D’autres têtes tombent, une réputation se fait. Diane le maudit… et souffre d’avoir été laissée là.

Son père voit la craie violacée qui pare ses yeux malades. Pour lui, sans conteste, Diane regrette l’héritier. Est-ce de l’amour ? Il s’en fiche. Sa tendresse pour sa fille lui cause des douleurs – il n’a jamais supporté son injuste marginalisation, ou comment se rendre compte de tout trop tard. Il n’a jamais supporté la nécessité des convenances – Diane n’est pas faite pour courber l’échine. Elle aurait pu continuer de paraître dans le salon des Black ! Si seulement Brittany n’avait pas été si soucieuse de l’image de sa famille – et de celle de son fils… « Christopher ! Et pourquoi ne pas ériger les Cavallonne en modèles, tant que nous y sommes ?! Bien sûr ! Qu’importe l’ancienneté de notre illustre lignage, permettons ouvertement la débauche ! » Egoïsme ? Aurait-il fait la même chose ? Oh… Oui, oui… sans doute. Satanées positions. Satanés aristocrates. Satanées importances. Il déplore tant de soumission – la sienne y compris, la sienne surtout. Il n’a plus d’élève qui puisse dorer sa renommée. Ah ! Qu’importe ! Sa pauvre fille est morte bien avant lui. Désormais, il n’y a plus qu’à se retirer – avant de sacrifier Percale pareillement ! La petite, elle aussi, est affectée par les événements, et rien ne saurait la rendre plus heureuse qu’un éloignement. Quant à la mère, son cœur, par murmures, lui rappelle qu’elle est censée souhaiter le mieux pour ses enfants. On achète de la sobriété, et on s’en va, plus loin, là-bas, à Woollyland.
« Je me demande bien pourquoi nous ne nous sommes pas affranchis d’eux plus tôt… Allons, Diane… Ma chérie, souris un peu. » Percale, pour soutenir son père et abolir cette froideur malsaine qui s’invite par défaut entre les corps aristocrates, serre la main de sa sœur, et la presse même contre son cœur. Mais Diane ne sourit pas. Oh, c’est vrai. Cette petite maison est peut-être plus chaleureuse – il n’y a pas que de la misère, à Wollyland. Il y a sans doute quelque chose de plaisant à partager la chambre de son adorable sœur. Les voisins sont probablement charmants. Mais ce qui l’attire plus encore, ce sont les rais de lumière qui filtrent sous les portes râpées de certaines tavernes. Ce sont les poignards qui pendent à certaines ceintures. Les ruelles sombres, qu’elle ne fait que scruter de loin, sans jamais s’y engager. Des voleurs ? Des violeurs ? Des tueurs ? Et Sylar, dans tout cela, où est-il ? Elle veut le poursuivre. Le retrouver, lui dire combien elle le méprise pour l’avoir abandonnée ainsi. Et lui dire, en même temps, qu’elle a besoin de ses yeux différents – on se ressemble – pour se sentir moins perdue et moins vaine. Elle se lance sur ses traces. Impossible, dès lors qu’elle franchit l’une de ces portes léchées par le temps, de se retourner vers sa modeste demeure.
« Combien de l’heure ? »

