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Le poulpe meurt, l'encre reste.
Forum fermé ๑ nouveau fofo mad in Wawa, Lilice, Hoot et Bhou. RPG mission 404 spécial geek. A très bientôt pour ceux qui sont intéressés 8D

the walking web ; hacker vaillant, rien d'impossible.
intrigue n°1
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ploup'nyouz
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28 Juin 2011 - Nouveau thème, tout frais-tout crème, un gros hiatus d'une semaine et deux jours. Crazy Tale fête ses deux ans et quelques miettes \ô/ On vous attend ici pour laisser un petit message d'amour ou simplement pour commenter les surprises qui débarquent enfin !

26 Juin 2011 - Mise à jour des top-partenaires décédés ou perdus de vue, si l'on vous a mangé votre bouton sans faire exprès, prévenez-nous !

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Vingt milles purple craboyons sous le ketchup

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MessageSujet: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Jeu 29 Juil - 14:07

02h48. J'étais pourtant certain de le trouver endormi. Mais non. Définitivement non. J'avais eu l'intention de desserrer le nœud de ma cravate, sans doute, et me retrouvai la main immobilisée dans son élan, cheveux presque implacablement coiffés, le front dégagé avec prestance et... C'était le pire : habillé comme un petit sylar professionnel à l'occasion de quelque importante soirée. Moi, la si parfaite antithèse du tueur à gages élégamment vêtu, avec mes habitudes de petit voyou et mes chaussettes multicolores ! Le mythe menaçait de s'effondrer. Si ça n'était déjà fait. Une puérile tentative de fuite sembla se décider, presque. Mais déjà je levai l'index dans sa direction, accusateur, méconnaissable dans mon sérieux...

« Pour... Pourquoi n'es-tu pas en train de dormir ?! On ne vous apprend pas que le manque de sommeil, c'est mauvais pour le teint durant vos cours à domicile ? Avoir de monstrueuses cernes violacées sous les yeux, c'est la nouvelle mode chez les gosses de riche ?! Ta couette n'est pas assez bien pour que tu l'abandonnes sans scrupule de cette façon si méprisable et... Et... »

Non bien sur, Walrus reste Walrus même dans un costume qui coûte les écailles d'un Saumon. Bégayant maladroitement, je m'élançai donc - mais trop tard - vers la cuisine, dans l'idée de bruler mon unique costume et... Mon unique paire de chaussettes noires. Fuyant une réalité que je n'assumais pas - mais alors vraiment pas - tandis que l'on me retenait odieusement par le bras.

« Pas question ! Je vais les bruler, tu ne me reverras plus jamais avec des chaussettes noires et assorties ! Jamais ! »

La cravate vola gracieusement pour mourir dans un coin du salon. J'aurais peut être dû me pendre avec !

« De toute façon, tout cela n'est pas réellement en train d'avoir lieu. Je n'accepterai plus jamais de contrat incluant pyjama-party chez les riches. Plutôt mourir d'une indigestion de fraises. Ou pire, de saumon à la crème. Tu ne garderas aucun souvenir de cette nuit, n'est-ce pas ? Sinon je... Sinon... »

Trop tard, il arrangeait déjà le col de ma chemise et je sentais les détails se graver à vif dans son esprit de mauvais génie. Perdant pieds, je me dégageai avec la force du désespoir pour arracher veste et chemise et m'élancer dans la péniche, continuant le déshabillage salvateur et laissant une belle pagaille dans mon sillage. Comme toujours en fait...

Douche, choix de deux chaussettes alliant violet-framboise-à pois jaune et vert anis-turquoise-rose-à rayures, soigneux décoiffage professionnel des cheveux, tenue décontractée. Cendrillon d'un soir, j'étais redevenu le petit voyou aux pointes de cheveux dégoulinantes. (Gardons espoir, je pouvais bien encore attraper une petite pneumonie et mourir sous trois - quatre jours en emportant mes chaussettes noires dans la tombe). Big Bad Wolf, non ! Syl' aurait été capable de me mettre un costume pour l'enterrement. Cette révélation me donna une excellente raison de vivre. Je débarquai donc dans le salon, m'installant gracieusement de son côté du canapé et vidant d'une traite sa tasse de thé. (Grimace à l'appuie faute de sucre). Puis vint le temps d'étaler un petit fouillis de documents divers mais ô combien inestimables. Sans une once d'hésitation, j'apposai la signature falsifiée de Syl' à côté de la mienne. Quel bonheur de n'avoir à emprunter l'une de nos identités d'occasion, c'était ça que d'investir dans l'immobilier sous la mer. (L'océan en fait, mais 'la mer' c'était mieux).

Je me levai, gonflé d'importance et recherchant puérilement toute l'attention de Sylar. Faxai les documents signés du bureau, revenant dix minutes plus tard de la cuisine avec un plateau. Déposé sur la table basse, révélant un crustacé décortiqué - avec amour - à la chaire violette dans laquelle se tenait dix-neuf bougies multicolores. Une bouteille de ketchup, à prendre avec humour naturellement, tenait compagnie au Purple Craboyon.

« Joyeux anniversaire ! Fais un vœu. D'ordinaire je ne le fête pas, même avec cinq - pour ne pas dire six - mois de retard ou bien je m'arrange pour discrètement te chouchouter. Mais puisque désormais nous sommes... Donc. Tais toi et mange, je m'occupe de ta valise. »

Donc... Faute de propos plus logiquement tenus, je le laissai là, courant jeter chaussettes noires sur chaussettes noires dans une valise imperméable en cuir de troll. En profitant au passage pour dérégler l'équilibre naturel de la commode de mon si cher coéquipier (c'est à dire bouleverser l'ordre, dans tous les sens du terme). Sur le tas de chaussettes, je pris presque soin de délicatement poser chemises et autres accessoires vestimentaires spécial-Sylar. Presque. Laissant la conclusion à un maillot de bain - que je lui avais sans aucun doute acheté sans son consentement - qui se positionna fièrement sur le dessus de la pile.

Nos premières vacances. Le Purple Craboyon n'était qu'un obstacle négligeable ! Le pire était sans doute l'usage du Balai Volant pour se rendre au bord de mer. J'avais d'ors et déjà confié Bully à une Puddie-sister de luxe. Quand à Monsieur du Pingouin, notre fraiche recrue volante, nous l'avions récemment dressé afin qu'il garde la péniche en notre absence.

Chaines magiques en action, je fixai donc nos deux valises au Balai deux-places (format familial m'avait-on dit). Puis me précipitai dans la salle de bain, prenant Sylar, le dentifrice et les brosses-à-dents. Un véritable kidnapping ! Je l'installai - de force ? ♥ - sur le balai puis décollai avec assurance malgré le déséquilibre des valises qui nous poussaient vers le bas : direction l'océan la mer !

« La surprise vaut les désagréments surmontables de ce soir. Nous prenons des vacances, j'ai déjà arrangé les congés payés avec le Louveteau. J'ai mon permis de vol et dans le cas où tu te noierais par inadvertance, je te réanimerai avec joie. J'ose espérer que l'on vous apprend à nager au moins, entre deux cours de bonnes manières. »

Walrus et Sylar, les touristes du siècle !


// Absent jusqu'au 11 Janvier //

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Dernière édition par Walrus le Mer 29 Juin - 14:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Lun 23 Aoû - 22:51

Balade ou contrat difficile, Sylar regagnait parfois la péniche en début de nuit. Pendant que d’adorables petits enfants subissaient leurs terreurs nocturnes, certains adultes ne cauchemardaient pas encore et consommaient un sommeil insouciant, propice aux asphyxies et aux strangulations, certes clandestines, mais élégantes et subtiles.

Parce qu’il n’était ni rêveur ni dormeur, Sylar tardait souvent à quitter son éveil, pour garder, toujours un peu plus, sa charmante solitude dans la boucle de ses bras languides – qui pourtant ne serraient plus vraiment. Ce calme lui servait d’antichambre spirituelle, il y attendait, sans réellement l’admettre, son ravage, dont il connaissait la forme, le visage et la voix.

Maintenant, la chaleur d’une tasse de thé se répandait lentement sur ses mains, un lieu de perdition où se bousculaient déjà les souffles morts, et il restait là, au fond d’un fauteuil, incapable de songer, inapte au recul ; parce qu’il ne le voulait pas. Magnanime, il s’épargnait lui-même, pour ne pas voir qu’en réalité, l’attente dans laquelle il se complaisait n’avait strictement rien d’une habitude. Il se fourvoyait délibérément.
Et tout cela lui convenait à merveille.

Quand, finalement, le plancher se mit à grincer, il sentit sur ses reins la douceur malicieuse de serpents improbables. Walrus n’avait pas tardé.
Il eut tout juste le temps de déposer la tasse sur le guéridon, près du fauteuil, et de se redresser prestement ; alors il sentit dans ses chevilles, ces pivots précieux et solides, comme une défaillance qui le fit rougir. D’abord de honte, puis de plaisir.
Son regard agrandi d’étonnement semblait dire : je n’aurais jamais pensé te revoir sous ce jour-là. Il se crut un enfant, en palpant indécemment la chance qu’il avait de découvrir, pour la deuxième fois, une vision extraordinaire qui avait jadis suffi à son ravissement.
Ah ! Devait-il se l’expliquer ? Il songeait à tous ces pauvres gens qui ne voyaient en Walrus qu’un épouvantable garnement ; sans soupçonner, ne serait-ce qu’un instant, la fière allure que pouvait lui donner un complet noir ; sans supposer qu’il pût porter le classique mieux encore que son collègue enténébré.
Un orgueil puéril fit battre son cœur. Il finit par sourire.

