AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez|

.:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Lun 3 Mai - 20:54

T'es qui, toi ?




    Ton nom ?
    Çilgin.
    Prénom ?
    Alashtar, Liro.
    Un p'tit surnom ?
    Jack of Hearts : Valet de Coeur, Alashty, Ch'timi, Vava ...
    Combien d'étés ?
    On lui donne la jeunesse, on lui sied 17 ans, 18 ans ou bien 19.
    Et t'es né quand ?
    Le 1er Mai, le joli moi d'aimer ~

    PAUVRE CARTE FROISSEE, PAUVRE COEUR SAOUL


    Un job ?
    Propose mon tout petit, propose...
    Et tu viens d'où ?
    Wonderland.
    Tu préfères les garçons, les filles ou les chèvres ?
    Le plaisir par tous les corps Darling ~
    Et c'est quoi ton super-pouvoir ?
    Te rendre fou amoureux de moi durant 30min, histoire que tu ne puisse pas me faire de mal ♥️ Bien sûr pour que cela marche il faut que je te baise la main droite mouahahaha ~


Et tu ressembles à quoi ?


comme l'amour est beau, depuis les astres, comme il est triste une fois au sol


--------------------------------------------


    Alashtar a des yeux bleus, comme l’océan, comme un reflet de saphir à travers l’eau. Ceux ci s’obscurcissent lorsque la lumière laisse place à l’ombre. Ils expriment une tendresse fragile, un amour envolé. Son regard est apaisant, étrange. Il n’aime pas que l’on y décerne autre chose que cela. Les yeux sont le reflet de l’âme n’est il pas ? Lui possède l'âme d'un amoureux invaincu.
    Important la douceur de son regard, le Valet possède un visage inspirant la beauté. Il est certes un peu arrondi vers l'extrémité de son menton mais garde une forme linéaire parfaitement dessinée. Ses pommettes hautes soulignent l’intensité bleutée de ses iris tandis que ses joues s'étirent jusqu'à ses lèvres d’une finesse et d’une pâleur étonnante. Quelques petits rebondits coquets s’affirment lorsqu’un sourire se crée. Une surface plane aux couleurs de ciel d’été. Un petit nez rond et brillant trône sur l'ensemble, garnissant le tout d’une gaieté endormie .

    De près comme de loin, le jeune homme reste un parfait charmeur à la séduction aiguisée et au tact fin.
    D’autant plus qu’il n’est pas bien gros pour être très grand : 64kg et 1m84. Si fin que l’on devinerait le briser comme une brindille. De cette hauteur dont il s’amuse à jouir, il se fourvoie dans l’idée que le monde est bien petit face à tout l'amour qu'il possède en lui. Amour qu'il ne peut pas donneret qui lui ronge les entrailles.
    Alashtar, dont on a compris que la beauté était présentement indéniable, possède une forte chevelure l’appuyant encore plus. Elle se situe entre un mélange de miel floral et de ciel, mi-longs et fins. Toujours en pagaille, pêle-mêle, au pareil de son esprit. Il adore dissimuler son regard sous cet amas de fils de nuit, voilant ainsi le reflet de ses pensées romanesques. La peau du Valet de Coeur est elle aussi d’une belle touche de raffinement. Douce, parfumée de pêche, au touché de satin on ne se lasserait pas de s’y attarder en caresses et baisers…

    Ah qu’il est doux de l’observer et cruel de l’aimer.
    Alashtar, au point de vue vestimentaire est bien posé. Il adore les matières premières telles que le lin, la soie ou encore le coton. Ses chemises toujours pourvues d’un décolleté léger sont principalement faites de ces matières. Toutes les couleurs lui vont cependant il en reste une qui le met en grâce, c’est le bleu. Nous pouvons évidement en déduire que sa garde-robe est principalement teintée de bleu. Puis il y’a ses jeans délavés lui octroyant un petit côté grunge et destroy qu’il montre rarement au grand jour. Les ceintures cloutées, les bermudas décolorés, les sahariennes poudrées… Alashtar a sans doute eût de sa mère le gène de la mode. Il adore être classieux, élégant. Cela contredit sa folie, son esprit démesuré et brouillon. Cette contradiction lui plaît. Il se plaît pour ainsi dire… Pourtant, de temps à autre, il arbore encore quelques bijoux gothiques et chapeaux ethniques. Quoiqu’il puisse porter, le jeune Valet reste toujours candide et attirant…


Il s'passe quoi dans ta tête ?


ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison
--------------------------------------------


    Alashtar est d’un caractère que l’on ne cerne pas vraiment. Lorsqu’il sent qu’il est deviné, il change immédiatement de comportement. Il passerait d'agréable à froid, de passif à enragé. Il n’a pas eu la plus rose des enfances et comme beaucoup le dise, c’est celle-ci qui forge le caractère. Aux traits comportementaux du Valet, on peut deviner que son passé fut injuste et pas très tendre. La plus part du temps il ment physiquement pour mieux protéger ses émotions de la curiosité d’autrui. Il arbore continuellement un petit sourire neutre accompagné de son regard douceureux. Il a en effet, une sainte horreur qu’on le comprenne même s’il ne demande que cela. Illusionner deviendrai presque une habitude pour lui. Il lui arrive même de ne plus savoir si ce qu’il ressent est un de ses mensonges ou la réalité. D’une nature maladroitement froide et gênante, il cause beaucoup de dommages à son entourage. Cependant puisqu’il possède un nombre plus qu’infiniment petit de personnes qu’il « apprécie » sincèrement, les dégâts sont moindres. Après tout, qui ferait causette à un dépressif amoureux ? En conséquence, aimer une personne, un amant, une jeune femme ne lui vient plus à l’esprit depuis bien des années. Il a beau être le Valet de Coeur et faire mine d'être continuellement amoureux, il n'en est pas le cas !

    La douleur d’un amour perdu lui reste au cœur comme la pire des plaies. En réalité, il ne sait plus comment l’on aime, lui, le Valet de Coeur si bien qu’il se mit à haïr soigneusement les couples d’amoureux. Lorsqu’il en croise dans la rue, son petit plaisir et d’avoir un rictus amer et démoralisant en leur encontre. Aussi il n’aime pas les prises de tête, les jeux de mots cuisants, les nuits trop longues à venir. De ce fait, dès que la conversation qu’Alashtar entretien avec une personne monte en épingle, devient ennuyante, n’a plus d’informations intéressantes à donner, s’il ne peut plus placer ses adits mots hors sujet en son sein, il part, c’est tout. Au fil des années, un côté solitaire s’est développé en lui de même temps que son goût pour l'auto-théâtre. Il est vrai qu’Alashty accumule beaucoup de différences caractérielles dont la plus part sont désolantes mais son âme reste généreuse et bonne.Préférant se mouvoir dans l'inaccessible dandy que dans le bon samaritain pur, Alashtar s’évertue à s’écarter des gens et de la raison. Le jeune homme est profondément égoïste et son orgueil, son envie de réussir lui cause bien des ennuis.

    Commettre un meurtre, au point où en est son désespoir, reste une chose qu'il ferait. D’ailleurs, des doutes planent sur sa personne… Le joli coeur n’est pas blanc comme neige mais plutôt couvert de soupçons et de suie. Petit il rêvait d’égalité, de justice et d'amour pour tous. Aujourd’hui il ne souhaite plus rien, il n'a plus d'envies, plus de désirs pour l'humanité. Il n’en a que faire du reste de l’univers. Seule sa personne compte, seul lui-même lui est indispensable. Etant atteint d’une bien étrange maladie que les médecins qualifient d’incurable, il ne voit pas pourquoi il devrait se soucier des autres. Lui souffre, lui va mourir. Il ne s’imagine même pas qu’autrui puissent connaître un sort plus terrible que le sien. Il ne parle jamais pour dire quelque chose de sincère.Il ne rit jamais d'une histoire drôle de bonne joie, il s'y force. Il ne réponds jamais correctement aux questions qu'on lui pose, il détourne la conversation. Il est étrange le Valet de Coeur, complètement déboussolé.. Son seul espoir d'avenir est le vide. Dans le néant, la douleur n’existe plus. Il aurait la paix de l’esprit…



Hors Rp'

    Premières impressions concernant le forum :
    Cuillières et tourtes aux noix, pas de paroles en l'air Hector, J'ADORE !
    Éventuelles idées pour l'améliorer:
    Peut être construire un asile remplit de cuillières avec des carottes et des choux bleus ! Pardis Milady, ma folie me reprend !
    Comment nous avez-vous découvert :
    Ma petite cuillière me l'a dit. Je t'ai berné mon pigeon, le top-site m'a tout avoué !
    Depuis combien de temps faites-vous du Rp' :
    4 Cuillières de ma jeunesse... ou vieillesse ? J'avais fais un break de 5mois et voilà que cette drogue me reprend ! JUNKIE que je suis ! :O
    Évaluation de votre activité sur le forum :
    Beaucoup d'aiguilles de montre mon lapin, beaucoup de cuillières, beaucoup de temps :}
    Code:
    Validé by Charmy.


Dernière édition par Joke of Hearts le Jeu 6 Mai - 20:48, édité 5 fois
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Lun 3 Mai - 20:55

Raconte-nous ta vie.



« Quand j'étais petit je n'étais pas grand, je montrais mon c*l à tous les passants ! Papa me disait "veux-tu m'le cacher !" Je lui répondais " t'as que m'le léc*er" »




1er Mai, 21h05 Wonderland. « Il est naît mon lapin »

    C’est à mi-chemin de la vieille boutique de chapeaux rouges et de la fontaine aux trois fées de pierre, un grand hôtel au crépi rose, qui se dresse orgueilleusement sur les bords charmants d’une allée de chaînes centenaires. Un jeune couple élégant et célèbre l’on choisit récemment pour y passer leurs vacances printanières, mais il se trouvait pratiquement vide. La femme, aux cheveux d’un blond pâle, au visage doux et à l’allure élancée se tenait la tête penchée sur son conjoint tout aussi beau et rayonnant. Celui ci avait la main posée sur le ventre rond de sa femme, tout sourire. Ascenseur, couloirs et enfin leur chambre…

    - Lysandre, et si le bébé arrivait ce soir ?
    - Azura, il est prévu pour fin Mai, cesse de t’en faire et prends du bon temps, répondit-il une once d’exaspération dans la voix.