Elle s’est certainement un peu trop précipitée. Mais enfin, elle s’y serait tôt ou tard jetée. Il suffit d’ignorer ces mains qui glissent sur son châle et sur ses jambes. Elle a pu échapper aux avances trop grasses et aux rémunérations abjectes en offrant son joli visage – et peut-être plus, mais quand ce n’est qu’à un seul ! – au tavernier. Quand Oliver, blême et haletant d’inquiétude, piétine le sol crasseux du repère, Diane a le droit de plonger sous une table et d’y rester cachée autant que nécessaire. Elle finit par obtenir un poste de serveuse, tête cachée derrière des lambeaux de tissu, et oublie peu à peu le confort des ressources. En même temps elle espère sa venue. Et elle interroge, avec délicatesse, les clients habitués. Ce n’est pas ici qu’il faut pourrir, lui dit-on, pour entrer en contact avec des tueurs à gage. Peut-être sur Shook Shook Road. Après tout, pourquoi l’aiderait-on, hein ? Regard lubrique.
Pour rien.
Elle se détourne, et les jours passent. Elle n’ose sortir, de peur de croiser la route de son père – il vient encore, criant son nom. Le tavernier interroge Diane. Est-elle riche ? Pourquoi se trouve-t-elle ici ? Pense-t-elle pouvoir rester indéfiniment, sans apporter d’autres profits ? « On peut p’têt le faire chanter, ton père ? » Non, elle n’est pas riche. Juste soumise. Et l’utiliser auprès de son père est une mauvaise idée. Par pitié, il faut oublier. Elle peut travailler plus. « C’que j’veux dire, ma tout’belle, c’est qu’va falloir retrousser un p’tit peu ta robe… Tu vois ou pas ? »
Un homme surprend leur conversation. Diane est poussée dans ses bras, elle se débat, hurle, mais le tavernier ne lui retourne qu’une claque et l’ordre de ne pas aggraver son cas. On l’emporte jusque dans l’arrière-salle. Mais plutôt que de la jeter sur le lit, on l’examine, on soupire, on déplore tant de gâchis. Elle reconnaît l’un de ces individus qu’elle a beaucoup interrogés sur les tueurs à gage. Celui-ci, elle s’en souvient, n’a jamais bu au point de perdre ses moyens, et ne lui a rien apporté qui puisse la faire avancer dans sa quête. C’est un vieil homme, encore robuste, mais qui n’a plus l’air disposé aux risques héroïques. Il lui dit :
« J’t’emmène. Et ferme-la. »

[Premier test possible : développez le quotidien de Diane au sein de la taverne ; décrivez tout élément qui vous semble utile]


« Personne t’a violée dans c’merdier… ? Tu t’fous d’moi… ? »
Neil n’est pas un traqueur, ni un justicier. C’est un ancien mercenaire, qui a servi les plus offrants. Sa gourmandise a été assez réfléchie pour ne pas attirer la mort sur lui. Il possède de nombreux alliés, mais comme on tient un tigre en laisse : il sait beaucoup de choses, naturellement les plus compromettantes, et il se fait acheter son silence. C’est un tyran paranoïaque qui doit sans cesse fuir, traînant derrière lui son empire, et affrontant lorsqu’il le faut ceux qui sont parvenus à l’atteindre. Mais quel rythme ! Près de sept-cents années de carrière ! Et le voilà qui fatigue. En réalité, il n’en peut plus, sa tête ne veut plus le suivre et la lassitude le gagne. Il lui faut un dernier divertissement… ou une dernière marque à laisser. Un homme riche qui ne peut léguer à personne ? Neil ne s’en soucie qu’aujourd’hui. C’est la plus grosse erreur de sa vie. Bien entendu, il n’a nullement l’intention d’élever Diane sur un piédestal de richesses, elle n’est pour lui qu’une distraction. Il la tient sous son joug et s’en moque avec cruauté : se croit-elle supérieure à ces minettes aristocrates sous prétexte qu’elle n’a pas, elle, suivi avec une docilité stupide le destin qu’on lui a tracé ? « Bah ? Et maintenant ? Tu t’es vue ? P’tite conne, va. »
Diane, pourtant, ne peut se sentir mal à l’aise. Elle hait par-dessus tout le jugement de cet homme – il lui fait mal parce qu’un préjugé latent le rend illégitime – mais ressent curieusement les prémices d’un bienêtre et d’une stabilité. Elle regagne une certaine décence de vie, tout en essayant d’approcher son bienfaiteur – il en sait évidemment plus qu’il ne veut bien en dire. La crasse, déjà, lui parait loin, seulement… elle n’a toujours pas conscience de cet esprit suicidaire et de cette chance infernale qui s’affrontent au plus profond d’elle. Neil, lui, l’a remarqué dès leur première rencontre. Diane, c’est la lumière provoquée par l’explosion de deux étoiles, écrit-il dans son carnet. Elle n’est pas stupide, mais elle est encore éblouie par l’héroïsme compulsif de la jeunesse. Elle n’arrive pas encore à se regarder… et c’est ce qui la rend…
« Vraiment chiante. »
Elle le suit dans sa fuite. C’est imprévisible, et en même temps tellement stable. Tellement rassurant. Elle ne se sent nullement captive, et Neil s’étonne de ne la voir nourrir aucun désir de retrouver sa famille. Tout ce qui importe Diane, c’est d’en savoir davantage sur les tueurs à gage… sur les Epouvanteurs – elle l’a vu, cet ignoble avis de recherche !
« C’est qui qu’tu cherches, au juste ? »
C’est vrai qu’elle ne l’a jamais nommé. Elle lui parle, soupire. « Encore un p’tit con qu’a voulu s’écouter pisser. » Elle rit. S’il t’entendait. « Bah ! Tu m’donnes presqu’envie d’l’appâter ! » Lueurs ! « Me r’garde pas comme ça, c’tait pour rire… »

