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Quand le joyeux joyeux Hasard frappe...

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MessageSujet: Quand le joyeux joyeux Hasard frappe... Mer 4 Aoû - 9:10

{Je raconte n'importe quoi *^* j'espère que ça te conviendra quand même comme début ! ♥}

Un mur qui la cache du restant de Malkins. Exhibant ses pierres rosâtres et ses coquillages encastrés, un mur qui serpente maladroitement au milieu d'une végétation dense et volage. Les Lauriers s'y chamaillent le soleil, dépassant de leurs branches lourdement chargées de pétales framboise, blancs, rouge calamar, rose grenadine... Orange crevette ? Cette dernière teinte vous colle un frisson. Cherche le Jasmin chantant. Point de portail, point sonnette à la demeure d'Alistaire Hasard. On en fait le tour, hasardeux, l'on songe à escalader ce satané mur - les coquillages offrant des prises solides après tout - jusqu'à la pancarte. Prenez garde, joyeux-joyeux visiteurs, au Cookie d'attaque non moins joyeusement dressé ! Pour Halloween C. Pumpkin, cette dernière n'évoque plus que la vision ô combien déroutante d'un amas visqueux vaguement rond, de la taille d'un pneu de carrosse, balançant ses pépites à la poire des intrus - les fous ! - et salissant ses tenues à cinq cents yubas de chocolat noir pour lui faire la fête. Le Chocolateux de garde, une invention prétendument révolutionnaire qui ne révolutionna de fait que la vie monotone - ou pas - de son inventeur et maître. Jugé d'un esthétisme trop douteux pour séduire quelque public que ce soit... Est-ce nécessaire de préciser qu'Alistaire Hasard tenta une nouvelle fois sa chance avec le Grille-mains-baladeuses moins d'un demi-siècle plus tard ? Un grille-pain design qui lançait ses tartines sur les premiers cambrioleurs de passage. Vision infrarouge, détecteur de mouvements et calcul de trajectoire selon le poids, la forme, l'équilibre croûte-mie du pain utilisé lui assuraient une capacité de protection des maisons sans rival ! La fabuleuse machine de garde s'écriait même sur un ton "joyeux-joyeux" Touché-grillé dés qu'il atteignait de ses tartines tueuses un malheureux.

Non. Pas d'entrée, pas de sortie de secours, pour la mystérieuse villa d'Alistaire Hasard. L'inverse seule aurait été surprenante d'ailleurs. Et ce foutu Jasmin chantant qui changeait de place toute les trois minutes et quarante-quatre secondes ! Si bien qu'à peine repéré, il s'échappait déjà, le vil, de ses lianes grimpantes sur le muret ! Vive et d'humeur susceptible, la Grenouille se jeta presque sur la malheureuse plante, bouillonnant, et faillit arracher la fleur sur laquelle sa poigne délicate venait de se refermer. (Avec la grâce inégalable d'une demoiselle joyeuse-joyeuse, évidemment). L'audacieux amas de pétales commença à chanter et fut bien évite étouffé par la main de Weeny ! Au bord de la suffocation, la malheureuse fleurette abandonna son exotique comptine et posa la question fatidique - enfin ! - en chantant.

« Le mot de passage, et soyez joyeusement sage ! C'est un délicieux fromage, mais aussi un fataliste grand Mage ♫ Mangez cinq fruits et légumes par jour, et soyez joyeusement heureux pour toujouuuUUUUUUUuurrs.... ♫ »

« Fraise Flamembert. »

Un joyeux débile, qui donna la parole aux fruits et légumes afin de séduire les enfants à l'alimentation difficile. La tournure dramatique des évènements figure à ce jour dans les livres d'histoire. (Magiciens déments et Sorciers Suicidaires, Tome 7). Ses choux-fleurs marmonnaient d'inlassants discours racistes, prônant le génocide des abricots, ceux-ci monologuaient sans fin sur l'âme et la vie après la mort, les fraises se montraient nymphomanes et les haricots verts faisaient des chaines pour s'échapper des assiettes. Un désastre en grande pompe, le vieux Frasy finit dévoré par une horde de Radis sauvages...

Les fleurs frétillèrent, le Jasmin chantant s'écarta de part en part, emmenant dans ses lianes pierres et coquillages ; Halloween s'engouffra dans l'ouverture qui se referma aussitôt. La Reinette Tropicale s'était faite avalée par la Villa...

Accueil chocolaté d'un Cookie d'attaque qui barbouilla son jean - de marque bon sang - de chocolat. Méfiance lorsqu'elle longea le potager - sait-on jamais, les radis sauvages se baladaient toujours dans la nature aux dernières nouvelles - Weeny pénétra le hall avec soulagement. Juste à temps pour...

« Vous prendrez bien un bonbon, mon cher Cyrus ! Ils sont de ma fabrication. Mon adorée filleule ne va pas tarder, j'ai hâte de vous la présenter. Riche, vive et joyeuse, et célibataire. Mais ne lui brisez pas le cœur ou bien vous aurez affaire à mon armée de pain d'épi... »

Weeny venait de s'élancer, vive, arracha délicattement - ou pas - le bonbon à l'emballage rose, des mains de l'invité. Elle fusilla du regard la coupe pleine de dangers que lui avait tendu Alistaire. Satané parrain de pacotille. Chuchota gracieusement des paroles réconfortantes au jeune-homme après l'avoir saluer presque élégamment.

« Monsieur le Magicien d'Oz je présume. Halloween Pumpkin sur le papier, Juste Weeny sinon. la vive et joyeuse filleule. Si vous tenez à la vie, ne mangez rien de ce qu'il pourra vous offrir. Surtout si la chose est de sa fabrication. Il est toujours bien trop heureux d'avoir quelque cobaye humain à portée. »

Puis se tourna, joyeuse, vers son cher et tendre parrain. Squik, crac, boum. Le plafond explosa en centaines de confettis en chocolat, rependant les facétieux sur le Magicien d'Oz et Mademoiselle la Grenouille.