    Une fois installés dans leur chambre, les deux conjoints se mirent à nue et s’allongèrent dans leur lit. Lysandre posa un baiser tendre sur les lèvres de sa femme, dégageant de son visage les quelques mèches blondes qui l’obstruait. A travers l’une des six fenêtres de la pièce, on distinguait les lumières jaune-orangés des ruelles encore bondées de monde. Des bruits de calèches, de rires, de feux d’artifices traversaient l’entre-ouverture et arrivait jusqu’aux oreilles presque endormies des amoureux. Ceux-ci épuisés d’avoir fait tant de boutiques, tant de rencontres durant la journée s’adonnèrent finalement au sommeil.

    Azura était un mannequin de forte réputation. Si belle et si bonne qu’elle était, elle avait conquit le cœur et la vue des plus grands créateurs de l’époque. On voyait son regard émeraude et son sourire espiègle sur presque toutes les couvertures des magazines de mode et de magie du moment. Fragile, enfantine mais pourtant obstinée, beaucoup de personnes l’appréciaient. Elle avait ce don, le don d’être aimer.
    Lysandre était un magicien très respecté. Il prônait la supériorité de son talent visant à pousser toujours plus loin les limites de la magie. Bel homme, gentleman et riche, les dames lui courraient après. Aussi têtu que parfois sans cœur, il ne souhaitait qu’avoir un second nourrisson mâle pour s’assurer que plus tard ses projets liés à la magie seraient repris. Il avait déjà un fils, Oren, âgé de 4ans à qui il préférait léguer ses possessions mobilières. Il était craint et s’il n’avait pas eu Azura à ses côtés, il serait seul au monde.

    23 heures et trente minutes sonnèrent lorsqu’Azura se redressa sur son séant, fiévreuse et les yeux bouffis. Haletante, elle secoua Lysandre endormit à ses côtés.

    - Lysandre, Lysandre, LYSANDRE ! Réveille toi…Ca vient…ça vi… Il arrive, le bébé, Lysandre, le bébé ! Il arrive !

    Sortant tout juste de son sommeil de plomb, le concerné tomba du lit, écarquillant les yeux de stupeur, horrifié à l’idée que sa femme puisse accoucher à l’Hôtel. Enfilant sans même lui répondre, un pantalon et un T-shirt, il l’empoigna, l’aida à se relever, enfourna des affaires dans un sac, ouvrit la porte de la chambre et dévala les escaliers. La jeune femme respirait par saccades, suant de plus en plus, ses mains agrippant son bassin.

    - Calme-toi ma chérie, je vais t’emmener à l’Hôpital ! Ne t’inquiètes pas, tout vas bien se passer ! Ce n’est pas la première fois ! Respire surtout ! RESPIRE !

    Le couple s’engouffra dans une calèche et quelques minutes plus tard ils furent à l’Hôpital le plus proche, pullulant de jeunes adolescents couverts de bleus. Sans doute une récente confrontation de gangs les avaient-ils fait se retrouver ici, sur les bancs jaunît de la salle d’attente. Azura fût emmenée par trois infirmières et un docteur dans une chambre loin de Lysandre qui préféra rester à l’écart, ayant trop peur de la vue du sang. La jeune femme s’allongea sur un lit prévu à sa situation. Une heure passa où elle croula sous les efforts de respirations jusqu’à ce que son mari, impatient, la rejoigne. Une autre heure passa, puis une autre et finalement…

    - Poussez Madame, poussez ! Vous y êtes presque ! Allez-y encore un effort ! Courage Madame, courage ! Je vois sa tête ! Allez-y, COURAGE !

    Au-dessus du visage contorsionné du mannequin, Lysandre, apeuré, assistait à la scène, incapable de faire un mouvement, enserrant la main gauche de sa femme comme s’il s’agissait d’une poignée de diamants. Du sang mêlé à un autre liquide dégoulinait du lit de fer ; les sages femmes grouillaient autour de celui-ci. Un amas de serviettes blanches tâchées s’entassaient sur un lit voisin. Quelques minutes encore et le nourrisson fit son entrée. Tout rose, encore chaud du ventre de sa mère, les yeux plissés et le crâne noisette. Il se mit à crier. Parmi ces cris, on distinguait ceux d’un autre. Lysandre, ne se souciant pas de son fils, était allongé sur la poitrine de son épouse, morte d’émoragie.




Lundi 12 Novembre, 8ans plus tard, Wonderland. « Quelle est douce l’innocence de l’enfance »



    - Rends-le-moi ! Allez, rends moi le ! Il est à moi d’abord ! A moi, tu n’as pas le droit ! Voleur ! Je vais le dire à Papa si tu ne me rends pas Pinou, Oren !
    - Oh toutes mes excuses …bébé ! A huit ans tu dors encore avec un doudou ? C’est une honte ! Ricana gaiement le voleur, satisfait de cette énième farce.

    Il m’énervait. En fait, il m’a toujours énervé du plus loin que je m’en souvienne. Toujours à m’enquiquiner, à me voler mes jouets, à me trimballer par les pieds. Pourtant, lorsqu’il partait étudier, lorsqu’il était absent, même pour une ou deux heures…il me manquait. Son rire, ses yeux couleur d’écorce, ses jeux stupides, ses boutades idiotes…Il était mon frère, mon ami, ma moitié. On ne se ressemblait en rien pourtant. Il était brun, je suis "bleu". Il avait les yeux noirs, je les ai bleus. Il riait tout le temps pour rien, était le premier en classe, le premier à obéir à papa, à faire des mille et des cent pour lui plaire et moi j’étais le premier à rêvasser, à ne rien faire à l’école, à rire, à m'imagner des idyles dans les lieux les plus insolites. Papa était très fier d’Oren, de moi un peu moins. Il a toujours eut au fond de lui, même s’il n’ose se l’avouer pour éviter de me faire du mal, une rancœur à mon encontre. Il me reproche la mort de ma mère. Jamais il ne me l’a dit petit, non, mais il l’a laissé entendre à quelques occasions.

    - Oren, Alashtar, Monsieur votre Père vous demande, votre tante Pivoine est arrivée.
    - On arrive Suzanne !

    La servante ayant grâce à Dieu empêché Oren de jeter mon pauvre lapin en peluche au feu, redescendit, d’un pas lent, le visage aussi creux et asséché qu’un désert, servir mon père. Tante Pivoine, ah, qu’elle était cruche celle-ci. Selon moi, une quadragénaire obèse qui ne pensait qu’à nous tirer les joues et à nous engraisser mon frère et moi. Soupirant, j’arrachai le doudou Pinou des mains du Tyran et suivit le chemin qu’avait prit Suzanne, comptant les marches d’escalier pour me distraire de la voix aigue que je percevais depuis la cuisine. Je me demandai ce que notre Tante pouvait bien avoir en tête pour venir nous rendre visite, elle qui d’ordinaire ne se montrait jamais, trop occupée par ses voyages à travers le monde. Avant même que je ne puisse finir de descendre la dernière marche, Oren se jeta sur moi, passa sa main dans mes cheveux, m’agrippa et sans même que je n’eusse put m’en rendre compte, je me retrouvai sur son dos, tel un conquérant à cheval. Pris d’un élan de rire, j’enserrai le cou du fou furieux, ravi de me réconcilier pour la millième fois avec lui et ses drôles de jeux. Galopant, nous déboulâmes dans l’immense cuisine de notre maison.

    - En avant toute moussaillon ! Allons terroriser cette vieille truie de Tante Pipi !
    - Oui, en avant ! !

    Bien évidement, même à 12ans, Oren, comme moi, n’avait pas vraiment développé son sens de la discrétion. Nous avions crié un peu trop fort et tante Pivoine dû nous entendre car lorsqu’on arriva au près d’elle pour lui baiser les joues, elle nous foudroya de son regard porcin. Tout de suite je m’étais calmé, dégringolant du dos de mon frère, la tête basse, tenant discrètement sa main dans la mienne. Celui-ci ne réprima pas un rire nerveux.

    - Les garçons, un peu de tenue devant votre tante je vous prie !

    Papa nous toisa avec violence avant de se tourner vers son horrible sœur qui correspondait en fait, traits pour traits, à un dessin publicitaire de femme-cochon de la boucherie qui faisait l’angle de notre rue. Grasse et dodue. Son habituel petit chignon roux et bouclé trônait comme un œuf au milieu de son nid sur son crâne plat. Son petit nez crochu touchait presque ses lèvres pincées et sèches. Une luisante graisse s’identifiait même sur ses joues. Elle tenait dans ses mains potelées son habituel chapeau pointu couleur moutarde, vieux comme mon arrière grand-père Hectus. Elle me répugnait et même gosse, je me demandais comment certains hommes pouvaient lui parler droit dans les yeux…sans rire.

    - Bon, mes neveux, je vois que vos stupides enfantillages ne cessent toujours pas ! Parfait, je suis justement arrivée ici même pour régler votre cruel manque d’éducation !
    - Tiens donc, cela m’aurait étonné, souffla Lysandre avec sarcasme, apprenant à peine maintenant le pourquoi de la visite de sa sœur.
    - Oui mon frère ! Tes fils doivent voir un peu du monde ! Ils sont tout le temps collés l’un à l’autre. Alashtar ne peut pas grandir si Oren n’arrête pas de lui mettre en tête drôleries et bêtises. Et puis, je ne sais pas si tu es au courant mais on parle tout bas au sujet d’Alashtar. Les gens le croient dépressif. Ils disent que ton fils rêvasse continuellement et dessine un peu partout des nuages et des coeurs..