« Il m’avait déjà rendu service… Alors peut-être n’aurais-je pas dû me donner cette supériorité… C’était stupide, tellement stupide. Il savait pertinemment, et moi aussi, que je ne pouvais m’en remettre qu’à lui.
— Et vous vous seriez mariés pour faire vot’vie chacun d’vot’côté ? Toi pour brouter en paix et lui pour s’la jouer ténébreux asocial ?
— Eh bien… oui – ton langage méprisable n’est pas optionnel, je suppose…
— Vous êtes vraiment cons, quand même… »
Mais Neil s’habitue à Diane, de la même façon qu’un enfant s’attache jalousement au morceau de gomme qu’il ne peut plus s’arrêter de triturer. Bien qu’il ne comprenne pas ce genre de révolte – non mamzelle, j’suis pas un gosse de riche qu’a pris la mer – il voit en Diane une approche singulière de la vie, et qui l’attire. En d’autres termes, c’est surtout qu’elle ne vit pas. Elle n’en a même pas l’illusion, n’en souffre pas. Peut-on parler d’indifférence ? Non… Non, c’est encore et toujours cette inconscience.
« Die… Qu’est-c’que tu f’rais d’ton indépendance, hein ? »
Je n’en ai pas la moindre idée.
Diane l’admet : elle n’a pas de véritable passion, ni de réel intérêt. Même les femmes finissent toujours par l’ennuyer. Ce qu’il lui faut, ce sont des compagnons… de passage, d’éternité… Il s’agit simplement de tenir la solitude éloignée. Alors, oui, ce genre de vie lui plait. Elle en a déjà fait le projet, auparavant, avec ce ténébreux si insolent. Supporter ensemble ce qui ne pourra jamais distraire. Désormais, elle le cherche pour pouvoir lui cracher dessus. Elle est juste un peu blessée. Franche, naïve, optimiste peut-être… Joli résultat.
Neil lui ébouriffe les cheveux – ce n’est plus la peine d’en parler. Lentement, il en vient à d’autres sujets susceptibles de fâcher.
« C’est sous terre, mais c’est grand. On va s’arrêter là pour un moment, même si c’est dangereux. T’sais, j’vais pas pouvoir courir comme ça longtemps… T’as dû l’remarquer, déjà… »
La faiblesse de Neil ? Oui. Elle se propage de plus en plus. Elle part de sa tête, et s’en va partout ailleurs. Au sortir d’une lutte, ce n’est plus qu’un vieux buffle incapable de maîtriser son pouls. Il peut vivre, mais c’est difficile et contrariant. Répétitif et insipide.
« J’en ai vraiment… vraiment marre. Va bien falloir que j’me r'tire un jour… T’sais ça fait…
— Sept-cents-cinquante-quatre ans, je sais.
— Bah ! Avoue qu’t’es triste !
— Je suis triste.
— Bien. On va l’attirer ici, maintenant. »

