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Un chapeau sorti d'un lapin. [En construction]

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MessageAuteur
MessageSujet: Un chapeau sorti d'un lapin. [En construction] Jeu 19 Aoû - 1:49

Identité

Nom: Facts-Thief
Prénom: James
Surnom(s): The Illusionist
Âge: L'illusionniste est un vieux monsieur d'un autre âge, à qui on prêterait bien volontiers cinq millénaires. Ce qui n'est pas très éloigné de la réalité, à quelques siècles près. Mais à ce niveau là, qui s'en soucie encore ?
Date de naissance: Bien que tous l'aient oubliée, sauf peut-être lui-même, il est né un 14 octobre.

Emploi: Illusioniste. Il doit bien être le seul dans la profession.
Ville natale: Wonderland.
Orientation sexuelle: Toujours puceau à son âge, l'homme n'est pas intéressé par le sexe.
Don surnaturel: L'illusionniste a le pouvoir de guérir aussi bien les autres que lui-même des maladies communes : rhumes, allergies, angines, gastro-entérites, etc...


Personnalité

Comment discerner la réalité de l'illusion ? Cette question, un peu trop philosophique pour la plupart des citoyens de Malkins, prend pourtant toute son importance dès qu'il s'agit de décrire l'illusionniste. Car le personnage, s'il paraît certes réel, comme vous et moi, n'est peut-être plus, après tant de millénaires à l'exercer, qu'un énième produit de son art... Rien se semble en effet relier cet homme à la réalité d'un monde où criminels et policiers se livrent un combat implacable, et où chacun craint pour sa vie. L'illusionniste, lui, se contente de tirer son vieux lapin blanc, presque obèse, du fond d'un chapeau haut-de-forme rapiécé, ou de faire sortir une cigarette allumée de son oreille... Car son âme d'homme de spectacle et son amour (beaucoup diront à sens unique) de la scène ne l'empêchent pas de n'être jamais que le spectateur de sa vie et de celles des autres. N'estime-t-il pas avoir son mot à dire sur ce que le Destin lui réserve ? N'en a-t-il tout simplement rien à faire ? Il ne s'attache pas, c'est un fait. Il ne réside nulle part, d'ailleurs, homme nomade vagabondant au gré des contrats et des scènes, qu'il arrive malgré tout à trouver. Toute sa vie semble tenir dans deux valises, l'une pour ses habits et autres affaires courantes, l'autre pour ses accessoires. Il se pose dans les hôtels le temps de ne faire rêver personne, puis repart vers d'autres ailleurs, des ailleurs qui se veulent être des scènes aux gradins remplis, mais dont l'horizon n'est en vérité composé que de bouges minables où seuls quelques poivrots s'extasient de ses tours... peut-être plus de ce que l'alcool y rajoute que de ses tours, en fait.

Mais il n'en a cure. Il est l'illusionniste. Il ne se décourage jamais. Et comment le pourrait-il ? Jamais il n'a pris courage. Il fait son show, tout simplement. Gentleman, grand standing ; avoir l'air classe même si une ménagère nettoie du vomi juste devant ses pieds, c'est ainsi. Il est l'illusionniste. Vendeur de rêves, dans un monde où le rêve se cueille comme un brin d'herbe, il persiste, et il signe. Signature de contrat, signature de procès-verbaux (quel idée de confondre un homme qui ne fait qu'exercer son art avec un pauvre mendiant qui demande l'aumône ?), il signe sans trépigner, sans protester.
On pourrait le croire incapable d'émotions. On pourrait le croire privé de parole. Ce serait une erreur. Car l'illusionniste ne croit pas avoir besoin de paroles. Son seul langage est celui de l'illusion, de la magie de ses mains, de leur danse étonnante qui fait apparaître le songe au bout de ses doigts, ne serait-ce que pour quelques secondes. Et cela se pourrait-il s'il ne ressentait rien ? L'illusionniste sent comme vous et moi... Mais il ne s'emporte jamais, ni en bien, ni en mal. Là où tant d'autres croquent la vie à pleines dents, lui ne prend que de petites bouchées, gardant le plaisir de vivre pour la durée. Il ressent la joie, la peine, mais il ressent tout en douceur. C'est pour cela qu'il semble si mélancolique pour ceux qui attardent leurs regards plus longtemps que les autres sur cet énergumène.

Il ne s'est attaché qu'une seule fois, il y a de cela une quinzaine d'années seulement. La jeune fille s'appelait Alice. Rien à voir pour autant avec une tueuse complétement siphonnée suivant un vilain loup. Alice était un peu comme la fille que l'illusionniste n'avait jamais eue, ni eue l'occasion d'avoir. Alice était juste Alice, la seule personne à avoir passé dans la vie du vieux monsieur et à s'y être arrêtée. La seule aussi à s'être émerveillée de voir ce lapin sortir d'un chapeau pourtant vide, à sursauter quand des objets apparaissaient sous le vieux chiffon du prestidigitateur et se démultiplier sous le mouvement de ses mains. La seule à avoir cru au rêve qui naissait de ses doigts usés par le temps.
Mais Alice n'est plus là. De nouveau, comme pendant les millénaires précédents, l'illusionniste est seul avec son lapin et ses accessoires. Serait-il possible que seulement quelques années passées en compagnie d'une personne qui croit en vous puissent effacer des siècles et des siècles de solitude tranquille et d'habitudes ? Le vieil homme semble plus nostalgique aujourd'hui que jadis, peut-être. L'éclat qui avait fait jour dans ses yeux a disparu, les laissant comme auparavant, bien qu'un peu plus ternes, éventuellement. Mais la vie continue, et ses tours de passe-passe tout autant. Le vieux monsieur allume une cigarette en coulisse, remet d'aplomb son costume un peu vieillot, vérifie que le lapin est bien tranquille au fond du haut-de-forme et que son chiffon ne dépasse pas de sa manche...
Et il entre en scène.

Il est l'illusionniste.


Morphologie

On pourrait s'imaginer qu'un homme qui voue sa vie à faire naître l'illusion serait habillé de couleurs chatoyantes, de costumes de scène excentriques comme nombres des magiciens que l'on voit à Verassoie ou à Wonderland. L'on passerait alors à côté de cette silhouette filiforme, de cet escogriffe aux jambes trop longues pour lui et au smoking fatigué par de trop longues années. Qui pourrait croire, après tout, que cet homme à l'allure si ordinaire a voué sa vie à l'art de la surprise et de l'émerveillement ? Car qui ne mettrait pas sa main à couper qu'il est un employé de bureau approchant tranquillement de la retraite ? Ses traits tirés, les rides en pattes d'oie aux coins de ses yeux sombres, sous lesquels tombent de larges cernes, autour d'un nez un peu trop haut placé, dans ce visage aux formes rectangulaires, au menton saillant et aux cheveux grisonnants ; rien ne vient démentir cette idée au premier coup d'œil.

Mais si l'on s'attarde quelques temps sur cet étrange personnage, quelque chose cloche. Que ce soit dans sa démarche ou dans sa gestuelle, l'on remarque alors une certaine maladresse, une gaucherie un tantinet comique, mais parfois un peu triste aussi. Cependant, celle-ci disparait dès lors qu'il se livre à un tour quelconque, les improvisant parfois même sur le vif, avec une aisance presque surnaturelle. Il y a dans sa façon d'aborder le monde qui l'entoure une légère dose de tendresse, presque dissimulée, toujours à demi esquissée, dans des gestes parfois abandonnés avant leur terme, un peu comme s'il avait honte de vouloir agir sur cette réalité à laquelle il n'appartient qu'à moitié. Effacé dès qu'il n'est pas en scène, l'illusionniste passe inaperçu, vieil homme comme tant d'autres, cravate ou nœud-papillon surmontant son costume quelque peu élimé sur le bord des manches, une cigarette à la main, laissant couler de longues et lentes volutes de fumée vers les nues...

Mais n'est-il pas plus merveilleux encore de voir le rêve venir de si banale apparence ?


Récit

La famille Facts-Thief n’a jamais véritablement fait parler d’elle, et ce depuis un nombre de millénaires proprement exténuants à compter. Il y a en effet un grand nombre d’éons que Eliott Garret, grâce à son don qui lui permettait de voler des souvenirs à grande échelle, était passé dans la légende, son surnom devenant son nom de famille et étant transmis à sa progéniture. C’était il y a très longtemps, et dans un monde ou la durée de vie s’étend d’une manière aussi disproportionnée, cela signifie vraiment très longtemps. Aujourd’hui, la légende a disparu dans les lointaines brumes du passé, et personne ne peut plus relier le nom de Facts-Thief à cet ancien voleur de génie qui n’avait pas pu être condamné durant des millénaires, faisant oublier les faits aux témoins, avant, désabusé de réussir ces délits si facilement, qu'il ne finisse par confesser ses crimes. Pas même ses descendants, lesquels ne se sont depuis distingués que par leur banalité la plus constante.

C’est dans cette famille ordinaire au dernier degré que naquit un jour James, qui s’il parait tout aussi ordinaire, n’est en fait rien que moins qu’un des personnages les plus extraordinaires de Malkins, bien que ce ne soit ni pour une carrière spectaculaire, un pouvoir fantastique ou une renommée mondiale, mais tout simplement pour un décalage total et unique par rapport au monde qui l’entoure. Rien n’aurait pu le laisser présager lors de sa venue au monde, toutefois. Pas de tempête, de lune de couleur inhabituelle ou de signification particulière au jour de sa naissance. Il était né et il n’y avait rien de plus à dire. Il grandit sans manifester de dons quelconques ou d’intérêt dévorant pour quelque sujet que ce soit. Son père était un modeste fonctionnaire qui classait des dossiers dans un obscur bureau gouvernemental sans importance, tandis que sa mère, quand elle ne s’occupait pas de la maisonnée, faisait quelques ménages pour arrondir leurs fins de mois. A l’école, James se révéla un élève tout à fait moyen, qui n’avait pas beaucoup d’amis, car il ne se passionnait guère pour les jeux et les occupations des autres enfants. Sa seule qualité remarquable était que lorsqu’il attrapait un rhume ou une autre maladie bénigne, il en était guéri au bout de quelques heures, ainsi, à partir de sa huitième année d’existence, que ses proches. C’est de cette façon qu’il découvrit, enfin lorsqu’on lui fit part de ces observations, de son pouvoir qu’il exerçait jusque là sans même s’en apercevoir.

Fort de ce pouvoir, une carrière de médecin semblait s’ouvrir devant lui, toute tracée par ses prédispositions, mais aussi par ses parents qui n’hésitèrent pas à le pousser à entreprendre des études dans cette voie. James s’y plia docilement, n’ayant après tout rien d’autre à faire : s’il était ne serait-ce qu’un peu doué pour cela, pourquoi ne pas accepter ? Il intégra donc l’Ecole de Médecine de Wonderland, et comme à son habitude, n’y brilla point. Il réussit pourtant les quatre premières années sans obtenir la moindre mention. Déjà, à cette époque, il était regardé avec curiosité et mépris par la plupart des autres élèves : sa banalité, trop extrême peut-être, intriguait et tenait à l’écart les autres. Il n’était pas laid, mais il n’avait rien non plus pour plaire, ne s’acoquinant pas avec ses condisciples lors de beuveries étudiantes, ne se faisant jamais vraiment remarquer et ne discutant presque jamais avec d’autres. Bref, il n’était pas intégré. Un jour où il rentrait dans son appartement après les cours, il se passa pourtant quelque chose qui changea à tout jamais la vie du jeune homme.

Il vit un magicien.

On dira, et certes à raison, qu’à son âge, n’avoir jamais vu un magicien après toute une enfance, une adolescence et un début de vie adulte à Wonderland, cela est tout à fait improbable. Mais il ne faut pas oublier que James n’avait jamais accordé la moindre attention à ce qui passionnait ses camarades d’école. Il ne les avait jamais suivis alors qu’ils se précipitaient à des spectacles grandiloquents où des hommes emmitouflés dans de longues capes irisées faisaient étalage de leurs potions et de sortilèges, secrets jalousement conservés par-devers eux. Et de fait, ce n’est pas l’un de ses magiciens qu’il vit alors. L’homme qu’il croisa dans le parc est de Wonderland alors qu’il traversait le-dit parc pour rentrer chez lui au plus vite était simplement vêtu d’un manteau délabré, et ressemblait plus à un clochard qu’à autre chose. A dire vrai, il serait même probablement passé inaperçu aux yeux de James si une petite fille n’avait traversé en courant l’allée devant le jeune étudiant, en criant Papa de sa voix enfantine, sous le regard courroucée de sa mère, un peu plus loin, qui n’aimait visiblement pas revoir son ex-mari et encore moins le laisser voir sa fille.

L’homme avait eu un sourire qui rendit son visage mal rasé bien plus chaleureux, s’accroupit pour recevoir la fillette dans ses bras, puis, la relâchant, il sortit un oiseau de papier, un origami, de l’une des poches de son pardessus mité, et le tenant dans le creux de sa main, d’un souffle léger, lui donna vie. James resta paralysé en regardant le volatile savamment plié s’envoler, aller lestement se poser sur la branche d’un arbre proche et chanter comme l’eut fait un rossignol. C’était sa première rencontre avec la magie et il en était bouleversé. Pendant plusieurs semaines, il revenait chaque jour au par cet s’arrêtait regardait cet homme offrir les seules choses qu’il pouvait offrir à sa petite fille qu’il ne voyait qu’une heure par jour. Cela dura plusieurs mois, jusqu’à ce que la petite fille et sa mère ne viennent plus, et que le magicien, le constatant, abandonne à son tour après quelques jours. C’était trop tard, cependant, pour James : il avait été enivré par la beauté des créations de cette épave humaine qui ne semblait s’animer que pour sa fille, mais ce qui l’avait le plus marqué, c’était l’expression de bonheur qui apparaissait sur le visage de l’enfant à chaque sortilège.
Et c’est ainsi que le jeune James Facts-Thief abandonna ses études de médecine et voyagea jusqu’à Verassoie dans l’espoir de devenir, lui aussi, faiseur de bonheur : il avait choisi de devenir magicien.


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MessageSujet: Re: Un chapeau sorti d'un lapin. [En construction] Sam 9 Oct - 14:25

Bonjour !

Normalement, deux semaines seulement sont accordées pour la confection d'une fiche ; je t'en accorde encore une, après quoi elle sera trashé et ce compte supprimé. Tu es bien entendu libre de la "ressusciter" lorsque que tu auras le temps de te charger de deux comptes x)
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The Charming Prince
mr. tout-le-monde... ou pas !
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HUMEUR : Furieux ♥
CITATION : Le sourire est la langue universelle de la bonté. - William Arthur Ward

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FICHE : The Charming Prince Hate You
NOTEBOOK : A Princely Notebook
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