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[Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy]

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MessageSujet: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Sam 7 Aoû - 22:57

Les rues de Woollyland étaient habituées au pas pressé des passants ordinaires, aux pieds légers des fuyards, à la démarche lente et lourde des éventuels Traqueurs en patrouille.

Elles étaient peut-être un peu moins accoutumées, cependant, au pas de troupe d'une troupe en pleine charge guerrière, ce qui expliquait la hâte des badauds à découvrir soudain un recoin de porte ou une ruelle passante où trouver asile.

La présence de ces hommes, cependant, ne méritait pas une telle fuite ; au contraire, elle représentait plutôt un honneur pour des quartiers aussi mal famés. Le prince Liam Cavallonne était peut-être un Traqueur, mais un Traqueur exigeant ; il ne s'aventurait pas dans tous les parties de la ville, ni ne poursuivait tous les criminels. Non qu'il soit prêt à refuser un ordre de son supérieur, bien sûr - le Prince tenait à être un Traqueur d'élite -, mais quelques missives fermes de son père régulièrement adressées aux plus hautes autorités du Ministère, la présence de ses gardes du corps, et les regards qu'ils adressaient à son Capitaine lorsque celui-ci annonçait une nouvelle mission, tendaient à persuader celui-ci de ne réserver au Cavallonne que des assignations digne de son rang et de sa dignité.

Liam, s'il avait été informé de ces états de fait, aurait peut-être protesté ; après tout, il avait lui-même insisté pour vivre la vie d'un Traqueur, ainsi que les mauvais côtés qu'une telle existence impliquait sur le plan professionnel. (Ne s'étant nullement engagé sur le plan privé, il ne voyait aucune objection à être suivi par une dizaine d'hommes en armes ou à rentrer chaque soir dans son palais en carosse ; après tout, c'était là sa vie privée, et quelques citoyens compétents avaient parfaitement le droit de décider de leur plein gré d'assister un agent de la justice en pleine action - devait-il donc juguler les pulsions civiques de ses employés ?). Mais, n'étant pas officiellement au courant, il n'honorait donc de sa présence que les quartiers qui le méritaient. Après tout, tant qu'on ne lui disait pas ouvertement, il n'avait pas à faire preuve de scrupules.

Ce cas-ci, cependant, méritait bien que le Prince daigne courir dans les ruelles Woollylandiennes - suivi de près par ses gardes du corps qui, par respect envers l'enthousiasme de leur employeur, prenaient soin de ne pas le dépasser. En effet, ce n'était nul autre que le fameux Disséqueur qui sprintait devant la menace Cavallonne, esquivant de temps à autre un tir de toute façon peu menaçant (il est malheureusement assez difficile de tirer en courant).

Le Disséqueur courant plutôt vite, la scène aurait facilement pu s'éterniser - ou se raccourcir, si un Liam lassé avait ordonné à ses hommes de presser le pas - lorsque Moira Brown, treize ans, croisant le chemin de la folle équipée, se sentit soudain envahie par une furieuse pulsion de citoyenneté.

Malgré son jeune âge et le quartier peu favorable où elle vivait, Moira Brown avait toujours eu un très fort sens de la justice. En reconnaissant le célèbre Disséqueur, elle n'hésita pas. Si les Traqueurs ne parvenaient pas à le rattraper, alors elle les aiderait ! Armée de cette ferme résolution, elle prit une grande inspiration, lâcha malheureusement, sous la passion du moment, le papier de chewing-gum qu'elle tenait à la main, commettant ainsi un délit de dépôt d'ordure sur la voie publique passable de quinze yubas d'amende - un bien attire toujours un mal - et déclencha son don.

Produire de la mélasse à l'infini depuis sa peau.

Selon ses calculs, la mélasse devait submerger les rues, immobilisant Traqueurs et Disséqueur et permettre ainsi l'arrestation prompte du criminel. C'était un plan au demeurant plutôt valable et plutôt censé - pour une entreprise élaborée en un quart de seconde par un esprit enthousiaste autant qu'inexpérimenté, s'entend.

Dans la pratique, malheureusement, le flot soudain qui envahit la rue de Southwall balaya Moira, passants, gardes du corps et Disséqueur vers des destinations variées autant qu'inconnues en un spectacle assez similaire aux Grandes Inondations jadis décrites par le prophète apocalyptique Stator Stautoux. Bouleversée par le désastre et à moitié noyée sous la mélasse, l'adolescente vivrait cette expérience comme un traumatisme et se jurerait de ne plus jamais montrer une telle incompétence, ce qui la mènerait à devenir l'une des Consultantes les plus redoutées de Malkins là où, dans la dimension normale, ce serait l'agression de l'une de ses amies dans une ruelle sombre de Candyland qui la pousserait à devenir une célèbre traqueuse.