— Précisément, répondit-il aux premières accusations, et sans quitter l’index des yeux ; ma couette, c’est normalement à toi qu’il revient de la monopoliser. Quant aux cours à domicile, s’y montrer docile n’implique nullement d’y obéir par la suite. C’est quelque chose que tu dois connaître.

Avec ce même despotisme enfantin, il le saisit par le bras lorsqu’il prétendit s’enfuir, et l’attira à lui sans ménagement, le sourire soudain moins innocent.

— Parce que tu portes des chaussettes noires, en plus ? s’enquit-il très amusé. Vraiment, je trouverais tragique de l’oublier.
Ravage, si joli ravage. Sylar eut une brève pensée pour la cravate, disqualifiée du jeu, de leur jeu, et entreprit d’ordonner la mise défaite de son coéquipier. Il s’abreuvait toujours de ces apparences incroyables, qu’il souhaitait à jamais garder pour lui – une plume de Souvenir, quelque part ?
— Je regrette, conclut-il doucereusement, mais je m’en rappellerai.

Puis tout devint prévisible. Les mains affairées suspendues dans le vide, et sur le bout des doigts, la brûlure du tissu qui venait de lui échapper. Le sourire un peu décousu.

Sylar inclina doucement le buste et la tête, à la façon d’un boudeur, pour suivre la cavalcade déconcertante de son coéquipier. Walrus savait si bien le disposer au voyeurisme : bien que ce fût peu sérieux de sa part, il s’en donna à cœur joie. Il se disait également, en s’imposant quelque pruderie, qu’il le trouvait bien beau, mais qu’il y avait de l’insaisissable dans la blancheur contrastée de sa peau ; des marques, des empreintes, visibles et invisibles, d’infimes détails, des renvois inattendus, vers une réflexion, une anecdote, vers une imagination, ou un fantasme. Parce qu’à vrai dire, ce qui lui plaisait réellement chez Walrus, au point de le rendre à moitié fou de désir, c’était… tout simplement, ce dont l’on ne se doutait pas. Ce dont l’on ne se doutait pas à son propos, en le regardant, en l’aimant, en essayant, en vain, de le deviner. Comme il se sentait Roi, à ses côtés !

… Mais tout de même. L’extase seyait aux femmes bien mieux qu’aux hommes. Sylar ne se pardonnait décidément pas ce genre de confusion amoureuse ; ce n’était pas pour lui, s’assurait-il, et puis cela le gênait terriblement. Aussi jugea-t-il préférable de ne point trop accorder d’attention à ses propres gestes, en d’autres termes, de ne pas raisonner quand il rassembla les pièces du complet qui gisaient lamentablement au sol, qu’il les dissimula sous son lit, en se demandant très innocemment pourquoi Walrus les méprisaient tant alors qu’elles restaient, du moins selon lui, un élément essentiel de leur première rencontre.
… Allons bon, de la niaiserie ?

Il revint et reprit place dans le salon – sur le canapé cette fois, un peu méfiant. La tête lui tournait ; c’était assez de bons sentiments, convint-il en se servant une deuxième tasse de thé… dont il fut très vite débarrassé.
Sylar croisa les bras et feignit de regarder ailleurs.

— Ma foi, nous pouvons dire que tu t’es toi-même lancé au galop pour récupérer ce naturel dont tu es si fier.

Cependant, intrigué, il s’abstint d’ajouter : tu ne voudrais pas t’assoir sur mes genoux, tant que tu y es ? Et daigna s’intéresser à la petite pile de papiers suspects.

— J’aurais pu signer moi-même, intervint-il, presque vexé. Mais surtout, je pourrais d’abord savoir de quoi il s’agit.

Walrus venait de gagner son pari : toute l’attention de Sylar lui était destinée. Son impatience aussi.
Il le suivit des yeux, incrédule, le visage assombri, n’étant guère accoutumé à ce qu’on l’ignorât ; enfin, par caprice, quelques minutes plus tard, se réinstalla confortablement et ne le chercha pas davantage. Ce fut à ce moment qu’il prit conscience de la tranquillité – certes toute relative – de la péniche. Alors il crut comprendre, et se permit un long soupir ; qu’était-ce, sinon le temps venu de vacances bien méritées ? Loin de tout, il l’espérait. Mais il eut bientôt toutes les raisons d’appréhender les prochaines heures.

— Hm. En considérant cette horrible chose violette, je suppose qu’il m’est déjà possible de craindre les minutes à venir, rectifia-t-il dans un murmure.
Sylar se trouvait sur le point d’atteindre un haut degré de perplexité. Les yeux froncés, rivés sur les bougies, il cherchait à fuir, désespérément, un désir de compréhension qui le taraudait. Du reste, pour ne pas s’embarrasser d’une logique meurtrière, il devait être efficace, très probablement, de plonger tête la première dans l’insensé. En conséquence, il répéta machinalement :

— Mais puisque désormais nous sommes… Donc.
L’air faussement convaincu, il renchérit :
— Merci. C’est très aimable à toi. Après tout, seul le geste compte. Et puis, c’est ta manière de me prouver ton affection. Tu dois certainement te dire la même chose lorsque tu fais de mes tiroirs des bouches d’apocalypse et que je me mets en colère – avise-toi seulement de désordonner mon armoire et je t’expliquerai sans préambule ma façon si particulière de penser.

Il le regarda s’éloigner, un sourire de prédateur aux lèvres.
— Et ce sombre imbécile devait espérer me voir manger avec les doigts, maugréa-t-il en se levant pour aller chercher dans la cuisine une fourchette et un couteau.

S’il mangea ? Mais certainement. Devant le miroir de la salle de bain, à se brosser les dents, il en fut d’ailleurs on-ne-peut-plus fier.
Il avait tout d’abord retiré les dix-neuf bougies – après avoir soufflé un vœu dessus, une à une, puis éloigné de lui, prudemment, la bouteille de sauce-trop-rouge-pour-être-honnête. Du bout de sa fourchette, il avait piqué la chose violette, et pris un plaisir inquiétant à la découper, un peu moins tout de même à l’avaler.
Un effort éprouvant, eut-il l’air de dire à son reflet, et il se rinça la bouche.

A quatre heures du matin, une serviette de bain tomba sur le carrelage mouillé, et un refrain… erratique se mit à cogner contre les murs de la péniche…

— Doucement !

« Doucement ! … Doucement ! Dou-ce-ment ! »
… résonna dans les airs… connut quelques couplets… certains peu assurés…
— Bon sang, mais à qui l’as-tu volé, ce fichu permis ?!
… d’autres plus confiants…
— Nous verrons qui de nous deux nage le mieux.

Sylar, pour ainsi dire, n’était pas à son aise. Pas vraiment. Il aurait apprécié l’altitude, s’il n’avait senti derrière lui ce poids encombrant qui les tirait vers le bas. Ses songeries filèrent un peu plus loin, et il en vint tout naturellement à s’interroger sur le contenu des valises. S’il doutait – légitimement – des capacités de Walrus en matière de rangement organisé – cela n’a rien d’un pléonasme, sa réflexion s’arrêta là ; en outre, dans son innocence, il ne suspecta pas l’honnêteté de son coéquipier, et conserva l’idée qu’il n’y avait rien, dans sa valise, qu’il n’aurait lui-même emporté.

Finalement, et contre toute attente, le silence du vol le détendit. Les nuages lui refroidirent la tête, devinrent le sol, l’équilibre qu’il avait quitté contre son gré ; ses pieds remuèrent dans le vide, et réveillèrent lentement ses jambes engourdies. Jusqu’à la descente.
Le jour ne se levait pas encore, et il ne vit qu’une eau noire s’approcher de lui, impossible à sonder ; à ses yeux : menaçante par défaut. Il agrippa plus fermement le manche du balai, et prit, par simple mesure de précaution, une grande inspiration. Le menton contre la poitrine, le cœur fou, il ne vit pas son passage de l’autre côté.

La température de l’eau lui aurait de toute façon coupé le souffle et brûlé les yeux. Ses muscles se raidirent douloureusement. Il se sentit, une seconde, l’humeur meurtrière d’un fauve irrité. Comme s’il avait plongé, le crâne compressé, il eut l’impression de flotter, à l’infini, dans un étau cotonneux dont il ne pouvait s’extirper. Très rapidement, ces sensations déplaisantes l’étouffèrent, et il lui fallut prendre l’air ; il ouvrit grand la bouche, la peur au ventre, et étouffa silencieusement un premier rire dans l’eau. La fascination – il respirait ! – l’avait excité au point de lui faire perdre tout contrôle sur les manifestations de son émotion. Des bulles aux joues, il consentit à y voir.

— C’est tout noir ! s’écria-t-il spontanément.
Et le silence qui suivit lui permit de revenir sur la clarté de sa voix. Il s’était parfaitement entendu. Sous l’eau. L’amusement le réchauffa, et il bascula en avant, pour poser son menton sur l’épaule de Walrus – qu’il distinguait à peine.

— Alors, tu ne m’as pas dit : comment était-ce, chez les riches ?

Au loin, les lumières des maisons-bulles éclataient dans l’encre marine, et leur parvenaient insensiblement, laissant deviner autour d’eux l’animation furtive de l’océan. Seulement, il se voulut l’ombre la plus effrayante et balaya d’une pensée, aussi froide que les profondeurs, toutes les craintes qui tentèrent de l’envahir. Il eut un imperceptible sourire, en discernant le spectre blanc de sa chemise, qui flottait avec lui.
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MessageSujet: [color=darkcyan]« » [/color] Lun 6 Sep - 15:37

{Je n'ai pas tout décrit, ça devrait te laisser un peu de liberté pour ajouter tout plein de détails selon l'inspiration ♥ \ô/}

C'est tout noir ! Walrus, lui, s'étouffait dans une volée de bulles, toussant de tout son saoul. Il s'était retrouvé, interdit, prisonnier de l'infini, des reflets translucides, de l'odeur qui s'incrustait jusque sur ses papilles, des ondulations charmeuses... Il ne s'était pas rendu compte de la distance qui diminuait, et avait bu une tasse de mer pour la première fois de sa vie. C'était magique !

« C'est tout salé ! »

C'était salé, noir, froid et plein de bubulles. Une merveilleuse aventure en prévision, n'est-ce pas. La brulure s'estompa paresseusement, des fourmis de mer leur mordillaient les orteils et l'engourdissement se dissipa totalement. Walrus et Sylar, se retrouvaient par là comme deux crevettes volantes, alors que leur température corporelle s'harmonisait enfin. Le courant se fit plus facétieux, chahutant le balai au grès de ses caprices malgré les incomparables manœuvres aquatico-aériennes de Walrus (Personne n'en doute). Son épaule sembla presque changer de forme afin d'accueillir confortablement le visage qui s'y installait sans prévenir...

« L'apocalypse poivrologique revisitée. Des chaussettes noires, des chaussettes noires, des chaussettes noires ! »

Rire bulleux étouffé sans trop de détermination. Une piste d'atterrissage se dessinait vaguement sous leurs pieds, à quelques centaines de mètres, lanternes marines plantées comme des pâquerettes entre deux éponges de mer et algues fluorescentes à l'appui !

« Mais il y avait un fraisier gros comme un pingouin volant, je t'assure, j'ai failli en oublier l'harmonie dramatique des chaussettes ! Le jour de ton kidnapping aussi, il y en avait un. Si je ne m'étais pas enfilé plus de cinq assiettes de gâteaux avant d'honorer mon contrat cette nuit là, nous ne nous serions peut être jamais croisés sur cette terrasse. Tu devrais être reconnaissant envers les fraises, nous leur devons tant ! »

Oui, vouons donc un culte aux fraises et aux pâtisseries dérivées, Walrus. Une phrase qui ne lui serait, évidemment, jamais adressée. Y avait-il des fraises marines à Koralland ? Du crumble d'algues peut être ? Du cake au saumon ? Du steak de poulpe ?! Des bulles plein la tête, prunelles pétillantes, le Nettoyeur se posa - presque - délicatement. Savourant l'illogique et le paradoxe. Il se sentait léger, presque trop, et pourtant suffisamment lourd pour poser le pied au sol et sautiller tel un voyou autour des bagages et de Syl'. Il se pencha, se saisissant d'une pleine poignée de sable qui s'échappait déjà !

« J'ai promis d'en rapporter à Alice. "Du sable du fond de la mer". Et... Prenons un peu d'algues fluorescentes aussi. Tu as vu ? Il y en a même qui clignotent ! Et puis, je veux une éponge de mer multicolore. Oh ! Une crevette ! »

Sylar n'allait pas le contredire dans son plaisir puéril, n'est-ce pas. Qui donc se souciait vraiment de savoir qu'il s'agissait d'un Océan ? Les calamars peut être. Les morses, eux, s'en fichaient royalement ! Et déjà quelques précieuses algues clignotantes se retrouvaient dans les mains de Walrus, bouquet douteux qu'il rangea, soigneux et magnanime - c'en était effrayant - dans sa valise.

Balai sous le coude, il s'élança trop joyeusement, alors que les roulettes de sa valise creusaient deux sillons discontinus dans le sable fantomatique. Pire qu'un gosse. Ils dépassèrent quelques appartements-bulles où les boules luminescentes se rejoignaient de toutes parts, deux ou trois lotissements de maisons-bulles pour finalement mettre les pieds dans un récif de corail offrant plus d'intimité. Les résidences-bulles s'espaçaient ça et là dans une flore qui bombardait ses couleurs, sa fluorescence et son lot d'habitants insolites. Les voisins s'avéraient généralement être de minuscules méduses lumineuses ou des poissons-puddies plutôt farceurs. (Une espèce de fusion d'un poisson pané et d'une gelée aux fruits) La troisième allée sablée fut la bonne ! Encadrées de coraux moelleux, d'éponges arc-en-ciel et d'anémones aux formes bizarres : six ou sept "bulles" de tailles diverses, collées les unes aux autres, d'un blanc-paillettes opacifié.

Walrus s'y jeta tête la première, évidemment. Une main impatiente réapparut deux secondes plus tard, fauchant Sylar par le col et le tirant à l'intérieur. Nul besoin d'être méfiant ! Flop fut tout ce qui résulta en fait du passage. Flop. C'était un peu comme passer au travers d'un puddy-revenant !

« Séchage express, c'est magique. »

Tout retourné qu'il était, Walrus délaissa même ses chaussures sur le paillasson de mousse bleue de l'entrée. Un petit monde rond, tendre, lumineux. Quelques méduses fluorescentes nageaient, gracieuses, dans les murs, répandant leur flot de lumière. Les chaussettes multicolores faillirent déraper sur le parquet tiède, d'un marron presque orangé ! Canapés et fauteuils-éponges accueillirent le garnement de leur incomparable moelleux. Il manqua de renverser dans sa découverte quelques coquillages décoratifs aux formes plus qu'étranges - voir tendancieuses - et c'était sans compter le sable. D'abord dans ses cheveux, qu'il pris soin de répandre un peu partout sur son passage. La visite de la cuisine-salle-à-manger se termina sur un « je veux faire un crumble aux algues » plus qu'inquiétant ! Un bureau, une bibliothèque de la mer (Sylar y trouverait sans aucun doute l'homme-moule II). Et puis, la chambre... Un dossier-coquillage vernis, un lit gros comme une palourde géante garnis d'une couette - Walrus s'y jeta corps et âme - multicolore, rayée, et, il pouvait en attester sur sa vie, d'un confort absolument honteux.

« KYAHAHAHA ! »

Le manque d'oxygène se faisait peut être déjà sentir ? Réaction justifiée par ce que venait de révéler la couette, si. Des poulpes miniatures nageaient dans le matelas (à eau, précisons le), la bouche en cœur, les tentacules pétillantes, l'ectoderme couleur framboise... Et dansaient joyeusement, déposant des bisous ça et là contre le matelas. Walrus était désastreusement chatouilleux, n'est-ce pas. Une faiblesse que Syl' s'était empressé de découvrir il y avait déjà plusieurs mois, évidemment.

Ne restait qu'à gambader jusqu'à la salle de bain... Où Walrus s'effondra presque, la joue contre le parquet afin de vérifier que ses orteils n'avaient pas fantasmé cette douce chaleur, non ! Un sol chauffé, Big Bad Wolf ! Une énorme baignoire en forme de coquillage, surmontée d'une dizaine de robinets différents aux couleurs et formes variées.

« Il y a le mode d'emploi. Bulles multicolores, savons parfumés... Il y a même pamplemousse et basilic, la classe ! »

Ou pas. En attendant, Walrus se mourait d'amour pour un banc de méduses turquoises, les yeux rivés au mur.


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Dernière édition par Walrus le Mer 29 Juin - 14:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Dim 12 Sep - 14:15

Une sensation de bienêtre lui réchauffait insidieusement le corps. Tout se passait un peu malgré lui, n’est-ce pas ? Il eut bien conscience de sa mauvaise foi enfantine, mais s’en permit encore l’exploitation. En ces circonstances, le déni volontaire abritait le regard critique qu’il portait sur lui-même. Que lui arrachait-on, au juste ? Le secret d’une adolescence gâchée ? Une espièglerie qu’il n’avait jamais été en mesure d’assumer ? La preuve qu’il n’avait encore rien vu, et qu’en lui sommeillaient les vestiges d’un esprit aventureux ? Ou, plus simplement, le sentiment intime d’invincibilité et de sécurité qu’offrait souvent un cœur amoureux ? Le sentiment intime de se trouver enfin à sa place, de n’avoir à chasser personne et de n’être plus ennuyé par quoi que ce fût… Touchantes faiblesses, conclut-il avec ironie.

Du reste il ne put s’empêcher de sourire. L’eau salée lui picorait l’intérieur des joues. Le constat de son coéquipier, différent du sien – mais avec ce même degré de surprise enthousiaste, en disait long sur ses habitudes et intérêts. Contre son épaule, Sylar écouta. L’amusement persista. Il éprouvait une délectation malsaine à imaginer Walrus en milieu hostile – là où lui-même s’était rompu les ailes, tout petit. Combien en as-tu séduit, voulut-il lui demander, combien de sourires as-tu donnés ? Il dut ajouter mentalement : « … avant de céder aux avances du fraisier. » Walrus le narguait, comme toujours. Ses paupières tombèrent doucement, et plusieurs images lui revinrent. Lui n’avait pas eu besoin de fraises pour l’apercevoir, le débusquer et l’obtenir, mais il jugea inutile de le rappeler – pourquoi répondre à ce genre de provocation calculée ? Walrus se servait de l’absurde comme d’une arme.