    Augmentant d’une octave sa voix déjà stridente, ma tante me faisait rire. Il est vrai qu’Oren me refilait pas mal d’idées pour nuire à notre entourage. Je fus si bien amusé, prenant cette critique pour un compliment que lorsque je croisa le regard soudain niais de mon frère, je ne pu retenir moi aussi un éclat de rire.

    - Tiens, voilà quelque chose de bien impoli que de rire devant pareilles choses sérieuses ! Bon, Lysandre, j’en viens au fait ! Je te propose d’emmener Alashtar dans deux semaines en voyage avec moi. Comme tu le sais, je pars à Woollyland. J’y reste pour 2ans au minimum, par la suite j’irais à Candyland, à Neverland et sans doute à Koralland. Il serait bien pour ce petit qu’il vienne avec moi ! Mignon et pas bête, je suis persuadée qu’il apprendra beaucoup de choses !

    Restant bouche-bé, mon père me regarda, puis regarda la grosse et me regarda à nouveau. Il ne savait que répondre tant la nouvelle était inattendue. Moi, je ne comprenais pas vraiment la situation. Ce que j’en avais retiré c’était que la vache voulait m’embarquer loin de mon frère dans une région qui m’était inconnue, dans des pays que je ne voulais pas voir. Puis une douleur me parvint. Mon regard tomba sur nos mains liées, à Oren et moi. Il avait fait de notre étreinte un étau de plomb, comme s’il eu crû que j’allais tomber dans un gouffre. Lorsque je voulu lui ordonner de me lâcher, je me rendis compte qu’une première larme roula sur une de ses joues. Sans me regarder, posant simplement son regard haineux sur Pivoine, il attaqua.

    - Ah ça non Tantine ! T’emmènera Alashty nulle part ! Tu n’as pas l’droit d’faire ça !
    - Diantre, Lysandre, ce que je pensais tout bas s’avère vrai ! Tes fils sont bien trop souvent ensemble. N’ont-ils donc pas d’autres camarades ? Cela va changer ! Oren, tu me dois du respect, tais toi ! Ce n’est pas comme si ton petit frère n’allait plus revenir !

    A ces mots, une évidence me frappa. Elle avait raison. J’étais tout le temps avec Oren. 24 heures sur 24 collés ensemble, sans avoir besoin de personne d’autre. Dès qu’il finissait ses cours, il venait me voir. Lorsque nous marchions, c’était main dans la main. Lorsque nous mangions, c’était côte à côte. Lorsque nous dormions, c’était à deux dans le même lit. C’est donc à huit ans que j’avais prit conscience de l’importance qu’avait mon frère dans mon cœur. Enfouissant mon visage sous son bras, je tentais de rester sourd aux beuglements de ma tante. Je n’arrivais pas à protester, à me faire entendre. J’étais figé, dans le doute, dans mes pensées d’enfant naïf. Lorsqu’enfin elle partit, promettant de venir me chercher dans deux semaines, mon père s’immobilisa dans le divan, le regard pensif, hésitant entre le oui et le non. Le reste de l’après-midi ne fut pas aussi amusante que le début de la journée. Oren se contentait de rester assit sur le tapis de ma chambre, mon Pinou en main, l’air tout aussi absent que notre paternel. Lorsque je lui posais une question, il hochait bêtement les épaules. Nous ne dinâmes pas le soir. Nous ne dormîmes pas non plus ensemble. J’eu froid aux pieds cette nuit là. Un vide s’installa dans mes draps qui d’habitude connaissaient la chaleur de deux corps. Puis une autre nuit pareille à celle-ci, et une autre et encore une autre.

    Finalement, jeudi, au milieu de mon sommeil, une bête se glissa dans mon lit. Ayant juste avant lu un conte d’épouvante j’eu crû que le monstre des Marais de l’Oubli venait de s’introduire dans ma chambre pour me dévorer. Apeuré je m’étais mis à geindre, à le supplier de partir lorsque soudainement ma lampe de chevet s’alluma sur mon frère, confortablement callé contre moi, un sourire malicieux aux lèvres. C’était la première fois qu’il me souriait depuis la visite de notre tante. Un mélange de colère et de tendresse se mêla en moi. J’aurais voulu lui crier de disparaître, lui dire qu’il n’était qu’un idiot, que je le dirai à notre père mais au lieu de cela, je me jeta à son cou. Passant son adite main dans mes cheveux, il étouffa un rire doux.

    - Alashtar, pauvre débile, oser avoir peur de son frère ! Quand même !
    - Je n’ai pas eu peur, j’ai été surpris, c’est tout…

    En le regardant allongé contre moi, je me disais que ne plus le voir pendant plus d’un an, même d’un mois serait une tuerie. Je ne voulais pas m’en aller à travers le monde, je voulais rester avec lui et pour toujours. Est-ce normal pour un petit frère de vouloir à jamais être dans les bras de son grand-frère ? Pour nous ce l’était, pour d’autres…non. Depuis ce jeudi et tout le reste de la semaine, Oren et moi ne nous lâchâmes pas la main. Nous ne nous quittions plus d’une semelle et à mainte reprise il me baisait les joues, profitant de chaque seconde que nous passions ensemble. Nos chamailles même s’arrêtèrent, laissant place à des jeux communs, des câlins, des chuchotements. Notre père qui pensait au départ à une simple affection fraternelle commença à changer d’opinion lorsqu’un soir il surprit Oren entrain de m’enserrer de ses bras dans un bain que nous partagions ou encore lorsqu’une après-midi il me trouva en jupon de fille, des couettes et des rubans aux cheveux, déguisé avec soin par l’aîné. Je pensais aussi que le lien qui nous unissait Oren et moi était simplement le lien qu’un frère a pour son frère. Je ne compris que bien plus tard que ce lien n’était pas seulement fraternel…

    Outré et inquiet d’un scandale qui pourrait éclabousser son illustre image de magicien, mon père accepta une bonne fois pour toute à vive voix la proposition de Pivoine et la fit venir plus vite que prévue. Lorsqu’autour du déjeuner, il nous l’annonça, Oren ne put contenir sa colère. Pour la première fois de sa vie, il tint tête à mon père.

    - Mais papa ! Tu ne peux pas faire ça quand même ! Tu veux laisser Alashty aux mains de cette grosse mégère ? ! Tu veux donc nous séparer tous ! Séparer notre famille ? ! Non, je ne veux pas ! Alashtar doit rester ici ! Avec nous, avec moi !
    - Tais-toi Oren, tu n’es qu’un enfant et je ne te permets pas de me commander. Ton…attitude à toi et à ton frère…me semble un peu louche. Il suffit, votre tante avait raison, vous avez toujours trop été ensemble. Cela vous brouille l’esprit, il faut vous changer d’air et je ne veux pas que le nom de notre famille soit traîné dans la boue par votre attitude puérile ! Vous êtes des garçons, pas des fillettes qui s’amusent à se chouchouter comme vous le faites ! C’est une honte, une honte m’entends tu ?! Alashtar s’en ira avec tante Pivoine, c’est tout, fin de la discussion.

    Une nouvelle fois je m’étais tu, une nouvelle fois je ne protestai pas, restant simplement assit devant mon assiette au contenu froid, les tempes humides. On nous envoya au lit, mon frère dans sa chambre et on nous interdit de dormir ensemble. Je ne compris pas pourquoi, lui si. Il parvint tout de même à venir se faufiler en douce dans mon lit, gardant mes mains dans les miennes, front contre front, ses pieds réchauffant les miens. Emu, je m’étais mis à pleurer, ne voulant pas le quitter, ne voulant rien d’autre que cette étreinte.

    - Alashtar, quoi qu’il arrive, où que tu ailles, même si la Terre entière veut nous séparer, nous serons toujours ensemble. Pas un jour, je ne penserai pas à toi petit frère. Ils ne nous éloigneront pas, je t’en fais le serment !
    - Promis hein ?
    - Promis Alashtar, promesse magique !

    Après quoi, il m’embrassa sur le nez. Au petit matin, lorsque notre père nous trouva, malgré son interdit, ensemble dans mon lit, il s’emporta. Me faisant tomber du sommier, il me traîna, sous mes contestations vaines, jusqu’à son bureau qu’il ferma à clé derrière moi. Déjà je l’entendais gronder Oren, lui lançant d’abominables jurons. Puis l’après-midi, Pivoine se pointa, l’air satisfaite de son remue-ménage. Sans prévenir Oren, puni dans sa chambre, mon père m’ouvrit la porte de ma prison, me prit dans ses bras et me porta jusqu’à ma tante. Là, il me tendit deux énormes valises, me regarda tristement et déclara pour seul adieu : « Je le fais pour ton bien, crois moi. Tu dois cesser ta folie, cesser de jouer les amoureux du monde. L’air étranger te changera les idées… Au revoir mon fils, porte toi bien ». Etonnée et après quelques recommandations, bavardages et consolations, Pivoine me prit de force par le bras et me poussa dans sa calèche. Là, emporté malgré moi par ce destin dont je ne voulais pas, je hurlai le nom de mon frère. Je le suppliais d’apparaître, je suppliais ma tante de me laisser sortir. Et lorsque nous arrivâmes au bout de l’allée, à la fin du domaine, je l’aperçus, de la vitre arrière, mon cher frère. Il courrait après nous, culbutant sur les pierres, s’effondrant dans la poussière avant de se relever pour verser des sanglots déchirants. Je tentai de briser la vitre de mes petits points sans que rien n’y fasse. Dehors, on ne percevait pas mes plaintes. On voyait juste un gamin, la bouche grande ouverte, les yeux bouffis, taper contre un mur invisible.