La rumeur se propage à l’intérieur du secteur criminel. Neil n’en a plus pour longtemps. Mais assez pour détruire un bon nombre de couvertures par les révélations qu’il garde précieusement dans ce fameux carnet inusable. Un verrou magique le protège, dit-on. Neil le feuillète et prépare apparemment son testament, il est prêt à lever le pan de mensonges qui cache une savoureuse partie de la pourriture de Malkins. Par des billets non signés, il nargue ceux qu’il a gardés sous sa poigne tyrannique, il les défie d’engager les tueurs à gage les plus réputés et les plus prometteurs pour le retrouver et empêcher son dessein. Il mentionne notamment la nouvelle crème des Epouvanteurs. « On dit que ces deux là forment une jolie paire. »
Enfin, il glisse à l’oreille de Diane la formule, fait d’elle la malheureuse détentrice de tout un pouvoir. Elle peut en faire ce qui lui plait. Mais elle ne saurait en profiter comme lui – trop faible, trop désintéressée, comment a-t-il pu soumettre autant et si longtemps ? Il suffit parfois d’un rien, répond-il. Mais lui a eu la chance d’être soutenu par la force – celle du barbare comme celle du parasite – et le bon sens. Cette course, du reste, n’est pas faite pour elle. Qu’elle attende, son Prince arrive lentement mais sûrement.
Neil finit par disparaître. Il s’en va seulement, se tue-t-il, Diane n’en sait rien. Elle reste seule dans cette demeure souterraine trois fois trop grande, à attendre des criminels, presque comme une dame attend ses prétendants. La peur remplace le regret et la douleur – pas de cela avec Neil ; et si un autre que Sylar la débusque et la tue ? Elle ne connait pas la ruse de cet ami qu’elle a perdu, son refus de l’affrontement direct, son goût pour l’entretuerie. Elle soupçonne encore moins que Neil lui-même dirige ses pistes – t’vas voir, c’est lui qui viendra, lui a-t-il dit avant de partir. Elle ne fait qu’attendre, souvent dans le noir, sursautant à chaque bruit, dormant peu, rongée par l’appréhension. Elle touche à peine aux réserves, ne cherche même pas à lire le carnet qui cause tant de bouleversements – et qui repose dans les plis de sa robe.
Et le soir où elle est confrontée à deux hommes armés, elle ne peut crier – ce n’est pas Sylar ! Eux non plus ne peuvent parler. Ils s’étonnent, se regardent… Mais qu’importe, plus tard, la panique ! Un coup de feu – inaudible ? – tiré en l’air. Il ne s’agit pas encore de la tuer. Leurs yeux demandent le carnet et maudissent Neil. Diane est poursuivie, elle se cache au détour des couloirs, s’éloigne, et s’entend de nouveau respirer… tout comme elle perçoit le bruit étouffé de deux corps qui s’étalent. Les lumières s’allument. Un œil imprudent hors de sa cachette, elle voit l’un des hommes étendu par terre, la gueule béante, les yeux fous, la peau rouge… totalement inerte. A quelques pas derrière lui, son compagnon gît pareillement. Elle ne peut s’en réjouir : sa gorge est soudainement prise, enserrée par un bras qui l’entraîne en arrière.
« Pauvre sotte. »