La dureté du sol lui remit les idées en place, et il se tint près du balai poings sur les hanches. Il suivait son coéquipier du regard, la bouche ronde et froissée, mais dut bien admettre, finalement, qu’il y avait tout autour quelque chose d’enchanteur. Chez lui aussi. L’allégresse adorable de Walrus ne tarderait sans doute pas à l’atteindre, et à l’emplir tout entier. En l’observant, il se sentit encore l’âme d’un voyeur ; il détourna le visage, pour s’emparer de sa valise d’un geste nonchalant, et suivit le chemin de sable strié d’ondoiements. Plus loin, sa main se referma sur la mousse chamarrée d’une éponge.

Tant de couleurs lui rappelèrent l’agencement artificiel et chaotique d’une certaine boutique de magie. Il levait le nez, comme une fleur offre sa tête au soleil, sans savoir si cette palette gigantesque le charmait ou non. C’est qu’elle lui donnait à rêver la vraie nature, l’aspect véritable des profondeurs inexplorées. L’excitation le prenait lorsqu’il contemplait tous ces déploiements de vie et de fantaisie, puis s’estompait, avant de jaillir à nouveau ; sa réserve habituelle le rendait indécis, pour la tenue, et après lui avoir pardonné ses premiers écarts, l’incitait désormais à exulter par procuration. Sylar décida pour l’heure de s’y soumettre. Il s’abreuva des gaietés de son compagnon, et eut soudain l’envie de mordre dans les bulles, de gober les poissons ou de les embrocher avec quelques méduses, de cueillir des algues et de s’en faire une cravate, de ficher sa main dans le ventre des anémones et de gratter les rugosités des coraux, de se jeter un peu partout, de tirer sur ce qui dépassait, de hurler n’importe quoi, de…
Il ne le fit pas.
Le tempérament destructeur de Walrus avait tout de même quelque chose d’effrayant. Quelque chose de contagieux. De fatalement contagieux.

Il finit par basculer en avant sans avoir pu se montrer prudent, agrippé par la main sauvage et impérieuse de son complice. Un bruit de bulle qui éclate ; il voulut bougonner mais s’abstint, intrigué et surpris d'avoir séché si vite.

— Je ne m’attendais pas à ça, admit-il. J’en oublie même de réajuster ma cravate. Et… ? Depuis quand enlèv…

Walrus partait déjà !
Il considéra les chaussures laissées là d’un œil perplexe, retira toutefois les siennes également pour ne pas répandre le sable dans la maison, et partit à la suite de Walrus, valise derrière lui, pirouettant de temps à autre, lentement, afin de mieux admirer leur nouveau nid. Bientôt cependant, son attention ne fut plus qu’à lui.

— Walrus ? s’enquit-il tranquillement. Pourquoi avoir retiré tes chaussures quand ton seul but est vraisemblablement de mettre du sable partout ?
Pour l’éblouir, supposa-t-il en considérant les chaussettes aberrantes de son coéquipier.

Il saurait s’y faire.
La demeure lui plaisait. Elle serait une retraite merveilleuse, où le parquet jouerait un jour la musique de leurs souvenirs, où les coquillages fissurés, grossièrement recollés, raconteraient des anecdotes. C’était un éden, où l’enfant et l’adulte d’un même individu ne devaient jamais entrer en conflit, plutôt s’alterner, au rythme harmonieux des envies.
Il saurait s’y faire.

Sylar reporta l’examen du bureau et de la bibliothèque ; peut-être pour échapper aux remarques douteuses de son compagnon – le crumble aux algues, très peu pour lui. Il gagna directement la chambre, où il put enfin abandonner sa valise et, accessoirement, sentir son cœur palpiter à la vue du lit – dont il faudrait remplacer l’habillement. Eh ! Il trouvait l’idée charmante. Néanmoins, son plaisir d’enfant se changea brusquement en une tentation peu louable lorsque Walrus se greffa à l’estampe. Pour la deuxième fois, il s’en voulut terriblement et chassa ses réflexions corrompues d’un battement de cils ; point de pruderie : il aspirait simplement à contrôler la moindre de ces manifestations. Quoi que l’on pût en dire, la conscience dépravée ne lui seyait guère. Quand il voulut partir, un rire détonnant rompit le calme de la pièce.

— Un lit à eau… ?

Il approcha pour mieux voir, et la danse loufoque qui animait le matelas lui arracha de nombreux soupirs déconcertés. Il remit de l’ordre dans ses cheveux.

— Evidemment, remarqua-t-il, un dispositif, quelque part, doit permettre la mise en veille.
Ceci n’était pas discutable.

Il le suivit dans la salle de bain et s’appuya nonchalamment au chambranle de la porte, l’air moqueur. La frénésie de Walrus semblait s’évanouir. Sylar, lui, ne répondit pas tout de suite à son enthousiasme et attendit patiemment que la tempête fût entièrement calmée.

— La maison est superbe, laissa-t-il finalement tomber ; il le rejoignit, saisit son visage d’une main et, tout en exerçant une pression sur ses deux joues, lui sourit tendrement. Tu t’es vraiment surpassé, n’est-ce pas ?

Comme pour le récompenser, il déposa sur sa bouche un baiser très rapide, du bout des lèvres ; enfin il le lâcha et désigna du menton la baignoire fabuleuse.

— J’aimerais l’essayer, dit-il. Tout de suite.
Sylar n’avait pas pour habitude d’ainsi faire part de ses envies. Il promenait maintenant sur Walrus un regard caressant.
— Puisque nous fêtons mon anniversaire, poursuivit-il, tu pourrais me faire couler un bain. Et si tu choisis judicieusement les parfums, je t’invite à y descendre avec moi. Bien sûr, à ta place, je ne me fierais pas trop à ce que tu aimes. Qu’en dis-tu ?

A quoi bon préciser que l’on célébrait aujourd’hui l’anniversaire de Walrus, et non le sien ? Sylar, malgré les apparences, était on-ne-peut-plus disposé à le satisfaire. Demeurait toutefois dans le creux de ses mâchoires un ostensible sarcasme, qui lui donnait l’air de dire : « Tu pourras garder ta culotte, si tu préfères. »
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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Dim 6 Fév - 16:48

{Avec toutes mes excuses, comme d'habitude, mais je ne désespère pas, un jour, je serai libre comme une molécule d'eau et je répondrai à mes rp' plus vite que l'ombre du calamar... ♥ :°}

Oubliées les méduses ! Les chaussettes précipitèrent leur propriétaire à hauteur de la nouvelle obsession (Walrus n’était jamais responsable de ses actes, c’était les chaussettes). Flopée de sable sur le sol tiède. Ses doigts volèrent jusqu’au col de chemise, allant froisser le tissu. Avec possessivité, juste un peu. Un peu beaucoup.

« On devrait fêter ton anniversaire plus souvent. »

Et il n’avouerait pas, bien sûr, qu’il était surtout tombé amoureux fou de ces bougies multicolores comestibles qu’il avait dégotées dans un petit bouiboui magique de Shook Shook Road. Qu’il s’était noyé dans la satisfaction malsaine en les plantant dans un fruit de mer violet… Mais, après tout, le bonheur de Walrus faisait le bonheur de Sylar presque toujours ! Walrus qui se retrouvait finalement seul dans la salle-de-bain, après avoir accusé le col de chemise de le déconcentrer dans sa quête existentielle de la Bubulle Parfaite.

« Va donc te noyer dans le volume deux de l’Homme-moule en attendant, je suis certain de l’avoir aperçu dans la bibliothèque ! »

Les yeux brillants, il s’agenouilla devant le Guide des Tuyaux à bulles et Mousse magiques. Et jura de faire appel à la Société Tuyauteries Bulleuse d’intérieur pour la péniche dès qu’il serait rentré…

« Robinets 1 à 8, réglez la taille des bulles, la densité de la mousse et activez selon votre bon vouloir l’une ou l’autre des options suivantes avant de choisir le parfum ; flottaison longue durée, fluorescence douce, brillance crame-rétine, auto-grignotage de saleté, […] »

Et dans une tentative trop audacieuse, Walrus enclencha six des robinets, simultanément, histoire de se faire la main… S’étouffa à moitié après s’être pris un énorme pavé de bubulles saveur pamplemousse dans la tronche. Il lui fallut ensuite se familiariser avec les parfums de savons et de shampoings tout en esquivant le regard soupçonneux des méduses qui l’épiaient depuis le départ, les viles. S’il avait été un rien impatient – pour ne pas dire nerveux – au départ, il n’était plus qu’enthousiasme bizarre et joyeux joyeux tapage. Il piocha dans les saveurs de fruits par habitude, reniflant consciencieusement des morceaux de mousse pèche-brugnon-nectarine sans arriver à les différencier… Effleura juste des yeux les robinets basilic, citrouille, pamplemousse, …, craqua malgré tout pour quelques bubulles-fraises-flottaison longue durée ! Petit diablotin qui se noyait dans les vapeurs brulantes.

C’est donc les cheveux parsemés non plus de sable mais de bulles grignotantes – les joues peut-être un peu roses - qu’il déboula dans la bibliothèque. Désireux d’arracher sa paire de chaussettes noires à l’Homme-moule (ou à toute autre occupation) !

« C’est tout un art de faire couler un bain, figure toi. »

Les quelques bulles qu’il avait sniffées par inadvertance dans son expertise des parfums lui avaient sans aucun doute détraqué les neurones. Ou bien c’était parce qu’il s’était précipité de trop, comme toujours, galopant comme poisson-chat unijambiste… Son cœur de petit diablotin bataillait ferme au-dessus de son diaphragme, pompant l’hémoglobine comme un drogué ! C’était ridicule. Et il regrettait Bully, qui s’avérait tellement utile dans ce genre de situation, si parfait anti-stress-à-écrabouiller-avec-amour

Les méduses espionnaient toujours, flottillant dans les murs dans un balai tentaculaire. Par quelque miraculeux instinct de tueur à gages, Walrus s’était comme fondu dans le mur de la salle de bain, au milieu des coquillages, là sans y être vraiment. Attendant sagement que… Que quoi ? Rien du tout. Trois secondes suffirent à épuiser ses réserves de patience – qu’il avait pourtant économisées depuis plusieurs semaines au cas où – et déjà une paire de bras se refermait capricieusement sur la taille de celui qui contemplait la baignoire.

Il soupira de faux mécontentement tout en emprisonnant un peu plus encore ce qui lui appartenait déjà...

« Zut ! Ce satané col de chemise se défroisse tout seul dès que j’ai le dos tourné semble-t-il. C’est fou ça ! Je passe pourtant mon temps à le maltraiter… »

Ils étaient tellement impeccables… Le col de chemise et Sylar ! Walrus laissa quelques bubulles envahissantes sur la victime nouvellement froissée après avoir étouffé son plus beau sourire contre le cou qu’il s’empressa d’embrasser. Avec possessivité, juste un peu. Un peu beaucoup. Comme d’habitude !

« Et donc, j’ai le droit de tenir compagnie aux bubulles ? »

Ce n’était de toute manière pas sa faute, c’était les chaussettes…


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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Ven 22 Avr - 19:14

Sylar battit des paupières, faussement coquet, armé d’un sourire indéchiffrable ; ce fut en somme de la docilité, puisqu’il n’opposa aucune résistance lorsque Walrus malmena son col de chemise. Son regard obligeant – mais oui – semblait vouloir tout approuver et ne souffrit point de brume à la perspective d’un anniversaire tricheur. Il tourna les talons pour finir, sans ne rien laisser voir de la brève grimace que lui inspira l’existence improbable de L’homme-moule-volume-deux ; referma rapidement la porte afin que la précieuse concentration de Walrus ne s’échappât point de la salle de bain. Ah ! Tout de même, songea-t-il avec raillerie. La mansuétude ne revêtait-elle pas chez lui quelque chose d’absolument royal ?

Bien évidemment, il n’y eut dans son projet de rejoindre la bibliothèque aucune curiosité malsaine, et ce fut en arrangeant mécaniquement sa mise qu’il embrassa du regard les rangées de livres. Ce que nul ne saurait jamais, pas même lui puisque la mauvaise foi daignait occasionnellement lui rendre de merveilleux services, c’est qu’il faillit ponctuer l’examen d’un « Sombre imbécile. » pour le moins significatif. Mais alors il aurait fallu admettre que… et lui, superbe, n’était absolument pas disposé à admettre que. Du bout de l’index, il crocha plutôt l’étui cartonné d’un recueil de poésie, en sortit délicatement l’ouvrage et se laissa choir sur l’un des fauteuils dont l’aspect promettait tout le confort qu’exigeaient les circonstances. Du Beau et de l’Air sur ses jambes croisées, Sylar consomma dans le calme sa première lecture vacancière.

La solitude, toutefois, ne l’étreignit pas longtemps : elle s’inclina et se retira sitôt entré celui qui savait d’un regard, d’un sourire, d’un revers de main effacer les aspirantes. Walrus, une fois de plus, fut son ravisseur.
Ce devait être l’essence-même de leur existence commune.

Il eut cependant tout le loisir d’apprécier l’incarnat brûlant de ses joues – l’envie d’y déposer la main – et les ravages de l’eau mousseuse sur son apparence – vraiment, pourquoi s’embarrasser davantage de vêtements ! Ses lèvres frémirent, réfractaires aux vestiges relativement solides d’une réserve persistante. Il demeura impavide, quand tout – Walrus qui figurait un joli monde, le sien – aurait dû démolir les remparts de cent ans d’âge qui le fortifiaient.

— Je me figure, je me figure, fit-il doucement, avec la légèreté et la taquinerie des promesses dans le vent qui s’assumaient.

Un petit champ de guerre, rectifia-t-il intérieurement en considérant le nouveau revêtement du sol. L’air sentait encore un peu fort mais il reconnut volontiers que le bain exerçait une forte attraction sur lui. Il voulut par ailleurs s’en approcher, afin d’en mieux percevoir les émanations, mais trop vite on le prit d’assaut – et de ces assauts auxquels l’on ne voulait pour rien au monde échapper. Ses paupières reçurent le plomb agréable de l’aise et du plaisir. Devait-il apprécier à ce point ses étreintes ! Quoique fréquentes, elles lui paraissaient de plus en plus rares. Preuve renversante et presque douloureuse d’une subjectivité devenue sensible : Sylar avait faim de Walrus.
Il eut un soupir. Ses mains, lentement, remontèrent le long des bras qui l’emprisonnaient ; l’une s’échoua sur une épaule, l’autre vint enserrer la nuque de craie, inclinée tout près de la sienne qu’il s’efforça de garder ferme sous la caresse entêtante des souffles et des baisers ; il sentit courir sur lui les bulles voraces : désir furieux de les imiter.
Qu’allait-il bien pouvoir faire de lui ?

— Je crains de commettre un crime en te gardant là dans mes bras un instant de plus, remarqua-t-il à l’oreille de son coéquipier. D’un autre côté, il me semble que le crime est un élément valorisé de notre métier. Il se déroba de façon à pouvoir le dévisager, lui parla tout bas. Je suis navré, Walrus, mais il faudra rester.

Alors il prit courtoisement ses lèvres et en pressa le velours avec une décence mourante. Fit quelques pas en arrière, se libéra pour mieux exercer son empire sur lui. Pour mieux le dévêtir. Il ne l’embrassa plus.

Déshabiller un autre homme n’était pas dans ses habitudes et cela se vit. Il fut peut-être indélicat en tirant le pull de Walrus vers le haut – le col dut lui manger gentiment la mâchoire, petit sourire contrit qui retenait un rire à bras l’écho – et ses mains s’attardèrent sans doute un peu trop sur les attaches de son pantalon ; il n’eut néanmoins aucune mauvaise pensée. Le vêtement glissa au sol et fut envoyé dans un coin de la pièce, très vite suivi de chaussettes impropres à être portées par celui qui avait tout de même l’honneur – ! – de partager sa vie.

— Je te fais grâce d’une nudité complète, annonça-t-il en tirant doucement sur l’élastique de son sous-vêtement – sans l’en délester. C’est que je suis un homme infiniment bon et il me coûterait de te mettre dans l’embarras.

D’une pression sur le poignet, Sylar invita Walrus à descendre dans le bain, puis se détourna, l’air un peu railleur, et défit le nœud de sa cravate avec bien plus de savoir-faire qu’il n’en avait montré jusque-là. Il ne s’attarda pas cependant et se dévêtit rapidement pour se laisser voir dans le même appareil que son coéquipier. Ses cicatrices, à l’épaule et sur l’abdomen, n’étaient plus que de minces sillons clairs sans reliefs disgracieux. Il s’en moquait un peu désormais, bien qu’il leur donnât parfois la tâche de lui rappeler ses erreurs passées ; parmi elles, celle de s’être cru irréductible. Mais il garda loin de lui les sourires amers et rejoignit Walrus sans plus attendre. Mains appuyées sur le bord de la baignoire de part et d’autre de son corps, l’eau chaude qui commençait doucement d’apaiser ses muscles, Sylar se pencha sur lui et soupira tout contre ses lèvres, paupières mi-closes :

— Joyeux anniversaire, Amour.

Il l’avait finalement précisé. Il l’avait finalement dit.
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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Lun 4 Juil - 11:12

{Et tant pis pour les tentacules... :° *bwehehe* D’ailleurs, cette réponse perd lourdement en crédibilité quand on voit la tronche de l’avatar de Walrus à côté 8'D}

Ç'aurait été mentir que de dire qu'il n'avait pas eu envie de rire, à aucun moment. De toute façon trop occupé à s'étouffer dans son pull et pas désireux pour deux huîtres d'aider Mr. Black dans sa délicate entreprise... Walrus faillit protester, voyant ses chaussettes jetées sauvagement là, là-bas en fait.

Criminel. Tout à fait.

Et sur un regard entendu – du genre tu n’es jamais assez bon, sois le infiniment plus encore non mais – l’éternel insatisfait s’en alla grattouiller les bubulles du bout des orteils. Tout à son bonheur et soupirant sous la mousse chatouilleuse, Monsieur le Morse aimait l'eau bien-sur.

« C'est super-effrayant. De te voir défaire ta cravate, plus rapide qu'un saumon-volant. »

Ses sourcils étaient heureux, grignotés par un collier de bulles à la pêche... Walrus faisait la moue - craquant comme une gaufrette, toujours - accoudé sur le rebord, en vilain-spectateur-qui-profite-l'air-de-rien. Mais en vilain spectateur très sérieux, tout d'un coup.

« Si je laisse tomber le crumble aux algues... La prochaine fois, j'aurai le droit de défaire la cravate moi-même ? »

Ah, le bon vieux chantage. Et le reste aussi, tant qu'à faire. Il en avait eu envie depuis le premier jour - la première nuit en fait - évidemment. Syl' et ses chemises trop impeccables, trop blanches, trop tout. Il avait pris la fâcheuse - et téméraire - habitude de les froisser d'une main faussement distraite, voulait secrètement en délester les boutons pour mieux les arracher ensuite, puis les jeter sauvagement là, ou là-bas ! Walrus et ses caprices atteignaient des sommets irraisonnés pour Sylar.

« Mais. »

Scandalisé, plus médusé que les méduses, exaspéré, impérieux. (Terriblement Walrus quoi…) Frisson polisson. Sa paire de chaussettes noires à portée de lèvres... Je ne suis pas un amour, d'abord.

« N'importe quoi. Il n'y a pas de gâteaux, pas de bougies comestibles, ni de papier-cadeau à déchirer et à envoyer bouler, ou même des rubans multicolores dans lesquels tu aurais discrètement essayé d'étrangler Bully et... De toute façon tais-toi, j'ai raison. »

Walrus avait cet inestimable don pour la conclusion qui en impose (ou pas). Pas pour patienter. La décence agonisa juste ce qu'il fallait - trois petits dixièmes de seconde - hoqueta peut être et finit par crever sur place. A peine enterrée que déjà, il allait chercher plus qu'un frisson, plus qu'un soupir... Découvrant sur son chemin un poignet, une épaule, qu’il attira fiévreusement tout contre lui, les doigts déjà brulants. C’était toujours comme ça, n’est-ce pas - Walrus qui s’enlisait consciemment dans l’attente et la fausse provocation, mais le retrouvait toujours, lui… Étreinte trop fugitive sans l’être suffisamment néanmoins, juste le temps de s’y bruler les doigts ; pas assez pour perdre l’envie de recommencer. Encore et encore. Avec lui c’était toujours trop et pas assez à la fois. Amour. Pas assez, surtout.

Il y avait sans doute du vrai concernant la disparition de Sylar. Oh, il y avait bien eu kidnapping et lobotomisation ce soir-là, c’était un fait - ou presque. Mais qui était la victime, de ça, on ne pouvait qu’être dubitatif… Un peu, beaucoup. Étouffé le vilain sourire – et pourquoi souriait-il d’abord – alors qu’il se perdait dans ses envies. Dévorant les lèvres qu’il ne souhaitait plus voir ailleurs que sur les siennes, encore et encore, le regard avide et le cœur frémissant. S’en allant décoiffer ces cheveux trop raisonnables, les mains chargées en bulles et molécules d’H2O prêtes à bondir et à grignoter ce qui était à portée ! Amour.

« Dis le encore… »

Pas plus qu’un murmure tout juste soufflé contre une oreille – mordue à la hâte oups - et Walrus qui papillonnait déjà ailleurs, chatouillant quelques vertèbres d'une main coquine, embrassant avec volupté un bout de mâchoire qui passait par là... Pas de chaussette, pas d'excuse. Tant pis. Il n'aurait qu'à mettre ça sur le dos des méduses, peut être. Et merde. Trop tard déjà…. Il s'était trahi - capillairement parlant - forcé de chasser la vilaine mèche de cheveux roses qui lui tombait sur les yeux, très discrètement. Et les poivrons savaient comme Monsieur le Morse pouvait être discret... Surtout qu'un gang de bubulles à la fraise venait de s'y installer, fluorescentes les fourbes. Tout à fait criminel. Cette fois il l’étreignit avec force, tendre quoique affamé. Promenant ses lèvres sur ses cheveux, en vagabond déjà ivre ou presque. Bien décidé à noyer les commentaires potentiels dans un élan de sensualité audacieuse – perversité, si peu – son corps lourd et tiède se pressa contre Sylar. Walrus qui s’y brulait encore les doigts – ou toute autre chose – alors qu’il entamait quelque balai suggestif, collant leurs hanches, leurs bouches et plus encore. Ses lèvres appuyaient les baisers ; un peu plus exigeantes soudain. Désire croissant mêlé d’un sentiment de solitude brûlante. Son bras s’agrippa d’avantage, resserrant son étreinte contre ses reins à lui

« Tu vois, maintenant, ça me met dans l’embarras. »

Certains l’auraient pensé habile à retirer deux malheureux caleçons… (Mauvaises langues !) Oui mais non. Pas dans une baignoire-coquillage pleine à craquer de bulles grignoteuses à tenue longue durée. C’est de ta faute, assume. Il se tortilla joyeusement, les mains peut être un peu baladeuses par instant, vilain sourire au coin des lèvres : Walrus laissa donc Sylar terminer ce qu’il avait commencé un peu plus tôt – à savoir les déshabiller tous deux – dans la joie et la bonne humeur.

« On devrait fêter mon anniversaire plus souvent. »

Frisson polisson encore, tandis qu’un bras avide enserrait à nouveau la taille dont il s’était enamouré. Syl’, là – caché sous la mousse zut – tout contre lui, peau contre peau… Walrus n’était plus que tendre frémissement. Etouffant un gémissement fugace contre un morceau de nuque appétissant ; embrassant – caressant cet autre dont il avait faim, encore, encore et toujours plus. S’offrant lui-même aux envies de son compagnon, avec moins de retenue peut être. Il n’était plus question de méduses ou de cheveux roses, il y avait juste Sylar. Sylar et cette intimité grisante, magnétique. Sa main glissa – l’air de rien et en toute innocence évidemment – entre eux, caressante et taquine. (Et accessoirement pleine de shampoing, mais chut.) Le regard de Walrus – qui n’avait rien d’innocent lui par contre – s’encra à celui de Syl’ ;

Il prononça son prénom avec volupté, d’une voix rauque, alors que son autre main papillonnait sur ses omoplates, ses hanches, ses reins… Un peu plus loin, frissonnante, mais pas dans l’urgence. S’aventurant phalange après phalange, patiente à défaut d’être timide, juste audacieuse voyons – la main, pas Walrus – quoi que. Et c’est l’esprit tout plein d’images érotiques et de pensées bizarres – du genre le shampoing à la fraise c’est super-cool et les méduses se rincent bien l’œil j’espère – que Monsieur le Morse plaqua son partenaire dans l’une des rainures de la baignoire-coquillage. S’en allant chatouiller un petit bout d’épaule à la dérive, une clavicule esseulée ou un mamelon rebelle ; et puis, doucement, se glissant contre ses cuisses, les mains vagabondes – et audacieuses encore ? – passionnées en tout cas. Il se découvrait délicat malgré la fièvre soudaine et l’excitation violente. Oui, Walrus savait être patient, parfois. (Personne n’en doutait d’ailleurs) Il se sentait tellement… Stupide. Enormément, jusqu’aux microtubules de ses synapses. D’avoir nié l’évidence avec tant de force en provocateur puéril qui ne s’assumait pas ; tout juste capable de s’agripper au Contrôle, le Saint Contrôle, de ses mains capricieuses et aveugles qui auraient pourtant dû s’accrocher à toute autre chose – la nuque de Sylar par exemple – pour s’y perdre tout aussi déraisonnablement. Au diable les chaussettes ! Walrus n’était plus qu’à Sylar. Haletant, frémissant, tout à lui..



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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Sam 30 Juil - 11:55

Sylar avait feint de l’écouter en continuant, bouche contre bouche, d’égarer son souffle sur lui. Certainement, il se taisait, et répondait quelquefois d’un sourire moqueur à peine esquissé, qui mourait aussitôt dans une caresse. Son coéquipier, lui, parlait trop, en cela il avait tort ; mais quel plaisir ! quel ravissement y avait-il à percevoir ce qui prétendait ordinairement lui échapper ! Ce qu’il avait lui-même trop longtemps fui. L’eau, bien qu’elle fût saturée de floches pétillantes, s’évertuait à faire miroiter par d’imperceptibles ondes chaque frémissement. Ressentir ainsi l’ascendant qu’il exerçait sur Walrus éveillait en lui l’espièglerie cruelle et orgueilleuse d’un garnement disposé à abuser de son pouvoir. Toutefois son regard n’en exprimait pas tant ; s’y trouvait une fixité un peu dure, une flamme froide qu’il était moins fréquent d’observer chez l’homme que chez un fauve encore patient. Ainsi Sylar ne s’offrit pas aux caresses, il consentit à s’y livrer.