    - Arrête donc de crier Alashtar ! Tu le reverras ton frère, alors cesse de pleurnicher ! Puis d’après les dires de ton père, il vaut mieux que pour l’instant tu ne le fréquente plus. Woollyland vas te plaire, Neverland aussi, crois moi, tu t’y feras.

    Aucune protestation ne sortit de ma bouche alors que des dizaines de milliers de mots auraient put frapper cette vipère. Mes yeux se contentaient de rester fixes sur la silhouette mince qui se rapetissait à chaque mètre de plus jusqu’à ce que finalement je ne la vois plus.






    Lundi 6 Juillet, 4ans plus tard, Woollyland. « Quelle tendre curiosité malgré ces douloureux oublis »



    Aujourd’hui aussi, comme tous les autres jours précédents, il faisait chaud. Tantine était partie chercher des potions chez son ami Scrimourg. Depuis trois ans maintenant, elle aide les petits orphelins et miséreux à subsister dans l’enfer de L’Envers du Miroir. Ici, les gens qui nous entourent la considèrent comme une bienfaitrice, une sauveuse. Je l’admire aussi à présent. Je m’étais trompé, plus petit, lorsque je croyais qu’elle était sans cœur. Assit sur un banc, en face d’une poignée de bâtisses rouillées, j’observais, un sourire aux lèvres, mes amis jouer avec un ballon usé. Leurs mouvements lestes et fluides soulevaient des nappes de poussières rouges qui se fondaient dans l’horizon de béton. Nous étions tous simplement vêtu d’un short pour les garçons et d’une courte robe pour les filles. Pas un seul jour, dans cet endroit chaud et humide je ne m’étais ennuyé. Balançant mes pieds nus dans l’air, la tête rentrée dans mes épaules, je riais à la moindre esclaffe d’un de mes camarades.

    - Alashtar, tu viens ?! On va à la rivière avec Pixar ! Peut être qu’il y’aura Bijbale avec son éléphant nain bleu !
    - Oui j’arrive Colum !

    Sans même avoir prit le temps de respirer, je me précipitai à sa rencontre. Jouer dans la rivière était quelque chose que j’affectionnais tout particulièrement. L’après midi toute entière je la passa dans l’eau, à éclabousser quiconque voulait me couler. Lorsque vers 18heures je réapparu trempé comme un poisson sur le seuil de la maison de Pivoine, elle ne pût réprimer une moquerie joyeuse.

    - Et bien mon petit Alashtar, te voilà douché avant l’heure ! Allez hop, file te laver et sèche toi que l’on puisse passer à table.

    Une fois les ordres appliqués, nous mangeâmes du poisson pêché par notre voisin, Smakes. Presque tous les soirs il nous apportait son butin, en guise de remerciement pour les aides que fournissaient ma tante, ses bénévoles magiciens et moi. Au milieu du repas, baissant le regard, Pivoine finit par m’apprendre une nouvelle qui me ramena pieds en brique à des souvenirs enfouis.

    - Alashtar, j’ai reçu une lettre qui t’es adressé. Elle vient de Wonderland, de ton frère. Je l’ai posé sur l’armoire de ta chambre.
    - …

    Cela faisait au moins un an qu’Oren ne m’avait pas écrit. En colère contre lui, je l’avais banni de ma mémoire. J’aurais voulu résister à l’envie de lire cet écrit mais le passé me rattrapa et je me précipitai dans ma chambre, empoignant le papier blanc, jaunit de sable. Il ne m’avait donc pas oublié.

        Mon cher Alashtar,

        Tout d’abord, pardonne-moi de ne pas t’avoir écrit durant de si longs mois. Il y’a une raison à cela. Notre père est tombé gravement malade à la suite d’un échec magique. Une de ses potions a mal tournée, la moitié du quartier est tombée malade. Ses confrères se sont odieusement moqués de lui. Il en fit une attaque cardiaque. A l’heure où je t’écris, il est encore à l’Hôpital, en soins intensifs. Je n’ai pas voulu te prévenir plus tôt pour ne pas gâcher tes jours. Les médecins disent qu’il lui faut beaucoup de repos, alors je l’ai veillé et je le veille encore. J’espère que Tantine ne t’en fais pas voir de toutes les couleurs et que tout se passe bien pour toi. Woollyland te plaît-il toujours autant ? Y fait-il toujours aussi chaud ? Moi qui pensais que ce pays était froid et malsain. Chez nous, il pleut sans cesse. Wonderland n’est plus qu’un amas de pierres grises dont je me lasse toujours un peu plus chaque jour. Je suppose que maintenant tu sais comment guérir les malades ? J’ai hâte de te voir à l’œuvre tien ! Quand vas-tu à Neverland ? Tantine n’avait elle pas dis qu’elle resterait à Woollyland pour un an ou deux ? Le délai est déjà largement dépassé ! Ah cette bonne vieille Pivoine, toujours en retard sur tout ! Elle devrait s’acheter une montre, mieux, un calendrier vocal ! La maison est bien vide sans tes rires petit frère. Suzanne ne me gronde plus puisque tu n’es plus là pour que je puisse t’embêter. Les nuits sont froides, les bains sont agaçants. Je m’ennui de toi petit frère. Si tu savais à quel point tu me manque. J’espère que nous nous reverrons très vite. Je me demande à quoi tu ressemble après 4ans sans t’avoir vu une seule fois. Tu dois être beau, beau comme un petit Dieu. Comme tu me manques…oh oui…comme tu me manques. D’ailleurs tu manque aussi à Pinou. Je n’en reviens toujours pas que tu ne l’ais pas emmener avec toi. Tu ne le quittais jamais ce lapin en peluche ! Ses poils ne sont plus tout blanc tu sais… Aujourd’hui c’est moi qui l’emmène partout, il garde encore une trace de ton odeur… Ne m’oublie pas Alashtar, moi, tous les jours, je pense à toi. Embrasse Tantine pour moi et salue les terres Woollylandaises, filou. Je t’embrasse très fort mon cher et tendre Alashtar.

        Avec tout mon amour, Oren.



    A chaque mot je m’arrêtais une minute, imaginant le visage espiègle de l’auteur. Il ne me parvenait plus aussi distinctement qu’avant. Non, je ne voulais pas l’oublier, cela n’arrivera jamais. Il me manquait aussi. Le lendemain matin, je me mis à mon bureau pour lui écrire une réponse. Seulement, je n’eu pas le temps. Dehors, aussi soudainement que la pluie tombe en été, j’entendis des coups de baguettes, puis des cris. Je me précipitai hors de la maison, appelant à tue-tête Pivoine. Dans la cours du village, les poules et les chèvres affolées galopaient. Je vis alors des hommes vêtus de capes rouges armés de couteaux et de baguettes magiques assaillir les villageois. Devant mes yeux, une femme, à qui chaque dimanche je venais rendre visite, tomba à terre, poignardée dans le dos. Avant que l’un des assassins ne me tranche la gorge, Malabul un médecin magicien et ami de ma tante me tira par le bras et m’emmena dans un coin couvert de bar en fer et de bois, à l’abri des coups et sortilèges. Affolé, la tête dans mes mains, ma respiration s’accélérait.

    - Où es Tantine ? Malabul, où es tante Pivoine ? Que se passe t-il ? Pourquoi il y’a ces hommes dans notre village ?
    - Ta tante est en sécurité. Elle est dans une bâtisse à 30km d’ici. Ces hommes sont des mages et criminels. Ils refusent de voir ta tante et nous mêmes aider ces pauvres désœuvrés. Tout ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir et l’argent. Ils désirent dominer l’Envers du Miroir, posséder tous biens s’y trouvant.

    Effaré, incompréhensif devant ces raisons aussi lamentables, je me rendis compte que tous les hommes ne sont pas bons et bienveillants comme ceux que j’ai toujours connu. La réalité d’un monde injuste venait de me gifler. Notre abri de fortune vola en morceaux sous l’explosion d’une grenade. Malheureusement pour lui, Malabul fut touché par un éclat de fer à la tête et mourut. Moi, je m’étais réfugié sous deux planches, invisibles aux yeux des autres. Jamais de ma vie je n’avais vu pareille violence. Devant moi, des corps de femmes inertes maculaient la terre de leur sang. Des enfants esseulés dans des cases à demi démolies hurlaient après leurs mères mortes alors que de derrières eux, dans l’ombre, des hommes sortaient pour les faire taire d’un coup de lame. Du feu jaillissait de part et d’autre des toits de taule, couvrant de fumée grise le ciel de terre. Dans ces flammes magiques, des hommes gesticulaient, suppliant le ciel pour avoir de l’aide, suffoquant, agonisant. Que pouvais-je faire alors que je n’avais que 12ans ? Oui, que pouvais-je bien faire devant tant de violence ? Tant de haine ? Je restais figé, au milieu des décombres d’un lieu que j’avais appris à aimer, à connaître. Plus loin, au pied d’un arbre, je voyais Pixar, mon ami, la bouche béante, les yeux ternes, glacé dans une flaque rougeâtre. Derrière lui, sa sœur, Bijou, un trou dans la tête. Des hommes tuant d’autres hommes. Je voyais, je ne faisais rien. Je voyais…je ne faisais rien.