On la retourne, et ses yeux sont déjà pleins de larmes. Sa main s’élance, mais on l’immobilise, de même pour l’autre. Elle gesticule, se cabre, propulse une tête rageuse en avant, elle s’étourdit d’efforts contre le corps qu’elle a tout de suite reconnu – cette voix ! Sylar est là et la maintient dans une horreur flottante. Il n’a plus cette courtoisie qui l’aurait en « temps normal » incité à laisser à Diane le privilège du soufflet. Il la darde d’un regard furieux, et alors qu’elle lui hurle dessus – égoïste ! partir ainsi ! me laisser là ! – il la sermonne sévèrement, accuse son imprudence et son caprice. Elle lui rétorque âprement qu’il aurait dû l’emmener avec lui, « ce n’était qu’une demande en mariage, Sylar ! », qu’il aurait pu, au moins, la garder informée – elle ne l’aurait jamais trahi ! Mais elle l’agace, il hausse le ton, la foudroie : elle ne sait dans quoi elle s’est embarquée, combien elle s’expose bêtement à des dangers pour lesquels elle n’est pas faite.
« Ha ! Et toi donc ? C’était cela, ta crise identitaire ? T’enfuir avec le premier criminel venu ? Devenir un assassin ? Alors fais pareil avec moi ! Emmène-moi ! Je saurai bien m’y faire ! »
De nouveau, il remarque combien elle est stupide et ignorante – depuis quand attaques-tu en te prétendant supérieur et avancé, Sylar ? Peut-être n’est-ce qu’une façon supplémentaire de l’écarter de lui. Impossible d’y voir clair. Comme il tente de revenir à la raison véritable de sa présence, Diane lui cède le carnet mais refuse de lui divulguer la formule – satisfais-moi d’abord. Il lui explique que des criminels importants sous couverture se disputent l’obtention de ce carnet. « C’est à celui qui mettra la main dessus le premier. Il ne s’agit pas seulement de l’avoir, mais aussi de pouvoir le lire, d’abord pour détruire les dossiers compromettants qui concernent l’heureux possesseur, ensuite pour divulguer les informations restantes afin d’évincer les autres concurrents. Neil, lui, s’en servait pour le chantage et vivait en conséquence dans une crainte perpétuelle. Ici, on cherche au contraire à s’assurer une tranquillité.
— Et qui te dit que Neil n’a fait aucune copie ? Qui te dit qu’il n’a pas d’autres moyens de couler ces imbéciles ?
— Neil est mort – de bonne grâce, d’après Walrus, il s'est seulement laissé le temps de prononcer votre nom. Seuls les originaux des contrats et des clauses secrètes qu’il a volés comptent. Je voudrais m’assurer de leur présence à l’intérieur de ce carnet. Bien entendu, vous m’en empêchez. Diane… Va-t-il falloir que je me montre plus persuasif ? Vous pourriez me donner ce que je désire, personne ne connait encore votre rôle dans l’affaire. Et moi, je vous laisserais partir sans vous faire le moindre mal. » Son regard ne s’adoucit-il pas ? Celui de Diane s’étrécit de défi.
« Et que ferai-je ensuite ? Je ne compte pas vivre, tu sais. Neil m’inspire ! Je ne suis pas disposée à coopérer si c’est pour que tu m’abandonnes une fois encore. Qu’est-ce que cela te coûterait de m’emmener, de me garder avec toi ? Va-t-il falloir que je déclame les paroles du fardeau qui promet de ne pas en être un ? Je veux voir ton univers ! Sans cela, tu n’obtiendras rien de moi ! »
Fort bien. Il soupire, essuie doucement les larmes de Diane, sans la regarder. C’est une irritation toute nouvelle, semble-t-il, un véritable échec – sentimental ? Il lui ordonne d’aller se vêtir, différemment de l'ordinaire et en veillant à se cacher la tête. C’est une décapitation indirecte, annonciatrice d’une condamnation plus concrète et imminente.

L’esprit suicidaire de Diane est à son service. En elle, mort et chance sont si étroitement liées. Un capuchon la masque, des talons la grandissent, des épaulettes l’élargissent, dans sa cape, elle n’est plus qu’une ombre. Lorsqu’elle passe devant les caméras, on ne voit que des airs de parfait Epouvanteur, derrière Sylar qui débute encore. Peut-être a-t-il eu besoin de quelque allié en l’absence de Walrus ? Les hypothèses seront nombreuses ! Pour l’heure, on ne le connait pas.
Ce n’est qu’une fois arrivée dans la chambre vingt-sept que Diane peut se débarrasser de ses protections, et s’extasier – mais point trop fort – devant l’immensité des lieux.
« Vous auriez tout de même pu opter pour une tenue moins vulgaire.
— Je trouve que la combinaison noire convient parfaitement à une criminelle en devenir.
— Diane, je n’ai pas dit que j’allais vous intégrer aux fauves.
— Tu dois me montrer. Tu me l’as promis, rappelle-t-elle en allant se jeter sur le lit.
— Mais très certainement. »
Elle fouille distraitement dans les tiroirs et ne le voit pas approcher, liens dans une main, carnet dans l’autre. Quand il la force à se positionner sur le dos, elle ne gesticule pas, se met à rire, sans le prendre au sérieux. Elle se laisse attacher. Sans doute va-t-il l’interroger, puis la torturer en l’entaillant quelque peu. Ha ! Ha ha ! Mais elle est à cent lieues de concevoir que son ami d’enfance – malgré eux – puisse la tuer. Elle rit encore, il la fait taire. Il va lui faire découvrir, dit-il, une première réalité de son milieu, et lui promet qu’elle finira par comprendre pourquoi elle ne peut en aucun cas demeurer à ses côtés. En désignant le carnet posé sur le matelas, Sylar demande calmement à Diane de lui révéler la formule.
« Tu peux sortir tes couteaux : je ne dirai rien pour le moment. »
Sans surprise, n’est-ce pas. Encore cette douleur inexplicable dans le regard de l’assassin. Diane, lorsqu’il lui prend la main, croit à un geste de tendresse et est prête à le repousser d’un sarcasme. Mais elle écarquille les yeux quand une brisure lui foudroie l’avant-bras : ce n’est qu’une phalange, puis ce n’est qu’un doigt. Elle le méprise et le défie, serre les dents. Mais elle ne rit plus. Allons, Sylar, tu ne fais donc pas couler de sang ? Un deuxième doigt, un troisième, tandis qu’il réitère sa demande. Quand le poignet s’effrite, la sueur couvre le front de Diane devenue blême. Sa respiration s’affole, sa gorge lui fait mal, et les pleurs reprennent. La fracture du coude la défigure, le silence l’angoisse. Elle veut s’entendre gémir, contredire cette impression de mauvais rêve où le muet est roi. Elle se débat, hoche frénétiquement la tête, et dans une longue plainte, récite la formule. Le carnet s’ouvre, les dossiers s’en extirpent, dépliés.
« Vous voyez, Diane. Vous n’avez résisté que deux ou trois minutes. Que dites-vous, maintenant ? »
Elle se tait, aveuglée par les larmes, bouleversée par la nausée. Sylar s’en détache le temps de vérifier l’authenticité des documents. Rien ne manque, c’est une réussite, mais de longues minutes s’écoulent sans qu’il ne bouge. Jusqu’à ce que sa main s’anime de nouveau, pour cueillir une mèche rousse, caresser une joue humide.
« Je vous aurais gardée, si seulement j’avais eu la certitude de votre sécurité. C’est assez de votre inconscience, désormais. Je vais vous montrer qu’il y a une fois de trop à tout. Et si l’option que je vous offre ne vous satisfait pas, ma foi, vous saurez bien régler votre compte comme bon vous semble aux frontières vers lesquelles je vous envoie. »

Pendant de longues heures, Sylar sent sous ses mains les soubresauts violents d’une morte qui ne s’assume pas. Trempée d’effroi et de douleur, elle hurle son néant, vomit ses prières, et négocie sa condition prochaine. C’est pour, le lendemain, apparaître à la joue de l’assassin, assis en tailleur sur le lit impeccable – qui se défend d’avoir été le trône d’un quelconque meurtre. Diane, son nez spectral tout contre celui de son ami, se met à sourire.
« C’est mieux ainsi, dit-il d’une voix fatiguée. Tu restes têtue, mais à l’abri.
— On se retrouve, mais à l’abri. »
Elle fond en lui, il ferme les yeux.
On dit qu’elle s’appelle Sixtine. Seul Sylar sait qu'il s'agit du prénom qu’aurait voulu donner Oliver Carminesigh à sa première fille, si Agatha n’avait pas absolument tenu à la nommer Diane.


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MessageSujet: Re: Sixtine Sam 16 Jan - 17:01

Fiche et personnage à reprendre sous conditions. Test(s) Rp vous seront soumis, si vous avez quelque question, doute ou autre, n'hésitez pas à contacter le créateur (ici) ou l'administration. Bien évidemment, un niveau RP plus que conséquent est requis.


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Sixtine

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