Il vint tout contre Walrus en préservant les apparences. Son poignet demeura ferme sous la flatterie, et son épaule n’eut pas la mollesse soudaine d’une jeune fille qui se rend, ses mains se déplacèrent et vinrent se loger au cœur des vallons qui creusaient la faïence, et ses bras resserrèrent leur étau sans se refermer tout à fait sur le corps qu’il ne se décidait pas à assaillir de front. En réalité, il semblait craindre son propre plaisir et la maîtrise qu’il affectait n’était qu’un maigre artifice : déjà le masque se fragilisait, malmené par l’envie et la fièvre qu’injectaient en son être les effleurements et les souffles perdus ; son buste, qui touchait par endroits celui de son coéquipier, ne jouissait plus des bienfaits de l’eau – que sa chaleur interne rendait de toute façon tiède : il s’était à nouveau raidi, mordu par des fourmillements de volupté. Sylar était de ces hommes, si rares, que l’érotisme ne désinhibait jamais entièrement, qui gardaient l’élégance et la superbe en guise de derniers vêtements. Il avait séduit, séduisait encore et séduirait toujours son ravisseur à grand renfort de froideurs mensongères ; il substituait au charme du sourire celui de l’inexpressivité, puissant et alarmant, qui ne laissait aucune place à l’acquis. Il aimait ainsi, en distillant un poison hybride fait du confort et du repos propres à l’éternité, mais dont l’arrière-goût suggérait l’urgence d’une fin de vie.

Au reste, cela lui permettait une pleine jouissance : nul n’aurait pu mieux que lui savourer les baisers de Walrus. Lorsque sa bouche épousa la sienne, qu’il sentit brièvement sous sa langue le relief délicat de sa lèvre inférieure, il crut voir se graver en blanc, sur le fond noir de ses paupières à demi-closes, les ciselures fines qu’il caressait, comme l’on effleure le revers d’une étoffe satinée pour en apprécier le grain. Il gaspilla son souffle. Ses trop rares inspirations, quoiqu’encore discrètes, devinrent rauques et l’excédèrent bien plus que les mains ravageuses dans ses cheveux – il pardonnait à Walrus son goût pour les allures sauvageonnes ; il ne parvint pourtant pas à taire ses faiblesses, et réalisa soudain la gravité de son état, estima enfin, avec plus d’exactitude, la vulnérabilité qui l’empêchait d’utiliser efficacement son talent. Autour d’eux, les tintements aquatiques et les faibles remous de l’eau furent entrecoupés de silences, le crépitement des bulles mourut tout à fait ; seul le murmure de Walrus demeura intact, qui fit courir sur sa nuque un frisson, intensifié et propulsé par une douce morsure, puis englouti par le courant inverse qu’avait libéré la caresse de sa main audacieuse : Sylar eut une crispation très perceptible qui prononça les lignes de son dos, et abandonna, sans excès dans l’attitude et toujours malgré lui – n’en doutez surtout pas, sa mâchoire au bourreau qui le laissait en proie aux sens.

Cependant il n’exauça pas son partenaire et se satisfit insolemment d’un énième silence. En revanche, il ne put retenir un sourire lorsqu’une couleur criarde lui alluma l’œil, et ce fut le front contre celui de Walrus qu’il se permit un soupir attendri, le regard un peu moins incisif, l’air d’admettre avec résignation qu’ils étaient tous deux compagnons d’infortune : Sylar, lui aussi, s’était trahi. Alors, dès qu’il fut tout à fait prisonnier de son joli ravisseur, il ne put que mesurer la vanité de sa résistance – n’était-il pas responsable de tout cela ? – et quitter l’appui salutaire du coquillage. Il ne compta plus que sur l’équilibre précaire de ses jambes et profita non sans réserve du contrepoids qu’apportait le corps ardent puissamment enlacé au sien – avec ce qui lui semblait être le désespoir sensuel des amoureux sans lendemain. Il ne fit aucun commentaire puisqu’un mot l’aurait mieux compromis que l’affolement dans sa poitrine ou la rougeur claire de ses joues ; en outre sa bouche fut bientôt tourmentée par de nouvelles occupations, plus plaisantes à défaut d’être nobles, et de conserve avec ses mains bien plus accoutumées à tuer qu’à dispenser des caresses ; il y eut en conséquence une certaine méthode dans leur cheminement : paradoxalement sans pudeur, elles ne touchèrent jamais au hasard, s’égarèrent sur la taille, le ventre et les flancs de Walrus pour en éprouver la mouvance. Il parut néanmoins à Sylar que l’eau altérait un peu le toucher en leur servant d’habit, et il ressentit finalement un vif regret de ne s’être pas trouvé sur un lit – avant de songer, faussement coupable, que chaque pièce de la résidence devait attendre ce genre particulier de baptême.

La tension érotique acheva d’emplir son crâne et il ne pensa plus. Jamais le sentiment d’oppression ne lui avait paru si agréable, l’absence d’échappatoire si réjouissante. Les lèvres et le corps livrés à une chaleur mouillée, il balayait progressivement ses réticences supposées pour céder aux étreintes impérieuses de son partenaire. Il acceptait sans peine son empire et rougissait doucement, de plaisir et non de honte, en sentant un souffle continu se répandre en lui, et qui gagnait en puissance, devenait torride à mesure qu’il dévalait son ventre pour y déposer le plomb du désir. Sans surprise, il eut également une sensation d’inconfort qui le fit se redresser, le regard assombri par l’envie. Les paroles de Walrus n’aidèrent pas sa patience mais lui permirent de respirer convenablement. Ses mains disparurent aussitôt sous l’eau, à regret plus sérieuses que celles de son coéquipier ; Sylar, par jeu, feignit de ne pas remarquer son sourire licencieux et entreprit d’assiéger les derniers remparts de la pudeur, qui churent bientôt sur le carrelage dans un éclaboussement sinistre.

Qu’ils fussent nus et si proches l’un de l’autre raviva son enfièvrement. Sa propre sensibilité le surprenait. Il lui semblait que jamais son corps n’avait connu pareil éveil, ni dans le crime – qui ne lui procurait aucune excitation malsaine – ni entre les bras de ces femmes qu’il avait prises machinalement lorsque la conquête amoureuse constituait encore l’un de ses principaux devoirs d’héritier. Les hommes ne lui étaient d’aucun intérêt, ni personne si l’on considérait son inauthenticité d’origine ; il avait simplement fallu qu’un être dont il se fichait absolument du sexe – voulait-il croire – lui donnât des couleurs et cultivât en lui, presqu’insidieusement, cet engagement émotionnel qui décuplait à présent sa sensualité.

Son regard s’était égaré sans qu’il ne s’en fût aperçu, sur la gravure précise du torse, sur la gorge dont la fermeté invitait aux morsures… sur les lèvres railleuses qui remuaient une fois de trop. Sylar, bien qu’il sût sa voix manquer d’aplomb, ne parvint pas à ravaler la riposte, péniblement susurrée à l’oreille de son partenaire qui l’avait à nouveau attiré contre lui :

— J’admire très sincèrement ton aisance lorsqu’il s’agit de prendre la parole en pareilles circonstances. Je suppose que c’est une question d’ha…

Pourtant il se tut inopinément, rendu aux frôlements et aux enlacements charnels. Le front alourdi, il s’inclina sur l’épaule de Walrus et son souffle erratique s’y répandit silencieusement. Il trichait encore mais se félicitait intérieurement d’avoir préféré s’interrompre à temps plutôt que de calquer à sa diction la hâte de son cœur.

Il déposa spontanément de nombreux baisers sur la peau de son partenaire, traça la naissance de son cou du bout de la langue, avant de lui saisir la mâchoire pour mieux conquérir sa bouche. Il déploya la main sur les palpitations de sa gorge, un geste dont seul Walrus pouvait légitimement ne pas se méfier à cet instant, puis la mit en embuscade tout contre sa nuque afin de percevoir le moindre de ses frissons. Il le contemplait entre les cils, qui voilaient à demi son regard où luisait une fièvre toute pareille à la sienne ; leur entente dans l’impudeur lui chatouilla délicieusement le ventre, et son prénom, qu’il reconnut à peine prononcé ainsi tant la passion en renouvelait la réalité, acheva de le disposer aux plaisirs : il n’opposa aucune résistance quand il fallut se soumettre.

L’eau déborda légèrement lorsque son dos rencontra la faïence, et la petite pluie qu’il entendit aussitôt le fit sourire doucement : le carrelage finirait ivre, comme eux l’étaient. Il accueillit Walrus entre ses jambes, et agrippa sa hanche d’une main qui n’eut pas à imposer d’arrêt.

— Je suis surpris, admit-il en chuchotant. Je ne m’attendais pas à un si bon traitement.

Sylar arborait un air goguenard, toutefois il était sincère : la patience chez Walrus n’avait jamais été une évidence, encore moins à son endroit.
Sa main remonta lentement la cambrure de sa taille, tandis que lui-même s’exposait aux caresses, sans qu’il ne fût possible de lui deviner ni enthousiasme ni angoisse. Il découvrait les amours viriles avec un sentiment d’anticipation incertaine, fréquent sans doute chez les individus qui ont longtemps possédé la théorie sans avoir jamais effleuré la pratique. Il ne cherchait dans le regard de Walrus aucun réconfort, puisque leur intimité, sublimée par les dorures du privilège, suffisait à son apaisement, du reste il n’aurait su dire s’il avait réellement attendu ce moment ; il savait simplement que son attirance pour lui n’avait connu ni stagnation, ni diminution, et qu’il se fichait encore aujourd’hui de connaître avec exactitude les rouages de leur relation.