    Mardi 14 Mai, 4ans plus tard, Candyland. « L’amour me prit de cours et la haine sema l’incompréhension »



    Quatre années se sont écoulées depuis le drame que j’ai vécu à Woollyland. Ma tante, chassée par la montée de la violence, partit avec moi à Koralland. Là-bas, d’autres effrayantes réalités me frappèrent. Le non respect des récifs, la maltraitance des êtres marins, la malveillance de certaines sorcières… Nous y restâmes un an, tout au plus avant de partir à Neverland. Là-bas j’y vis la corruption des êtres, les jeux de pouvoirs. Des enfants livrés à eux-mêmes, des adultes terrorisés, une dictature puérile, des familles brisées. Plus je grandissais et plus la folie de mon enfance me quittait pour la raison. Sans doute était-ce par ce que je perdais les visions naïves et rieuses de ma jeunesse. Après un an là aussi, nous partîmes pour Candyland, le pays des couleurs sucrés. Nous étions dans un quartier aux allures typiques et plein de gaité dans lequel j’aimais me perdre. Au moins, dans ces ruelles, dans ces champs de buissons aux baies roses, la misère extérieure ne me touchait pas et n’aggravait pas ma perte de folie. C’est d’ailleurs au sein même de cette ville que je me mis à fumer et à boire. C’est aussi au sein d’elle, dans une de ses nombreuses cachettes que j’ai eu ma première relation avec une femme. J’aimais jouer aux cartes avec les vieux sorciers du coin. Fumer un cigare sur une chaise balançoire, m’éterniser devant un coucher de soleil. Cependant, mon frère me manquait toujours autant et ne pas le voir me rendait mélancolique. Tantine était entièrement absorbée par son travail, tant et si bien qu’au bout d’un an, elle perdît 23kg. On se croisait rarement dans la maison. Je coulais des jours tranquilles sans que rien ne vienne bouleverser cette tranquillité. Presque une fois par semaine, je recevais une lettre de Wonderland. Oren me racontait ses déboires, ses amourettes, ses conneries, sa débauche, ses réussites, comment allait notre père, ce qu’il faisait etc. Puis une matinée où Tantine et moi petit-déjeunions paisiblement, le facteur vint nous apporter une bien mauvaise nouvelle. Pivoine avait reçu une lettre de Wonderland. Au départ je la croyais pour moi mais elle était bien à son adresse. Après l’avoir lu, son visage changea. Elle était devenue livide, ses orbites s’étaient assombries et des larmes coulèrent lentement sur ses joues.

    - Alashtar, …ton papa...il…il a eu un accident en calèche. Il est dans le coma depuis une semaine. Les médecins disent…qu’il…qu’il a des chances de ne pas s’en sortir…
    - Un…accident ?

    Comme je l’avais prévu, elle ne prononça plus un mot. J’aurais aimé pleurer avec elle mais aucune larme ne sortit de mes yeux. Seul le silence résumait mon état : vide. Deux jours plus tard, nos bagages étaient faits. Nous allions rentrer pour Wonderland. Je ne pouvais m’empêcher, malgré la tragique situation qui nous poussait à rentrer, d’être heureux. Ainsi je pourrais revoir Oren. Enfin, après toutes ces années.

    Lorsque nous arrivâmes, après des jours de calèche à bon port, mon cœur s’emballa. Sur le quai, derrière des cageots ouverts, une mince et élégante silhouette se distinguait parmi trois autres. On aurait dit mon père, traits pour traits, lorsqu’il était jeune. La mine sauvageonne, des traits malicieux, le regard pétillant, des cheveux sombres et en bataille, des vêtements chics… je reconnu Oren. Il avait changé, avait mûrit physiquement et sans doute mentalement. Il était d’une beauté à couper le souffle. Toutes les femmes devaient se l’arracher. Sans me soucier de ma tante qui débarquait de la calèche derrière moi, je couru vers lui, les bras ouverts à son encontre. Lui, au même stade que moi, m’enlaça si fort que ma respiration se coupa un moment. Je sentais à nouveau son odeur, sa main dans mes cheveux, sa peau contre la mienne. Comme c’était bon de le revoir, comme c’était bon. Dans mon ventre, une boule de joie était apparue. Plus jamais le destin ne nous séparerai.


    - Alashtar, je suis si heureux de te voir, si heureux ! Tu es encore plus beau que je ne l’imaginais ! Comme le temps m’a parut long sans toi. Cela fait huit ans n’est ce pas ? Huit ans durant lesquelles on ne sait pas vu une seule fois ! Je suis si heureux…si heureux mon petit frère.

    Je ne lui répondis rien car il n’y avait rien à répondre. Seuls mes gestes traduisaient mon émotion. Et déjà ma tante arrivait et avec regret je dû défaire mon étreinte pour la laisser saluer Oren.

    Lorsque nous arrivâmes à la maison, je ne la reconnue pas. Tout avait changé, tout. Le domaine était parsemé d’arbres fruitiers, un petit étang trônait maintenant au milieu du jardin. Les murs de la façade avaient été repeints en blanc et plusieurs fenêtres avaient été ajoutées. Innovations et idées venant évidement de mon frère. L’intérieur aussi avait changé. Le Hall d‘entrée comportait désormais de grands tapis d’Alpaga, des tableaux d’arts modernes figuraient sur les murs. Le salon comportait au moins cinq divans de cuir. La cuisine était rénovée, modernisée. Il y’avait plus d’espace. La vie transpirait des murs, la lumière jaillissait de n’importe où. Impressionné, je complimenta avec enthousiasme mon frère et me précipita dans ma chambre d’enfant. Bizarrement, ce fut la seule pièce semblant pareille à celle de mes souvenirs. Les deux petits lits opposés avaient gardé les mêmes draps bleus qu’autrefois. Il y’avait encore la commode à jouet d’où débordaient des peluches en tissu, des épées de bois. Le petit bureau usé et tâché d’encre restait en sommeil dans un coin, attendant qu’on l’utilise encore comme support. Contre lui, la cheminée grise ronronnait, déversant sa chaleur tiède dans l’espace restreint des lieux. A mes côtés, Oren souriait.

    - Je ne voulais pas que cette pièce ci change. Elle est notre enfance toute entière. Lorsque je me languissais trop de toi, je venais dormir dans ton lit qui conserve encore aujourd’hui, un peu de ton odeur.
    - Elle est exactement restée dans le même état que le jour où je suis parti. Merci Oren, merci.

    Ne comprenant pas pourquoi je le remerciais d’avoir conservé notre passé si précieux dans cette pièce, Oren se contenta de passer une de ses mains dans mes cheveux. Tantine, elle, qui préféra rester en bas pour aider la vieille Suzanne à préparer la cuisine et tout le reste, s’installa dans la chambre de mon père et logea avec elle tous les souvenirs et objets qu’elle avait emporté de Woollyland, de Neverland, de Koralland et de Candyland.
    Le soir, je dormis dans la chambre d’ami. Je ne pus trouver le sommeil avant trois bonnes heures. J’aurais aimé qu’Oren, comme dans le temps, vienne dormir avec moi. Ce ne fut pas le cas. Le lendemain, nous prîmes la route de l’Hôpital. Lorsque je vis mon père allongé, amaigris, le teint vert, les yeux clos je crus qu’il était mort. Il ne se ressemblait pas. On aurait dit un squelette, un cadavre vivant seulement par le tape continue de son cœur. Peu à peu, je me réhabituais à mon ancienne vie, à mes anciens repères. La maison m’était redevenue familière. Et au bout du huitième soir, quelque chose se glissa dans mon lit. Ce n’était pas le fameux monstre des marais, non, c’était Oren. Apparaissant au dessus de moi, les cheveux lui tombant dans le visage, il sourit.

    - C’est bon de te retrouver, je commençais à me demander si mes pieds tiendraient le coup sans toi !

    Etouffant un rire, il se laissa tomber à mes côtés, attrapant mes mains en les portant jusqu’à sa poitrine. On s’était regardé plein d’affection. Je croyais rêver mais non, je ne rêvais pas. Mon frère était là, tout à coté de moi. Je l’aimais tant. Puis sans prévenir il fit une chose qui me bouleversa. Il s’était à nouveau penché sur moi, prenant mon visage entre ses mains.

    - Alashtar, mon coeur…

    Croyant à une de ses farces, je pris confiance. Ce qu’il fit ? Il m’embrassa. Ses lèvres touchèrent les miennes et l’ouverture de ma bouche laissa place à un baiser fougueux et suave. Les premières secondes je ne compris pas. C’est comme si tout s’était écroulé autour de moi, comme si tout ce que je croyais connaître ne signifiait désormais plus rien. Fermant les yeux, d’un geste brusque, je le repoussa contre le mur, essuyant mes joues déjà mouillées de larmes.

    - Tu fais quoi puta*n ? Bordel je suis ton frère…ton frère Oren, merde…C’est dégueulasse, casse toi ! CASSE-TOI DE MA CHAMBRE !

    Sans dire un mot, il était partit. Il me semblait que lui aussi, sur ses joues, des larmes avaient coulé. Durant vingt jours nous ne nous parlâmes plus. Je l’évitais au mieux que possible et Tantine ne comprenait rien à la situation et s’attristait de voir que à chaque occasion qui se présentait, je rabaissai Oren. J’étais perdu. Je ne savais plus quoi penser. Durant ces 8 dernières années, avais-je perdu définitivement cette envie d'amour passioné qui était mien avant ? N’avais-je plus que la raison au creux de mon crâne ? La nuit du vingtième jour, je compris. Je compris que depuis tout ce temps, depuis tout petit, j’aimais mon frère. Non pas comme un simple frère, mais comme un amant, un secret. Seulement, je n’avais pas voulu le voir par ce que l’étique, la société ne voulaient pas que l’on voit, que l’on ressente ce genre de chose. La raison avait faillit me tuer. Horrifié par la peine que j’avais causée à Oren, effrayé par le fait que je puisse l’aimer, j’en perdis tout sommeil. A minuit et quelques, je sortis à pas de loup de ma chambre et ouvrit la porte de celle d’Oren, aussi silencieusement que possible. Mon visage était gagné de ce sourire de cinglé amoureux. Mon cœur riait. Là, dans le noir, ce fut moi, pour la première fois, qui me glissa dans le lit de mon frère. M’allongeant sur lui, j’enfouis ma tête dans le pli de son épaule.

