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Au pays des illusions [PV King of Mice]

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MessageSujet: Au pays des illusions [PV King of Mice] Dim 14 Fév - 17:16

    Odeurs caressantes comme les multiples mains de muses aguichantes voulant mener Orphée aux Enfers, en récompense des chants qu'il avait dédié à leurs beautés. Tout invitait au repos, à l'alanguissement du corps qui irait se poser sur un des sièges et dont les doigts saisiraient la pipe délicate pour la glisser entre les lèvres. Inspiration. Les fleurs brûlent, étincelles de couleur. Expiration. La fumée s'échappe des lèvres, s'enroule autour de la pipe et s'évapore, ne laissant que l'empreinte de sa senteur.

    Hansel se laissait peu à peu emporté par l'ambiance des lieux, croyant voir la Muse peinte derrière le comptoir s'échapper de son tableau et lui tendre la main. Il recula, plissant les yeux pour distinguer parmi les vapeurs la personne qu'il cherchait. Il n'avait pas même un regard pour la Chenille, individu aussi volatile que les préparations qu'il offrait à ses clients. Aujourd'hui il ne se considérait pas comme un membre de la Police des Contes devant surveiller les gestes d'anciens criminels. Le badge assurant sa fonction de policier reposait, inutile, dans la poche intérieur de sa veste.

    La chevelure de neige se fit voir, entre deux tentures disposées pour donner aux clients un semblant d'intimité. Hansel saisit le poignet de la demoiselle dont la silhouette fine se glissait avec charme entre les plis des rideaux. La jeune femme eut un simple sourire, s'excusa auprès du client auquel elle posa le plateau avec délicatesse, comme si elle maniait des ustensiles d'une grande finesse. Seulement après, elle obéit au geste d'Hansel qui la mena à l'entrée du fumoir.

    - Je t'ai déjà dit de ne plus fréquenter cet endroit. Ce fumoir est un lieu illégal. Si jamais la Police descend ici faire une perquisition...
    - J'aurais droit à la garde à vue, et peut-être une peine de prison, conclut la jeune fille avec un haussement d'épaules. Tu n'auras qu'à plaider ma cause, petit frère. En tant que policier, tu auras un certain poids.

    Toujours la même discussion vaine qui n'aboutira à rien qu'à tirer un peu plus sur le fil qui reliait ces deux êtres. Un fil qui tirait sur le coeur d'Hansel qui refusait de le couper tandis que sa soeur n'attendait que le jour où tout serait rompu. Le jeune homme voulait reprendre la main blanche, mais déjà Gretel se retournait, tournant le dos au dernier membre de sa famille. A la seule personne qui se souciait d'elle. Elle le quittait avec un rire cruel qui laissa Hansel pantois, les bras ballants. Tout ceci ne serait jamais arrivé sans la sorcière. C'est elle, et elle seulement, qui avait transformé ainsi sa soeur. Le garçon ne pouvait se résoudre à songer que lui-même avait une part dans la déchéance de sa soeur.

    Maintenant que faire ? Il était hors de question de se mêler aux clients pour fumer ces étranges herbes. Laisser ne serait-ce qu'un Yubba à cette chenille au sourire mystérieux lui brûlait les doigts. Mais laisser sa soeur continuer à servir les clients dans ce lieu infâme... Il ne le pouvait pas, comme à chaque fois qu'il se trouvait dans les parages. Hansel retourna dans l'antre des rêves et des voyages exotiques, repoussant les serveurs qui voulaient lui proposer des drogues gratuites. Se posant sur un coussin moelleux à souhait, le jeune homme suivait du regard la silhouette blanche et opaline de sa soeur, veillant à ce que personne n'ait de gestes déplacées envers elle. Elle était un lys poussant dans le fumier des bas-fonds, délicat mais tenant ferme.

    Une présence se fit sentir aux côtés d'Hansel. Probablement un client. Le garçon leva un oeil, tâchant de ne pas perdre sa soeur de vue. Silhouette noire et presque recroquevillée, comme un morceau d'ombre qu'on a arraché à la nuit. Aucun sentiment de danger ne ressortait de ce personnage, rien d'autre que l'insignifiance qu'on aurait envers une souris trottant sur un parquet. Inutile de se préoccuper d'une telle créature. Seulement la personne ne bougeait pas, comme attendant, hésitant à demander quelque chose. Fixant la chaise qui occupait l'autre bout de la petite table ronde.

    - Vous pouvez vous asseoir. La place est libre.

    Ce n'était pas parce que l'on se trouvait dans les bas-fonds que la politesse n'était pas de mise. Qui sait si ce personnage ne pouvait-il pas être d'une utilité. L'esprit d'Hansel commençait à tourner en ébullition, aidé par les effluves flottant dans les airs. Les Consultants provenaient souvent des basses classes. Cet homme renfermé l'avait-il peut-être reconnu comme policier et voulait entrer en contact avec la Police pour aider la justice. Aux innocents les illusions.
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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Sam 20 Fév - 23:28

Que les gens sont impolis de nos jours. Une preuve de plus que l’être humain est tout à fait méprisable. On doit tout faire soi même. Je n’avais pourtant pas demandé grand-chose. Juste un renseignement mais l’inconnu avait fui. Les marrais font peur je le veux bien mais il ne me semblait pas avoir une allure si monstrueuse. Qu’il soit parti ne changeait pas grand-chose à mon programme. Juste plus de temps pour chercher les fleurs en question. Je n’ai besoin de personne, hormis peut être de mes précieux mammifères. Me déchargeant de cette tache, au profit de mes congénères je récupérais cinq fleurs de l’espèce convoité en peu de temps seulement. Ni vu, ni connu. Enfouissant les fleurs dans un sac que j’avais emporté, je regardais mon costume inquiet d’y trouvé quelconque trace de boue. Seules mes chaussures semblaient souffrir de mon escapade nocturne. Je les arrangerais en retournant porter le déjeuné de Miss Alice. Restons attentive, une chute est bien vite arrivée, et je sais de quoi je parle. Je n’ai pas vraiment envie de faire le chemin retour couvé de la tête au pied de cette substance marécageuse, seulement ma maladresse me permettra elle de me laissé rentré sans encombre… Espérons-le.