Il est certains destins que rien ne saurait changer.
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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Lun 16 Aoû - 23:53

    Il faisait froid. Et pourtant, une chaleur inconnue, diffuse, brûlait ses entrailles et humidifiait son front. Il la sentait bien, vague et mesquine, irradier au fond de lui, étreignant son cœur et dévorant sa poitrine, s’insinuant au plus profond de son être, suffocante, accélérant son rythme cardiaque et embrumant son cerveau. Ses jambes étaient de plus en plus lourdes, mais il ne pouvait se permettre de suspendre leur mouvement. Inlassablement, il le répétait, de plus en plus largement, de plus en plus rapidement. Et ce voile méprisable, détestable, qui se déposait continuellement sur son esprit, lui faisant peu à peu perdre toute conscience au profit de cet inhabituel effort… Un brusque fracas le fit sursauter, alors qu’une douleur lancinante s’élevait déjà dans son bras. Cyrus cilla et se retourna – simple réflexe – ralentissant momentanément sa course pour s’apercevoir qu’il avait heurté – et renversé- un tas de grosses boites métalliques vides qui reposaient sur un établi à l’équilibre précaire. Accessoirement, il aperçut, au loin, ce maudit traqueur – et sa cour d’incapables – qui s’échinait à le poursuivre dans les ruelles où, somme toute, il n’était venu que pour pratiquer son art – et bénévolement, en bon médecin ne recherchant que la bonne santé de son entourage, et plus particulièrement des démunis de l’Envers du Miroir.

    Mais comment avait-il bien pu s’y prendre pour se retrouver dans une situation pareille ? Il ne savait plus très bien – et après tout, quelle importance ?! Tout était temporairement confus, dans son esprit, à croire qu’il ralentissait toujours plus, pendant que ses muscles se tendaient pour assurer le bon déroulement de sa… non, pas fuite. Retraite stratégique. Il n’était décidément bon à rien dès qu’il devait fournir un effort physique. Soupir haletant. Il détestait vraiment ce genre de courses effrénées qui lui laissaient toujours cette horrible impression fébrile, à croire que l’air qu’il respirait si ardemment finirait par faire éclater ses poumons. Comme s’il était malade… Gracieux Poivrons ! Quelle horreur ! Profitant de ce brusque éclair de lucidité, Cyrus s’obligea à diagnostiquer ce bras qu’il retenait lamentablement, et qui lui faisait un mal de crevette dentée. Bon, il ne pouvait risquer d’emboutir un autre tas de ferrailles en baissant le regard vers ce membre meurtri, donc il se contenterait de supposer l’existence de cet hématome qu’il sentait le parasiter. Et… D’un mouvement brusque qui fit protester bras, jambes et dos, le Disséqueur évita élégamment et de justesse une gamine qui était plantée là, au milieu du passage – elle devait souffrir de catatonie ou d’hémiplégie pour avoir aussi peu de réactions – et s’engagea vivement dans une ruelle transversale. Maudits traqueurs ! Ne pouvaient-ils donc pas se laisser semer tranquillement ? A son retour auprès de ses compagnons, il lui faudrait leur demander comment ils s’y prenaient, eux, pour courir sans fatigue… Bon, alors, ce bras…

    Le zélé médecin qu’il était n’eut jamais l’occasion d’achever le cours de sa pensée – ni de son diagnostic. Soudainement, un flot de… quelque chose d’horriblement poisseux et collant, dévala dans la ruelle où il s’était engagé. Une sorte de… Yerk !! De la mélasse ! Scandaleux ! Cyrus avait une sainte horreur de la mélasse. Ça donnait des caries et ça créait des masses graisseuses qui s’installaient dans le corps, bouchant les artères et finissant irrémédiablement par arrêter les mouvements si gracieux du cœur. La mélasse et la confiture étaient les ennemis jurés de la Santé, et par voie de conséquence directe, ses ennemis à lui. Au même titre que toutes les autres sucreries. Et les aliments gras. Et tout ce qui contenait plus de calories et moins de vitamines qu’une feuille de laitue.

    Emporté par le flot diluvien, Cyrus perdit plus ou moins conscience des réalités qui l’entouraient – son esprit s’était résolument fixé sur les pauvres et innocentes victimes de la mélasse qu’il lui faudrait soigner dès qu’il se serait lui-même débarbouillé. Ce fut donc sans trop s’en rendre compte qu’il se retrouva dans ce qui ressemblait fort à un reste d’habitation précaire dans un bâtiment désaffecté. Enfin, bâtiment, c’était vite dit, étant donnée la précarité, justement, de la construction et la taille de l’habitation – qui tenait plus de la cage à lapin trilobite qu’à l’idée qu’on se fait habituellement d’un appartement.