« AHA !! Quel timing sublime ! L'effet est absolument exquis. Non, j'insiste, les confettis en chocolat vous vont à ravir. A tous deux. Quatre parfums, ils sont comestibles et sont assortis d'un charme anti-fondant. Qu'en pensez-vous ?! Mais ne restons pas dans l'entrée, allons donc siroter une joyeuse-joyeuse tasse de thé. »

Alistaire Hasard, la quarantaine, célibataire et dérangé à souhait. Cheveux en bataille d'un châtain atrocement parsemé de vert, de turquoise, de rose, etc. Autant vous dire qu'il ne faisait pas fureur dans les soirées mondaines de la demeure familiale. Toujours implacablement vêtu, le sourire "joyeux-joyeux", la voix criarde et gonflée d'éclats de rire. D'une inconstance à toute épreuve et d'une instabilité mentale toute aussi certaine. Weeny et Cyrus se retrouvèrent donc sur un canapé de fourrure multicolore - si - couverts de confettis qui ne fondraient fort heureusement jamais.

« Citron vert-pamplemousse, carotte-radis sauvage, miel-ciboulette et menthe-cannelle. Quel parfum préférez-vous ? »

Sur le plateau, les carrés de sucre venaient d'escalader le bol de cristal et gambadaient de ci de là... Joyeuse-joyeuse bienvenue !




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MessageSujet: Re: Quand le joyeux joyeux Hasard frappe... Lun 9 Aoû - 23:47

« BWA HA HA ! »

Cri du cœur exprimant toute l’étendue de la joie – pure et rutilante – du Créateur qui a bravé l’Adversité et vaincu l’Impossible. Et après tout, qu’était-ce donc que l’impossible, si on savait se doter des moyens pour en venir à bout ? Mais de cela, peu de personnes avaient conscience et c’était d’ailleurs bien heureux ! Car il s’agissait là de ce qui faisait sa Fortune, ainsi que celle de ses rares semblables, après tout… Longuement, l’exclamation – virile – de la Victoire résonna, chant de fierté et écho de contentement, dans les quartiers du Magicien d’Oz, où celui-ci s’était enfermé depuis maintenant deux jours. A sa demande, Dame Flora avait eu la délicieuse amabilité de prévenir qui le venait voir qu’il ne souhaitait être dérangé pour rien au monde – et c’était de l’un des plus fervents chasseurs de trésors de Malkins dont il était question. Et il n’avait jusque là pas trop eu l’occasion de s’en étonner – ou s’en réjouir – mais Evariste s’était également montré compréhensif, ne demandant ni explications ni justifications quant à ce comportement qu’il ne lui connaissait somme toute pas. Aurait-il donc commis l’imbécile erreur de sous-estimer les capacités d’adaptation de son comptable ? Bah, l’Avenir le lui dira, sans doute, s’il le lui demandait aimablement…

Pour l’heure, Cyrus contemplait son œuvre, qui trônait, noble et digne, au milieu du fatras mécanique et coloré qui constituait son plan de travail. Il n’y avait pas à dire, ces heures de travail acharné n’avaient pas été inutiles et après l’oppression de sa bouffée créatrice des temps derniers, il se délectait de cette fierté qui lui gonflait à présent cœur et poitrine. Ce qu’il avait créé ? Une petite merveille, assurément. Qui ne manquerait pas de gagner le cœur de quelques clients par son adorable mignonnerie. Il s’agissait là de petites pastilles volantes, toutes rondes, toutes plates et pas plus grosse que le trou central d’un yuba. Ce qui les différenciait de bêtes pastilles volantes en leur conférant ce charme si particulier des créations qu’on ne trouvait que chez Oz’s, c’était leur capacité à émettre une petite lumière brillante, qui éclairait presqu’aussi bien qu’une lanterne-luciole, malgré la différence de taille. La lumière changeait de couleur d’après la pastille et, détail ultime, au-delà d’un certain taux d’humidité ambiant, les petites pastilles fleurissaient ! Des fleurs magiques, intégralement artificielles et garanties anti-fanaison. En contrepartie, les jolis bidules étaient hypersensibles à l’eau et perdaient tout éclat dès qu’ils étaient atteints par une particule aqueuse. Mais on ne pouvait tout avoir, n’est-ce pas. La Magie réclamait toujours quelque chose en échange de ses bons et loyaux services…

Certes, pour l’heure, il ne savait trop quoi faire de ces curieuses inventions qu’il avait soudain eu besoin de concrétiser. Peut-être pourrait-il les intégrer à des boutons de manchettes, à moins qu’il ne les envoie tenir compagnie aux lanternes-lucioles… Bah, il aviserait en temps voulu ! Pour l’instant, tout ce qui comptait était que ses prototypes s’avéraient être une réussite. Pour la peine, le Magicien se sentait revigoré – un effet secondaire de sa lacune de sommeil, sans doute – et les murs de son refuge lui paraissaient soudain bien étroits pour retenir tout ce surplus d’énergie qui le transportait presque. Après quelques étirements, une douche et des vêtements décents – on avait tendance à oublier à quel point cela pouvait nouer les muscles, deux nuits et une journée de travail avec pour seule tenue un pantalon sombre et une chemise blanche aux manches retroussées – Cyrus se décida à aller prendre un peu l’air. Se changer les idées restait le meilleur moyen d’en avoir de nouvelles, meilleures encore que les précédentes. Et au-dessus de la pile de messages qu’on avait laissés à son attention, trônait un billet farfelu, coloré au possible et fleurant bon la joie joyeusement joyeuse. En trois mots : reconnaissable entre mille ! Moins d’une heure plus tard, le Magicien était confortablement calé dans son ballon dirigeable, voguant fièrement dans les cieux de Malkins. Direction Candyland !