    - Pose tes mains sur moi Oren…

    Il eut les yeux humides. Je sentis sa chaleur, son rythme cardiaque augmenter en même temps que le mien. Sous les draps qui nous protégeaient du monde extérieur, les mains douces de mon frère caressèrent mes cuisses et mon dos, m’enlevant légèrement chaque parcelle de vêtement qui me couvrait. Mes lèvres rencontrèrent pour la deuxièmes fois les siennes. Il m’embrassait avec passion, me dévorant corps et âme. Sa langue mielleuse se mêlant à la mienne. Sa paume gambada jusqu’à mon bas ventre pour finir par envelopper mon intimité. Des frissons d’envie s’emparaient de moi. Le bruit du souffle d’Oren, son haleine, son regard désireux me rendaient fou. Fou d’amour, fou de plaisir. Des vas et viens, des étreintes, une pénétration, des baisers, des caresses. Le sentir en moi me rendait dingue. Nous éclations parfois de rire, murmurant des sottises de gamins. Notre première nuit, je ne l’oublierai jamais. Mon frère, mon amant. Sans que personne ne le sache, nous vivions l’un pour l’autre, l’un par l’autre. Tantine ne remarqua rien si ce n’est que le lendemain, Oren et moi ne boudions plus. Chaque après-midis nous allions voir notre père puis par la suite, nous allions nous divertir au théâtre, nous balader en forêt.

    Une fois, je me rappelle que nous étions partis tous les deux durant trois jours à Candyland, dans Les Bois Griottes, camper. Trois jours merveilleux où personne ne nous connaissait, où personne ne nous jugeait, où personne savait que nous étions non seulement amants mais frères. Les trois nuits que nous passâmes là-bas, dans la discrétion des lumières des bois, furent extraordinaires. Oren trouvait de plus, toujours des lieux plus inattendus les uns que les autres pour que nous pussions nous adonner à l’étreinte charnelle. Chaque instant que nous avions passé ensemble, loin de notre demeure, reste en ma mémoire. Six semaines s’écoulèrent donc depuis mon retour à Wonderland jusqu’à ce qu’enfin, mon père revienne à lui. Reprenant des forces, les médecins acceptèrent notre demande de le faire revenir à la maison. Lorsqu’il reprit tous ses esprits, à mon agréable surprise, il fut enchanté, ému de me voir si changé, si beau et grand. Il me fallut près d’une semaine pour lui raconter toutes mes mésaventures, mes nouvelles connaissances, les beaux paysages et belles rencontres que j’avais faites au cours de mes nombreux voyages avec Tantine.

    Puis les mois passèrent, où secrètement, j’allais me glisser toutes les nuits dans le lit d’Oren. A chaque fois qu’on le faisait, un grain de passion dévorante s’ajoutait à mon esprit déjanté. Mon père et Pivoine ne remarquèrent jamais rien. L’hiver arriva et avec lui la neige. Tous les samedis après-midis, après mes heures d’apprentissage de la magie je sortais dans la cour, jouer dans la neige. Un samedi où mon père et Tantine étaient partis faire les boutiques, Oren et moi en profitâmes pour s’amuser sans peur d’être regardé de travers. Il m’avait prit la main et m’avait emmené sur le petit étang recouvert de dix bon centimètre de glace. Là, collé l’un contre l’autre, nous avons glissé, dansé sur l’eau gelée. Je m’étais mis à chanter à tue-tête des comptines pour bébés, à sauter comme un lapin un peu partout. Tout était blanc, comme si nous flottions dans un épais nuage. Je me souviens de la vapeur que faisait le froid lorsqu’il sortait de nos bouches. Je me souviens l’avoir entendu rire après m’avoir vu tomber fesses en premières sur la glace. Le monde que j’avais pu voir sale et terne me semblait avec lui d’une beauté et d’une démence incomparable. Il faisait chaud partout où nous allions, du moment que nous étions ensemble. Partout le soleil brillait, partout l’air embaumait.

    Quatre années s’écoulèrent ainsi, où tous deux passâmes des minutes, des heures exquises. Des disputes, des réconciliations, des jalousies, des minauderies…des baisers farouches, des caresses volées, des nuits chaudes, des regards désireux… Notre amour secret fut préservé de la malveillance pendant quatre ans. Quatre ans… Cependant il y’a une fin à chaque chose et toutes histoires ne finissent pas aussi bien que le voudraient les contes.




    Vendredi 29 Décembre, Wonderland. « Docteur, mes soupirs souffrent le martyre… Que faire ? »



    Le jour de mon 19eme ou 20eme anniversaire, je ne sais plus, Oren voulut me faire une surprise. Papa et Tantine qui avait elle, décidé de vivre avec nous pour surveiller la santé de son frère étaient partis à un bal masqué. Nous étions donc seul, mon frère et moi, à la maison. Il avait décidé que cette nuit là, tous mes désirs seraient assouvis. Cependant, le Destin, en qui je concentrai ma haine, se joua de moi et me fit perdre tout bonheur. Par un hasard de circonstances, le bal fut écourté et mon père, saoul, rentra plus tôt que prévu avec Pivoine. Lorsqu’il appela dans le Hall et que personne ne répondit, il fut en premier lieu inquiet. C’est alors qu’en entrant dans ma chambre, il nous vit, Oren et moi, enlacés, nus. Lorsque je l’aperçus sur le seuil de la porte, mon monde de soleil et de fraîcheur s’écroula et ne fut plus que poussière. On ne pouvait rien dire, rien faire. Lysandre, débordant de honte et de colère se jeta sur moi. Il m’avait prit le bras si fort, si violement qu’il faillit me le briser. M’entraînant dans le couloir, là où Pivoine, incrédule s’inquiétait, il me gifla. Sans rien que ma peau sur moi, devant lui, les yeux rouges, les dents serrées, j’encaissais ses coups. Ma peau bleuissait sans doute déjà tant la force avec laquelle il me frappait était grande. Ma tante se mit à crier. Elle voulait que Lysandre cesse mais Lysandre ne cessait pas.

    - Alors comme ça tu couches avec ton frère ? HEIN ? TU VEUX DONC ME RIDICULISER ALASHTAR ? TU VEUX DONC NOUS TRAINER TOUS DANS LA BOUE ? Pauvre merde ! Tu n’es RIEN, rien du tout qu’une tapette ! Un pédé incestueux ! La risée de la famille avec ton frère !

    Je ne protestais pas, par ce qu’il avait raison. Je savais qu’il avait honte, qu’il avait peur de voir tout ce qu’il avait construit au cours de sa vie s’anéantir par cette obscène relation que j’entretenais avec mon frère. Je savais oui mais cela ne m’empêcha pas de rire amèrement. La folie m’aidait… la folie me prenait. Je riais, plus fort, plus bruyamment. Cela l’agaçait, l’offensait…Mais il ne comprenait pas, lui, à quel point je pouvais aimer ce frère. Il allait trop loin. Me ruant de coups de pieds, je finis par m’effondrer lamentablement au sol, gisant dans une flaque rouge qui me rappela étrangement Woollyland. Mes yeux mi-clos virent alors Oren courir vers mon père. J’entendais leurs cris sans plus les voir. J’avais cessé de rire. Au dessus de moi, Pivoine pleurait, ses mains tentant de réanimer la chose inerte que j’étais devenue. Mon œil gauche était enflé et noir quant à mon torse, il était bleu. Je perdis connaissance.

    Lorsque je rouvris les yeux, vingt minutes plus tard, ma première vision fut épouvantable. A deux mètres de moi, étendu sur le sol, Oren haletait, à bout de force. Son regard peiné était fixé sur moi. Derrière j’aperçus mon père, toujours aussi haineux, vociférant insultes sur insultes. En bas, depuis le Hall, je percevais d’autres bruits. Des bruits de pas qui couraient, montaient jusqu’à nous. Des hommes robes noires, armés d’épées tranchantes se positionnèrent de part et d’autre de Lysandre au regard de loup assoiffé. Ma langue était sèche, ma douleur me clouait au sol. Je ne pouvais rien faire, rien. J’avais compris. Mon père avait appelé sa milice magique privée. Etait-il donc tant en colère devant l’amour de ses deux fils ? Deux hommes relevèrent Oren, le ruant de quelques coups avant de l’entraîner dans sa chambre. Quatre autres hommes dont mon père, suivirent le trio. Horrifié, je me releva et voulu les suivre quand deux hommes m’empoignèrent par derrière. J’avais beau me débattre, crier, hurler, bouger …ils ne me lâchaient pas. L’un me brisa le poigner, décuplant ma douleur. De nouveau, je riais, crachant un venin moqueur à l’encontre de ces rustres bêtes. Pivoine, muette, béate devant cette scène, était comme pétrifiée de peur. Puis des cris déchirants me parvinrent de la chambre d’Oren. Des lamentations qui me fendirent l’âme. On lui faisait du mal, je le sentais en moi. Chaque coup qu’il se prenait, je le prenais avec lui. Impuissant, mes genoux me lâchèrent et je tombai à terre, gardant le nu de ma peur, de ma romance brisée. Lorsque la porte de l’enfer se rouvrit, je vis les hommes traîner mon frère comme on traîne un chariot, un sac. Il avait la tête basse, les cheveux collés. Sur son dos, son corps, ses cuisses, je distinguais des coupures. Ses jambes étaient brisées, sa peau livide. Fermant le cortège, mon père, l’air satisfait, au comble de sa folie meurtrière, ricana. Devant moi je ne voyais plus un père mais un monstre, un démon. Il venait d’anéantir ma vie, tout ce que j’avais aimé, il venait de le détruire. Ses hommes emmenèrent Oren en bas, j’entendis un dernier cri puis plus rien. Ce fut moi qu’on traîna ensuite comme un chiffon, me faisant dévaler les escaliers sans ménagements. Tantine, sortie de sa stupeur s’était jetée à mes trousses et me rattrapa au bas de l’escalier.

    - Brûlez ! BRULEZ mes fils ! Que votre honneur soit retrouvé en Enfer ! Que la sainte magie vous pardonne ! BRULEZ !