    Toujours poisseux, Cyrus commençait à sérieusement envisager la matérialisation d’une bassine d’eau – géante – faute d’un aspirateur à mélasse – il n’avait malheureusement pas l’imagination pour – lorsqu’il se rendit compte qu’il n’était pas seul. Tant bien que mal, il se redressa légèrement, provoquant une douloureuse contestation de la part de son bras et, de la voix doucereuse qu’il employait jadis pour rassurer les enfants malades – imbéciles garnements pleurnichards, il n’avait jamais compris pourquoi il n’arrivait qu’à les faire pleurer encore plus – demanda aimablement – avec une pointe d’espoir à peine dissimulée :


    « Ca va, vous n’avez rien de cassé ? Je suis médecin, vous savez, alors si vous ne vous sentez pas très bien, n’hésitez pas à le dire… »



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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Mar 24 Aoû - 21:12

Honneur à la formation des écoles de Traqueurs : ce fut avec une certaine grâce que le Prince Charmant, de manière entièrement et totalement délibérée – si – parvint de quelques bonds à garder de l’avance sur la mélasse avant de repérer son suspect entraîné par la mélasse. Sacrifice nécessaire ! Liam prit une grande inspiration et… se jeta dans les flots impétueux, une main crispée sur la jambe de pantalon du Disséqueur qui, lui-même quelque peu chamboulé par sa situation, ne sembla pas prêter attention au passager en trop qu’il embarquait avec lui.

Honneur, encore, à la formation des écoles de l’état ! Malgré une brève – très brève ! – perte de lucidité dans les tourments mélassiers, Liam était toujours accroché à sa proie lorsque les flots se calmèrent suffisamment pour les déposer dans une espèce de taudis infâme, un rebord d’appartement tenu à grand-peine au dessus du vide.

Tous les instincts aristocrates de Liam, soit quatre-vingt-dix pour cent de sa personne, se mirent à hurler violemment.

C’était sale. C’était petit, c’était étroit, c’était encore couvert de mélasse – et lui aussi ! En fait, il était enduit de mélasse, avec ses vêtements – ses vêtements hors de prix complètement incrustés de liquide poisseux et odorant, et sa peau, et ses cheveux dégoulinants, et son maquillage waterproof mêlé de boue visqueuse, avec les chaussures crasseuses et criminelles de ce sinistre imbécile dégénéré à deux doigts de son nez et il pouvait sentir la poussière et la crasse et la moisissure sur les murs et à travers la mélasse, sur ses doigts – c’était un appartement de pauvre, de miséreux, des imbéciles qui venaient s’entasser dans les usines et il était SALE et coincé avec la raclure de caniveau criminelle à cause de laquelle il s’était trouvé obligé de plonger dans la mélasse en premier lieu et de se retrouver COINCE dans ce trou à rat sale et gluant et PEUPLE


« Ca va, vous n’avez rien de cassé ? Je suis médecin, vous savez, alors si vous ne vous sentez pas très bien, n’hésitez pas à le dire… » s’enquérit le Disséqueur d’une voix douce et suave comme de la mélasse.

Les premiers Cavallonne, les fondateurs de la lignée, étaient loin des descendants racés qui les représentaient aujourd’hui. Hommes rudes et fiers, ils avaient dû instaurer leur domination dans un monde féroce et sans pitié où loups, ogres, trolls, nains cannibales et mille autres créatures vicieuses guettaient la moindre intrusion humaine pour l’écraser sans pitié. On parlait encore, dans les livres d’histoire, de leur vigueur et leur férocité dans la bataille, des crises berserkers qui les envoyaient seuls contre un dragon ou une armée de prédateurs féroces.

Ce fut cette rage antique qui saisit Liam Cavalonne à ce moment, conférant une force et une férocité nouvelle à ses bras comme, lâchant un hurlement inarticulé, il envoyait voler le Disséqueur d’un vigoureux coup de pied allongé renforcé par de lourdes semelles compensées renforcées d’acier. Brandissant son taser en direction du criminel, Liam parvint à contrôler suffisamment sa voix pour articuler à peu près.


- Vous êtes en état d’arrestation. Lâchez vos armes et allongez-vous les mains sur la tête.

D’un côté, l’arme était rendue inutile par la mélasse qui l’engluait. De l’autre, Liam, malgré sa carrure encore peu épaisse, semblait tout à fait capable, dans son état mental actuel, de tabasser quelqu’un à mort avec quelques décigrammes d’acier.


Dernière édition par The Charming Prince le Sam 30 Oct - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Mar 28 Sep - 17:35

    Allons bon. La chute avait été rude. Mais en était-ce seulement une, dans la mesure où, s'il en croyait ce que ses yeux voulaient bien lui montrer, ils avaient surtout pris de l'altitude, quoiqu'involontairement, n'est-ce pas ? Tout de même, avait-on idée de se trouver sur la trajectoire d'une crue impétueuse, aussi… En vérité, tout était la faute de cette mesquine mélasse, gluante et poisseuse et… et… beurk. Voilà. Il n'y avait pas d'autre mot – pas de mot du tout, d'ailleurs – pour la décrire. De plus, son bras lui faisait de nouveau atrocement mal – peut-être même lui semblait-il déceler une sensible augmentation de la douleur – et il aurait juré avoir, en prime, récolté une bosse à l'arrière du crâne. Ses souvenirs restaient confus et parsemés d'étoiles de formes et couleurs diverses – quoique toutes parfumées au sucre cuit – mais il avait la plus ou moins nette impression de s'être sauvagement cogné la tête quelque part – contre l'un de ces crasseux murs, sans doute… Grumpf.

    Et pour ne rien gâcher, il avait de la mélasse dans le nez. Mais quelle horreur ! Horreur Suprême, même ! Ciel, si cela se trouvait, il allait ingurgiter toutes ces calories malsaines par voie nasale et il ne manquerait pas d’en récolter des séquelles fatales ! Qui donc pouvait se targuer d’avoir étudié l’effet des sucreries ingérées par des voies autres qu’orales, hein ? Et… Et, comble de l’horreur, il devait sans doute y avoir une probabilité pour que l’odieuse substance pénètre le corps par l’épiderme… Oh, par toutes les divinités poivronnes ! C’en était trop pour lui, Cyrus sentait le vertige l’assaillir à de telles pensées apocalyptiques. Tout à ses tergiversations angoissées et silencieuses, il en avait presque oublié la pauvre âme à soigner qui ne répondait toujours pas à sa question – pourtant pleine de bonne foi. Il était un médecin zélé et avait bien l’intention d’aider, s’il pouvait être d’une quelconque utilité – il se dévouait même pour un examen complémentaire et gratuit, si le patient avait le moindre doute concernant un grain de beauté trop petit ou trop coloré…

    Cependant, ce à quoi il n’était certainement pas préparé, ce fut au magistral coup de pied qu’on lui asséna brutalement… Pardon ? … Tandis qu’il entamait un vol plané dans une parfaite trajectoire parabolique, Cyrus haussa un sourcil interdit, où se peignait toute l’incompréhension du Monde. Mais… Mais que se passait-il ?! Pour l’heure, sa tête heurtait de nouveau un mur crasseux au contact duquel ses muscles se révulsèrent – ah ! on était bien loin de l’atmosphère aseptisée et stérilisée des hôpitaux ! Et… Et il avait mal. Très mal. Ô Joie ! Il devait certainement avoir récolté une seconde bosse, sur la tête – il allait sans doute finir par se sentir pousser un purple crayobon géant, à la base du crâne, auréolé de quelques hématomes violacés, pour rester dans les tons. Sans parler des côtes fêlées qu’il devait sûrement avoir… Oh, juste ciel ! Il serait contraint à l’immobilité pour un temps indéterminé ! Mais comment ferait-il donc pour exercer son don sur les pauvres malades de tout Malkins ?! On avait besoin de lui ! Et… Et… Il lui faudrait trouver une solution, impérativement ! Quitte à doubler les attelles et la quantité de bandages ! C’est alors qu’il se rendit compte que son agresseur lui parlait – criait ? … Vous êtes en état d’arrestation, qu’il disait… Pour la peine, Cyrus haussa son second sourcil – tuméfié, également.

    « … Plait-il ? »

    Alors qu’il avait pris la parole, il sentit l’âcre goût de son propre sang, au fond de la bouche, provenant sans doute d’une coupure à la lèvre, suite au récent choc. Et dès lors, ce fut une panique à peine contenue. Il faisait une hémorragie ! Il lui fallait une transfusion ! Immédiatement ! Ou il allait finir noyé dans une flaque de sang et de mélasse. Mais, de toute évidence, son agresseur ne l’entendait pas de la même manière… Lâchez vos armes et allongez-vous, les mains sur la tête… Reléguant un instant la panique dans un coin relativement éloigné de son esprit, Cyrus trouva la force d’articuler :

    « Je… vous demande pardon ? »

    Avait-il bien regardé autour de lui, ce maudit Traqueur ? – car il s’agissait bien de son poursuivant, maintenant qu’il se donnait la peine de le regarder.

    « Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le sol est recouvert de… mélasse. »

    Se drapant dans sa dignité de garçon de bonne famille et de bonne éducation, Cyrus se redressa – autant que ses débris de côtes le lui permettaient – et toisa l’individu de si peu de morale qui osait brandir sur Lui, un Médecin, un Sauveur de Vies, une Arme à feu, objet créé pour ôter des vies, justement. Bon, à l’origine, il n’était fait que pour neutraliser des fuyards récalcitrants, mais à ce niveau, ce n’était plus qu’un infime détail dont il se moquait bien…

    « Il est tout simplement hors de question que je m’allonge sur ce sol, Monsieur. Par ailleurs, je suis blessé – par votre faute – et j’ai besoin de recevoir les premiers soins. Ayez donc l’obligeance de baisser ce… cet… Cette arme – je croyais qu’on n’était plus adepte de la violence policière – et de me conduire à l’hôpital le plus proche. »

    Mâchoires serrées, bras enserrant son torse, Cyrus était l’image même du Stoïcisme… Recouvert de cinq bons centimètres de mélasse.


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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Mer 3 Nov - 20:21

Techniquement, l'appel à l'apaisement que lançait ainsi le criminel n'était pas sans mérite. Techniquement, un bon Traqueur se devait, malgré son éventuel écœurement devant les dépravation d'un criminel ou son état d'irritation du moment, de traiter tout coupable comme un citoyen - un citoyen à châtier, certes, mais méritant tout autant d'égard qu'un civil ordinaire. Et en d’autres circonstances, Liam aurait pu...

… Non, même pas, en fait. Ressentir la moindre once de compassion envers quelqu’un, y compris quelqu’un qui ne fût pas un dangereux criminel, était déjà étranger à sa nature ; mais alors dans son état d’esprit actuel…

- T’emmener à l’hôpital ? Toi ? J’ai l’air d’une bonne et toi d’un civil, peut-être ?! Je suis un Cavallonne, espèce de fond de raclure de caniveau ! Même s’il n’y avait pas écrit Mort ou vif sur ton affiche, je pourrais parfaitement commettre une bavure et m’en sortir avec les honneurs !

Liam était déchaîné, Liam ne s’arrêtait plus. Retombé en phase avec ses pulsions ancestrales, il n’était pas certain que le Prince revînt jamais à sa nature civilisée – en tout cas, une seule chose était certaine : c’était un être dangereux qui se tenait maintenant devant Cyrus, plongé dans un cycle d’hystérie où chaque début de rationalisation était aussi noyée par la réalisation du fait qu’il était toujours sale et poisseux et bloqué et, en plus la mélasse commençait à se solifier et RHAAAAAAAAAAAAAH !. Maîtrisant ses envies de tabasser l’infâme tueur de foire qui était la cause de tous ses maux, il s’avança de quelques pas vers l’ex-médecin, son arme toujours serrée entre les poings.

- En fait, tu sais pourquoi je ne t’ai toujours pas réduit à l’état de pulpe criminelle ? grinça-t-il.

Silence lourd. Il s’approcha encore, luttant farouchement contre le début de toux qu’il sentait grimper dans sa gorge et les pulsions de générosité qui tentaient de ramper dans son esprit – damné don, toujours prêt à le gêner dans l’exercice de ses fonctions et de sa rage légitime !

- Parce que je me dis que tu as peut-être, on ne sait jamais, un pouvoir qui puisse servir à me nettoyer. Dans ce cas, peut-être que tu pourras gagner Samarkande vivant. Dans le cas contraire, tu as droit à une dernière volonté. Tu as trente secondes pour trouver l’une ou l’autre. Trente. Vingt-neuf. Vingt-huit…

Liam Cavallonne allait-il répandre le sang cette nuit ? Sans aucun doute, il laisserait vraisemblablement Cyrus en vie dans tous les cas ; il n’avait pas – encore – l’esprit d’un tueur. Mais il était bien probable que le malheureux (?) ex-médecin risquait de ne pas s’en sortir sans quelques (?) hématomes supplémentaires s’il n’arrivait pas à trouver une solution à leur état d’hygiène quelque peu déficient.
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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Sam 20 Nov - 18:43

    Un pouvoir qui puisse servir à le nettoyer ? Pardon ? Alors, non seulement on refusait de lui accorder les premiers soins – alors qu'il était blessé et mourant et qu'il se vidait joyeusement de tout son sang – mais en plus, on se proposait pour exploiter bassement ses talents, si talent il y avait ? Mais par la barbe tressée du Fuligineux, les limites de la violence policière n'avaient donc point de limites ?! Certes, sa phrase n'avait pas beaucoup de sens, mais il se comprenait pleinement, et c'était l'essentiel. Par ailleurs, pour qui le prenait-on ? Si son bras – et ses côtes – ne lui faisait pas aussi mal, il se serait sans doute redressé encore plus, ne serait-ce que pour mieux toiser ce minuscule impertinent – qui le menaçait toujours de son arme, cela dit. Tout de même, comment diantre une si petite créature pouvait-elle être si hargneuse ? N'aurait-il pas été plus lui-même, avec un joli sourire sur ce qui devait être un ravissant visage, sous sa couche de mélasse… ? Pourquoi tant de haine… ? Les voies de la violence étaient impénétrables, hein…

    Et en attendant, le compte à rebours continuait. Ce n'était pas comme si ce qu'on lui demandait – ordonnait – n'était pas dans ses cordes, loin de là – et il y songeait justement avant de se faire sauvagement attaquer, cela dit – mais… Il ne pouvait décemment rester trop longtemps sous la menace d'un traqueur. Comprenez, cela ne manquerait pas de se savoir et il avait une réputation à tenir, après tout… D'autant plus qu'il se sentait en assez mauvais état pour ne pas pouvoir supporter les moqueries de ses compagnons – comment, un ridicule petit traqueur, snobinard qui plus est, t'aura tenu en respect, alors même qu'il était tout recouvert de mélasse ? Cyrus, tu aurais pu mieux faire, nous t'avons connu plus débrouillard ! … Non, vraiment, il n'était pas d'humeur. Sans parler de son hémorragie qu'il devait à tout prix stopper, et de ses menues blessures qu'il devait rapidement soigner avant qu'elles ne s'infectent – et que cette saleté de mélasse n'entre trop en contact avec son sang, des fois qu'il l'ingère ainsi… Yerk ! Lorsque son agresseur fut arrivé à dix-neuf, Cyrus leva les mains au ciel, en signe de reddition. Ce qui lui coûta une petite grimace de douleur – il devait vraiment avoir une fracture au bras, c'était la seule explication. Il n'eut pas à réfléchir trop longuement pour savoir ce qu'il allait faire. Il n'y avait plus qu'à espérer que cela marcherait, ne serait-ce que quelques secondes…