Je crois que je suis un peu fatigué. Je n’ose pas imaginer les cernes accumulés sous mes yeux. Je crois que je ferait mieux d’attendre un peu avant de rentré, je ne pense pas arrivé à faire le chemin inverse dans mon êtas actuel. Il faut que je me pose, que je me repose surtout. Je vais aller m’installer quelques instants… Wolly land, je déteste ce nom qui résume à lui seul l’endroit où j’ai grandi. Ce paysage de misère qui ce traine on ne sait où. Qu’elle foyer me fera l’horreur de m’accueillir. Ma destination n’a rien de très légal. Ne suis-je pas un Epouvanteur après tout ? Ma seule existence est maintenant un crime. Un grand criminel ! Je sais très bien que beaucoup rigolerais si j’avouai cette pensée à voix haute. Je n’ai rien de bien cruel…Un petit espion, un voleur… Nous en reparlons plus tard voyons. Je vais devenir plus fort. Pour elle.

Pourquoi avais- je mis les pieds ici déjà ? Cette fumée est étouffante, je suis entré depuis quelques minutes seulement et déjà la prévision d’un futur mal de tête. La muse galante. Je n’y avais pas mit les pieds depuis un grand moment. Avant mon arrestation d’ailleurs. J’y étais venu une ou deux fois je crois. Non pas pour fumée toutes ces choses illicites qui m’inspiraient gère confiance, mais m’amuser à observer les gens. Me plonger dans leurs univers. Et eux tellement consumé par ces illusions ne remarqué même pas mes intentions. Je prenais des notes, sur un peu tout le monde. Le pire ce sont les gens qui, n’ayant plus grande notion du réel, se mettent a raconté tout un tas de sornettes plus folle les une que les autres. Je n’ai jamais voulu consommé ici, juste me moqué des pitoyables clients que l’on y trouve.

Remarque on pourrait totalement ce moquer de moi aussi après la chute que je viens de faire. Maudit tapis, maudite fumée, maudite maladresse. Je balai la salle du regard, pas de réaction. Le monde et le mien ne communique vraiment pas. Quoi que, j’avance encore un peu dans la pièce. Sous mes yeux certaines lignes se courbent. Es-ce la fatigue ou l’endroit qui influence déjà mon cerveau ? Les deux je pense.M’assoir me semble alors une parfaite idée. Seulement je n’ai pas trop envie de me frotté de trop prés à de ces joyeux lurons intoxiqués. Et si cette nuit je reprends mon jeu ?

J’ai déjà commencé à me perdre dans ce que j’aime appeler, mon analyse. J'en oublie cependant ce qui m'est proche. On me parle, cela me coupe. C’est triste je venais d’arriver à une personne encore plus pathétique que les autres. Presque agonisant celui la. Amusant. Revenons à notre interlocuteur. Surpris ? Oui sans doute. Une personne polie ! En ce sombre endroit ? Cela m’étonne d’autant plus. Et moi qui m’étais résolu. Ne voulant plus croire que la politesse soit encore présente en ce bas monde, il semblerait que j’ai fait fausse route. Le siège est vide alors ? Laissons-nous tenter. Ce personnage est fort intrigant. Fessant tout aussi tache que moi dans ce décors, je me demande ce qu’il vient y faire. Je m’en fiche enfaite. Cela n’était pas mes affaires.

Je pris place, me tenant face à cet homme en questions.

« Merci. »


Je me conforté dans mon idée, il se différencier clairement des autres… Etait-ce ce contraste qu’il importait qui me fessait m’intéresser a lui de la sorte ? Cela me passerait. Ma tête est de plus en plus lourde. Toutes ces odeurs me montent à la tête. Mal de crane arrivé comme prévu. Pile dans les temps. Appuyant mon ma joue contre ma main, je me servais de mon coude en appuis pour ne pas sombré dans le sommeil qui pourtant m’appeler. J’aurais s’en doute du dormir plus. Je relève la tête violament, voila que j’avais sombré un instant !

Rois des souris ? Roi des accidents surtout pour le moment. Mon réveil soudain avait entrainé la chute d’une de leurs machines à vapeur. Et merde. Je me baisse et ramasse les dégâts, par êtas d’âme sans doute. Reprend toi Sieben, ça suffit de jouer les clowns. Et lui ? Il en pense quoi ? Pas grand-chose surement. Son regard cherche encore quelque chose, une personne. Même avant que je ne m’assoie, il observé déjà. Je doute qu’il se prête au même jeu que moi. Le fixant quelque peu, j’attends précisément l’instant ou son regard dérivera une nouvelle fois. Montre-moi ce à quoi tu porte tant d’importance. Es-ce précieux ? Si c’est précieux c’est encore mieux…


[hrp: D'solé pour le temps et aussi pour les fautes. Ce soir je fatigue je corrigerais plus demain ]
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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Ven 26 Fév - 18:02

Citation :
Désolé, je n'ai pas été très inspirée. :/


    La chute de l'encensoir brisa le silence cotonneux, résonnant comme un bruit de verre brisé tombant en cascade sur les dalles d'un palais. La Chenille n'allait pas tarder à sortir d'une trappe secrète pour pousser de hauts cris face à cette perte inestimable. On n'avait pas idée d'être aussi maladroit. Le fumoir était brisé en éclats de couleurs tranchantes. Quelques gouttes de sang émaillèrent la porcelaine quand Hansel voulut aider le maladroit à cacher les traces de son forfait. Le liquide vital fut absorbé par les lèvres pâles du jeune homme, la douleur s'éteignit dans la moiteur de sa bouche.

    La souffrance. Ce picotement dans le doigt ramena un souvenir qu'il n'avait jamais oublié, mais rangé, cadenassé dans un recoin de son esprit. Des ongles taillés avec soin se plantaient dans sa gorge, caressaient son visage, pinçant ses joues en y laissant des traces. Une langue pointue léchait des lèvres pulpeuses, et des dents qui n'étaient pas faites pour croquer des pommes, mais bel et bien de la viande – de préférence tendre et croustillante. Hansel sentait déjà ces dents se planter dans sa gorge, mordre dans sa peau tandis que la langue goûterait sa chair mise à nue avec délectation. Une friandise se laissant manipuler par une femme qui le savourait petit à petit. La main revenait le toucher, glissant à travers les barreaux de sa cage. Il ne pouvait que pleurer, et chaque larme allumait un feu de joie dans les prunelles de la sorcière.

    Hansel se retrouva à trembler sur le sol du fumoir, le nez plongé dans les effluves de la pâte qui continuait son office. Le jeune homme se releva en chancelant, l'esprit brumeux. Quelles étaient les propriétés de cette fumerolle ? Nul besoin de poser la question au maître des lieux, enfermé dans son cocon de soie. Le client qui venait de perdre sa machine à rêves pleurait sur la perte de son " sacre de l'éphémère ", hurlant sur Sieben, prêt à lui faire payer la perte de son instant de volupté. Cette histoire allait tourner au règlement de comptes dans les marais, et tout le monde savait que les duels n'y étaient jamais loyaux. Ne voulant pas laisser échapper l'occasion de faire triompher le bien, Hansel se mit entre les deux hommes, fouillant dans sa poche.

    - Prenez ces Yubas monsieur, et allez vous procurer une nouvelle drogue. Cela vaudra mieux que de venir chercher noise à de braves gens.

    Les Yubas en poche, le client se rua sur le comptoir, les pupilles dilatées par l'effet des fumées. Pitoyable loque implorant qu'on lui donne de quoi finir sa misérable existence. Gretel avait-elle goûté aux créations de son maître larvaire, enfoncée dans un coussin, les yeux perdus dans un monde onirique ? Mieux valait ne pas y songer, et causer davantage de souffrance à ce coeur meurtri. Hansel tourna dos à la silhouette qui repassait parmi les tentures, ne voulant plus la voir, ne voulant pas constater à quel point sa soeur avait sombré dans la déchéance. Il avait besoin d'air. Ses sens s'émoussaient dans ce lieu infâme. Il se rassit sur son siège, penchant la tête pour capter un air plus respirable. Comment des gens pouvaient bien venir ici ?

    Sentant le regard de Sieben peser sur lui, Hansel leva les yeux, le visage tordu en une grimace, réprimant la nausée que lui causait l'ambiance des lieux.

    - Vous devriez surveiller vos gestes. Ici bousculer quelqu'un peut vous mener directement au cercueil.
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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Dim 14 Mar - 15:46

Ou suis-je déjà ? Oh oui c’est vrai, la muse galante. Ma fatigue me joue des tours, j’ai l’impression d’avoir des brusques pertes de mémoire. Je ne dois pas m’endormir, juste me reposer quelques instant. Juste un instant. Son déjeuner devra être près à son réveil. Un bon serviteur se doit d’être toujours à l’heure. Ne pas l’être revient à un manque de respect total, que dis-je, à une trahison !! Je ne crois pas avoir conscience de toutes mes actions. Ma tête me tourne. Cela devient fort contraignant… Je me rappelle de cet homme. Une bien trop belle tâche dans ce décor. Je me souviens plus particulièrement de son regard ailleurs, occupé. Que j’aimerais savoir ce qu’il surveille d’un œil si attentif. Du bruit, trop de bruits, tout s’agite. Il me semble que l’on me parle, tout résonnent. Oups comme s’est dommage j’avais également oublié le petit incident. J’oublie bien vite, je me surprends. Je rêve ou bien l’on me crie dessus ? Calmez-vous mon cher. Vous pourriez très vite regretter vos dires, je vous l’assure. Ne trouvez vous pas fort embarrassant que je m’amuse à fouiller dans votre passé ? Remarque vu votre état et les lieux dont vous semblez habitué, je n’aurais certainement pas grand-chose à trouver… Cet esprit est pessimiste, voyons Sieben tu le sais bien. Il y a toujours fort intéressant à trouver. Je sens ce sourire aux consonances sadique se dessiner avec lenteur aux coins de mes lèvres. Voulez vous vraiment que l’on s’explique ?

Oh oui, expliquons nous. Laissez moi vous montrer tout le fond de ma pensée, mon dégout. Il y a tant à dire. Cette intervention n’était pas nécessaire vous savez ? Etes-vous de ceux à ne pas supporter de voir deux personnes s’affronter pour une quelconque raison ? C’est si dommage, devoir remettre à plus tard mon intervention… Je prête attentions à ses paroles. Voilà une personne forte amusante. Brave gens, j’ai tout d’un gentil jeune homme, c’est évidant. Quelques pièces pour éviter un bain de sang ? Es ce cela que vous souhaitez ? Je ne suis pas amateur de combat. Je suis bien plus subtile. Je ne suis pas une brute. Loin de là, j’ai un cerveau moi, et il fonctionne parfaitement. Bien heureusement d’ailleurs. Des yubas et tout le monde s’en va. L’argent, remède miracle ? Doux plaisir.

Votre intervention accrue une fois de plus l’attention que je vous porte. Soyez honoré de cela. Très peu de gens ont eu ce privilège. Quel genre de personnes êtes vous donc. Polis, prêt à aider un parfait inconnu, refusant tout conflit possible et gardant un œil sur une chose en particulier. Pour le moment je ne peux que donner des conclusions hâtives. Je n’aime pas rester ainsi sans savoir. Ma curiosité me perdra tout comme ma maladresse. Suis-je seulement assez fou pour aller jusqu’à pénétrer ses poches pour en savoir plus ? Je prends le risque. De toute manière dans toute cette cacophonie et avec cette fumée qui lui monte à la tête comme à la mienne d’ailleurs, il n’y a pas grand risque qu’il le remarque, c’est même impossible. J’ordonne a une de mes souris de partir en sa direction et de me ramené toutes informations exploitable. Tout cela devant être exécuté dans la plus grande discrétion possible bien évidant. Ne jamais sous estimé la personne qui vous fait face. Dans le pire des cas, comment pourrait-il prouver que ce si petit rongeur agissait sous mon bon vouloir…

- Vous devriez surveiller vos gestes. Ici bousculer quelqu'un peut vous mener directement au cercueil.

Mais bien sur que je surveille mes gestes. Je surveille même les vôtres, c’est peu dire.

« Cela serait fort regrettable effectivement… Je ferrais plus attention désormais »


Mission accomplie. Souris revenue sans encombre. Oh qu’elle belle information. Ce cher monsieur semble posséder une carte de traqueur. Nous sommes donc ennemis ? Cette soirée devient décidément de plus en plus excitante. Mes sens semble se réveillaient tours à tours comme activé par cette excitation. Je dois maintenant faire attention à ne pas dévoilé mon identité. J’ai hâte de raconté ma nuit trépidante à Miss Alice. La conversation du matinal risque d’être frétillante d’information. Vous savez quoi Miss Alice ? Cette nuit j’ai fait les poches d’un traqueur. Peut être même me félicitera telle. Oh que j’aimerais qu’elle soit fier de moi. Mon cher monsieur je vais bien m’amuser avec vous ce soir.

Je ne suis pas bavard mais vous faire la conversation est un bon divertissement, je pense. Et puis que vient donc faire un traquer dans un telle endroit. Pourquoi ne pas vous le demander simplement.

« Excusez mon impolitesse, mais vous ne semblez pas ressemblez a toutes ses personnes. Que venez vous donc faire ici ? Je ne vous sens pas à votre place. »
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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Lun 15 Mar - 10:50

     "Idiot " auraient hurlé conjointement Mirror et Blue Fairy s'ils se trouvaient en ce moment même dans ces lieux infâmes. Hansel n'avait pas su reconnaître l'Epouvanteur capturé par Lust il y a de cela des années – mais le visage de celui-ci et l'ensemble de sa personne était si insignifiants qu'il avait disparu de la mémoire de la population – mais le plus important était que le jeune Traqueur s'était vu délesté de sa précieuse carte, et cela sans s'en rendre compte. Piètre performance pour une personne qui se dit capable d'assurer n'importe quel travail digne de la Police des Contes. Si ses supérieurs se trouvaient au courant de cette petite affaire, Hansel se retrouverait assigné aux tâches administratives et privés de toute sortie sur le terrain. Oui, le garçon était en très mauvaise posture. Démasqué par le plus faible des Epouvanteurs, il était évident qu'il n'aurait pas résisté deux secondes face à Big Bad Wolf. Pitoyable garçon dont l'orgueil l'étouffait.

    « Excusez mon impolitesse, mais vous ne semblez pas ressemblez a toutes ses personnes. Que venez vous donc faire ici ? Je ne vous sens pas à votre place. »

    La maladresse du jeune homme était aux yeux d'Hansel une preuve que la personne n'était nullement dangereuse; elle représentait avant tout un danger pour elle-même. Ce ne devait être qu'une âme perdue dans ce monde qui sombrait sur ses propres édifices, une volute de fumée qui cherchait à atteindre le ciel si attirant pour son aspect lointain. Une souris galopante cherchant une quelconque pitance. Il n'y avait vraiment rien à craindre.

    Idiot, idiot ! Mais qui a accepté ce gosse dans la Police ? hurlait probablement une voix lointaine, comme si elle sentait que tout basculait, que tout s'effritait. Comme les pétales d'une fleur approchée d'une flamme.

    - Ce que je fais ? Je quête la Rose du Monde. Ma Rose. Blanche, gracile.

    A force de se plonger dans les vapeurs du lieu, voilà que les paroles du garçon se faisaient sibyllines. Apercevant à nouveau la silhouette de Gretel se mouvoir parmi les tables, il tendit la main comme s'il montrait la chose la plus précieuse qui soit au monde. Oh oui Gretel était belle, aussi irréelle que les senteurs qu'elle offrait aux clients. Des clients qui la dévoraient du regard, se demandant si elle était une émanation des drogues qu'ils consommaient, ou véritable être vivant, palpable dont la peau devait être bien douce sous la robe. A cette pensée un tic agita les lèvres d'Hansel. Qu'un seul ose la toucher, là, sous son regard et il apprendrait à l'infortuné que Gretel n'était pas un objet. Que personne ne devait la frôler hormis les voiles de la Muse.

    Calme. Mesure. Voilà ce qu'on lui avait appris. Inutile de causer un scandale dans ces lieux habitués à de tels extravagances. Ce ne serait que donner à la Chenille l'occasion de sortir de son cocon.

    - Mais vous même, que cherchez-vous ici ? Vous espérez trouver un échappatoire dans les produits de la Chenille ?

    Même si ce garçon était un drogué, Hansel ne pouvait l'arrêter. L'entreprise de la Chenille échappait à toute loi : il faudrait prouver qu'un commerce plus illicite que celui de la drogue existe sous la gouverne du maître des lieux pour enfermer ses pattes graciles dans des menottes d'acier. Au moins cette question pourrait révéler quelques petites choses sur ce curieux garçon maladroit. Qui sait s'il ne pouvait servir la Justice, cette déesse à laquelle s'était vouée Hansel, espérant qu'elle guiderait sa main pour abattre Roast Witch une fois pour toutes.

    Un froissement de pétales s'ouvrant pour quêter l'or du soleil. Comme s'il n'était déjà pas assez difficile de sentir les vapeurs des pipes, voilà que la Chenille déroulait ses anneaux et s'avançait en leur direction. Hansel se mordit la lèvre, se demandant bien ce que ce curieux magicien allait sortir comme tour de passe-passe.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Jeu 18 Mar - 0:40


    Ce soir, la Muse Galante s’était empêtrée dans ses gouvernails d’infortune. Moussaillons impénitents, ombres et spectres aimables couraient d’une couche à l’autre, apportant le matériau des rêves, et sur la mer houleuse des inconsciences tardives, le bâteau sombrait, avec le sourire. Fréneuse, accroché à son comptoir de bois salle, serres maladives griffant les poussières, figurait assez bien un Ulysse grotesque guettant le chant des Sirènes. Ce n’était pourtant qu’une rumeur confuse de songes qu’on conjugue en bêtise, mais il s’agissait de tenir son immobilisme. Alors, frustré de ses inhabitudes, il gardait le silence, tapi dans l’ombre. Harnaché de son corps lourd et souffreteux, rivé au mât dérisoire d’un porte-manteau aussi brinquebalant que lui, Fréneuse attendait donc, glissant au passage des dérisoires aux jeunes muses qui passaient, chargées de plateaux … Une pincée de pétales, un soupir loqueteux – geste malheureuse et muette de ses amours jaunes. Et tandis que, tous, équipage et prisonniers, ils embrasseraient les flots d’un sensualisme débridé, les serveuses, encore jeunes, comme étrangères, chuchotaient entre elles, l’air inquiet – que fait le capitaine, a-t-il perdu la raison … ? Oh, ce qu’il aurait alors acquiescé, de ce drôle de rire-sanglot ! Et de ses manières ondoyantes, il les aurait laissées danser, sans plus un regard que celui d’un absurde chorégraphe, papillon sans ailes – à dévorer de l’œil ses coryphées, sans être à même de regagner le pont, frontière des mondes … Et tandis qu’une Rose blanche passait, l’œil baissé, l’air modeste – et habitué - il murmura, dans un rictus :

    - Cette « période » est pâteuse, mais cela va aller mieux … Car est-il que ce fut au temps …

    Mais Rhodocleia s’envola sans un mot, dans un bruissement d’ailes – Fréneuse se tut. Pencha légèrement la tête, cilla. A cette heure douce où les passagers en venaient à invoquer dans leurs murmures les souvenirs comme autant de prières, quelque chose était venu perturber la beauté offerte des naufrages orchestrés : bruit de verre déchu – éclat de voix brisées. Alors Fréneuse ouvrit les yeux, et la Chenille sortit de sa torpeur feinte, de son silence contrit. A travers les fumées, ses yeux fuyants avisèrent deux silhouettes en maladresse – fusains d’innocence, arrogants de jeunesse. Le sourire s’élargit, légèrement, décelant les dents creuses, les dents longues du vendeur d’illusions. Et il plongea dans ses tiroirs d’apothicaire charlatan, trempant ses élytres dans les baumes de déception, et les masques controuvés. Dans le doute, il invitait à cette table quelques relents connus, et pas mal de soucoupes pleines d'inédit et de promesses, quitte à devoir revoir ses projets, si on daignait le comprendre et lui répondre - la peste soit des clairvoyants ! Et, platonifère exalté, il se détacha de son mât de sobriété subie pour s’élever dans la poétique buée de ses océans pécuniaires ...

    -Visages sans habitudes, ô vertige des encensoirs ! Vous n’êtes point ici pour savourer les fumées des autres – ce serait un attentat d’intimisme. Que pourrais-je vous offrir ?

    Il esquissa un pas de côté, tournant, l’oiseau dépliable, autour des deux jeunes visages aux mines abasourdies – ou ennuyées.

    -Cherchez-vous un rêve, un oubli, une vérité qui vous échappe ? Une fantaisie quelconque, quelque enthousiasme qu’il nous faudrait éveiller ?

    Et Fréneuse se pencha vers l’un des deux inconnus : celui qui depuis ses dédains tremblait de ses inquiétudes, celui qui guettait d'un oeil trouble l’une de ses fleurs aux noms changeants.

    - Vous êtes de ceux qui paient, n’est-ce pas … ? Me permettriez-vous cependant une suggestion ? Menu-chef-d’oeuvralement, en toute simplicité ?

    Ricanement déployé, il allait reprendre mais brusque volte face, et c'est à l’oreille de l'autre, du timide jeune homme aux adjuvantes, qu'il glissait déjà, gloussant :

    - Les intermittences, n’est-ce pas ? Quelques craintes et limitations ?

    Et sans attendre – entendre ? - leur réponse, il déposa le plateau qui vacillait tendrement entre ses doigts – par quel équilibre avait-il tenu jusque là, vous l’ignorez … Lui aussi. Deux pipes au long tube d’ivoire sommeillaient, immobiles. Une lampe où sous un globe de verre, une flamme vacillait. Une aiguille d’argent, aux côtés de deux soucoupes où dormaient une pâte noirâtre - était-ce la même ... ? Et posées là comme deux reliques, les tentations de nymphes mortes …

    - Grandeurs morales, c’est l’occasion de prêcher la sentence des fleurs … Voyez, et la petite méditation se condense … Premières bouffées, peut-être ? C'est un peu nouveau, mais je lui ai donné un goût de printemps !

    Et tout en parlant, d’un geste expert, la Chenille avait saisi l’aiguille, travaillé la pâte … L’avait portée aux nues – sous la caresse de la flamme … Pour ensuite l’introduire, d’un geste tremblant, dans le fourreau de terre cuite. Et l’objet semblait frissonner, sous ses longs doigts d’ivoire, brisés par le temps et les regrets. Il posa, doucement, la première pipe entre eux. Et reculant à peine – esquissait-il une révérence, ou trébuchait-il réellement ? – il se planta, comme une grande fleur ironique, sourire aux lèvres. Attendant qu’on lui accordât congé, mépris, reconnaissance, amour éternel. Et répétant cette litanie désolée :

    L’amour ne vole plus, il s’est fait friser les ailes …

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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Dim 2 Mai - 22:29

Amusons nous encore un peu, avant de rentré pour son précieux déjeuné.

Cette soirée semble bien plus passionnante qu’elle ne l’eut paru au début. Les cartes dans un nouvel ordre sont redistribuées. Je cache mon jeu, connais le sien. Cette comédie me plait et bien vite j’y prends gout. Parler encore mon chère ? Hansel, voila c’est ainsi que sur votre carte on vous identifie. Je vous observe encore, vous regardant partir à chaque instant un peu plus dans ces horribles fumés. Mon esprit quant à lui semble un peu plus réveillé. Voyez-vous, vous avez su piquer, ma curiosité. Tout cela n’est qu’un jeu. Un délicieux jeu ou je veux vous voir tomber une fois la vérité éclatée. Je risque de vous attirer des ennuis. J’en ai que trop conscience et cela aussi, est délicieux. L’air ambiant ne change, l’ambiance non plus. Sa main dans un geste lent se lève, pointant dans une direction la serveuse aux courbes légères. C’est elle votre précieux trésor ? C’est elle, qu’ainsi vous guettez. Vous avez tors de me dévoiler une telle chose, bien que je dois l’avouer je n’en aurais utilité. Vous n’êtes pas si malchanceux il faut croire. C’est dommage, vous volé, vous enlever, vous priver de chose précieuse et vous trouer le cœur aurait était d’une jouissance extrême. Ce genre de sentiment que je ne ressens que lorsque que sur moi on porte les pires injures, et moi j’en rie encore, toujours. Continuer donc, je suis déjà loin. Mon cher monsieur je suis presque bon avec vous. C’est vrai non ? Une carte, ce n’est rien une carte…. Vous me détesterez. Doux plaisir, doux plaisir…

Je suis étrangement calme, attend vos paroles, calcule vos gestes dans le reste de conscience que ces drogues ne me dérobent pas. Je n’ai nul besoin d’échappatoire, je garde en tête ma raison de vivre et nullement ne m’égare de cette voie que je me construis. Tant que je suis avec elle, je ne crains rien, je n’ai besoin de rien. Ma voix laisse échapper dans un charment soupir, la réponse que j’accorde a notre convive.

« Nullement… »

J’ai tout juste le temps de répondre à ce cher Hansel qu’une présence, bien plus imposante que les autres, se fait sentir. Trop d’honneur. Nous avons donc fait sortir le patron ? Vers nous il se dirige son rictus, sa démarche, aux limites du réel me laisse rêveur quant à mon états actuel. Suis-je moi aussi autant stupide que les autres. Si facilement emporté dans les délires d’autrui ? Sa voix d’une fourberie extrême nous propose des services dont je ne veux nullement tester les effets. Je me trouve déjà bien trop ailleurs. Mais notre avis semble lui importer peu. Déployant tout son attirail dans un geste habitué il continue d’installer tout ses ustensiles aux fonctions douteuses. Je ne comprends pas vraiment, je n’analyse plus grand-chose. Ses gestes pour moi son saccadé. Prendre une de ses substances ? A quoi cela me servirai ? Quand je vois déjà mon cerveau si facilement irradier je me conforte dans l’idée de ne point y toucher. Il parle a Hansel, je regarde, ne fait rien, ne bouge pas. Appuyant mes deux coudes sur la tables je soupir. Repartez donc, qu’avec ce très cher monsieur je m’amuse encore un peu. Quoi que, dans un êtas encore un peu plus déplorable nous pourrions également trouver de bon moyen de me satisfaire. Que va-t-il faire, lui qui pourtant semble détester cette endroit et ce que le compose. Lui qui part un peu plus à chaque seconde, à chaque minute. Lui qui malgré tout ce décor répugnant trouve moyen de voir une once de beauté. Est-ce cette maudite chenille qui se déplace si vite, ou moi qui tourne au ralenti. Les paroles d’Hansel informulé ,voila que vers moi il se tourne et me souffle des paroles que je me refuse d’écouter. Peut importe ce qu’il me dira, je ne compte pas tomber plus bas. N’ayant voulu attendre une quelconque réponse, voila la table assailli de tout son nécessaire. Pourquoi ce donner tant de mal, je ne consommerai pas. Je n’en est point envie et cela me répugne. De plus, je m’imagine mal, reparti après une ingestion d’un de ses produits. Je dois rentrer indemne, et pas trop tard d’autant plus. Ma fatigue est toujours présente, pourquoi prendrais-je le risque de m’affaiblir d’avantage, car oui. Cela n’est que faiblesse, cela n’est que mépris. Les gens ici s’abandonnent et fui. Je ne suis pas comme ça, je ne veux pas l’être. Je veux me montrer fier et qu’elle le soit de moi. Ce n’est pas ainsi que tout changera. Je relève la tête en direction de notre hôte qui semble attendre cette fois, un signe de notre part.

« Ne vous donnez pas tant de peine. Pour ma part, je n’ai besoin de rien. Je ne sais pas se qu’il en est de ce cher Monsieur. Mais je pense que vous pouvez de ce pas vous retirer, en emportant avec vous un bon nombre de vos objets… De plus la fatigue me gagne je ne vais pas tarder a rentré, vous voyez donc bien que cela n’était pas nécessaire. »

Il est vrai que les cernes déjà présentent continue de se creusées. Mes paroles sont vérités. Je ne devrais pas ainsi tarder. Pourtant, je souhaite rester encore, continue ce jeu du chat et de la souris. De celui qui connait l’autre et qui d’un œil averti. Prend un malin plaisir à se satisfaire d’une connaissance dont l’autre ignore totalement l’existence. Mon regard, une nouvelle fois se dirige vers ce traqueur impuissant. Comme pour avoir son avis, comme pour savoir si moi aussi je dois me retirer. Je me contente de questionner.

« Je parle en votre nom, vous m’en voyez désolé, qu’en pensez vous donc, souhaitez vous consommer ?? »

Si il ose je reste, si il renonce je pars, je ne voudrais manquer cette descente accéléré, je ne voudrais manquer ces derniers minutes de jeu que je me veux savourer.


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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Mer 19 Mai - 17:18

    La chenille éparpillait les éclats d'ailes de papillons, préférant offrir les joies de l'élévation aux créatures que la Nature avait privé de cet attribut, plutôt que de conserver ce bien pour elle-même. Générosité empoisonnée : les ailes factices ne durent qu'un temps et n'empêchent pas l'être de retourner à son état primaire, s'écorchant dans sa chute. Avec ce sourire oscillant dans l'air comme celui du Chat de Cheschire, Caterpillar offrait ses maigres richesses, ses portes ouvertes sur des mondes dont même le Marchand de Sable ne peut rêver dans son sommeil sablonné. Des rêves légers, gonflés d'air, ballons multicolores qui emportent le rêveur dans une sphère aux couleurs changeantes.

    La présence de la Chenille semblait importuné l'homme aux allures de souris. Ses gestes de colère tranchaient l'air comme des lames, mettant à mal les voiles qu'avaient formés les mots du magicien. Paroles aussi délicates que les gestes d'un homme ôtant les vêtements d'une femme : on aurait presque entendu les tissus se déchirer sous les doigts cruels. On entendait presque hurler le papillon qui se voyait dépouillé de ses ailes, de son habit de couleur, et ne récolter qu'insultes pour ce sacrifice.

    Irrespect.

    Mais Hansel n'aurait-il pas agi de même, lui qui n'avait guère d'affection pour cet être volubile qui avait charmé sa soeur (sinon comment cette enfant aurait-pu accepter de devenir une fleur dans un jardin d'encens ?). Sûrement, mais il aurait tâché de faire preuve de plus de délicatesse, de caresser les voiles plutôt que de les ôter sans pudeur. Quel comportement curieux, néanmoins. Cet homme avait avoué ne pas être venu en tant que client – ce qui pouvait expliquer son refus de consommation – mais quelle autre cause pouvait le mener dans le palais de l'oubli ? Cette froideur qu'il avait lancé sur le magicien, ces mots de glace étaient semblables aux coups de griffes d'un animal se sentant en danger. Danger de révéler quelque chose devant un inconnu, voilà qui était curieux. Ce devait être un secret de grande importance où la Chenille avait plongé les pattes et qui nécessitait le silence le plus complet, même face à un être qui n'y était nullement lié.

    L'avide curiosité déploya ses antennes, prête à percevoir le moindre chuchotement. Même celui des murs.

    - Il ne sera pas dit que vous vous soyez déplacés pour rien, et arraché quelques lambeaux de votre temps pour nous les offrir. [La Muse avait-elle offert son don de parole au Traqueur ?] Je vous prie d'accepter quelque paiement purement matériel en échange de cadeaux d'évanescence.

    Les Yubas quittèrent la main de marbre, sculpture qui aurait presque mieux convenu au bras d'une femme, pour les pattes délicates d'une Chenille, ne niant jamais l'attrait de l'or sur sa personne. On sentait que la transaction ne plaisait guère à un membre de l'assemblée qui venait de refuser l'offre avec des mots sans équivoque.

    Homme aux comportements curieux, homme qui n'avait rien à faire ici et qui pourtant était là, ombre dans un monde de lumière. Homme qui avait reçu des confidences, mais n'en avait fait aucune. Quoi de mieux comme confesseur qu'une Chenille aux talents cachés, créant un espace de recueillement dans les volutes d'odeurs poignantes ?

    - Chenille, je vous laisse nous surprendre avec vos compositions. Choisissez pour nous. Car je ne compte pas consommer seul, cela serait des plus attristants. Monsieur, je sais que vous venez de refuser ce plaisir, mais laissez-moi vous l'offrir. Nous ne venons que de nous rencontrer. De plus, certains produits de ce lieu sont réputés pour vaincre la fatigue. Notre hôte en a peut-être confectionné pour vous.

    Jouer, bluffer, essayer de lire l'esprit de l'autre pour saisir à l'avance son prochain coup. Cet homme devait rester, Hansel se devait d'en apprendre davantage sur sa personne. Quant aux magies de la Chenille, l'orgueilleux jeune homme se sentait hors de leur portée, certain de conserver son esprit en un seul bloc. Après tout les risques étaient à prendre. L'homme aux allures de souris était bien plus frêle que lui, donc plus apte à se laisser emporter par les chants des Muses. En espérant que la Chenille glisse dans la pipe de cet homme un soupçon d'Alcalescence.


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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Mar 1 Juin - 0:11

    Il est des paroles que l’on ne prononce point impunément, dans l’antre des Dyonisies. Frasques ! Méconnaissait-il donc à ce point les mœurs des diurnales ? Fréneuse étouffa un rire – nouvel instant qui s’annonce, nouvelle instance à tenir … Le rôle du galant des Muses était, pour le moins, facile à jouer. Il avait un goût d’habitude.

    - Mais pourriez-vous refuser ? Entendez-bien, moi si cela m’gêne … Libre à vous, mais … L’on vous prendra pour un de ceux qui épient, un de ceux qui surveillent … Les chenilles s’opposent-elles ? Mais on vous attendra dehors, on vous criera des ennuis – on vous en causera peut-être. Point devant la Muse mais qui sait si l’on vous suivra … Il est malaisé ici, de ne point rêver en cadence, avec les autres … Comprenez-les, on les oblige – ils s’obligent ! - sur demande à dire vrai, à dire tout haut, alors si on les épie …

    Il se baissa – caresse des cheveux poussière sur les épaules frémissantes. Réminiscence des invitations voisines :

    - Vaincre la fatigue, évidemment ! Laissez susurrer les chenilles au parfum des melons écrasés ! Il en est, des bouquets, qui ne vous volent presque rien. Vous battez des paupières – odeur tendre des fleurs – et vous voilà éveillé, plus que jamais … N’est-ce pas ce que vous cherchez ?

    Il avança une main, striée de malheur, et poussa l'ironique instrument qui fumait encore – odeur acre du Narcisse.

    - Je vous en demanderai peu – vingt Yubas pour vous dérober un peu de sommeil, et le garder pour moi. Les rares effets se dissipent ... Si vite ! Ainsi voyez, je vous rends service, je ne vous donne rien de méchant, et vous obligerez celui qui vous invite.

    Puis Fréneuse se tourna vers l’autre jeune homme, tout plein de sa suffisance et de sa confiance aveugle. Vitupèrerait-il contre les attaques consciencieuses … ? La chenille l’avait vu suivre des yeux, sans réponse, une de ses fleurs dansantes. Oh, pouvait-on présager des endésirations et des secrets mal-gardés ? Fréneuse jeta un œil vers la timide Alcalescence, posée là, et d’un geste – maladroite référence, révérence en devenir – il s’éclipsa dans ses tiroirs, et ramena une promesse d’absolu. C’était abstrait, c’était nouveau, mais pour choisir, il avait choisi. Il lui offrirait la plus belle et la plus dangereuse des expressions - expériences - de pensée. Point de mention sur la carte des murmures du Zarathus, mais … Il ne demandait qu’à exister.

    - Dire que je ne puis que vous remercier - vous êtes la voix du bon cens, cela s’entend. On restreint, et … Il y a des jours et d’autres jours encore. Comment se portent vos propres sirènes ?

    Et d’un geste lent, plus sûr, il prépara la mixture suivante, celle qui avait une odeur de fleur rare, et de mystère insolvable ... Surprenez, disait-il ... !

    - Je vous offre un choix que vous n’auriez pu faire. Plus de l’ordre du scepticisme philosophique que du dérèglement de tous les sens et du délire tant recherché. N’est-ce pas là … ? Mais tentez les suggestions heureuses, peut-être y trouverez-vous semblables métamorphoses – et battants de cloche en parapluie.

    Passer au laminoir les valeurs bien assises, et les désirs qu’on s’avouerait presque. Et commercer à vivre, tel qu'un autre, courbaturé de principes mal exercés .. Renversement de toutes les valeurs - sans avoir la force, pauvre clémence, de ne pas en substituer d'autres, tout aussi atrabilaires. Et la vie suivait son cours, une heure, peut-être ... Avant que le songe se dissipe. Ça vous gardait le souvenir confus des rêves où l'on devient personnage, où l'on voit à travers d'autres yeux - un peu myopes, eux aussi. Et le chaos tranquille ...

    - Le chaos tranquille des inanités sonores ...

    La chenille se leva, d'un sourire, d'une pirouette. Laissa les fumeroles entre les mains innocentes, surveillant l'orbe des promesses faites ... Pouvait-on refuser, dans un tel lieu, de se prêter aux syndromes du rêve, sans conséquences, là où l'on s'égarait avec méthode et plus ou moins de bonheur ... ?

    - ... Rêvera ce soir de Machines Absurdes. Contentez-vous de voir, de loin, les brumes orangées des étangs muets. Cela me suffit, et vous conserverez souvenirs et conscience, quelque part.

    Où je prétends aller ? Je te le dirai en confidence ...

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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Sam 26 Juin - 21:50

Très bien, jouons cher ami. Et découvrons qui de nous deux piégera l’autre.

Un de ceux qui épient, un de ceux qui surveillent. Suis-je vraiment autre chose que cela ? Je ne l’ai jamais vraiment caché. C’est simple on ne me voit pas. Une ombre, un objet du décor. Là puis disparait. Certes, je me suis attardé aujourd’hui. Ce cher Hansel en est la cause. J’ai peu être simplement trop le gout du risque. Je connais nettement pire au QG, ça dois être pour cela. Il est simple de s’éclipser sans faire de vagues. Ou même de régler certains soucis mineurs. Faire disparaitre les éléments gênant et le pire, c’est amusant de les voir moins sur, d’un coup quand on raconte certain détail gênant. Parfois ils se fâchent. Brutes épaisses et sans cervelles. Ah, j’y penserais peu être un jour. Je devrais penser à ne pas oublier, que je ne suis pas invincible. Je m’en rappellerais pour plus tard. Je ne suis pas encore stupide au point de risqué ma peau inutilement. J’ai certaine parade.

« Faudrait-il encore que je craigne quelconque représailles… »

J’avais murmuré ses mots, d'une voix pourtant sur de moi. Je ne doutais pas de mes capacités, quand elles concernaient ce sujet. Aurais-je du ? Peu être. Si cela ne m’apporte rien, je ne vois pas ou est l’obligation. Les obligations que vous me comptez charmante chenille, je m’en moque royalement…Incorrigible certes. Cela me fera défaut. Monsieur Hansel, connait les mots. Rassurez vous donc. Puisque vous vous inquiétez tant pour moi, voila de quoi dissiper vos inquiétudes. Ce que j’attendais est ici, vous m’offrez un jeu. Comment repartir avant d’en connaitre l’issue. Pas de fatigue en plus ? Dois-je crois ses paroles, alors que cet être au complet me fait resté méfiant ? Pour un soir, oublions nos doutes. Peut être s’amusera-t-elle de ce « défi » engagé. Qui sait.

Voila donc votre choix… Cher Hansel.

Vous avez cette qualité que les autres non pas. Ce quelque chose qui fait que je m’intéresse à vous plus qu’à une proie. Divertissant. Je n’en attendais pas moins de votre part. M’avoir retenu, je vais tout faire, promis, pour vous faire regretter cette décision. Jouer, avec un traqueur et aussi risqué que de jouer avec un epouvanteur. Vous en avez conscience n’est ce pas ? Suis-je bête, je suis le seul ici à savoir qui est l’autre. Sentiment de puissance. Vous n’auriez pas du. C’est me mettre à l’aise, c’est me permettre de rentrer dans cet êtas de manipulation que je ne connais quelque fois. Mon sourire se dessine. Commençons. Je le sais, je sais que vous ne me voyez plus de la même façon. Vous semblez y prendre gouts vous aussi. Devrais-je faire attention ? Je suis toujours prudent. Je connais ce jeu, pour l’avoir pratiqué. Ce si court moment, ou les intensions changent, où chacun pense avoir ses propres atouts. C’était de plus en plus intrigant. Cette légère confiance, qui en vous c’est prononçait, je veux savoir d’où elle provient. Vous n’êtes pas de ses gens qui ne possèdent rien. Il y a bien façon de jouer. Je ne vous connais pas, je ne peux vous juger. Vous découvrir est un but. Peut être même que l’intérêt que je vous porte disparaitra dés que j’aurais trouvé réponse à mes questions. Dés que de vous il n’y aura plus rien, car j’aurais tout. Je ne lâche pas votre regard. Mon sourire preuve d’un plaisir inexplicable est toujours présent sur mon visage. Premier tour. Qui tombera le premier. J’attrape entre mes doigts trop fins le dit produit.

« Je ne peux refuser une invitation de la sorte. C’est fort aimable de votre part. Je me laisse donc encore un peu, emporter avec vous a ces choses que je ne connais pas et pourtant que je semble trop connaitre. »

Me réinstallant convenablement dans ma chaise, je prends une bouffé d’effervescence. Les effets arriveront vite je le pense. Il me faut rester maitre de moi. Je gagnerais cette fois.

« Juste le temps qu’il faudra »

Pas un instant de plus. Juste le temps de vous dépouiller tendre convive. La fumée s’envole, je ne pensais pas consommer un jour. Qu’allez vous donc faire, vous pour qui je reste, pour qui je me perds, simplement pour vous trouver. Qu’allez donc faire de votre tour. J’espère seulement que vous ne ferrez pas l’erreur de me sous estimer. J’en serais, tellement déçu….

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MessageSujet: Re: Au pays des illusions [PV King of Mice] Jeu 22 Juil - 13:04

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    Consommons, consommons, et laissons-nous partir dans le monde des illusions.

    Hansel avait attiré la pipe d’ivoire d’un geste du regard, objet qui reposait dorénavant dans sa main. Imiter les conduites des autres pour se fondre dans le décor, éviter les questions et représailles, c’était là le camouflage des Traqueurs. Quant aux risques, ah… Ils étaient attendus, recherchés. Que ce soit celles des drogues de la Chenille dont il avait, honteusement, curieusement, toujours eu l’envie d’y goûter comme on goûte à un fruit défendue. Ou celui de partager sa table, son temps, sa parole avec un inconnu intriguant, qui semblait aussi à l’aise dans un tel univers qu’une souris devant la gueule d’un chat.

    Inspiration. Exhalation.

    Les fumées s’échappèrent d’un même accord, s’entremêlant dans leurs courses ralenties. Etrange. Être ange. Hansel se sentait autre : un nouvel esprit était sorti de son cocon, y enfermant l’ancien, le décadent pour prendre sa place. Esprit neuf dans un corps immuable. Son regard n’étincelait-il pas plus clairement ? Regard d’un possédé, d’un enfant qui vient de naître.

    - Choses que vous ne connaissez pas et que vous semblez trop connaître, répéta-t-il comme pour mieux savourer le nouveau goût que prenaient ses paroles mêlées aux fleurs. Votre mère vous aurait-elle donné le goût des fumées en en consommant pendant que vous n’étiez qu’un bourgeon ?

    L’enfance, il n’y avaient que les chanceux et les fruits de noblesse pour en garder les souvenirs, les parer de joyaux. Lui l’avait oublié, effaçant les couleurs monochromes que ce temps avait pris sous ses yeux. Toutefois quelques tâches subsistaient, tâches d’un gris sale comme un caniveau mal entretenu.

    Inspiration. Exhalation.

    - Dans ce cas cela expliquerait votre présence ici. Car impossible que vous soyez venus en simple observateur, tous ici finissent consommateurs. Consommateurs d’oubli. Oubli qui n’a qu’un temps.


    La drogue avait refermé ses griffes sur son esprit, réduisant la voix de la raison à un murmure inintelligible. Lui qui avait tant épris la justice, l’envie de sauver, même contre leur gré, ceux qui flanchent, celui-ci brûlait toutes ses anciennes résolutions. Pour devenir semblable à l’être en face de lui. Voire pire. Petit coq méprisant crachant sur les insignes.

    - Et le lendemain ils se réveilleront, et la vérité leur sautera aux yeux. Ils avaient rêvés de châteaux et d’or, et leur regard détaillera leur misérable masure, leur statut d’abandonné. Car la vie n’est pas belle, non. La justice n’existe pas. Nous sommes tous condamnés.

    Des voix aimées, haïes, tentaient de rompre le barrage qui enserrait son esprit. Ni les cris, ni les ongles, ni les baisers ne pouvaient stopper les charmes de la Chenille et de ses fleurs. Seul le temps pouvait ronger le barrage, le faire s’écrouler dans un fracas assourdissant.



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