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Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !]

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MessageSujet: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Jeu 24 Juin - 16:24

Qui je suis ? Ton pire cauchemar... BOUH !






    Nom: Pan
    Prénom: Peter
    Surnom(s): King of Children (pour quelqu'un à la tête d'un mouvement anarchique, cherchons le malaise), Maître Farceur, sale morveux par ce cher cap’tain Hook.
    Âge: 17 ans d'apparence, depuis maintenant bien longtemps.
    Date de naissance: |information gardée confidentielle et tenue pour inconnue par l’intéressé|

    Emploi: : Prince commandant de Neverland, est-ce vraiment un métier ? Sinon, chef d’un mouvement anarchiste d’enfants.
    Ville natale: Neverland, deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin.
    Orientation sexuelle: Hétéro de prime abord
Don surnaturel:
On dit qu’il faut se méfier des ombres qui dansent, et à juste titre ! Peu de gens le savent, mais celle de Peter possède une particularité aussi vicieuse qu’efficace. Telle un serpent ténébreux, elle est capable de s’étendre sur plusieurs mètres de long. Elle se forme, se déforme, et peut se lier à d’autres ombres. A partir de là, si la provenance de l’ombre est de nature humaine –ou tout simplement animale dans la généralité du terme- la pauvre victime se voit contrainte d’imiter le roi des enfants dans les moindres de ses faits et gestes. Talent amusant mais de courte durée, environ cinq minutes, ce qui le rend dangereux pour son utilisateur lui-même. Car une fois le pantin libéré, ce dernier s’assurera à 99% d’être vengé des singeries que Peter l’aura forcé à reproduire.

Hello, I'm the mad child


Le monde est un grand bal où chacun est masqué. Et ça, Peter l’a bien compris. En observant attentivement ses aînés, il s’aperçut de leurs défauts, leurs manies exécrables. Des êtres bien imparfaits qui gouvernaient ce système. Un monde d’adulte ne connaît que mensonges, trahisons et larmes. Alors, qui voudrait le rejoindre ? Les démons, de leur cœur pourri, s’étaient accaparés Neverland. Selon le jeune garçon, ces gens n’ont rien pour être des leaders. Fades figures politiques que voilà, sans saveur, n’ayant qu’à la bouche les mots argent et futur. Mais personne ne s’en soucie, du futur ! A trop se projeter dans l’avenir, les adultes ne savent pas profiter des joies éphémères qui s’offrent à eux. De belles fleurs au pied du balcon, des objets brillants et colorés, des musiques allégresses… ces choses là sont bannies de leur vocabulaire. Il n’y a qu’à regarder de plus près ; les plantes sont mieux dans des pots, les objets chers doivent rester coincés derrière des vitres, et la musique ne s’écoute pas voyons. Le temps manque, et le temps c’est de l’argent. Vil concept que le Yuba ! A cause de ces pièces dorées et qui se perdent trop facilement, les pauvres enfants n’ont pas accès à ce qu’ils désirent. Et les parents, si autorité parentale il y a, répliqueront sans équivoque :

« T’acheter une yumi-yumi confiserie ? Hors de question. Plutôt un livre d’Histoire-Géographie, que tu puisses être riche cartographe plus tard. »

Or qui en voudrait, de ton manuscrit, vieux sorcier sénile ? Un adulte, c’est égoïste. Ils disent tout faire pour les générations futures, mais quel beau mensonge. Les intérêts avant tout, dans ce monde capitaliste. La veuve et l’orphelin c’est passé de mode. Désormais, on s’occupe des bourses Malkiennes, de Big Bad Wolf, parfait symbole du danger. Mais en réalité, n'arrive-t-il pas à point nommé ce BBW ? Moyen d'étendre le pouvoir des adultes, quel que soit le camp qui l'emportera. Et peu importe lequel des deux, ce sont des problèmes de vieux. Et ceux-là sont loin de concerner Peter, qui n'accorde aucune importance aux agissements du monde des grands. De toute façon, il faudra bien que l'un gagne le pas sur l'autre un jour ou l'autre. Du moins, c'est ainsi qu'il envisage le futur de ces deux camps ennemis, s'ils ne s'entretuent pas avant. Car pour ça aussi, les adultes sont très forts. Avec tout ce qu'ils trouvent, même une petite lime à ongle émoussée, ils sont capables des pires ignominies. Pourtant, direz-vous, il s'agit là d'un portrait aussi exhaustif qu'exagéré de monsieur Pan vis-à-vis de ses aînés. Eh bien à haine démesurée, pensées démesurées. Cela paraît plutôt logique. Ceci n'est plus un secret d'Etat : Peter Pan déteste les adultes. De ce fait, il ne faut pas être surpris de le voir se moquer de vous si vous avez passé le cap de la fourbe et disgracieuse adolescence. Bien sûr, tous les enfants ont détesté un jour ou l'autre leurs aînés... mais ces enfants là n'ont sûrement pas plusieurs siècles derrière eux. Et ce comportement totalement méprisant envers les grands a incité plus d'un psychologue à se pencher sur le cas Pan, dont le célèbre Cornelius Maguis de Wonderland. Voici des extraits de l'acheminement de son étude désormais achevée depuis longtemps :
Citation :
Monsieur Pan est l'un des enfants les plus étranges qu'il m'était donné d'étudier. Outre son penchant sociopathe très prononcé, il possède un tempérament indéfinissable. Son cas intrigue plus d'un de mes collègues et je comprends désormais pourquoi. Mes informations restent néanmoins limitées sur ce personnage. Lorsque j'en ai parlé à mes petits-enfants, ils s'écrièrent qu'il était formidable, mais les journaux disent tout le contraire. Comment un garnement dont la tête est mise à prix peut-il plaire ? Il semblerait qu'à chaque seconde, le brouillard autour de sa personnalité s'épaississe. Partir sur les traces de son passé risque d'être difficile. Toutefois je compte bien mener mon enquête comme il se doit ! Dans son village on m'expliqua qu'il ne possédait aucune relation, quelle qu'elle fût, avec ses habitants. Et aborder le sujet ne parût pas enchanter les gérants d'hôtels... Ce mystère ne fit que titiller ma curiosité ! [...]
Après trois années de durs labeurs ainsi qu'une entrevue avec mademoiselle Crochet, je pus faire la lumière sur de nombreux aspects de mon patient. Sa personnalité, qui autrefois me faisait tiquer, m'apparaît désormais comme régie par des concepts typiquement enfantins. Peter Pan a une sorte de côté lunatique qui pourrait le rendre inoffensif et capricieux la seconde d'après. Mais cet aspect de son caractère n'empêche pas les enfants de l'adorer, si ce n'est de l'aduler. On m'a dit qu'il recueillait les orphelins et autres sur Perdition. Noble cause que celle-ci. Je commence à croire que ce petit n'est pas plus à craindre que le plus gentil des garçons de nos contrées. Une telle somme de Yubas sur sa personne me paraît insensée. Après tout, il a été prouvé scientifique qu'un Malkien faisant preuve de compassion pour autrui ne réunissait les caractéristiques d'un psychopathe dangereux pour le monde des contes. De plus, il semble faire preuve d'un courage sans faille. Voilà donc un enfant touché par l'une des grandes vertus, fort rare de nos jours chez les générations adolescentes.
On m'expliqua aussi, encore cette chère madame Crochet, que mon patient était un véritable extraverti. Cependant, elle fut incapable de me donner plus de précisions à ce sujet. Or il s'agit là d'une donnée importante pour mes recherches ! C'est pourquoi j'ai décidé de me rendre à l'Arbre aux pendus, dans l'espoir d'y apercevoir mon sujet. Etrangement... tout le monde essaya de m'en dissuader.
[...] De retour à Wonderland, je clos l'étude du cas Pan. L'expérience à l'Arbre aux pendus de ma rencontre avec mon patient fut telle que je tremble encore rien qu'en y songeant. Je suis soulagé d'être revenu sain et sauf de cette expédition et jure solennellement de ne plus retenter pareille folie. Peter Pan est de loin l'adolescent le plus dérangé qu'il m'est était donné de côtoyer. Malgré sa compassion pour les enfants perdus qui m'a induite en erreur, il m'est apparu que cet enfant est incapable d'éprouver le moindre sentiment autre que celui-ci. C'est un sociopathe à la limite du psychopathe, contrairement à ce que je pensais en début d'étude. Il souffre d'ailleurs d'un trouble obsessionnel vis-à-vis de l'âge et la taille des gens. Toute personne trop âgée doit mourir, c'est contraire au règlement, selon ses propres mots qui me sont parus durant notre brève conversation, si l'on peut appeler cela ainsi. Le fait qu'il ne puisse grandir doit être la cause de cette psychose. Il est prêt à tout pour étendre son idéal derrière les frontières de Neverland, ce qui plongerait notre contrée de Malkins dans un chaos gouverné par le mouvement anarchiste déjà mis en place dans son monde. Ainsi, pour conclure sur cette expérience, je dirai les mots suivants : Peter Pan est dangereux et doit être neutralisé pour le bien des gens. Et les dernières zones d'ombres qui persistent sur sa personne le resteront à jamais, j'abandonne ! -Point d'exclamation final-

Et quelles sont ces zones d'ombres que le pauvre docteur Cornelius Maguis (retraité depuis sa mésaventure malgré ses deux millénaires fringants) n'a pas réussi à élucider ? Peut-être les motivations profondes de Peter, ou bien son côté égocentrique, ou pas, ou les deux à la fois. Car le roi des enfants -même pas autoproclamé d'abord- est un égoïste profond. Tout doit tourner autour de sa petite personne, sinon son monde s'écroule. Il n'a d'estime que pour lui et deux trois de ses connaissances. Les Malkiens qu'ils considèrent comme ses égaux se comptent sur les doigts des mains, et une seule ! Le seul dont la présence lui est indispensable était et restera toujours Tinker Bell. Certes, il y a peut-être aussi Wendy, mais leur relation n'est pas aussi fusionnelle qu'avec le fée. Toutefois, c'est de l'histoire ancienne maintenant. Tinky est parti. Et depuis son départ inopiné, Peter fait en sorte d'oublier tous les souvenirs gênants, blessants. Il a une mémoire sélective qui ne se rappelle que de ce qui l'arrange. Il devait vous redonner le livre emprunté qu'il a perdu la veille ? Peut-être, peut-être pas, il affirmera ne pas s'en souvenir. Et puis de toute façon ce n'est qu'un livre, alors pourquoi en faire tout un plat ? L'aspect capricieux de la personnalité de l'adolescent s'est aussi accentué. Il faut absolument, et à n'importe quel prix, qu'il obtienne ce qu'il désire. Il saura se jouer des enfants perdus, dont il considère posséder le droit de vie ou de mort, afin d'acquérir ce qui lui procurera du plaisir. Cela peut être n'importe quoi ; satisfaction, objets magiques, jouets... du besoin matériel au besoin personnel de son âme dérangée. Mais à côté de ça, il considère ces enfants un peu comme ses centaines de petits frères et soeurs. Il les aide à survivre, et en échange ils lui offrent leur vie, leur adoration en faisant de lui leur modèle. Finalement, c'est une relation plutôt saine non ?

Et contrairement à ce qui paraît, Peter est aussi facile à vivre, quand il fait l'effort (très très rare, il ne se rend pas compte qu'il peut mener la vie dure à ses protégés). Mis à part tous ces défauts qui s'amassent dans un coin, il est aussi très souriant. Impossible de le voir sans les lèvres étirées en une moue joviale. Il respire la joie de vivre, un brin hyperactif. Il ne tient pas en place et cette expression amusée sur son visage d'adolescent a le don de redonner la pêche aux enfants perdus. Toutefois, face aux adultes les traits de bouche changent radicalement. Et même si le sourire ne quitte pas ses lèvres, c'est désormais une expression dédaigneuse, méprisante -et méprisable- envers ces grands qui se dessinera sur son visage. Quant à son rire, il passe d'un son cristallin purement enfantin à un soupir insolent gorgé d'amertume ; le premier destinataire restant ce cher cap'tain Crochet. Et pour finir, les raisons qui ont poussé Peter à appliquer sa loi d'or est simple, basée sur un raisonnement signé Pan : selon lui, les adultes sont des traîtres. Or, un enfant qui grandit devient un adulte. Donc les enfants qui grandissent sont des traîtres -magnifique syllogisme ou sophisme, on s'en fiche-. Car l'adolescent, lui, se considère comme fiable, incapable de trahir ces enfants perdus. Mais eux, en devenant grands, deviennent des dangers potentiels, des adultes. Alors les dangers doivent être éradiqués. D'où la première loi sur Neverland : Il est interdit de grandir. Et si, malgré cet avertissement, les gens désobéissent... Peter sait ce qu'il faut faire.

Une légende n'a pas de forme, voyons !




« Je te jure, hier matin j’ai croisé Peter à l’orée du bois ! Il était grand avec des cheveux rouges. »
« On dit que Peter a un visage d’enfant et qu’il a un cache œil noir comme un pirate. »
« Il est habillé toujours en vert. Non en noir ! »
« Il est très beau, j’en suis sûre. »
« Peter Pan n’existe pas… »

Eh bien si, il existe ! C'est juste qu'il ne se montre pas souvent en ville. Néanmoins, les adultes, ces grands peureux de la côte touristique de Neverland, eux, savent. Mais... si finalement ce n'était pas lui sur l'affiche de mise à prix ? Qui sait. Peter est malin. Peter est fourbe. Or Peter, du fait de son excentricité sans égal, est facilement reconnaissable. Après tout, s'il a réussi à vivre avec une fée dingue des clochettes et à l'apprécier à sa juste valeur, c'est bien parce que lui-même a un penchant original. Avant tout, essayons de suivre le portrait du roi des enfants dans toute sa splendeur simplicité.

Peter Pan est grand pour son "âge", en effet. C'est même l'enfant le plus grand de Perdition, aussi assurément le plus vieux. Et cela restera ainsi encore longtemps, vu son incapacité étrange à ne plus vieillir. Rares sont ceux qu'il ne surplombe que d'un millimètre ; la plupart des enfants perdus sont trop jeunes. La tranche d'âge allant de très bas âge (un an) à dix-sept ans dans la communauté sous l'arbre aux pendus, les petits sont plus souvent âgés de dix à douze ans. Ce sont les plus dépendants de Peter après tout, et aussi les plus crédules au passage. C'est pourquoi ce dernier symbolise la taille maximale atteinte jusqu'à ce jour chez les enfants du haut de son mètre soixante-dix-huit et un demi centimètre. Et à côté de cela, il est mince, avec une carrure finement musclée. Afin de rester le leader idéal, il se doit de garder la forme et d'être opérationnel pour n'importe quelle situation, périlleuse soit-elle. Des jambes élancées et athlétiques, des bras à la poigne sûre... il a tout d'un jeune garçon sportif qui entretient son corps et son esprit. Car combattre les pirates, ça demande de la force mine de rien ! Et de la force, grâce à ces rudes batailles contre l'équipage de Crochet, il en a à revendre. Comme quoi la violence peut apparemment aussi avoir ses avantages. S'il n'avait pas été un anarchiste très prisé, peut-être l'adolescent aurait-il pu poser pour le dernier magazine en vogue à Wonderland. Mais le destin en a voulu autrement, dommage pour les demoiselles. Outre avec son physique très général, le maître farceur est distinguable des autres enfants perdus grâce à une magnifique chevelure de feu. Au moins, on le reconnaît de loin. Et dans une forêt verte, une telle couleur se repère à une centaine de mètres la ronde, obligeant Pan à redoubler d'efforts pour passer inaperçu lors d'expéditions -s'il désire vraiment être incognito-. Ses cheveux, rouges telles des flammes dansant constamment sur son crâne, lui arrivent au milieu de la nuque et ont un mal fou à rester en place. Un matin seront-ils raides et tomberont sur son visage que le lendemain ils partiront dans tous les sens, de larges épis se dressant au dessus de sa tête. Toutefois, et en toute franchise, Peter Pan s'en fiche. Quoi qu'il advienne de sa crinière rebelle, elle restera enserrée d'un bandeau tantôt noir tantôt noir serpenté de vert -ou noir avec vert à motif écaille- afin qu'elle ne lui obstrue pas la vue. C'est le moyen le plus radical pour ne pas avoir à se battre à toute heure de la journée contre les injustices de mère nature.

Cela permet alors d'aborder le style vestimentaire du jeune anarchiste non ? Non... bon d'accord. Dans ce cas, le portrait que l'on peint de lui amène à discuter de son visage. Et quel visage ! Il faut avouer que pour un garçon traqué, considéré comme mentalement instable, il est quand même beau. Lorsqu'il fixe les petites filles perdues de ses grands yeux émeraudes, il fait chavirer plus d'un coeur. C'est ça quand on est beau, grand et qu'on inspire la cool attitude pour son entourage. Mais son atout principal reste ses superbes yeux verts qui ressortent sur son teint légèrement doré, jamais trop bronzé malgré les heures exposées aux rayons ardents du soleil. Pas un grain de beauté, par une seule marque d'acné virulente... il garde une beau lisse et soyeuse nuit et jour. Et outre ce teint de pêche, Peter possède un visage ovale, aux traits finement ciselés. A croire que tout est fin chez lui. Bouche et nez, qui en ont déjà désavantagés plus d'un, sont tellement bien ajustés au reste qu'ils donnent l'impression d'être uniques. Ils ne brisent pas l'harmonie de ses traits, pourtant si facile à déséquilibrer. Quant à son oreille, formée d'un lobe, de monts et de vallées comme tout à chacun, elle est percée. A travers ce minuscule trou pend un anneau qu'il ne quitte jamais. Selon la rumeur, Tinker Bell et lui l'auraient volé ensemble un soir autrefois, à Neverland. Ce qui expliquerait pourquoi il y tient autant, comme à la prunelle de ses deux yeux verts. Mais quiconque avec un minimum de jugeotte n'oserait pas poser la question à l'intéressé pour confirmer les ragots de l'arbre aux pendus. Pour ce qui est d'autres marques étranges et occultes, il n'y en a pas la moindre trace sur le corps d'adolescent de Peter. Pas un seul tatouage ni piercing mal placé (bande de ptits pervers). Juste une cicatrice, au niveau du poitrail. Longue de cinq centimètres et formant un chemin sinueux de son épaule au milieu de son torse. Souvenir du cap'tain Hook et de son vil crochet en métal.

Et donc maintenant, passons au style vestimentaire du roi des enfants. Pour cela, certaines rumeurs sont vraies... d'autres fausses. Il est vrai qu'il peut s'habiller en noir, lorsque son côté lunatique le rend d'humeur maussade. Dès qu'il sort de sa chambre vêtu de la sorte, mieux vaut prendre ses jambes à son cou plutôt que de s'attirer les foudres de monsieur Pan.Cependant, ces crises sont extrêmement rares, répertoriées au nombre de quatre maximum par années. Cela se produit surtout le jour de l'anniversaire de Tinky, évènement qu'ils ne peuvent plus fêter ensemble et quand le premier jour de vacances des touristes Malkiens pointe le bout de son nez durant la grande période de tourisme à Neverland. Autrement, Peter reste une personne qui aime les couleurs. Bien qu'ayant tendance à favoriser le rouge, qui se marie si bien avec ses cheveux, il s'habille aussi bien de blanc que de vert, orange, bleu... tout ce qui lui passe sous la main. Le style collant avec tunique verte... ça c'était le tout début, lorsqu'il riait en jouant les minijusticiers avec les premiers enfants perdus -paix à leur âme- il y a de cela trois bons siècles. Il a depuis longtemps brûlé ces fringues passées de mode pour retourner à son véritable style, déluré et incompréhensible. Débardeurs, T-shirts, pantalons et chaussures simples, voilà qui lui correspond mieux. Et son éternelle écharpe rouge autour du cou, qu'il ne quitte quasiment pas une fois en compagnie d'autres personnes, qu'importe leur identité. En hiver, il a demandé à ce qu'on lui confectionne un manteau ample noir à bordure rouge sang (autant que le commerce serve à quelque chose). Enfin, accrochée à une chaînette noire, pend une petite croix. Nul ne sait d'où elle vient, pas même lui. Fichue mémoire sélective. Et pour finir avec cette interminable liste vestimentaire, sachez que le cache oeil de pirate a été récupéré lors d'un raid contre l'équipage de Crochet. Donc arrêtez de dire que c'est parce qu'il veut devenir pirate, non mais !



Dernière édition par Peter Pan le Sam 3 Juil - 23:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Ven 25 Juin - 13:01

Ne plus se souvenir, c'est peut-être ça, vieillir


Des bruits de pas. Feutrés, imperceptibles. La cloche sonne, annonçant les douze coups de minuit fatidiques. Mais la ville reste silencieuse, outre ces tapotements réguliers sur le dallage qui deviennent de plus en plus persistants. Un souffle saccadé les accompagne, bruyant et prêt à défaillir. Soudain, une silhouette se découpe dans la pénombre une fois le carrefour atteint. Elle est petite, frêle ; celle d'un pauvre enfant qui court à perdre haleine. Quel âge a-t-il ? Sûrement pas plus de cinq ans. Sur son front perlé de sueurs sont plaqués des mèches d'un rouge flamboyant qui lui mangent la moitié du visage, au moins. Vêtu d'un poncho jaune rapiécé rayé d'une large bande marron et d'un long pull bleu, le petit ne ralentit pas l'allure, jetant frénétiquement des coups d'oeil angoissés derrière son épaule. Il a peur au point de sentir des larmes ruisseler sur ses joues qu'il ne prend pas la peine d'essuyer. Ses mains sont accrochées à une forme indistincte, enroulée dans un torchon quadrillé. Et, trop occupé à regarder ce qui se passe derrière, le pauvre petit finit par trébucher, manquant de remarquer la dalle traîtresse dépassant du sol. Il s'étale de tout son long, lâchant son bien qui atterrit deux mètres plus loin. A cet instant, il entend de nouveaux bruits de pas et des hurlements enragés. Une lumière diffuse s'approche au coin de la rue. C'est la voix d'hommes qu'il perçoit à travers l'obscurité chancelante. Il retient un sanglot et se relève tant bien que mal, épuisé de sa course effrénée. Il n'a toujours pas réussi à les distancer. Et déjà, il distingue les propos injurieux des villageois en colère.

- Sale petit voleur, si jamais on te trouve... tu vas te prendre une sacrée rouste !

L'intéressé reprend rapidement son trésor et se remet à courir. Bien qu'il connaissait cette ville comme sa poche, il ne fallait pas que ces gens découvrent ses cachettes secrètes. En moins d'une minute, il atteint une vieille impasse devant laquelle il s'arrête. Manque de chance, ses poursuivants veillent bien à ne pas le lâcher d'une semelle ce soir. L'enfant soupire, las. Il pénètre rapidement dans la ruelle entourée de deux magasins. Au fond, il regarde à droite, à gauche, avant de se souvenir de ce qu'il doit faire. Aussi vif que l'éclair, car le temps presse, il décale deux tonneaux vides sur le côté, faisant apparaître une toute petite fenêtre de cave à vin dont l'un des carreaux est cassé. Il y a à peine la place de passer pour un enfant et l'intérieur est noir. Ni une ni deux le petit s'engouffre à l'intérieur, jetant la récompense qu'il a eu tant de mal à récupérer. Puis, une fois à moitié passé, il tente de remettre les tonneaux afin de dissimuler l'entrée de sa cachette. Juste à temps, car déjà les habitants se précipitent dans la ruelle. Le gamin perçoit leurs grosses voix effrayantes qui pestent. C'est bon signe : ils ont perdu sa trace. Et déjà, tout en jurant de l'attraper demain, ils s'éloignent. Mais l'enfant ne fait pas de souci ; ils n'ont pas vu son visage à cause des ténèbres de la nuit. Son petit coeur se calme, son souffle reprend un rythme normal. De la poche de son pantalon, il tire une bougie ainsi qu'une allumette qu'il enflamme contre le sol de la cave. ça pue l'alcool de troll. Il faudra supporter l'odeur toute la nuit. Car demain à l'aube, il quittera cette pièce. Posant la bougie, il cherche à tâtons son baluchon. Une fois trouvé, il le contemple un instant, extasié, avant de déballer... une miche de pain et quelques morceaux de raisins, seulement.

____________________

C'est l'histoire d'un gamin sans nom, orphelin dès sa naissance et d'abord placé dans un orphelinat décrépit. Mais étant instable, désobéissant, il s'en enfuit à l'âge de cinq ans, obligé dès lors de survivre par ses propres moyens. Cet endroit était ce qui ressemblait le plus à une prison selon-lui. L'orphelinat était un lieu à éviter. La vie de solitaire était dure, gorgée de dangers pour un enfant. Or, il parvenait à s'en sortir, préférant le vol au travail d'honnête citoyen. Car les métiers pour un petit garçon comme lui sont restreints. C'est pourquoi son mode de vie lui convenait mieux. C'était encore un débutant certes, pourtant jamais il ne s'était fait attraper jusqu'à présent. La ville était son alliée, et dans chaque recoin il possédait une cachette lui permettant d'échapper à ses assaillants. Et malgré son jeune âge, il savait que le chemin qu'il avait choisi serait semé d'embûches. La solitude se faisant insistante, jour après jour. Il n'avait personne avec qui discuter, personne avec qui jouer. Et lorsqu'on met sa vie en péril au moindre faux pas, il est quasi impossible de se permettre ce luxe. Les enfants l'évitaient, lui, la mauvaise graine de Neverland. Les adultes le dénigraient, refusant de lui accorder leur attention. A quoi bon poser des yeux compatissants sur un garnement des rues ? Il n'avait pas d'avenir, pas d'abris, et portait des vêtements crasseux. Alors s'apitoyer sur son sort ne le sauverait pas de la misère. Tout le monde était persuadé, à chaque automne, qu'il ne passerait pas l'hiver avec son petit poncho et son écharpe blanche. Et pourtant ! Il était toujours présent aux premières lueurs du printemps. Et dans l'année qui s'était écoulée, durant cet hiver glacial qu'il avait surmonté, il s'endurcissait. Contrairement à ce que chacun pensait de son côté, le petit était malin, ingénieux. Ses bévues d'apprenti voleur lui avaient appris les ficelles du métier. A force d'agir de nuit, les villageois se tenaient tous sur leurs gardes au moment d'aller se coucher, rendant sa tâche plus ardue. Il comprit que s'attaquer à eux aux mêmes heures, tous les soirs, était une faute stupide. L'enfant s'efforça donc de s'améliorer, affinant ses techniques. En deux années qui lui semblèrent ne jamais se finir, il parvint à se perfectionner au point de voler les poches des passants. Il avait du talent, et son assurance grandissante lui permettait de tenter les coups les plus délurés.

A huit ans, il se rendit compte d'un détail. On le surnommait l'enfant sans nom. S'il en avait déjà eu un dans sa courte vie, il ne s'en rappelait plus. Même les animaux avaient ce qui lui était prohibé : une identité. C'était injuste. Mais malheureusement, il n'y avait personne sur cette terre capable de remédier à cette erreur. Etait-il donc condamné à être appelé l'enfant sans nom ? Hors de question. Avec le temps, il avait aussi prit du caractère, un caractère excentrique de gamin des rues, sans éducation. C'est pourquoi il se refusait corps et âme à rester le pauvre petit sans prénom. Il en voulait un lui aussi ! Alors il chercha, chercha longtemps. Cela le hantait plus que tout le reste. Comment pourrait-il s'appeler ? Son nom devait être cool, et lui plaire. Il fallait qu'on s'en souvienne, et ce pour longtemps. Il voulait sortir de ce monde pitoyable et inconnu dans lequel il pataugeait, s'enlisait. Les rares sans-abri à qui il parlait se moquaient de lui à ce sujet. Un miséreux restait un miséreux. Pour être célèbre, il fallait des Yubas. Et des Yubas, comme un nom, il n'en avait pas. Néanmoins il ne perdait pas cet objectif de vue, et considérait qu'avoir une identité était déjà un pas vers son rêve. C'est pourquoi il s'acharna de nombreuses semaines, se rongeant l'esprit. Et un matin, enfin, ses efforts finirent par payer. Alors qu'il se réveillait sur les quais du port, ses pensées s'illuminèrent. Et dans un souffle, il murmura :

- Peter Pan.

Oui, désormais, il s'appellerait ainsi. Il n'était plus question d'enfant sans nom. Il en avait un maintenant, et pour toujours ! Peter Pan, le voleur des rues, était né.

____________________

Peter Pan, ainsi autoproclamé, était donc prêt à se faire reconnaître de la population de Neverland, n'étendant pas encore ses ambitions à l'échelle malkienne. Pourtant, ce voleur de génie continuait ses activités frauduleuses, ne pouvant se permettre de manquer de nourriture. A côté, à force de faire les poches de ses concitoyens, il amassait une petite somme rondelette ; cela pouvait toujours servir. Et pour ces actions jugées malsaines, les adultes continuaient de le mépriser, ce qui finissait par devenir réciproque. Ces grandes personnes là, du haut de leur grande taille, ne pouvaient pas comprendre quelle vie il menait. Ils ne cessaient de le critiquer sans connaître la dureté d'une telle existence. Ils le faisaient tous, sans exception. A croire que les adultes ne cherchaient pas à s'intéresser, dépourvus de curiosité. Lui qui avait besoin d'aide, il se faisait rejeter constamment, sans plus de cérémonie. La pitié des adultes était aussi nulle que leur cupidité était grande. Et c'était peu dire. Rapidement, l'image qu'ils donnaient au gamin des rues commença à se noircir, jusqu'à l'extrême. Ces imbéciles heureux, savaient-ils voir autre chose que la saleté sur son visage d'enfant ? Savaient-ils distinguer le besoin d'affection qu'il éprouvait ? Savaient-ils reconnaître que lui aussi, était un être humain ? Non, non, encore et toujours non. Eh bien qu'à cela ne tienne, Peter était déterminé à réussir sans eux. Après tout, ils étaient tous les mêmes. Dans ses pensées, il y avait son monde, celui des enfants, et celui de ces vicieux adultes sans coeur et hypocrites. Seules de rares femmes qu'il croisait parfois dans la rue daignaient lui accorder leur attention. Elles lui offraient une douceur, dans l'espoir d'apaiser ses souffrances. Mais il refusait, persuadé qu'elles agissaient uniquement pour se moquer de lui. Il devint presque paranoïaque, convaincu que jamais les adultes ne pourraient le comprendre, qu'ils étaient trop aveugles pour ça. Alors à quoi bon les respecter ? Pourquoi ne voler qu'un peu de nourriture ? Oui, finalement, il n'avait aucune raison de se contenter d'un peu de pain et de quelques rares pièces. Il se mit donc à voler tout ce qui lui plaisait : argenterie, coffres, bijoux, qu'il revendait discrètement au plus offrant. Un petit garçon fourbe en soit. Ces nouveaux crimes développèrent chez lui un don qui ne s'était jamais manifesté jusqu'à présent. Alors qu'il s'emparait de précieux biens nuits après nuits, Peter constata que son ombre changeait au fur et à mesure. Il lui semblât qu'elle bougeait, sans que l'action vacillante d'une bougie n'y soit pour quelque chose. Etrange, vraiment étrange. Ce ne fut qu'au bout de quelques mois qu'il comprit enfin : il avait la possibilité de faire mouvoir son ombre comme il le désirait. Et par un petit accident -il s'était fait repéré par le propriétaire de maison-, il remarqua que si sa pernicieuse silhouette ténébreuse en frôlait une autre, il pouvait contrôler le corps de sa malheureuse victime. Don bien pratique pour s'échapper et ainsi devenir le voleur le plus redouté de Neverland.

Or, ce petit manège d'escroquerie ne lui convenait toujours pas. Il lui en fallait plus, et la présence envahissante des adultes commençait à l'étouffer sérieusement. Sa soif démesurée de reconnaissance ne pouvait s'étancher par de tels vols. Il se trouvait bas, minable, pas assez ambitieux. Pourtant, pour un enfant de dix ans, c'était impressionnant. Le petit voleur et escroc de nuit instaurait ainsi son petit commerce sans s'en satisfaire. De nombreuses idées, aussi folles les unes que les autres, lui venaient à l'esprit. Et s'il créait son propre univers ? Pas de règles, pas de contraintes, pas d'adultes... le rêve absolu, un monde pour les enfants. N'importe qui aurait renoncé immédiatement en se rendant compte de l'absurdité de ces pensées. Pas Peter Pan. Il se savait capable de beaucoup de choses, alors pourquoi pas ça ? Cependant, de nombreux obstacles se dressaient sur son nouvel objectif. Et ces obstacles faisaient entre soixante-dix et quatre-vingt centimètres de plus que lui. De plus, il n'avait pas vraiment d'idées sur la manière de s'organiser. Il avait besoin de quelqu'un pour l'aider, à son grand damne ! Les jours solitaires devaient s'arrêter, pour le bien de son projet. Ce fut alors à cette période, en quête d'un partenaire capable de comprendre ses idées, qu'il fit la connaissance d'une certaine fée aux cheveux bleus.

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C'était une fée au masculin -pour éviter la confusion on va dire un fée. Peter n'y croyait pas tout d'abord. Une fée aussi grande, ce n'est absolument pas possible ! Toutefois, il finit par accorder sa confiance à Tinker Bell, de son surnom. Du moins... juste sur ce point. L'expérience lui avait appris à se méfier des autres. Leur rencontre étant le fruit d'un hasard aussi inexpliqué qu'inexplicable, il jugea bon de ne pas croire aveuglément tout ce que lui disait Tinky. Au début de leur histoire commune, ils ne se fréquentaient pas beaucoup. Chacun de leur côté, à se croiser sur la grande place. Or, Tinker inspirait un grand intérêt pour Peter Pan. Bien qu'incapable de savoir pourquoi, il s'en aperçu rapidement. Peut-être pouvait-il être le partenaire dont rêvait le jeune voleur. Après tout, un fée pouvait s'avérer devenir un allié de taille, pour ne pas dire de poids, vu le don de ce dernier. Et apparemment, cet attrait était partagé chez les deux jeunes, qui décidèrent d'un commun accord de s'associer. De cette union naquit un duo de choc, en parfaite harmonie. Peter complétait Tinky et Tinky complétait Peter. Ensemble, dans la grande ville, ils firent les pires choses imaginables, menant la vie dure à ceux qui les avaient traînés dans la boue depuis leur plus tendre enfance. Ils s'entendaient à merveille, ce qui étonna le gamin des rues plus d'une fois. Lui qui était habitué à vivre seul, sans autre compagnie que celle des rats de ses diverses planques, il découvrait une nouvelle façon de grandir. Cette fée clochette, au tempérament aussi lunatique que lui, devait être son premier ami, bien qu'il ne sache pas la définition de ce mot. Au bout de trois ans de coopération exaltante, Peter se décida enfin à partager son projet avec son partenaire. A sa grande surprise, celui-ci l'approuva, intéressé par la vision du garçon. Ensemble, ils élaborèrent plusieurs plans pour mettre à terme leurs désirs. Mais entourés d'adultes, ils craignirent qu'on les en empêche. Equipés de l'argent amassé grâce à leurs larcins et du peu d'affaires dont ils disposaient, ils s'engouffrèrent alors dans la forêt bordant la côte. Personne ne s'y aventurait jamais ; c'était le lieu idéal pour conspirer en paix.

Ensemble, ils cherchèrent un endroit où s'installer, ce qui ne fut pas une tâche facile. La forêt était grande, et ils leur fallut du temps -et de nombreuses disputes- avant de trouver leur bonheur. Devant eux, se dressait un arbre gigantesque et pour le moins connu : l'arbre aux pendus. Mais ce qu'ils y virent les stupéfia ; entre les racines noueuses du chêne tricentenaire, une mince entrée était dissimulée, menant à un long tunnel sous l'arbre. Avec leur taille d'enfants, ils avaient juste la place de passer, leur assurant l'incapacité des adultes à y pénétrer. Et quelle ne fut pas leur émerveillement en découvrant un réseau de tunnels et de potentiels pièces. Ici, ils pourraient être tranquilles. Ils s'y installèrent donc tous les deux, aménageant quelques pièces dont ils avaient besoin pour vivre. Pour la première fois, Peter Pan eût l'impression de posséder un chez lui, ce qui le ravit. Il offrit toute son énergie à la construction de leur repère, aidant Tinky à installer plusieurs pièges afin de dissuader d'éventuels voyageurs de s'aventurer dans la clairière de l'arbre aux pendus. En trois mois, leur oeuvre fut achevée. Ils avaient dépensés la plupart de leur argent dans l'équipement de leur cachette qu'ils baptisèrent "Perdition". Cela sonnait bien aux oreilles du garçon et du fée. Le reste, ils le gardèrent pour la nourriture et l'eau, au cas où. Le voleur de Neverland, petit orphelin, voyait son objectif insensé devenir réalité. Il construisait son avenir, ce qui ferrait plus tard sa renommé, âgé de quatorze ans. Bientôt, les adultes allaient payer. Il ne manquait plus que quelques engrenages pour mettre la machine à rêve en route. Pour mettre à bien leur projet, il leur fallait des compagnons, qui puissent les soutenir. Afin de renverser l'autorité des adultes, Tinker Bell et Peter s'étaient mis d'accord sur la démarche à suivre : trouver un repère et l'aménage -fait-, trouver des compagnons fidèles pour former un groupe d'anarchistes et enfin jeter les grands hors de l'île. A première vue, cela semblait plutôt réalisable. Et en effet, car la deuxième étape fut plus aisée qu'ils ne l'avaient prévu. Du fait de leur enfance commune dans les rues de Neverland, les deux gamins savaient à quel point être seul était difficile. Et dehors, comme de pauvres proies gémissantes, d'autres enfants se cachaient. Pourquoi ne pas leur venir en aide ? Entre enfants sans endroit où vivre, enfants perdus, il fallait se soutenir. Du moins, c'est ainsi que le voleur voyait les choses , Tinky un peu moins, mais il accepta tout de même. Après tout, n'était-ce pas le rêve de Peter Pan avant tout ?

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Petites créatures frémissantes de peur, Il est venu pour vous donner un toit. Il vous a nourrit. Il vous a protégé. Vous lui devez tout. Peter Pan est votre leader, il dispose de vous comme bon lui semble. Il vous aide par solidarité, certes, il vous considère comme ses frères. Mais il ne ressent pas d'affection pour vous, même si pensez le contraire. Aidez-le dans ses projets, et tout ira bien. Tel était le quotidien sous l'arbre aux pendus. La galerie s'était agrandie, comportant de nombreuses pièces supplémentaires. Les Enfants Perdus, orphelins recueillis par Peter et Tinker Bell, les rejoignaient en masse. Une sorte d'armée miniature se formait. Et plus la communauté grandissait, plus le chef de cette bande de gamins prenait de l'importance. Ils le considéraient comme leur modèle, le parfait garçon qu'ils rêvaient de devenir. Et Peter aimait ça. Il changeait, trop proche du pouvoir peut-être. Bien que toujours gamin excentrique et joyeux, il développait une sorte de vide, au niveau de son coeur. Il devenait impitoyable, haïssant au possible les adultes qu'il lui tardait de renverser. Il fallut rapidement instaurer quelques règles de vies dans la grande fraternité. Et la plus étrange et irrévocable instaurée par Peter fut : il est interdit de grandir. Lui, avait remarqué qu'il en était bien incapable. Et puis grandir, c'était devenir un adulte. Alors, pour pouvoir rester dans le bon camp, il ne fallait pas grandir. Tâche impossible pour les Enfants Perdus, soumis aux lois de l'âge contrairement à leur leader. Alors quand ils étaient trop grands, il leur fallait partir de l'île ou pire... disparaître du repère sans jamais revenir, dans d'étranges conditions. Mais personne n'osait contredire la loi d'or, car Peter savait ce qu'il faisait, selon eux. Ils ne comprenaient pas que leur idole perdait complètement les pédales à ce sujet, devenant un vrai danger. Cinq, huit, douze, vingt ans et plusieurs générations d'Enfants Perdus s'écoulèrent avant qu'enfin, ils ne soient fins prêts pour le grand saut. Enfin, la tyrannie de Peter Pan, roi des enfants, allait remplacer celle des abominables adultes.

En à peine un mois, Neverland fut conquit. L'armée miniature de Peter Pan avait joué d'un effet de surprise considérable sur l'île, qui avait mis le port en déroute. Les policiers ne s'attendant pas à une telle attaque, mirent du temps à s'organiser contre des troupes qui elles, l'étaient depuis des années. Lorsque les vraies batailles débutèrent, les Enfants Perdus perdirent néanmoins un avantage qui chuta considérablement. Mais leur leader, incarnant force et courage, leur ordonna de ne pas faiblir, ce qu'ils firent. Les combats furent violents, difficiles pour les deux camps. Les citadins, victimes coincées entre les deux fronts, attendaient avec terreur le dénouement de cette guerre civile. La UIF chercha à pointer le bout de son nez, mais les bateaux furent coulés par les troupes de Peter et Tinker Bell, empêchant le ravitaillement de leurs ennemis. Pour de simples enfants, ils étaient parvenus à trouver des tactiques qui obligeraient leurs adversaires à reculer. Et ce fut le cas. Trois semaines et deux jours après le début des hostilités, l'un des camps sortit vainqueur : les Enfants Perdus. A partir de cet instant, tous les adultes présents sur l'île, soldats et simples villageois, furent forcé de quitter Neverland, et ce à jamais. Quand la ville, désertée et sous le contrôle de gamins pas plus âgés que quinze ans, un cri de victoire retentit en écho jusqu'au plus profond des océans. Ils avaient gagné leur bataille : la bataille de Peter Pan, un simple orphelin des rues.


Dernière édition par Peter Pan le Ven 2 Juil - 9:25, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Ven 25 Juin - 13:51

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Les années s'écoulèrent, ne se comptant plus depuis bien longtemps. Peter Pan, incontesté roi des enfants, est toujours le même. Il ne change pas, éternel. Seuls ceux qui l'entourent grandissent et finissent pas quitter son île, Neverland. Sa dictature est sans appel chez les Enfants perdus. Mais voilà qu'un beau jour, de larges voiles noires accostèrent au port de la ville. Des adultes, assurément. Peter et sa bande vinrent alors à leur rencontre pour les inciter à partir quand CE vil être descendit de son bâtiment. En un regard, pirate et enfant, les deux chefs de ces deux mondes différents, se détestèrent. Mais aucun conflit ne fut engagé. Les pirates repartirent pour s'accoster plus loin en mer, et les enfants perdus retournèrent dans la forêt. Et ce frêle équilibre ne pouvait décemment pas continuer éternellement. Rapidement, des conflits s'engagèrent entre les adultes désireux de reconquérir l'île et Peter, bien décidé à ne pas les laisser briser son régime anarchique. Au début, il s'agissait uniquement de problèmes mineurs, qui dégénérèrent au fur et à mesure. Jusqu'à ce qu'ils atteignent le point de non retour. Et là, tout le monde connaît l'histoire. Lors d'une énième altercation avec le capitaine Hook, Peter Pan lui coupa la main et jeta le moignon dans l'énorme gueule béante d'un de ses coéquipiers, renvoyé quelques années plus tard malgré sa grande contribution à l'élaboration de cette légende. La rage envahit le pirate avec raison et leur haine commune ne fut que renforcée à partir de cet instant. Le capitaine Crochet, ainsi baptisé à cause du crochet remplaçant sa main, devint l'ennemi numéro un du maître farceur, ce dernier étant bien décidé à ne pas lui laisser le dernier mot. Et si le pirate était résistant, Peter aussi. Celui-ci considérait d'ailleurs ces conflits comme une sorte de jeu avec cet être exécrable. Cette personne avait en lui tous les défauts que le garçon lisait dans le coeur des adultes. Il fallait qu'il disparaisse, tout simplement. Aidé de son inséparable ami Tinker Bell, il menait donc la vie dure aux pirates, qui le leur rendait bien. A première vue, personne ne semblait capable de surplomber l'autre, à la grande frustration des leaders ennemis. Sachant qu'en plus, les Enfants perdus avaient un avantage vis-à-vis de leurs adversaires : ils connaissaient leur repère, et non l'inverse. Un détail qui faisait toute la différence.

C'est pourquoi, décrétant qu'il était normal de profiter de cet avantage, Peter Pan se mit à rendre souvent visite à son rival en toute impunité. Il lui arrivait d'y aller de nuit comme en plein jour, pendant le repas des pirates. Leurs têtes enragées avaient le don de lui procurer un véritable plaisir. Or, un matin, les grands s'étaient attendus à pareille attaque. Et lorsque le roi des enfants débarqua pour dérober quelques trésors bien mérités, il fut chaleureusement accueilli. Crochet, toujours désireux de se venger de l'affront du "sale morveux" comme il le surnommait, engagea un combat en jouant frénétiquement de son crochet ainsi que de son épée. Les deux opposants vinrent à monter jusqu'en haut du mât, où le vil pirate porta un coup presque fatal à Peter. Tinker Bell étant présent, il vint aussitôt au secours de son ami qui déjà penchait dangereusement à dix mètres du pont. En quatrième vitesse, ils prirent la fuite pour retourner voir des enfants perdus paniqués. Leur chef était grièvement blessé et aucun gamin digne de ce nom ne savait comment panser une telle blessure. Il fallait trouver un remède. C'est donc Tinky qui se proposa pour aller chercher les soins nécessaires à la survie de son ami. Et il y parvint, d'après ce que les enfants racontèrent à Peter lorsque ce dernier s’était réveillé, complètement guéri. Mais impossible de trouver le fée, qui s'était volatilisé. A cause de Crochet, le roi des enfants venait de perdre son plus précieux allié, la seule personne qu'il considérait comme son ami. Le choc fut rude, mais il se refusa de partir à la recherche de Tinky. Sa place était ici, en tant que leader de son mouvement anarchique. Et il savait que s'il quittait ne serait-ce qu'une seule journée Neverland, les pirates en profiteraient pour attaquer ses protégés. Pour son bien personnel, il ne pouvait laisser une telle chose se produire. C'est pourquoi il continue de se battre contre Crochet, sans relâche, et contre ces fichus adultes qui ont repeuplé la côté grâce à l'intervention des pirates. Mais qu'ils ne tentent pas de s'éloigner vers la forêt, car Peter Pan veille...

Hors Rp'

Premières impressions concernant le forum: Je trouve l’histoire et le contexte intéressant, sans une note d’humour très marquée (et marquante !). Par contre je dois avouer que juste la bannière m’a fait tiquer en arrivant, soyons francs. Mais loin de moi l’idée de la critiquer, après mûres réflexions, et plusieurs heures à visiter le forum, je m’y suis fait.
Éventuelles idées pour l'améliorer: Rien à dire là-dessus, bon boulot de la part du Staff !
Comment nous avez-vous découverts: Je cherchais un forum pour m’occuper en ces beaux jours nouveaux baignés sous le signe du soleil. Et magie ! Un partenariat m’a conduit jusqu’ici.
Depuis combien de temps faites-vous du Rp': je ne compte plus… officiellement 4ans depuis le 21 juin ! Mais, si faire trois lignes, s’appelle du rp. Sinon disons officieusement deux ans pour du rp développé.
Évaluation de votre activité sur le forum: à voir. Mais vu que c’est les vacances maintenant, je dirai 8.5/10 pour être pointilliste.
Code: [Vu par Roastie]


Dernière édition par Peter Pan le Ven 2 Juil - 9:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Ven 25 Juin - 21:53

Bonsoir !
Alors très belle fiche, soignée, respectant bien le prédéfini, bravo !
Trois petites choses cependant, avant la validation :
  • Peter Pan vaut beaucoup plus cher que 4000 Yubas 8D En fait, la prime est fixée par l'administration, après discussion avec le membre, afin de garder un équilibre entre les différents recherchés. =)
  • Dans ton histoire, au moment où le petit garçon court les rues ... Je doute qu'à Malkins on pende ou on châtie les enfants pour du vol alimentaire, le régime n'est pas si dur ... x) Peut-être que notre futur Peter a juste très peur de se faire prendre, ne voulant pas retourner en orphelinat, ce qui s'apparenterait pour lui à une prison, ou quelque chose comme cela ?
  • L'affaire du bras jeté au crocodile. Il me semble que tu parles de Crocodile comme d'un animal, or c'est un personnage prédéfini. Voici un extrait du PP (dans les Traqueurs) : "Originaire de Neverland, anciennement enfant perdu, Crocodile fut exilé de Perdition par Peter en personne. Son crime ? Avoir grandi. [...] L'on ne doit pas qu'à Peter la fameuse affaire du bras du Capitaine Crochet. Oh que non. Crocodile a participé à la chose ! Légendes urbaines prétendent qu'il fit dudit bras son quatre-heure, mais les rumeurs ne manquent pas. ". En gros il faudrait juste changer la phrase, en disant que Peter jette la main à un de ses coéquipiers, et non à la bestiole qui flotte dans les eaux. =)


A part ça, je n'ai rien à redire. Pour l'avis de recherche, il est beau, il serait dommage de l'enlever. Reste les deux petits points à corriger, et je te valide. Bon courage ! ^^
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FICHE : PERLES ET ROCAILLES
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Dim 27 Juin - 12:24

Merci pour ces compliments, cela me fait plaisir de savoir que ma fiche ne fut pas un pavé illisible =)

Pour ce qui est de l'avis de recherche, en réalité j'ai trouvé le fond sur internet et la somme y était déjà inscrite. Je ne l'avais utilisé que pour faire une petite illustration dans ma présentation ^^. Mais si finalement elle convient, c'est parfait !

Ensuite, je comprends pour les détails à modifier. Afin de te faciliter la tâche, je les ais mis en rouge.

Voilà, j'espère avoir bien tout modifié comme demandé.

Juste un petit détail de plus que je me dois d'ajouter vis-à-vis du rp : je ne pourrai commencer que mardi car en ce moment je profite de l'âme charitable du Little Red Riding Hood pour te répondre.
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Dim 27 Juin - 15:05

Merci pour le rouge, ça m'a vraiment facilité la tâche. *.*
A présent, tout est parfait, je te valide avec plaisir !
Encore bienvenue ici, et n'oublie pas ton Notebook.
- P.S : Et un grand merci à la générosité de Little Red 8D -


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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !] Dim 27 Juin - 15:49

Merci surtout à toi de me valider !
Promis, je créerai le notebook mardi par la même occasion =)

- Ps : oui, elle mérite une médaille cette chère LRRH ^^-
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MessageSujet: Re: Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !]

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Le roi des enfants de Neverland : Peter Pan [Finish !]

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