    « Très bien, très bien, je vais voir ce que je peux faire… Mais je vous préviens, rien de ce que je vous proposerais ne sera aussi efficace qu'une salle de bains… »

    Lentement – moins pour le spectacle que pour atténuer la douleur, il tendit les bras devant lui et joignit les paumes. Il abaissa vaguement ses paupières, sans toutefois quitter son assaillant du regard, prit une profonde inspiration, et se laissa aller à la création. Il visualisa intérieurement ce qu'il voulait, se concentra et enfin, créa. En priant pour avoir la force nécessaire pour que tout soit matérialisé. Et de toute évidence, il en eut assez – des bienfaits de l'adrénaline. Brutalement, un puissant jet d'eau quitta ses mains – qui renfermaient désormais une lance à incendie ouverte au maximum – et heurta le minuscule Traqueur qui recula de quelques pas, sous la violence de l'impact. Un sourire satisfait étira les lèvres de Cyrus tandis que dans ses yeux étincelait une nouvelle détermination. Dix secondes après sa matérialisation, la lance à incendie disparut, immédiatement remplacée par une demi-douzaine de scalpels, dont deux allèrent se ficher dans le sol, aux pieds du traqueur. Le Disséqueur n'était jamais allé au cirque, et s'il avait appris le lancer de couteaux sur le tas, il s'en sortait plutôt bien.

    « Bien, Monsieur le Traqueur. Promettez de rester sage, et je vous laisserais la vie sauve en m'en allant… »

    Qu'on ne dise pas qu'il n'était pas Magnanime envers ses ennemis. Il était médecin, après tout. Sa mission première était de sauver des vies, non pas de les prendre suite à un malentendu. Surtout lorsque son seul désir, pour l'heure, était de prendre un bon bain. Un soupir mourut contre ses lèvres. Encore une preuve de sa bonté ; le Traqueur était propre comme un yuba neuf, désormais. On ne pouvait en dire autant de tout le monde…
    Bah, maintenant au moins, s'il était toujours aussi poisseux, il n'était plus désarmé. Et cela lui mettait un peu de baume au cœur…


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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Dim 21 Nov - 22:27

Les premiers Cavallonne, les fondateurs de la lignée, étaient loin des descendants racés qui les représentaient aujourd’hui…

… Et ç’avait été un apport étranger, disait-on – sans préciser vraiment les origines dudit apport étranger – qui avaient changé le sang ; injecté un peu d’élégance, de grâce dans la lignée, donnant des descendants plus variés en apparence – des brutes comme Abele ou de jolis objets décoratifs comme Liam.

… Liam qui, poussé par un sain de survie et douché – littéralement – de sa colère par un bon jet d’eau, s’en remettait soudain instinctivement à son don. Maintenant que la mélasse avait presque entièrement délaissé sa peau et ses habits – le bout de ses cheveux avaient peut-être un arrière-goût de sucré, mais l’héritier des Cavallonne n’avait jamais séduit par ses saveurs capillaires –, Liam était trop propre et très moulé par les habits très chers et très trempés qui collaient à sa peau, mettant en valeur les courbes douces de son corps, les muscles encore suffisamment discrets pour souligner la minceur de sa taille et l’élancement de sa silhouette, la grâce avec laquelle il se frottait le crâne et l’épaule là où il avait dû percuter un mur autrefois crasseux et maintenant propre quasiment comme au premier jour. La teinte sombre de ses cheveux détrempés ne semblait servir qu’à mettre en valeur la pâleur crémeuse de son teint – presque… fragile, tout comme ce corps frêle caressé par la froideur humide des gouttes d’eaux qui caressaient sa peau en tombant une à une des mèches bleutées… Et c’étaient deux grands yeux profonds qui se posaient soudain sur Cyrus, un peu soumis, un peu tentateurs, je crois que je suis malade, docteur, mais vous saurez vous… occuper de moi ? Il n’y avait pas de doute : le Disséqueur était face à un malade en puissance qu’il convenait de soigner avec une application toute particulière ♥

« Bien, Monsieur le Traqueur. Promettez de rester sage, et je vous laisserais la vie sauve en m'en allant… »

Le problème qu’avait malencontreusement oublié Liam dans son réflexe de survie, c’était qu’il avait tendance à penser également comme l’idéal imité. A côté, donc, des réflexions froides qui tourbillonnaient dans son esprit - comment désarmer le Disséqueur ? Allait-il se laisser prendre au charme ? Quand, par Merlin, ses escargots de gardes du corps allaient-ils enfin le retrouver ? -, le Prince Charming était donc véritablement, à son grand dam, cet être fragile et docile donc il affectait l'imagine ; ce fut par conséquent avec une pointe de rougissement – symptôme de fièvre ? Qui savait ? Peut-être faudrait-il vérifier ? – et un regard en coin à moitié voilé par le rideau sombre de ses longs cils qu’il hocha la tête.

- Oui… acquiesça-t-il d’une voix faible où se distinguait – à moins que ce ne soit une illusion ? – le tremblement fragile d’un début de toux ; en même temps, toute cette eau froide…

Un tremblement involontaire l’ébranla suavement. Cyrus était de bon droit de s’intriguer quelque peu du changement salvateur opéré par un jet d’eau et changement d’équilibre des forces ; la question était de savoir s’il lui restait les neurones pour, parce que Liam, au prix de ce quasi-changement de personnalité contrebalancé par un arc-boutement profond sur le sort – morsures ? Lacérations à coup d’ongles impeccablement manucurés ? – qu’il infligerait au criminel sitôt désarmé, était assez outrageusement taillé sur mesure pour en appeler directement à ses hormones et ensuite à ses neurones.

Le pire, dans tout ça, c’est qu’il se sentît vraiment soumis et émoustillé.

… Il allait le mordre.

Violemment.


[Mwahahaha, j'ai presque honte 8DDDDDDDD Si j'abuse ou exagère, n'hésite pas à me le dire, hein :'D
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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Ven 5 Aoû - 21:36

    L’espace d’un instant, la saveur douceâtre, écœurante, exécrée du sucre liquide envahit sa bouche, et Cyrus manqua s’étouffer en l’avalant. Sa mâchoire avait dû échapper à son contrôle en s’ouvrant de façon fort intempestive – et fort dangereuse pour sa santé. Il la referma distraitement, sans être véritablement sûr de l’efficacité de sa manœuvre. Mais pour l’heure, il était préoccupé par d’autres problèmes autrement plus importants qu’une bouche ouverte – quoique, sa florissante santé en dépendait, d’une certaine façon, mais… Par tous les Divins Poivrons, qu’avait-il bien pu arriver au Traqueur pour que la donne s’en retrouve ainsi changée ?! Il avait beau réfléchir – il ne pouvait certes pas aller bien loin en quelques secondes, mais il réfléchissait quand même – il ne voyait toujours pas la lumière. Ni la réponse, d’ailleurs.

    Il y avait de cela à peine quelques instants, il était aux prises avec un dangereux justicier qui prétendait appliquer la loi à grands renforts de coups de bottes – à talons hauts, juste ciel ! – et de menaces armées ; que ne fallait-il endurer, tout de même, la vie d’un incompris était si dure, surtout lorsqu’elle était constamment menacée par la brutalité policière. Et voici qu’il avait sous les yeux, après une douche froide – et quelque peu violente, il fallait bien l’avouer – une créature a priori délicieuse, charmant garçon timide et légèrement fébrile, à en croire la récente coloration de ses joues. Sincèrement, Cyrus ne comprenait plus. Une chose était certaine, ses instincts hurlaient au piège. Comme disait le très regretté Rick Ryminel, maître incontesté de la ruse policière et éminent psychologue névropathe décédé à Samarkand où il était affecté après avoir mortellement glissé sur le puddy domestique de l’un des gardiens, « Si la volaille est trop tendre, c’est que vous allez tomber sur un os ».

    A dire vrai, Cyrus n’avait pas tellement envie de s’étouffer avec l’un des os de l’oisillon sauvage sur lequel il était tombé – ou qui lui était tombé dessus, allez savoir. Et en toute franchise, il n’aimait pas tant que ça la volaille – trop riche en matières grasses, malgré ses protéines. Paupières plissées et scalpels en position, il se demandait encore comment interpréter cet étrange revirement de situation mais surtout, comment réagir. A ce sujet, son avis était mitigé.

    D’un côté, il y avait ses instincts de médecin qui ne demandaient qu’à examiner de plus près ce cas qui, de toute évidence, requérait un traitement approfondi. De l’autre, certaines sphères inaccessibles de sa propre intelligence tentaient de le persuader de maintenir une distance minimale de sécurité entre lui et le Traqueur soi-disant effarouché. Cependant, comment allait-il bien pouvoir pratiquer son Art s’il devait rester à au moins cinq mètres de la victime ?! Dilemme…

    Il était bien certains signes qui ne trompaient pas – visage rouge, voix tremblante, léger recroquevillement sur soi signifiant très certainement un début de vertige et une crainte de perdre l’équilibre. Oui, le minuscule Traqueur – les premiers symptômes avaient fait ressortir la fragilité de sa carrure, celle d’un enfant mal nourri, sans doute capricieux – souffrait d’un début de bronchite agrémenté d’une légère fièvre, qui ne manquerait pas de se transformer en pneumonie aiguë s’il n’était pas rapidement soigné. Cependant, Cyrus ne pouvait décemment pas se prononcer avant d’avoir procédé à un examen préliminaire, suite à quoi il déciderait de l’approfondir ou pas. Quoique, avec cet étrange renversement – oserait-il parler de dédoublement ? – de sa personnalité, cela devrait certainement être très intéressant d’examiner attentivement le siège de son esprit, ses scalpels en frémissaient de hâte… Mais il aviserait en temps voulu. Pour l’heure, il allait trancher le puddy en deux, et sans bavures. Autant que possible…