Ce ne fut que lorsqu’il arriva en vue de l’immense bâtisse d’Alistaire Hasard qu’il se souvint de l’infime détail stipulant qu’il n’y avait strictement aucune voie d’accès et qu’il lui faudrait grimper au mur comme le dernier des cambrioleurs. Allons bon, il lui fallait également trouver cette curieuse créature qu’était le Jasmin Chantant. Soupirs des résignations colorées. Tout de même, il aurait pu s’en souvenir plus tôt, il aurait pris des vêtements plus… Non, en fait. Cela n’aurait strictement rien changé à son costume des grands jours.

Prenant appui sur les coquillages comme il le pouvait en évitant d’accrocher ses tissus aux diverses irrégularités piquantes parsemant le mur d’enceinte – ils étaient protégés par un charme contre les accrocs, mais pas contre l’enroulement malencontreux autour d’un crustacé de passage – Cyrus progressait gracieusement – si si, c’était Lui qui escaladait, après tout – quoiqu’avec quelques légers petits problèmes d’ordre plus… pratique, dirait-on. Peut-être aurait-il dû songer à faire un peu plus d’exercice physique, dans sa jeunesse oisive… Hum… Non, en fait. Ce n’était pas comme si on lui demandait si souvent de fournir un réel effort, n’est-ce pas. Quoiqu’il en soit, par un heureux coup du sort, Il était toujours là lorsque le Magicien arriva au terme de son ascension – il devrait sans doute sacrifier un fraisier sur l’autel des Poivronidés Célestes pour ce traitement de faveur. Le tant recherché Jasmin Chantant, demandeur de mot de passe et seul accès connu à la demeure de ce cher Alistaire. La plante, joyeuse et alerte, s’apprêtait d’ailleurs à s’en aller vers d’autres pans de mur où elle pourrait déployer ses racines aériennes plus librement lorsque Cyrus l’agrippa galamment – autant que possible sans compromettre son équilibre précaire, une mauvaise chute était si vite arrivée…

La suite des évènements se déroula sans – trop – d’encombres. La plante déclama sa joyeuse chanson sur un ton non moins joyeux, puis, après de chaleureux louanges – faute d’applaudissements – consentit à énoncer l’énigme dont la solution conduirait au très attendu ami. Comme toujours, il s’agissait là du nom d’un magicien inventeur, Hilarius Clédesol en l’occurrence, resté à la postérité pour sa merveilleuse chaussette musicale, emblème de toute une génération, qui permettait de toujours écouter sa musique préférée grâce à un sortilège pertinent. Une légende, parmi la communauté magicienne !

Evitant, par un miracle qu’il n’aurait su s’expliquer et qu’il lui faudrait sans doute payer par la suite – malgré sa chance naturelle innée et leur générosité, on ne bénéficiait jamais gratuitement d’autant de faveurs de la part des Entités Supérieures – toute atteinte chocolatée à sa personne – le Cookie de garde n’avait pas de pitié pour les textiles – Cyrus arriva enfin auprès de l’inventeur tant apprécié, qui l’avait appelé pour affaires. L’accueil d’Alistaire fut aussi joyeusement joyeux que d’habitude, voire plus. En effet, ce fut l’air vicieux comploteur du farceur professionnel qu’il lui tendit un saladier contenant une multitude de bonbons. Et les yeux du Magicien d’Oz brillèrent de convoitise. Car il s’agissait là des célèbres Bonbons Hasard, du nom de leur inventeur, et dont un nombre impressionnant jonchait la désertique étendue des plages de cendre, non loin de la villa. Or, il se trouvait qu’il avait toujours souhaité en essayer un – lubie de créateur, curiosité d’enfant qui refuse de grandir, qui pouvait bien savoir – et… voici que leur propre inventeur lui en proposait un plein drageoir ! Ceci dit, quelqu’un devait lui en vouloir, à moins que ce ne fusse écrit dans les cendres d’un saumon volant ; ce n’était pas ce jour-là que ses lèvres tenteraient l’hasardeuse sucrerie. Triste déception, dans son regard. Il n’avait pas encore ouvert la bouche pour remercier son hôte de son affabilité qu’on lui ôtait vivement son acquisition des mains. Hm ? Une charmante jeune femme, colorée et alerte, pleine de grâce et de vive élégance. Et qui se présenta sous le nom de Juste Weeny. Charmant au possible ! Tellement qu'on ne pouvait que lui pardonner son intransigeance. Hochement de tête, révérence et sourire de circonstance – évitant affablement de poser le regard sur les éclaboussures chocolatées sur le pantalon de la vive et joyeuse filleule qui, de toute évidence, n’avait pu éviter les tendresses du Cookie de garde… Pauvre enfant.

« C’est cela même, ma chère. On m’appelle le Magicien d’Oz ou Cyrus Fleming, si vous préférez… »

Et on ne lui laissa pas le temps de tenter une justification – à quoi bon ? Déjà, le plafond explosait en une myriade de couleurs et de confettis – chocolatés, d’après la confidence d’Alistaire. Fantastique ! Loin de lui l’idée d’en douter, mais il avait véritablement bien fait de venir. Peut-être sortirait-il quelqu’intéressant partenariat de cette entrevue… Invités à prendre le thé – délicieuse perspective que celle-ci, quoique… légèrement douteuse, en réalité… Depuis les quelques temps où il le connaissait, Cyrus avait appris que les goûts d’Alistaire Hasard en matière de thé étaient pour le moins… excentriques. Il y avait même de quoi rebuter des esprits fragiles et moins avertis – carotte – radis sauvage, tout de même ! Certainement, il fallait vivre dangereusement mais là, ça frisait l’inconscience pure et simple… Bwahaha, et c’était lui qui songeait à cela !

Fourrure multicolore caressant son regard, Cyrus attendit que Juste Weeny se soit installée avant de s’asseoir à son tour, évitant consciencieusement de frôler ces horribles adorables petits morceaux de sucre qui gambadaient, joyeux-joyeux, et menaçaient à tout instant de se noyer dans une tasse qui se trouverait sur leur passage… Frisson d’horreur réprimé aimablement. Il attendit que la mignonne jeune femme ait choisi pour demander, à son tour, un citron vert – pamplemousse. Non, il n’essayait pas de voir ce que Weeny allait prendre pour voir ce qui présentait le moindre risque ! La Prudence, ailleurs que dans le domaine de l’argent, lui allait mal, après tout. C’était de la simple Galanterie, voilà tout. Le Magicien d’Oz était un gentleman et en tant que tel, il faisait passer les femmes – surtout lorsqu’elles étaient jeunes et jolies – au-dessus de tout. Bwaha, tu entends, Circey ?

Prestement, il saisit sa tasse – de justesse, un morceau de sucre tentait déjà de l’escalader ! Au lieu de quoi, ce fut une pluie de confettis chocolatés qui y plongea. Aha ! Il n’avait rien à craindre, ils ne fondraient pas, après tout. N’est-ce pas… ?
Avant de perdre sa contenance au profit d’une angoisse qui n’avait pas vraiment lieu d’être – on se persuadait comme on pouvait – Cyrus s’accapara la discussion, sans vergogne. Il avait du chocolat parfumé dans son thé, après tout ! On n’avait qu’à dire que c’était le choc…

« Et finalement, mon cher Alistaire, puis-je savoir la raison pour laquelle vous m’avez fait mander ? Je comptais justement passer vous voir pour discuter de choses et d’autres, à l’occasion, mais la Boutique me prend malheureusement presque tout mon temps… Désirez-vous un peu plus de sucre, Mademoiselle… ? »

Sucre… Dans le thé… Seigneurs poulpes et Big Bad Wolf ! Pourquoi tant de haine ?


Spoiler:
 


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mr. tout-le-monde... ou pas !
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MessageSujet: [color=darkcyan]« »[/color] Mer 11 Aoû - 17:18

Un citron vert-pamplemousse pour Mademoiselle la grenouille, imitée fort heureusement par le Magicien d'Oz. Nul n'aurait su l'en blâmer de toute façon. Le moins original, dans la villa d'Alistaire Hasard, s'avérait parfois le plus périlleux de tous. La coutume veut toutefois que se réaffirme la règle grâce à l'exception ! Chanceuse en ce jour chocolaté, Juste Weeny se fit plus réjouissante encore tandis que les sucres fuyaient son côté du plateau afin de noyer leur amour soudain dans la tasse de Cyrus. Un suicide collectif assurément, tendre démonstration, rien n'était moins sur ! Un peu plus de sucre...

« Je n'ose les priver de votre tasse. C'est qu'ils semblent vous apprécier bien plus que moi n'est-ce pas ! »

Clin d'œil. Et déjà, sous les éclats polis d'un rire joyeux-joyeux, les sucres se collaient les uns aux autres. Solidaires. Grattouillant la porcelaine de leur impensable dentition et se précipitant vers la noyade, le cœur en émoi !

« Ce ne sont là que de fragiles petits sucres, à la merci du flot de sentiments comme tout un chacun ! Je les ai voulus passionnels, croustillants, loyaux. Mais venons en à la raison de notre présence à tous, chers vous. Cyrus, il se trouve que l'on m'a soufflé récemment votre prétendu talent en matière de gâteaux. Je ne vous savais pas pâtissier mais, sait-on jamais ! »

Halloween trembla. Non, non, non. Bien évidemment, Parrain Alistaire ne pouvait songer sérieusement à la pâtisserie. Flopée de confettis en chocolat dans la tasse de la Grenouille.

« La Magie, c'est toujours joyeux-joyeux. Mais quand c'est comestible, c'est autrement mieux. Or, quoi de plus magnifique au monde que le gâteau ? Hormis les brochettes de poulpes, bien évidemment. J'en ai rêvé la nuit dernière, et les inventeurs magiciens seuls savent comme l'idée, le farfelu, l'illumination... Peuvent vous asservir les neurones et vous bouillir la raison jusqu'à en perdre l'esprit. Et le mot de passe de la réserve à brochettes de poulpe déshydratées. Mais voyez-vous, si posséder une filleule vive et joyeuse m'a appris quelque chose en ces siècles d'heureux goûters, c'est que l'application de la théorie Hasardeuse a du mal avec la pratique pure de la pâtisserie ! »

Dans une autre vie, Weeny s'étouffait déjà avec son thé. Mais pas ici, pas maintenant. Seul le tremblement passager d'une tasse aussitôt reposée filtra des siècles de conditionnement.

« Parrain de pacotille, s'il n'y avait eu de témoin, crois le bien, tu serais déjà là, à la merci des sucres, assommé par la théière ! Un véritable désastre. Je vous assure Cyrus. Le sel se substituait au sucre, la levure à la farine, les sachets de purée Mousseline au sucre vanillé...! Le hasard ne fait jamais bien les choses, dés lors qu'il s'agit de pâtisserie ! »

Il se leva, grand gaillard en tenue de mage ! Faisant valser son fauteuil - ou presque - et témoignant de toute la joyeuserie dont il était empli jusqu'aux orteils...

« Nulle perfection en ce monde ! J'ai juste failli échapper à la règle. Mais laissons les sachets de purée Mousseline au passé, voulez-vous, et parlons affaire. C'est du pâtissier d'Oz dont j'ai besoin, cher génie du gâteau. Je vous propose donc un projet commun. Les goûters de Malkins en dépendent - même s'ils ne le savant point encore ! »

Et déjà le Gâteau qui change de goût à chaque bouchée se trouvait propulsé dans la conversation. Fraises confites par ci, paillettes comestibles par là... Il était soudain question de joie en poudre et de malice déshydratée, car oui, l'on mettait semble-t-il les émotions en boîte. Deux minutes passionnément dépensées, et Juste Weeny sembla s'être enfilée trois sachets de soupçonneuse colère déshydratée ! Que ce bon vielle Alistaire s'empressa de confirmer, le mesquin.

« Mais, bien évidemment, filleule adorée ! Il nous faut un gouteur. Cobaye est un terme vulgaire que je me refuse à employer. Quoi de plus approprié que les papilles d'une Pumpkin pour juger la qualité d'un met magique ?! Rien, bien évidemment. Hormis un poulpe gourmet, peut être. Mais pourquoi s'en faire, par les chaussettes de Merlin ! Je paierai les frais médicaux s'il y en a. Nulle inquiétude, mon sens des responsabilités est sans faille. »

L'armée de sucre à l'appuie, Weeny se saisit finalement de la théière, dans un élan de grâce majestueuse, et se retrouva pourtant accompagnée du Magicien d'Oz, liste de courses en main - recette magique mise au point de concert serait plus juste - direction la supérette du coin. Elle soupira, la malicieuse, peinant à reconnaitre la curiosité qui s'installait déjà. Sourire tapageur aux lèvres, elle s'élança donc, ouvrant le chemin.

« Vous veillerez à ce que mes papilles sur-entrainées s'en sortent indemnes, assurément. Et ne lâchez pas une seule seconde des yeux les sachets de purée Mousseline ! Mais peut être le retrouverons-nous dévoré par les sucres... C'est ainsi que l'on abandonne le monde, lorsque l'on est un Magicien de génie. Quelle serait votre mort à vous, Cyrus, l'estomac d'un radis sauvage ou la chaussette étrangleuse ? »

Une bonne moitié d'éléments nutritifs - ou pas - reposait déjà joyeusement dans la réserve secrètement peu secrète d'Alistaire. Le restant des ingrédients, lui, se dorait la couenne aux néons artificiels sur l'une des nombreuses étagères de la supérette. Spécialisée en Magie des Papilles, s'il vous plait ! Septique lorsque passa le rayon des yeux de calamar en bocal, la Grenouille. Appliquée un temps, elle fixa le papier vert qui répandait ses volutes de basilic et de menthe fraiche... Secoua vivement la tête, au bord de l'hilarité, et glissa la liste dans les mains du Magicien d'Oz.

« Cyrus, je vous laisse là l'infini plaisir du décryptage. Entre inventeurs, l'excentricité calligraphique n'a pas lieu d'être et l'on se comprend aisément parait-il. Merlin... Jurez moi de ne pas vous transformer en une chose multicolore aux goûts capillaires douteux et à l'écriture joyeusement abracadabrante dans deux ou trois petits siècles ! »

Assez de bizarrerie dans ce monde. Le quota était bouclé ! Les poivrons en étaient témoins. Les brochettes de poulpes aussi...




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MessageSujet: Re: Quand le joyeux joyeux Hasard frappe... Sam 21 Aoû - 22:05

Résolument fixé sur la table basse, le regard de Cyrus avait quelque mal à afficher la sérénité malicieuse qu’il se plaisait pourtant à arborer en ce type d’occasions, regroupant mondanités, petits thés entre amis et éphémères soirées en compagnie de charmantes créatures. Peu à peu, il se voilait d’une appréhension horrifiée – vaguement insistante – qui se transformait, lentement mais sûrement, en une sorte de terreur paniquée, jumelée à un blocage mental se manifestant par un refus catégorique et un brutal déni de la situation présente. Non… Non, non, non ! Ils n’allaient tout de même pas… ? De grâce, qu’on l’épargne ! Plouf, plouf, plouf… et encore plouf. Ne pouvant supporter l’effroyable spectacle plus longtemps, ses paupières se scellèrent un instant, tandis que résonnait à ses oreilles l’affligeant plouf, fier témoin de l’extinction massive d’une indécente quantité de petits sucres, pourtant si joyeux-joyeux l’instant d’avant… Dans sa tasse. Où ils furent bientôt rejoints par une seconde averse de confettis chocolatés. Ciel ! Qu’avait-il bien pu faire pour mériter… Ah. C’était donc ça. Les Entités Supérieures étaient bien farceuses, en ce jour sucré. Certes, il savait bien qu’il lui faudrait payer, de quelque façon que ce soit, le trop-plein de faveurs dont il avait précédemment été l’unique bénéficiaire, mais il lui fallait avouer que ce mode de paiement avait quelque chose de douloureux… Je n’ose les priver de votre tasse, avait dit Juste Weeny. Un sourire de victime répondit au clin d’œil de la charmante aquarelle aux vêtements chocolatés. Votre compassion me va droit au cœur, ma chère. Un soupir de résignation s’estompa dans sa poitrine. Ce ne serait probablement pas le jour où il goûterait au citron vert – pamplemousse d’Alistaire.

Par ailleurs, celui-ci s’était lancé dans une hasardeuse tirade où il était question de ses récents exploits au Concours des Cuistosorciers. Récents… Qui remontaient tout de même à quelques mois. Que le temps s’écoulait vite lorsque l’on s’amusait perpétuellement ! Bouffée d’orgueil et son sourire de Magicien retrouva toute sa superbe. Doigts crispés sur l’anse de sa tasse, s’efforçant de ne surtout pas prêter trop d’attention – qui sait si on la lui rendrait, après tout – aux ploufs répétés qui semblaient ne pas vouloir cesser, Cyrus écoutait, buvait les paroles du vieil inventeur – faute de thé – et se serait presque permis la facétie de s’y noyer, si ce qu’il venait de vivre avec l’armée de sucres passionnels, croustillants et suicidaires ne lui avait pas fait si forte impression – mais non, voyons, il en fallait plus pour le traumatiser ! Je ne vous savais pas pâtissier mais, sait-on jamais ! Sourire pailleté, zeste de – fausse – modestie.