Puis, lui aussi prenait son temps. Il s’accoutumait au désir. Les palpitations de son cœur ne lui semblaient plus une si grande menace, et son souffle, bien qu’il fût rapide, demeurait constant. A l’évidence, la fébrilité de son coéquipier l’enchantait : il s’en abreuvait immodérément, fort d’une puissance impudique que lui conférait son voyeurisme singulier ; il l’attisait d’une caresse descendante, le long de son corps : sa main vacante brava le précipice de sa gorge, suivit le sillon autoritaire qui départageait ses pectoraux, prit le galop et courut sur l’abdomen avant de se laisser engloutir par l’eau. Bientôt, le mouvement qu’il imprima ne fut plus le même. Il avait resserré sa poigne avec ce qu’il fallait de fermeté, et son regard s’était imposé à celui de Walrus dans le but manifeste d’en capter les flamboiements. Les martèlements de son propre cœur s’amplifièrent, et finalement, l’on n’entendit plus qu’eux ; une façon de dire Amour, encore, et encore, et encore. Cependant il ne tarda pas à enlever une deuxième muselière, et le rythme de Walrus se mit également à semer le chaos dans le silence de la pièce. Sylar dut bien sourire en constatant que son cœur ne battait pas du tout à l’unisson du sien, mais que tous deux semblaient au contraire se donner la réplique, comme pour déterminer celui qui battrait le plus fort.

Enfin, vint le moment où sa main dépravée gagna la hanche inoccupée de Walrus.
Sylar, après avoir cruellement laissé son partenaire sur le seuil de plaisirs plus grands, l’encouragea d’une pression sur sa peau et d’un regard qui disait, non sans une gentille plaisanterie au bout des cils : « Maintenant tu me sembles tout à fait en condition. » Mais cela cachait à n’en point douter un sentiment plus authentique : sans appréhension – qu’il jugeait chez lui superflue, il réclamait ardemment le corps de son joli ravisseur, et exigeait de sa passion qu’elle flambât sur-le-champ sa supposée vertu.
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MessageSujet: Re: Vingt milles purple craboyons sous le ketchup Mar 20 Déc - 21:03

{Voilà ce que ça donne quand on commence à écrire sous l’emprise d’un gloussement de jambon qui fait des bonds - la faute à vous ♥ - pari tenu pour Tartiflette et Courge. Sans oublier le pincement de côtelettes.}

Un saumon volant. Qui flottait dans le vent. Je l’attrape par l’écaille, je le montre à ces racailles. Walrus s’empare du bocal de fraises confites et assassine – du regard, quoi que – la tribu de mômes qui pousse la chansonnette. (Les gosses, ça devrait être interdit dans les supermarchés.) Trop tard. Monsieur le morse fredonne sans s’en rendre compte, offre un sourire colgate aux fraises, et gazouille zigouille immédiatement l’adolescent gaga de bonheur qui vient d’élire domicile dans son cerveau. Le vil ressuscite quelque part entre l’allée des produits surgelés et celle des fruits et légumes ; et le tueur à gages (en vacances) n’est plus que flottement joyeux jusqu’aux paquets de noix-décortiquées, qu’il rate au moins trois fois avant de glisser une main dédaigneuse dans la mèche de cheveux bleus qui lui grignote le front. Encore. Presque surpris de ne pas grappiller quelques bubulles sur son passage… C’est qu’il n’est pas encore totalement désintoxiqué – ne le sera peut être jamais.

Ces p’tites cailles me disent. Trempez le dans l’huile, trempez le dans l’eau, ça fera un bigorneau tout chaud… Il les sent encore gambader sur sa peau, dans ses cheveux ; ces demoiselles gazeuses qui sautillent avec empressement le long de sa nuque. Aussitôt délogées par sa main à lui… Lui. Et ses yeux, presqu’indécents, qui ne dérivent pas même d’un petit centimètre alors que sa main se réinvente exploratrice bien téméraire. L’angoisse qui n’est pas là – pas même un soupçon d’appréhension – comme toujours. Son odeur, le velours de sa peau, qui appellent aux baisers et qui ouvrent l’appétit. La provocation, encore, après le plaisir hypnotisant, qui lui mange les yeux – gentille plaisanterie tu parles – et le coin des lèvres. Lèvres que Walrus a tôt fait de redessiner du bout de la langue, du bout des dents. Lui, ce tricheur, ce menteur. Tu m’exaspères. Oh, il aimerait tellement les forcer à plier, ces yeux qui ne se détournent jamais et qu’il ne peut pourtant s’empêcher de chercher, toujours. Tu m’exaspères, je t’aime. Et il finit sans doute par le marmonner dans sa fièvre, tandis qu’il frôle ses cuisses, les écarte avec ce petit rien de précipitation (Les mauvaises habitudes ont la peau dure finalement...) Il se mordille la langue, rattrapant la douceur à pleines mains pour qu’elle ne s’échappe, rappelant la tendresse malgré le désire brulant. Son cœur danse le hard-rock – sur un rythme tout pourri sans queue ni tentacule - et la passion papillonne au creux de ses reins. Il peut bien gémir pour deux s’il le faut, d’abord. Je le mets dans ma sacoche, il me dit qu’elle est trop moche. Je le mets au frigidaire, il me dit qu’il manque d’air.

« Dix huit yubas et deux cents. »

Des yeux de poisson-puddy grossièrement maquillés le fixent ; Mademoiselle mâchonne un chewing-gum saveur poivron des bois – d’après l’odeur. (Bon appétit ♥) Une grosse bulle rouge éclate - plus rouge qu’une courge ! - le vilain morse sort son porte-yubas et s’y reprend deux fois et demi avant de tendre le montant exact à la caissière. C’est officiel, le bonheur : ça rend con. Et sur cette conclusion délicieuse, Walrus sautille lourdement jusqu’au trottoir, (les conserves de fraises confites, ça pèse !) - jusqu’à son destin. Plutôt joli d’ailleurs ; les jambes délicates, les joues roses et le regard secret… Joli, joli destin. Perlimpinpin.

J’le farcis avec des pleurotes, il termine dans mon assiette de poivrote.

Jolis jetés de sable sur le sol tiède - Walrus s’élance, dérape, et se retrouve à s’étouffer sous le nez de Sylar. Le regard coupable, un peu. Beaucoup. Les dents qui grincent, les joues qui picotent ; et soudain le barrage cède. Les mots s’envolent, trop vite, trop haut, avec ce petit froncement de sourcil familier. J’ai encore fait une connerie. Un pot de fraises confites coincé sous le bras qui semblent appuyer les dires…

« J’ai récidivé. Ce n’était absolument pas prémédité. Ce n’est pas ma faute. Je n’ai pas pu faire autrement. Elle était sur le trottoir. Une putain de pulsion. Je n’ai pas réfléchi. C’était débile. Complètement ouf. Je-vais-la-ramener-sur-son-trottoire. Tes parents avaient raison. »

Mais Syl’ ignorait peut être ce que ça voulait dire, ouf. Epuisé par l’intensité sincère de ses réflexions existentielles (ou juste à cause du débit-débile et de ses dérapages ensablés) Walrus déambule comme un crabe jusqu’au canapé pour s’y laisser tomber mollement. Enlaçant son pot de fraises confites, dans un élan de désespoir et d’acceptation tous aussi intenses.

« Je suis un kidnappeur complètement psychotique. »

Les jambes délicates et leurs socquettes blanches trottinent jusqu’au salon. Une bouclette brune se faufile au coin du mur, amenant à sa suite un œil plus vert qu’une feuille de radis sauvage, puis deux. Puis tr… Puis un nez, une bouche, une moue boudeuse ; le tout trop familier pour être honnête. La petite fait claquer les volants de sa robe d’été, les bras tendus par l’effort. C’est que deux sac de courses, ça pèse. Surtout avec le second pot de fraises confites !

Un regard à Sylar et Monsieur le Morse lève déjà les yeux au ciel – à la mer en fait – ce n’est pas sa faute.

« Tartiflette, ou un truc du genre. »

Sur ce, la sale môme rétorque qu’elle s’appelle Blanquette, d’abord. Et qu’il avait juré de lui donner des bonbons si elle portait ses sacs de course, d’abord. Et qu’elle ne partira pas tant qu’il ne les lui aura pas donnés, d’abord. Et elle les plante là, se dirigeant vers la cuisine, prête à remplir le frigo. Comme si c’était la chose la plus raisonnable au monde. N’importe quoi, les fraises confites, ça ne se met pas au frigo, d’abord.

« Tu savais toi, qu’on organisait des classes de mer dans les écoles ? »

Les fraises en guise de bouclier, Walrus n’est pas du tout décidé à assumer sa fraternité. La ressemblance est pourtant frappante – au point de l’assommer ou presque – d’ailleurs, maintenant qu’il y pense…

« Rassure-moi. Tu. N’est pas en train de penser que. »

Il lui chatouille les côtelettes onze et douze (les flottantes !) pour s’accaparer toute son attention. Les lui pince avec délicatesse, histoire d’être sur que c’est chose faite. (On est jamais trop prudent ♥)

« Ce n’est pas ma grimace fille. C’est ma s. Tu sais. Pas la peine d’en faire un drame : c’est pas contagieux, d’abord. »

Ou peut être que si.



// Absent jusqu'au 11 Janvier //

Spoiler:
 
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Walrus
team steak haché
team steak haché
HUMEUR : Bweh.
CITATION : « L'objet possédé est heureux tant que son propriétaire l'a à l'oeil... »

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FICHE : La Cabane à Huîtres.
NOTEBOOK : Le moule à muffins
VIE SOCIALE : La pêche à la crevette
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Vingt milles purple craboyons sous le ketchup

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