    Sans baisser ses armes – ni sa garde, – Cyrus fit un pas en avant. Puis un second. Et il dut s’arrêter. Voilà que ses chaussures collaient au sol et que ses mouvements étaient de plus en plus gênés ; que les Poivrons lui viennent en aide, la mélasse commençait à cristalliser ! Néanmoins, médecin aimable quoique poisseux, il proposa ses services – gratuitement, en plus ! – pour la seconde fois depuis qu’ils avaient atterri en ce sinistre lieu :

    « Etes-vous sûr que tout va bien ? Vous ne semblez pas au meilleur de votre forme, voulez-vous que je vous examine ? »

    Comme de bien entendu, le Disséqueur était bien trop absorbé à planifier sa prochaine opération pour dissimuler dans ses propos quoi que ce soit de tendancieux.


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MessageSujet: Re: [Distortion] Faites-moi confiance, je suis... [Ozzy] Dim 11 Déc - 20:49

« Etes-vous sûr que tout va bien ? Vous ne semblez pas au meilleur de votre forme, voulez-vous que je vous examine ? »

Est-ce que tout va bien ?! Est-ce que Liam avait l'air de bien aller ?! Il se sentait faible et fiévreux, et – non ! Il se sentait mal parce qu'il était à la merci d'un dangereux psychopathe ! Il n'était pas question de jouer au docteur ! Mais s'il voulait maintenir l'illusion – argh !!

Il avait envie de pleurer. Non, en fait, il avait déjà les larmes aux yeux. Les larmes aux yeux ! Quand il n'avait pas pleuré sincèrement depuis ses huit ans ! Tout ça, c'était à cause des fantasmes pervers de l'espèce de débauché qu'il avait en face de lui !

Liam prit une longue inspiration tremblante pour tenter de se calmer. Se... Se concentrer. Plus tard, lorsqu'il aurait obtenu que l'autre lâche ses armes, il aurait tout le temps du monde de ruiner définitivement tout ses espoirs de descendance d'un coup de talon haut dans les testicules. Pour le moment... Pour le moment, continuer à se sentir faible et fiévreux (et que faisaient ses gardes du corps, bon sang ?!).

- Je... Je vais bien, protesta-t-il d'une voix faible. De toute façon... De toute façon, c'est l'eau froide, alors... Ça va passer...

Les intonations un peu tremblantes, la fragilité des grands yeux bleus qui s'abaissaient nerveusement vers le sol, les mains frottant inutilement ses bras trempés... Puis, raffinement suprême, un éternuement tellement adorable et menu que même Liam se sentit blessé dans sa virilité de l'avoir émis.

Le Disséqueur allait mourir, décida-t-il en tirant légèrement sur le tissu de sa chemise trempée d'une manière qui laissait à penser que sa fièvre allait sûrement s'aggraver s'il traînait dans des vêtements trempés et que, vraiment, il allait sûrement devoir les ôter bientôt. Il ne serait pas dit que quiconque survivrait à l'avoir vu couvert de crasse et de mélasse ou aussi - aussi abjectement soumis. Un malheureux accident, étouffé accidentellement dans la mélasse - ou tabassé accidentellement à coup de chaussure à semelle en acier renforcé, Liam n'était pas très exigeant.

Pouvait-il s'approcher sans éveiller sa méfiance ? Le problème, c'était que l'imbécile semblait avoir réussi à s'emmêler dans la mélasse, ce qui forçait Liam à faire le premier pas s'il comptait approcher assez près pour (tenter de) neutraliser l'homme avant que celui-ci ne lui relance de nouveaux couteaux...

Il avait vraiment froid, en plus. Et il se sentait un peu étourdi. Et fiévreux. Il allait sûrement tomber malade si ça continuait comme ça.

Ses gardes du corps allaient entendre parler de leur incapacité à suivre leur maître, vraiment.

Tant pis, autant en rajouter une couche. L'imbécile insistait avec son diagnostic ? Et bien d'accord. Si le Disséqueur tentait de jouer du scalpel une fois suffisamment proche, Liam avait toujours son entrejambe ou son plexus scolaire à portée de coup... En plus, il aurait le temps de vérifier s'il n'était pas vraiment malade... Rester concentré !

- De toute façon, j'ai heurté le mur assez fort, donc c'est sûrement un étourdissement temporaire, renchérit-il en toussant gracieusement (un exploit qu'il n'aurait pas cru possible jusqu'à récemment), image même du patient souffrant-et-timide-mais-décidé-à-nier-l'affreux-début-de-cancer-généralisé-le-menaçant.
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