« Oh, j’ai quelques notions en matière de gâteaux, tout au plus, je ne suis pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un chef… »

Et ce, même s’il avait fini parmi les gagnants du Concours. Bwahaha, il lui faudrait retenter l’aventure, l’année prochaine ! En attendant, il était subjugué par cette capacité que le Hasard avait pour bien faire les choses – quoiqu’il concédât volontiers à Weeny le fait que la pâtisserie ne soit pas tout à fait dans ses cordes – et bien les deviner… Au fur et à mesure qu’Alistaire exposait ses plans, le Magicien d’Oz sentait une allégresse toute enfantine lui gonfler la poitrine, ponctuant le discours prometteur par de petits hochements de tête approbateurs. Un projet commun ! Et quel projet ! Un gâteau qui change de goût à chaque bouchée ! Voici qui ne manquerait pas de marquer magistralement son entrée dans le monde du sucre – même si le mérite en serait, à juste titre, partagé… En vérité, il n’en avait jusque là parlé à personne, l’idée n’étant qu’au stade de bourgeon qui n’avait pour le moment pas eu le temps de trop germer, mais Cyrus songeait, de plus en plus sérieusement, à se lancer dans la conquête du monde de l’alimentaire. C’est qu’il y avait là matière considérable à développer, et au vu de la publicité que lui avait fait le Concours, il n’aurait pas trop de mal à faire le grand saut. Et imaginerait-on, pour se lancer dans pareille entreprise, meilleur compagnon, meilleur allié qu’Alistaire Hasard lui-même ?! Cependant, il semblait que la charmante vive et joyeuse filleule ne fût pas totalement de cet avis – et à part lui, il n’aurait su l’en blâmer. Néanmoins, ils parviendraient à la convaincre, n’est-ce pas ? Eclat de rire brillant dans son regard, Cyrus sourit, indulgent et amusé, à Juste Weeny. Compatissant, aussi. La purée en sachets n’avait pas le mérite de s’accorder à quantité de gâteaux… Et quant à celui qui changeait de goût à chaque bouchée… Non, il valait mieux ne pas y songer.

« Eh bien, nous tâcherons de sceller soigneusement les sachets de purée dès que nous passerons aux essais ! Mon cher Alistaire, je ne peux qu’approuver votre entreprise et me réjouir d’y apporter mon humble contribution ! Voici qui nous changera certainement de ces petits biscuits citronnés ou vanillés qui prétendent au monopole de la pâtisserie malkinsienne ! Un gâteau magique, voilà ce qu’il faut à nos magiques contrées, et nul doute qu’en jumelant nos efforts, nous parviendrons à bouleverser le monde des sucreries ! »

Dès lors, ce fut un irrésistible élan d’enthousiasme. Une feuille et une plume apparurent on ne sait trop d’où, promptement suivis par de l’encre parfumée au caramel. Une liste s’établit, presqu’à l’unisson. Douceur liquide, pépites de surprise, il leur fallait également du sucre en crème et un peu de cette essence de rosée qui fait la fierté de certains fabriquants de Koralland. Quant à l’ingrédient de base, ils se mirent rapidement d’accord sur des fraises confites – quoique du chocolat fleuri pourrait donner un résultat sympathique… Ils verraient bien ! Sous la plume d’Alistaire, la liste commençait à prendre des allures de parchemin mystique portant quelque belle parole d’une divinité quelconque – et fort bavarde. Tendrement, le Magicien couvait du regard ce papier – qui tenait plus de la crêpe au basilic et à la menthe que du vulgaire papier – où somnolaient quantité de belles friandises qui n’attendaient que d’être joyeusement recueillies, doucement mélangées, amoureusement malaxées et gentiment enfournées. Aimablement goûtées, aussi… C’était sans doute là que Juste Weeny entrait en scène. Ce fut d’ailleurs à elle que fut confié l’honneur suprême de garder la Liste des provisions. Et il fut convenu que Cyrus l’accompagnerait – il y en avait tant qu’ils ne seraient pas trop de deux pour tout porter.

« C’est absolument charmant de votre part de bien vouloir nous aider, chère Weeny. Votre soutien nous sera précieux, incontestablement, et je suis sûr que votre palais saura se montrer intransigeant ! Grâce à vous, nous révolutionnerons la pâtisserie de Malkins ! »

Certes, il lui forçait peut être légèrement la main. Mais juste un peu ! Tout en restant courtois, comme de bien entendu. Alistaire approuva, Juste Weeny s’énerva – à peine – et bientôt, tous deux arpentaient les routes de Candyland, à la recherche du supermarché le plus proche – autant garder les ingrédients précieux pour la version finale du gâteau, nul besoin d’écumer les petites boutiques spécialisées ( et chères ) pour un premier essai.

La discussion s’engagea rapidement, et la vive et joyeuse filleule se révéla être encore plus charmante qu’elle ne le paraissait au premier abord – elle lui fit même promettre de garder personnellement un œil sur les sachets de purée – et adorablement curieuse. Quelle serait votre mort à vous, Cyrus, l'estomac d'un radis sauvage ou la chaussette étrangleuse ? Un rire de bon cœur gonfla sa gorge.

« Quitte à avoir une mort mémorable, je pense que je préfèrerais succomber aux tendresses gélatineuses d’un puddy géant ! »

Quitter ce monde dans un élan câlin d’amour puddiesque… Bwahaha ! Ce serait sympathique. Le chemin jusqu’au supermarché fut plus rapide qu’il ne l’aurait cru et déjà, ils se retrouvèrent entre les rayonnages, à examiner – et se faire examiner par – des yeux de calamars qui reposaient sagement dans leurs bocaux respectifs. Non loin du rayonnage, se trouvaient des conserves de pattes de fourmis géantes au sirop, des boites de brochettes de poulpe lyophilisées et ce qui ressemblait fort à du sirop de géranium carnivore. Cyrus s’apprêtait justement à aller étudier ce dernier de plus près lorsque, sourire rieur aux lèvres, Weeny lui offrit la Liste comme on pose un bonbon entre les mains d’un enfant. Et en la frôlant du regard, il comprit pourquoi. Eh bien, le moins que l’on puisse dire était que la calligraphie d’Alistaire laissait à désirer. Etouffant un soupir d’indulgence, le Magicien laissa l’amusement farder son visage et le rire briller dans ses yeux.

« Ma chère Weeny, je crains d’être déjà particulièrement multicolore ! »

Sans même songer au miel naturel de ses cheveux qui, actuellement, laissaient échapper quelques flamboyantes mèches de leur turban chamarré. Malice, sur ses lèvres.

« Néanmoins, vous avez ma parole, je tâcherai de soigner mon écriture ! Et peut-être me ferez-vous l’honneur et le plaisir de me rappeler à l’ordre, si vous me voyez trop dévier… »

Chassez donc le naturel charmeur, et il revient au triple galop !
Le déchiffrage ne fut pas si aisé, n’en déplaise aux rumeurs concernant la capacité de compréhension supérieure des magiciens entre eux. Bien heureusement pour eux, Cyrus put compter sur sa mémoire – il avait participé à l’élaboration de la liste, tout de même ! Bientôt, ils purent vérifier, en cochant qu’ils avaient bien presque tous les ingrédients dont ils avaient besoin. En effet, il leur en manquait quelques uns, dont l’essence d’illusion et la joie en poudre – ils avaient malgré tout pris deux sachets de candeur déshydratée, pour remplacer, mais ce ne serait certainement pas pareil.

Les joyeux-joyeux compères se remirent donc en quête d’un autre point de vente, plus grand, peut-être, où ils pourraient compléter leurs emplettes. Débarrassant Juste Weeny de la majorité des paquets – il était un gentleman et ne l’oubliait pas – le Magicien s’arrangea pour les caser sous un bras, offrant le second à sa compagne – gentleman jusqu’au bout, il savait se montrer plein de ressource et s’en étonnait presque lui-même. Cela dit, c’était sans compter les grosses boites de fraises confites qui s’avéraient passablement encombrantes – et diminuaient quelque peu par là le confort de sa position. Ce qui ne l’empêchait pas de discuter à bâtons rompus.

Le second commerce leur permit de compléter leurs provisions et eut l’amabilité de leur apprendre que l’essence d’illusion était depuis plusieurs mois en rupture de stock, de même que la liqueur de rosée, à cause d’une grève des exploitants d’algues hallucinogènes de Koralland, qui se prétendaient injustement poursuivis par la Loi et qui paralysaient ainsi une bonne partie de l’économie de la ville. Mais un Magicien ne s’avouait jamais vaincu.

« Eh bien, puisque l’ingrédient semble introuvable, permettez-moi de vous conduire à mon fournisseur habituel. Je suis sûr qu’il saura nous aider… »

Il lui devait une faveur, de toute façon. Ce qu’il n’avait pas prévu, en revanche, c’était ce curieux jeune homme qui, au détour d’une ruelle, braqua sur eux ce qui ressemblait fort à un électrisant, mais le modèle à eau – de ceux avec lesquels s’amusent les enfants dont les parents ne déplorent pas la violence. L’homme semblait à bout de nerfs et avant que quiconque n’ait eu le temps de réagir, il hurla :

« DONNEZ-MOI CES FRAISES CONFITES TOUT DE SUITE, OU… Ou… OU JE N’HESITERAI PAS A LES SUR-HYDRATER ! »

Juste ciel ! Les voilà aux prises avec un psychopathe !


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Quand le joyeux joyeux Hasard frappe... Lun 17 Jan - 13:42

Elle se voulut rassurante la Grenouille, le cœur gonflé de sérieux, les yeux presque trop enthousiastes.

« Cher Magicien d'Oz, s'il vous prenait un jour l'envie de visiter le tube digestif d'un Puddy géant, je jure solennellement d'en faire de la confiture maison. Ce qui, de fait, aboutirait à de la confiture d'Oz. Imaginez donc ! Vous gagneriez presque l'immortalité gustative et l'on exposerait au Musée des Inventeurs Magiciens Célèbres et Morts de Façon Très Bizarre votre pot. »

Pleine de fausses promesses de marmite, de sucre et de gelée de puddy ! Elle alla même jusqu'à conclure sur un « la confiture vous irait si bien » murmuré du bout des lèvres de façon bien trop complice... Rire avorté lorsque les yeux de Weeny croisèrent ceux d'un poux en bocal à la taille magiquement modifiée. Si, les poux avaient des yeux. Une découverte dont se serait si magnifiquement bien passée la demoiselle.

Elle sembla perplexe alors qu'il n'y avait trace de Joie en poudre et d'Essence d'Illusion dans aucun des rayons. Puis s'illumina, pétillement malicieux qu'elle était ! Juste Weeny se fit chuchotante et suspicieuse, tandis qu'une fée lutine en âge d'être son arrière-grand-mère les observait du rayon adjacent au travers d'un bocal à poux...

« Cyrus ! Les nénuphars hallucinogènes sont bien connus pour la joyeuse euphorie qu'ils provoquent, ajoutons quelques douces hallucinations multicolores, si évanescentes à faible dose, leur couleur verte incomparable et leur saveur sucrée quasi-légendaire. Ce pourrait être une excellente alternative. Qu'en dîtes-vous ? Il parait même que cela réduit le cholestérol, je vous assure. Oh ! Quel magnifique poux en bocal, ne trouvez-vous pas ? »

La petite vielle féérique s'était faufilée presque discrètement jusqu'au joyeux-joyeux couple de chasseurs d'ingrédients. Ce devait être l'une de ces retraitées névrosées qui, résidant dans un mignon lotissement prolétaire, passait ses journées en robe de chambre de mauvais goût à espionner ses voisins à coup de jumelle vision-infrarouge intégrée ! Mais peut être raffolait-elle juste de poux en bocal. Ou était-ce une admiratrice de Cyrus ? Le Magicien d'Oz charmait-il jusqu'au troisième âge ? Le fanatisme ne connait nulle frontière après tout. Halloween jugea qu'une fuite stratégique en direction du rayon des poissons-puddies-pannés s'imposait comme de juste.

« C'est que le multicolore vous va tellement bien au teint qu'on en viendrait presque à l'oublier. Rien avoir avec les dramatiques habitudes de Parrain Alistaire. Merlin, non ! L'abus de Purée Mousseline lui a peut être grillé quelques neurones... »

La grenouille se fit conviction spirituelle intense ; il y avait multicolore et multicolore voyez-vous. Elle même n'avait-elle pas la chevelure rosoyante d'un sorbet à la grenadine ? Mais Parrain Alistaire, comme elle le fit brillamment remarquer, tenait plus du rejeton du Poisson Puddy génétiquement modifié (une larve fluorescente aux flopflopants bourrelets clignotants et multicolores) que du Papillon Cée Duction mâle (Exhibant ses ailes arc-en-ciel pour s'approprier l'amour des demoiselles de son espèce). Élégante jusque dans ses réflexions, Juste Weeny ne poussa pas plus loin l'argumentaire, il n'était point nécessaire de disposer Cyrus dans l'une ou l'autre de ces intéressantes catégories !

Seconde chasse aux ingrédients, certains manquaient toujours à l'appel mais les paquets s'entassaient déjà si tendrement sous le bras unique du Magicien que la grenouille se noyait presque dans ses scrupuleuses réflexions... Presque. Mais pas trop !

« DONNEZ-MOI CES FRAISES CONFITES TOUT DE SUITE, OU… Ou… OU JE N’HESITERAI PAS A LES SUR-HYDRATER ! »

Par la chaussette étrangleuse de Merlin, un kidnappeur de fraises confites !

« Vous, le mec louche, donnez le paquet à la poulette ! Immédatiem… Immadiét… Immédiata… TOUT DE SUITE ! »

Le kidnappeur fruitier agitait son arme sur-hydratante et faillit s’auto-tremper dans un élan d’enthousiasme trop exagéré… Un électrisant à eau, quel manque de classe ! Et Juste Weeny qui, malgré sa sage habitude de toujours avoir à portée de main son Tazer, s’était volontairement désarmée avant de rendre visite à Alistaire… (Dans le but évident de ne pas se soumettre volontairement à la tentation d’électrocuter son parrain.) Pinçant les lèvres et transpirant l’élégante indignation – comme seuls savent le faire les gens de bonne famille - la demoiselle s’empara donc du paquet de fraises confites terrifiées. Elle n’était pas une poulette… Mais une grenouille ! Nom d’une pâtacitrouille. Elle s’avança, la tête haute, et tendit d’une main délicate le paquet de fraises…

Les doigts avides glissèrent sur l’épiderme de la grenouille, trop désireux de s’emparer du butin pour faire preuve de prudence… Tel fut grillé celui qui pensait enfourner la tartine dans le grille-pain. La joyeuse joyeuse demoiselle piétina distraitement l’intoxiqué, prenant soin d’écrabouiller quelques orteils paralysés au passage, et témoigna vivement toute sa satisfaction au Magicien d’Oz ! Agitant – presque calmement – le paquet des survivantes confites…

« Elles sont saines et sauves ! Cyrus, mais… Oh ! Vous ne saviez pas. Ce n’est pas parce que je raffole des yeux de mouche en sirop qu’on me surnomme la Grenouille – un Pumpkin ne pourrait pas avaler ça de toute façon – mais parce que je suis de ces petites reinettes exotiques, croassantes et venimeuses. Ou peut être juste à cause des nénuphars… »

Hallucinogènes, chuchotement de conspirateur. Vive et magnanime, Juste Weeny s’empara sans plus attendre du porte-yubas – vide – de la vict… Du criminel. Releva l’identité de celui qui avait attenté à la vie des fraises confites, puis s’empressa de composer le numéro de ses collègues. Un spasme agita l’agresseur le temps de quelques secondes. Pemple Mouce, dix-neuf ans, mais pas toutes ses dents.

« Tentative de kidnapping de fraises, Pemple, ça n’a rien de bien séduisant. Agression sur agent, usage d’arme à eau dans un lieu public, mais le pire dans tout ça… C’est que les cibles du larcin étaient confites ! Trois mois de plus derrière les barreaux, si ça n’est pas quatre. »

On prit les dépositions du Magicien et de la Grenouille. Mais tous deux décidèrent d’un commun accord de ne pas porter plainte ; les fraises confites auraient en effet été réquisitionnées comme preuves à conviction dans l’affaire ! Le jeune Pemple était déjà connu des services de police pour consommation et deal de confiture à l’huile d’Alhyenn, exhibitionnisme, atteinte à la pudeur… On l’embarqua finalement pour port de chaussettes illicites, celles-ci montraient la photographie – trafiquée, rien n’était moins sur – du Ministre des Contes nu comme un puddy, chope de rhum au miel dans la main gauche (L’un des trois-cent cinquante-neuf mille six cent trente-sept articles interdits à l’exhibition).

Juste Weeny retrouva le bras galant de son acolyte, ils arrivèrent finalement en un seul morceau – deux pour être exacte en fait – près du fournisseur personnel du Magicien. Et la grenouille se proposa de porter leurs futures acquisitions.

« J’ai bien assez profité de votre bras, Cyrus. Il ne faudrait pas que vos muscles s’épanouissent plus d’un côté que de l’autre, imaginez donc ! Je m’en voudrais – presque – de priver vos admiratrices de cette symétrie si esthétique. Nous n’avons pas risqué la sur-hydratation pour voir ces superbes fraises confites écrabouillées par inadvertance sur les pelouses de Candyland. »

Et dans un éclair de rapidité démente, Halloween s’empara de trois ou quatre paquets, prête à découvrir le secret fournisseur du pâtissier-magicien. Elle ne comptait pas révéler quoi que ce fût. Mais c’était un peu comme… Comme ouvrir ses cadeaux de Nowel en douce, dans le placard de son oncle, une semaine avant le soir-J !


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Frog
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CITATION : « Quand le coassement des grenouilles prend fin, on n'en apprécie que mieux le silence. »

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FICHE : La marre aux nénuphars...
NOTEBOOK : tétard-pétard !
VIE SOCIALE : Le harem à grenouille♥️
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