    Il n’avait plus rien d’humain, rien. Dans un effort, je rampai jusqu’au corps inanimé d’Oren. Mes larmes débordaient. Il m’avait tout prit, tout. L’amour, la joie, la vie, le bonheur, l’air qu’était pour moi ce frère si précieux. Au dessus de son visage endolori, je versais encore des larmes. Il ne pouvait pas mourir, non. Il n’avait pas le droit.

    - Menteur ! Tu...tu m’avais promis qu’on ne serait jamais séparés, qu’on resterait toujours ensemble, toujours. Menteur, tu n’es qu’un menteur ! Menteuuuuuuuuuuuuuuur !

    Frappant son poitrail de désespoir, je ne fis plus attention à mon père qui aspergeait chaque coin de la maison d’essence. Dans son dernier effort, Oren enlaça ma main, du sang s’échappant de sa bouche.

    - Pardonne-moi… Je t’ai…aime petit frè…

    Un dernier souffle, puis la main retomba pour ne plus jamais se relever. D’autres cris, d’autres pleures. Se mêlaient à mes sanglots ceux de ma tante, accroupit dans mon dos. Puis les flammes. La chaleur. La silhouette du démon dansant à travers elles, riant au nez de sa mort. Après, le noir. Le vide. L’odeur du brûlé s’engouffrant en moi. La perte d’un être cher écartelant mes côtes, transperçant mon cœur. Cruelle la vie est à travers les hommes. Une troisième fois, je ris. Un rire triste.




    Mercredi 6 Octobre, 7 mois plus tard. « Renaître à travers toi ! Ma foi je ne vois pas pourquoi ! Tu m'a laissé seul mon Amour, à jamais je t'en voudrai »




    Ma tante m’avait sauvé des flammes, ayant cependant laissé mon père et le corps de mon frère. La maison avait brûlée entièrement. La chaleur des feux, je peux encore la sentir contre ma peau. Depuis ce 1er Mai il y’a deux ans, je ne dors plus, je ne fais que jouer les comédiens. Dans ma poitrine reste le squelette d’un cœur. Même avec ma Tante je restai distant mais gardant un faux air tendre. Je n’arrivais plus à parler normalement. Toujours des coupures dans les côtes, des illusions. Une malveillance grandissante en moi. Ce que j’avais déteste durant mes voyages, les meurtres, la misère…Cela m'est devenu indifférent. La beauté résidait dans la grâce à jouer un rôle. L'amour me manquait, j'en ai tant à donner. On me détestait, on ne m’approchait plus. Je rendais les gens malheureux et en tirait des regrets inavoués.
    Et comme si le destin n’en avait pas eût assez, un beau matin je me réveilla avec des douleurs atroces au thorax. Pivoine m’avait conduit chez un Docteur. Diagnostic indiscutable. Un jour, dans quelques années, je mourrai. A la suite de cette nouvelle, je me choir à la perte totale de toute trace de raison. Fumer, boire, prendre de la drogue… Je jouais toujours. Plus hypocritement encore qu’au par avant. Ainsi, Le Valet de Coeur, dévoué éternel à l'Amour naquit des abysses de l’absurdité humaine.


    HORS SUJET : Cet avatar ou le blond que j'ai en ce moment ?



Dernière édition par Joke of Hearts le Jeu 6 Mai - 20:49, édité 2 fois
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Mer 5 Mai - 22:17

Bonsoir !

Alors, je n'ai malheureusement pas encore fini ton post, mais il y a déjà quelques petites choses à corriger - j'éditerais demain ; mais avant tout, peux-tu corriger les fautes d'orthographes, spécialement de tes histoires (mais également de ton premier post : côté préférence sexuelles, chairs =/= chaires. Une chaire, c'est un poste de professeur d'université ou une chaise d'évêque. Je ne crois pas que ton personnage sodomise des chaises...)

Ensuite, côté caractère, où est la folie ?... Ton personnage est froid et désabusé, mais... Pas trace de folie...

De même, pour l'histoire, rien qu'à première vue, trois heures est une durée normale, voire même carrément modeste pour un accouchement... De surcroît, tu nous décris une femme en bonne santé, donc... Mourir d'hémorragie interne, encore, ça peut passer, mais Malkins est un pays moderne... donc... x)

J'y reviens plus en détail demain ; c'est juste pour que tu puisse commencer la correction x)

Amicalement,
Charming.
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Mer 5 Mai - 23:03

Bonsoir Charming :]

J'ai bien compris ce que tu m'as dis ! Bon, les fautes je m'en charge :D
En ce qui concerne le personnage, peut être que le Lièvre de Mars ne correspond pas. Je préfère changer de personnage que d'histoire ( je suis un peu lâche, peut être, je ne sais pas mais avec du recul,jouer le Lièvre aurait été un peu dur étant donné que je suis apte aux psychotiques torturés <.< )... Maintenant sur ce point j'aimerai ton avis ^^
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Jeu 6 Mai - 18:48

Tu es bien sûr libre de renoncer au Lièvre de Mars si tu veux ! x) Je tends à être d'accord - c'est plus simple, en l'absence de fiche de personnage, de renoncer à un titre que de changer complètement le caractère du perso.

Je continue à lire ta fiche, tu devrais avoir la correction ce soir x)
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Jeu 6 Mai - 19:33

Merci Charming !
Bon je pense opter pour ... ahem (après moultes réflexions...) Le Valet de Coeur :}
Je termine de modifier les quelques fautes et c'est good .u.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Dim 9 Mai - 20:47

Tout d'abord, mes excuses pour le retard - les corrections me prennent du temps, donc il a fallut que je me prenne quelques heures tranquilles x)

Ensuite... commençons \o/

Alors, d'abord, sur la forme : encore de nombreuses fautes - rien que dans l'introduction ("le joli moi de mai"...). Des problèmes, notamment, avec "eut" que tu écris systématiquement "eût"... Également, une utilisation assez personnelle de certains verbes : "on lui sied dix-sept ans" ? Un "visage inspirant la beauté" ? Essaie, en te relisant, de voir si tu utilises toujours le terme approprié...

Enfin, c'est plus personnel mais tente d'écrire les chiffres en lettre x) C'est plus joli, dira-t-on.

Côté descriptions, de même, mon problème tourne autours de ce genre de phrases boiteuses : "La peau du Valet de Coeur est elle aussi d’une belle touche de raffinement", "Alashtar, au point de vue vestimentaire est bien posé", "Alashty accumule beaucoup de différences caractérielles ". Quelques contradiction cependant : la couleur de la chevelure se situe entre "miel floral" et "ciel" - entre jaune et bleu ?... Egalement, tu tente de nous affirmer que ton personnage reste "généreux et bon" avant de préciser quelques lignes plus tard que "Le jeune homme est profondément égoïste et son orgueil, son envie de réussir lui cause bien des ennuis." ou que "Commettre un meurtre, au point où en est son désespoir, reste une chose qu'il ferait."

Côté histoire, l'un des problèmes réside dans sa longueur par rapport à l'intérêt de certaines informations. Tu écris ton histoire comme tu écrirais une nouvelle ; le problème, c'est que les deux médium sont entièrement différents. Les joueurs qui liront ta fiche y chercheront quoi savoir d'essentiel sur son personnage - pas sur ses parents, par exemple, d'autant que le reste de ton histoire est narré du point de vue d'Alashtar... Donc cette scène fait plutôt "en trop" - une mention pourrait suffire. Si tu préfère la garder, cependant, renseigne-toi un peu plus sur les accouchements car plusieurs incohérences parsèment la scène : le bébé, prématuré, devrait être écrevisse, par exemple, et une sage-femme suffit pour un accouchement !

Quelques remarques d'ordre général : prends garde dans tes dialogues - tu les écris trop polis : de surcroît, nous sommes à l'époque contemporaine. Des expressions du style de "je suis justement arrivée ici même..." sonnent donc terriblement faux. De même des phrases trop poétiques, telles que "Tu dois cesser ta folie, cesser de jouer les amoureux du monde." Certes, c'est très joli, mais il s'agit d'un contemporain qui parle... et qui parle à un enfant de huit ans. De surcroît, que signifie "amoureux du monde" ? Surtout quand le problème est supposé être la proximité excessive des deux frères ?

Egalement, le personnage de la tante Pivoine est traité maladroitement. D'abord c'est supposé être une mégère atroce, et cela se reflète dans ses paroles ; ensuite elle devient une femme adorable ?...

Enfin, si tu veux t'inventer des parents célèbres, mieux vaut nous demander la permission : ça évite les incohérences d'univers x)

Passons maintenant à l'analyse chronologique. Tu m'excuseras du manque d'articulation, parfois, entre les remarques : je traite les incohérences à mesure que je les vois^^'

Une petite remarque en passant - si Oren tentait vraiment de jouer la peluche d'Alashtar au feu, je doute que l'entente entre les deux frères soit si bonne !

Ensuite, le dialogue suivant, et la scène à laquelle il appartient, pose plusieurs problèmes :
Citation :
- Bon, mes neveux, je vois que vos stupides enfantillages ne cessent toujours pas ! Parfait, je suis justement arrivée ici même pour régler votre cruel manque d’éducation !
- Tiens donc, cela m’aurait étonné, souffla Lysandre avec sarcasme, apprenant à peine maintenant le pourquoi de la visite de sa sœur. «
Problème d'abord de sens : à quoi répond le « tiens donc, cela m'aurait étonné » ? Qu'est-ce qui aurait étonné Lysandre ? Que sa sœur ne débarque pas chez lui pour insulter l'éducation de ses neveux ? Insultant donc son frère au passage ? Tout en affirmant qu'elle va, sans aucun droit légal sur les enfants, rappelons-le, y faire quelque chose ? Une telle réponse est entièrement dénuée de signification.

Ensuite, problème de contexte. Lysandre semble ici vouloir dire qu'il connait le caractère difficile de sa soeur... Sauf que nous découvrons après qu'elle est adorable ? La Pivoine que nous voyons ici est entièrement différente que la gentille Pivoine d'après... Et son comportement complètement inexpliqué, à deux doigts de la faire passer pour une pure folle. Ou alors veux-tu dire qu'elle se met à crier dans tous les sens à cause du tempérament colérique... Qu'elle n'a pas, vu que finalement elle est gentille ?...

Et en plus, c'est une espionne habile, puisqu'« on [lui] parle tout bas au sujet d'Alashtar. Les gens le croient dépressif. Ils disent que ton fils rêvasse continuellement et dessine un peu partout des nuages et des coeurs.. »

Rappelons qu'Alashtar a huit ans, qu'il n'est nulle part fait mention d'une école (au contraire, il ne suit carrément aucune scolarité... Original pour un magicien ambitieux d'encourager ainsi ses fils à ne pas faire d'études ô_O), et qu'au contraire il semble coller à son frère, avec lequel il joue énormément. Qui l'a vu ? En quoi un enfant rêveur peut-il être dépressif, surtout s'il dessine des « nuages et des coeurs », thèmes plutôt joyeux ? Faut-il comprendre que la domesticité de Lysandre est composée d'espions pessimistes à la solde de Pivoine ? Et s'il s'agit d'une source extérieure... Encore une fois, qui ? Des amis communs à Pivoine et à Lysandre... Et suffisamment proches de Pivoine pour dire du mal de ses propres neveux ?

Pourquoi, après l'annonce de Pivoine, ne dînent-ils pas ? D'ailleurs, n'aurait-elle pas pu en débattre avec son frère avant de l'annoncer aux enfants ? Une annonce pareille se traite d'abord entre adultes...

Deux enfants qui se câlinent dans un bain n'est pas anormal. Qu'ils se câlinent tout le temps et se chuchotent des secrets, oui. Mais où Oren a-t-il trouvé des vêtements de petite fille pour habiller Alasthar – et, hum, sous quel prétexte ? Alasthar n'a-t-il pas objecté à être ainsi habillé ?

Pivoine ne peut pas aller à Hinterland. Neverland est sous le contrôle de Peter Pan. Les adultes qui survivent ? Des pirates. Sauf si elle a envie de finir à l'état de cadavre, ou de se débarrasser subrepticement de son neveu, elle évitera plutôt de passer par une zone où il est garanti qu'elle sera traquée et possiblement tuée.

Où travaille-t-elle à Woollyland ? Dans une campagne probablement – parce que les poissons pêchés dans les eaux des villes, surtout une ville aussi mal famée que Wooollyland, sont légèrement saturés de produits peu sympathiques. Et nous sommes dans des contrées de types anglophone, personne n'y vit dans des « cases » !

Citation :
Ta tante est en sécurité. Elle est dans une bâtisse à 30km d’ici. Ces hommes sont des mages et criminels. Ils refusent de voir ta tante et nous mêmes aider ces pauvres désœuvrés. Tout ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir et l’argent. Ils désirent dominer l’Envers du Miroir, posséder tous biens s’y trouvant.

Peux-tu éviter d'inventer des organisations secrètes sans autorisation des admins, s'il te plaît ?... ô_ô Ensuite, non, il n'y a pas d'organisation secrète dévouée à prendre le contrôle de l'Envers du Miroir – dans quel intérêt, d'ailleurs, quand cette région est toute entière plongée dans la misère ?... Et en quoi Pivoine les gêne-t-ils ? Parce qu'elle donne à manger à trois pauvres sur mille ? Et ils doivent massacrer les masses mêmes qu'ils veulent exploiter pour lui faire peur, plutôt que kidnapper son neveu, la menacer personnellement, etc ?

Je comprends mal ce que tu entends par « perte de folie ». Alasthar n'était pas fou enfant ; il était rêveur. La folie est autrement plus grave que quelques vagues rêvasseries !

Ce n'est pas la peine de passer un paragraphe entier sur des changements d'architecture... Et, hum – Alasthar trouve son frère plus beau parce qu'il... ressemble davantage à leur père maintenant ?...

Alors, pour la réaction d'Alashtar au baiser de son frère, j'ai quelques remarques.

Je te rappelle que nous sommes dans une société qui ressemble à la nôtre. L'inceste y est donc un tabou. Si tu as des frères et des soeurs, tu auras sans doute remarqué une suspicieuse absence de désir à leur endroit. S'ils s'approchent excessivement de toi en te regardant intensément ou te câlinent de très près, tu auras tendance à le remarquer et à te sentir mal à l'aise.

L'inceste est donc, nous sommes d'accord, une chose anormale ici. Tu avances l'explication que c'est parce que les enfants, qui semblent ne pas aller à l'école ni même sortir de chez eux, sont donc tout le temps proche. C'est vraisemblable : en tout cas, il faut quelque chose qui les ait rapprochés excessivement.

Maintenant, tu nous montres un Alasthar qui a passé huit ans loin de son frère. Et il commence par se laisser faire, alors qu'il est déjà dépucelé et déniaisé... Avant de hurler ? Alors que cette proximité lui semble parfaitement naturelle et qu'il passe quelques lignes à nous expliquer à quel point il le trouve beau ? Leur fraternité ne semblait pas vraiment le déranger pendant qu'il l'admirait... De même, outre le fait que tu n'as pas besoin de censurer tes jurons, je doute qu'un jeune homme choqué parle avec des points de suspension. Quand on est choqué, on hurle...

Citation :
La raison avait faillit me tuer.
Hein ?...

Citation :
Horrifié par la peine que j’avais causée à Oren
Il le réalise seulement maintenant, quand il l'a vu pleurer et sait qu'il lui fait la tête ?...

Citation :
effrayé par le fait que je puisse l’aimer, j’en perdis tout sommeil.
Et, cette nuit même, « effrayé qu'il puisse l'aimer », il vient lui sauter dessus dans sa chambre ?

De manière plus « subjective », tu n'as pas besoin de mettre une scène de sexe dans ton histoire. Dans un topic avec un joueur, c'est une autre histoire, mais pense aux non-yaoistes qui liraient ta fiche x)

Aucun des deux frères ne semble plus affecté que ça par l'état de santé de leur père...

Citation :
- Alors comme ça tu couches avec ton frère ? HEIN ? TU VEUX DONC ME RIDICULISER ALASHTAR ? TU VEUX DONC NOUS TRAINER TOUS DANS LA BOUE ? Pauvre merde ! Tu n’es RIEN, rien du tout qu’une tapette ! Un pédé incestueux ! La risée de la famille avec ton frère !

C'est un père qui voit ses enfants coucher ensembles. Non, sa première réaction ne sera pas de se lancer dans un monologue rageur, ni d'en frapper un seul. Egalement, l'homophobie n'existe pas à Malkins. Et les notions de « ridicule » ou de « risée » – euh, l'inceste ne fait rire personne. Il en fait fantasmer certains lorsqu'ils le lisent ou l'écrive, il scandalise ou il dégoûte, mais il ne ridiculise pas.

Vu son état de faiblesse supposée, il serait plus vraisemblable que Lysandre ait un malaise – pendant lequel ses fils pourraient s'esquiver – ou qu'il les frappe à l'aveuglette, sans vraiment beaucoup les blesser. De même, euh, il faut être extrêmement déprimé ou en état de choc grave pour ne pas réagir quand on se fait tabasser. S'il a été frappé au torse, il aura quelques côtes brisées. Au ventre, une hémorragie interne. Je vois mal pourquoi il se laisserait tabasser par un homme malade et vieillissant... Et pourquoi NI SON FRERE, NI PIVOINE le laissent tabasser ?...

Euh... L'organisation secrète d'homme en noir... Non. Non et encore non. Ça vient de nulle part et on voit mal à quoi ils pourraient servir à Lysandre – en dehors de tuer ses fils, s'entend. Et, euh... Il tabasse un fils et il tue l'autre ?... Chacun sa punition personnelle ? Et ça y est, d'un coup – même ivre –, il devient fou et maléfique ?

La maladie à la fin, enfin, vient d'absolument nulle part.

Enfin, pourquoi veux-tu être Jack of Hearts ? Ton personnage est, côté coloration, dans les tons bleus, n'aime qu'un frère décédé et ne semble pas vraiment centré sur l'amour... Nous acceptons aussi les personnages originaux, tu sais^^

Voilà. Je m'excuse pour le côté impitoyable de mes remarques, mais ta fiche est supposée donner envie aux autres joueurs ; or une fiche avec de telles incohérences pourra pas mal rebuter. Ton style est bon quand tu ne te laisse pas emporter dans l'usage d'un verbe inapproprié, et le personnage semble prometteur, mais il faut que tu te débarrasse de ces nombreux problèmes :/

En te souhaitant bonne chance pour la correction,

Charming.
avatar
The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
mr. tout-le-monde... ou pas !
HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::. Jeu 27 Mai - 8:42

Aucune nouvelle, je trash et supprime le compte.


// Absent jusqu'au 11 Janvier //

Spoiler:
 
avatar
Walrus
team steak haché
team steak haché
HUMEUR : Bweh.
CITATION : « L'objet possédé est heureux tant que son propriétaire l'a à l'oeil... »

BOITE A JETONS : 0000

FICHE : La Cabane à Huîtres.
NOTEBOOK : Le moule à muffins
VIE SOCIALE : La pêche à la crevette
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: .:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::.

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas

.:: N'auriez vous pas aperçut la cuillière du Lièvre de Mars ? ::.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Auriez vous vu passer un vampire ? [PV Dawan]» Auriez-vous objection à jouer contre ça...» Le plus pénible n'est pas d'attendre mais réparer les erreurs. [Pv: Shiki M. Lord & Neal D. Tyler]» Auriez-vous un cousinage avec Frédéric Le Guyader ?» Auriez-vous un Bandeau en Stock ? C’est pour mon Chien… [ft. Iwasaki Nami & Shiranui]
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Fiches-
Sauter vers: